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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 03:15
CES MEDICAMENTS QUI NOUS RENDENT MALADES
Voici l'introduction du Pr Philippe Even ,au livre du Dr Sauveur Boukris "CES MEDICAMENTS QUI NOUS RENDENT MALADES"
Elle résume de façon remarquable et sans concession le fonctionnement de l'industrie pharmaceutique
Tout soignant devrait la lire attentivement,pour modifier son comportement devant son mode de prescription et
relativiser l'efficacité et l'utilité de nombreux médicaments et mieux prendre conscience de leur toxicité
Les patients évidemment peuvent aussi tirer de nombreux enseignements de cette lecture.


Lire cet article peut sauver des vies
Voici l'introduction du Pr Philippe Even ,au livre du Dr Sauveur Boukris "CES MEDICAMENTS QUI NOUS RENDENT MALADES"
 Elle résume de façon remarquable et sans concession le fonctionnement de l'industrie pharmaceutique  Tout soignant devrait la lire attentivement,pour modifier son comportement devant son mode de prescription et  relativiser l'efficacité et l'utilité de nombreux médicaments et mieux prendre conscience de leur toxicité  Les patients évidemment peuvent aussi tirer de nombreux enseignements de cette lecture.
 
 Dr Dezeustre Olivier
 
 Préface
 
 Je suis très honoré que le docteur Sauveur,Boukris m'ait demandé de préfacer son livre, car c'est un ouvrage d'une vraie grande valeur, de conscience et de foi, remarquablement documenté, appuyé sur une expérience personnelle étendue de l'exercice médical, une profonde connaissance de la psychologie, des demandes et des souffrances des malades, des risques auxquels ils sont soumis et des difficultés des médecins généralistes, qui ont parfois le sentiment d'être ou d'avoir été trompés par les firmes de médicaments, les agences qui devraient les contrôler, et les médecins leaders d'opinion qui en font la promotion. J'ai aimé la tonalité, la simplicité et la totale sincérité de ce livre, qui énonce tranquillement, sans agressivité, les dérives des acteurs et décideurs de la politique de santé.
Il se borne à constater et recenser les faits, sereinement, sans indignation inutile, sans forcer le trait, pour simplement décrire un tableau qui parle hélas, de iui-même, et il y ajoute pour les malades le multiples et précieux conseils de prudence.
 
 
 La politique de santé est une pièce qui se j oue à quatre,lÉtat, qui devrait protéger et économiser, l'industrie pharmaceutique, qui est une industrie aussi avide le bénéfices immédiats que les autres, les médecins, mal formés à la thérapeutique qu'ils doivent apprendre à peu près seuls sur le terrain, et enfin, les malades, qui devraient être, et ne sont pas, au centre de la pièce qui se joue en partie à leurs dépens.
 
 Dans cette pièce, l'industrie immensément riche, et donc puissante, ne poursuit que son intérêt à court terme. Elle n'est ni philanthropique ni au service des malades. Seuls les « grands marchés » l'intéressent. Et elle ne s'en cache pas, elle le dit et l'écrit. Propriété de grands fonds d'investissements internationaux, d'autres grandes industries (Total et l'Oréal chez Sanofi, par exemple) et d'innombrables actionnaires jouant en bourse, elle place à la tête des entreprises des « supermanagers » venus de la finance ou d'autres industries, et qui ne sont ni médecins, ni pharmaciens, ni malades, et sont recrutés avec la mission impérative et exclusive d'assurer chaque année, par tous les moyens, sous peine de renvoi, un minimum de 15 à 25% de retour sur investissement, au premier degré, pour l'argent luimême; au second degré, pour donner confiance à la Bourse et gonfler la capitalisation et la valeur marchande. Ces managers ne peuvent dès lors mener aucune politique de long terme, alors qu'il faut dix à douze ans pour découvrir et lancer un nouveau médicament réellement efficace et sans danger et que cela est toujours un pari risqué, le succès n'étant jamais assuré.
 
 Voilà pourquoi beaucoup de centres de recherche de l'industrie ferment les uns après les autres (tous ceux qui étaient implantés en France ont disparu).
Voilà pourquoi il n'y a plus de grandes découvertes venant des entreprises, qui se bornent à «externaliser» leur recherche, en rachetant pour quelques plats de lentilles celles des découvertes des laboratoires universitaires qui leur paraissent susceptibles d'ouvrir de vastes marchés rémunérateurs. La recherche propre de l'industrie? Un train fantôme. « Aujourd'hui, écrit B.
Ingram (entreprise Glaxo), nous ne cherchons qu'à faire main basse les premiers sur des molécules à racheter sous licence. Nous chassons tous avidement sur les mêmes terres. » Comme des chiens truffiers. « Sautant d'un avion à l'autre, nous nous rencontrons sur les mêmes aéroports et les uns entrent dans les laboratoires universitaires quand les autres viennent d'en sortir. » Comme l'Espagne de Philippe II qui n'inventait rien, l'industrie ne peut vivre que des pépites d'or dérobées aux Indiens. Mais il lui faut aujourd'hui creuser et recreuser pour réactiver les vieux filons ou en trouver de nouveaux. Eor se fait rare. Ell'e doit dès lors se contenter de l'argent des mines de Potosi et d'une monnaie d'alliage, qui n'a plus que l'apparence de l'or. Pourtant, pour justifier les prix qu'elles imposent 15  qui tuent 20 millions de personnes chaque année, dont la moitié d'enfants - parce qu'ils ne sont pas solvables. Elle se désintéresse tout autant des maladies aiguës aux traitements trop courts pour être rentables, et en particulier des maladies infectieuses, et voilà pourquoi il n'y a plus de nouveaux antibiotiques depuis vingt ans. Ces traitements trop courts ne rapportent guère et, pour la même raison, la plupart des grandes entreprises ne s'intéressent pas aux vaccins, qui protégeraient d'un coup des dizaines de millions de futurs malades avec une seule injection bien peu rentable, ce qui leur fermerait d'un coup tout un marché. Eindustrie n'a aucun intérêt à voir disparaître les maladies, mais au contraire à les voir se multiplier et s'étendre ou faire semblant de croire à leur extension. Elle ne veut pas scier la branche sur laquelle elle est perchée et préfère de beaucoup les traitements prolongés et peu efficaces, qui font sa fortune.
 
 Comme le dit Knock dans la pièce de théâtre éponyme de jules Romains: « Tout bien portant est un malade qui S'ignore. Le traitement curatif c'est bien, mais c'est de la pêche à la mouche, le traitement préventif, c'est mieux, C'est de la pisciculture. »
 
 La deuxième raison pour laquelle l'industrie pharmaceutique ne découvre plus rien d'important n'est pas seulement qu'elle ne cherche pas et qu'il est rare de trouver sans chercher, mais c'est que l'âge d'or des grandes découvertes thérapeutiques est terminé. Nous avons mangé notre pain blanc entre 1950 et 1985. Tous les grands médicaments sont de cette période, antibiotiques, corticoïdes, anti-hypertenseurs, anti-inflammatoires, diurétiques, antidiabétiques, anticoagulants, grandes molécules anticancéreuses ou antileucémiques, etc., sans oublier les antidépresseurs et les hypnotiques. Voici le temps du pain noir. Les extraordinaires progrès de la biologie et la découverte du génome nous ont soudainement montré une complexité du vivant infiniment plus grande que nous le pensions assez naïvement. Paradoxalement, comme en astronomie, de la lumière est née l'obscurité. Là où nous pensions avoir à maîtriser les dysfonctionnements de quelques centaines de molécules, ce sont des millions qu'il faut analyser et affronter. Là où nous croyions que le cancer était dû à une ou deux anomalies, des mutations génétiques, ce sont pour chaque cancer des centaines qui sont en cause, différentes dans chacun d'entre eux, et ces mutations continuent en outre à se multiplier au cours même de l'évolution des tumeurs, rendant inefficaces les rares traitements qui avaient eu un certain impact initial, de telle sorte que la tumeur nous échappe. Dès lors, les découvertes des laboratoires universitaires, si originales qu'elles soient sont presque toujours ponctuelles et très rarement générales. Elles concernent une ou deux cibles moléculaires, mais pas les circuits complexes de plusieurs centaines d'entre elles, qui gouvernent la vie des cellules normales et pathologiques et particulièrement celle des tumeurs et qu'on ne peut contrôler avec un ou deux médicaments, car ils n'ont aucun mal à en contourner les effets, qui les gênent à peine. Ainsi voiton l'échec de tous les nouveaux anticancéreux, dont on avait tant promis l'efficacité et chanté les louanges et dont aucun ne prolonge en moyenne la vie de plus de un à six mois, avec, il est vrai, quelques chanceux, qui atteignent deux ans, mais si peu.
 
 L'industrie pharmaceutique ne peut donc racheter que des « niches » et découvrir de minitraitements, actifs, un temps, partiellement, sur quelques types de cancers, quelques types de dégénérescences neurologiques ou de troubles métaboliques, mais cela n'est guère rentable, car les « marchés » sont trop petits. Alors, l'industrie s'adapte. Condamnée à traiter de « petites niches » cent fois plus étroites que celles de l'âge d'or, elle a sans vergogne maintenu ses bénéfices en multipliant par 100 le prix des nouvelles molécules, sans aucun rapport avec leurs coûts réels de découverte et de fabrication, sur lesquels elle nous trompe. Par un facteur de 5, 10 ou 20!

 
 Ainsi voit-on aujourd'hui les nouveaux médicaments courants, ceux du généraliste, qui ne sont que des copies des médicaments antérieurs, des copies de copies, des fac-similés, pompeusement appelés molécules de 2', 3'
ou 4' génération comme s'il s'agissait nécessairement d'un progrès, alors qu'en réalité elles n'ont jamais aucune supériorité sur les molécules précédentes, quand elles ne leur sont pas inférieures, mais qui sont pourtant vendues cinq fois plus cher, avec la bénédiction des pouvoirs publics, grâce à de nouveaux brevets qui relaient les anciens et barrent la route aux génériques redoutés.
 
 Ainsi voit-on parallèlement les médicaments des pathologies lourdes, celles des spécialistes et des hôpitaux, vendus 20000 à 300000 euros pour un traitement d7un an, au point qu'aujourd'hui, les dépenses induites par les spécialistes et les hôpitaux dépassent celles qui le sont par les généralistes, pourtant quatre fois plus nombreux.
 
 Vendre, vendre, vendre à tout prix et n'importe quoi, en masquant les risques les mieux identifiés pour maintenir 20 % et parfois 30 % de retour sur investissement.
 
 Voilà pourquoi 25 000 visiteurs médicaux, qui pour la plupart sont mal formés et ne sont pas médecins, deux à trois fois plus nombreux que dans les autres pays occidentaux, sillonnent la France et visitent chaque médecin cinq à dix fois par semaine, de façon à vanter les mérites des nouvelles molécules et conduire les praticiens à prescrire beaucoup plus largement que ne l'indiquent les autorisations ministérielles, toujours limitées à quelques indications précises. Qu'importe en effet à l'indu~tiie une autorisation accordée pour 50000 malades, mais avec un prix très élevé, si elle parvient à convaincre les généralistes de prescrire à 500 000 malades en continuant de bénéficier de ces prix très avantageux. Il existe cent histoires de ce type (Ticlid, Neurontin, Sumatriptan etc.). Des centaines de millions d'euros gaspillés. Des amendes cinglantes imposées pour cela à l'industrie aux États-Unis: 100, 500 millions d'euros, un milliard même.
Quimporte puisque ces médicaments rapportent de un à trois milliards... par an! 1 % d'augmentation et l'amende est payée! Y a-t-il d'ailleurs une seule autre industrie qui utilise le quart de son effectif à démarcher ses clients à domicile?L'habitude aidant, cela parait si naturel que personne ne songe aujourd'hui à s'en étonner, s'en offusquer et encore moins à l'interdire, l'État se contentant d'imposer une « charte de bonne conduite », sans le moindre impact.
 
 Voilà pourquoi l'industrie pharmaceutique finance toute la formation médicale (FMC) continue des médecins, dont scandaleusement les États n'ont pas voulu se charger (aux ÉtatsUnis, ce sont 300 000 réunions de FMC par an).
 
 Voilà pourquoi l'industrie, insatisfaite de la résistance de beaucoup de médecins à l'endoctrinement des visiteurs médicaux, passe par-dessus leur tête en s'adressant directement aux patients, sous prétexte de les « éduquer » eux aussi. C'est le nouveau mixed-marketing»,«massmarketing» et «buzz-marketing», «googleisant» les patients, comme elle dit, car elle ne cache même pas sa stratégie commerciale, qui passe par Internet et sur les  sites dits d'« information santé », qu'elle crée, masquée.
 
 Elle sponsorise aussi de plus en plus d'émissions télévisées «Santé», avec la bénédiction de l'État, qui vient de les autoriser à le faire, émissions qui, certes, ne citent pas précisément le nom des médicaments que souhaite promouvoir l'industrie - c'est encore interdit et réservé aux cosmétiques, aux aliments pour l'homme et les chiens et, déjà, aux médicaments en vente libre, non remboursés - mais elle les évoque de façon générale, en créant le besoin. On ne parle donc pas directement de tel ou tel anticholestérolémiant, mais on parle des dangers du cholestérol et de la nécessité des anticholestérolémiants, de sorte que les patients inquiets se le font immédiatement doser, et comme les médecins n'ont pas cessé d'en abaisser le seuil de normalité, c'est une bonne moitié de la population de plus de 50 ans qui se voit proposer, le plus souvent sans raison scientifique valable, un traitement à vie contre le cholestérol, inutile dans 90% des cas.
Bien des journalistes médicaux connus se prêtent à ce jeu, et bientôt peutêtre, l'Europe, qui résiste encore, autorisera des émissions de télévision pour assurer la publicité directe des produits, y compris sur des chaînes spécialisées, comme c'est le cas aux États-Unis, où cela a conduit à une augmentation de 20% de la consommation médicamenteuse (ce qui représente 100 milliards d'euros), bien entendu sans aucun effet ni sur la fréquence et la gravité des maladies ni sur la mortalité...
 Et comme cela n'est pas suffisant, il faut, sous prétexte de santé publique, médicaliser toute la vie,,~mi,, élargissant la panoplie des maladies anciennes, avec le reflux oesophagien regroupant toutes les aigreurs mineures, le syndrome de préhypertension artérielle (au-dessus de 13 et même 12), l'hypercholestérolémie à 1,8 g/l, le prédiabête à 1g/l et mieux encore en créant de nouvelles maladies qui n'existent pas, mais que l'industrie pharmaceutique est d'autant plus prête à traiter que, précisement, elles n'ont pas d'existence réelle. N'inventant plus de médicaments, l'industrie invente des maladies. Ainsi a-t-on vu en quelques années apparaître le « syndrome métabolique », associant hypertension, obésité, cholestérol, diabète, maladies artérielles. Si vous souffrez d'une seule de ces maladies, il va falloir vous traiter préventivement contre toutes les autres, avec cinq ou dix molécules par jour et toute la vie. Le jackpot! Ainsi a-t-on vu apparaître les dysphories menstruelles de la femme, les dysfonctionnements érectiles, les dysfonctionnements de l'éjaculation, le syndrome de phobie sociale (simple timidité), les troubles bipolaires de l'enfant, qui n'existaient pas dix ans auparavant, les syndromes coliques fonctionnels, le syndrome de fatigue chronique, le syndrome nocturne des jambes sans repos, lé syndrome des jambes lourdes, etc. Tout est dans Knock .Relisez-le.'
 
 Voilà pourquoi les Français consomment un volume de médicaments deux à six fois supérieur selon les  maladies à celui des autres pays. Voilà pourquoi la facture annuelle est de
38 milliards d'euros (30 milliards en ville et 8 milliards à l'hôpital), dont 6 milliards de bénéfices pour l'industrie, alors que les hôpitaux publics eux-mêmes, sans cesse stigmatisés pour les dépenses qu'ils induisent, ne coûtent, hors médicaments, que 37 milliards d'euros, en ne faisant, eux, que des dettes qu'une petite partie des bénéfices de l'industrie pourrait aisément couvrir.
 
 Et voilà pourquoi cette orgie, non pas incontrôlable, mais incontrôlée, est la source d'accidents de plus en plus fréquents, conduisant à l'hospitalisation ou se produisant en cours même d'hospitalisation, accidents particulièrement redoutables chez les plus de 70 ans et d'autant plus fréquents que les dangers de ces médicaments, non seulement s'ajoutent, mais se potentialisent souvent, et plus encore avec les molécules d'aujourd'hui, moins clairement efficaces et qu'il faut parfois associer.
 
 Tout cela, le livre du docteur Sauveur Boukris le dit très bien et ses conseils de prudence devraient être lus et  écoutée. Soigner, ce n'est pas distribuer mécaniquement des médicaments à la demande, c'est passer du temps,interroger, écouter, comprendre, examiner, conseiller,rassurer. Il ne s'agit pas de multiplier les investiga  tions. Il s'agit d'abord d'exploiter toutes les ressources de l'examen clinique et de la psychologie. Telle est la  médecine sobre. Les médicaments ne devraient être qu'un dernier recours temporaire et attentivement suivi et surveillé. Ces molécules miracles, et qui le sont souvent en effet, sont aussi des molécules dangereuses, et dangereuses particulièrement par leur association, et d'autant plus que les patients sont plus jeunes ou plus âgés.
 
 Quant aux multiples commissions des pouvoirs publics, rivales et peu compétentes, peu efficaces ici, comme à la Food and Drugs Administration américaine ou son équivalent européen de Canary Wharf à Londres, elles sont beaucoup trop liées financièrement à l'industrie, qui les finance à 50 à 70%, et sont incapables de réguler le marché pharmaceutique, ni en France ni ailleurs, d'où les scandales à répétition, les milliers de morts probables, les centaines certaines, de la'Malidomide au Vioxx, en passant par le Distilbène et combien d'autres. Cent histoires qui seraient à raconter. Un cimetière. Tout cela, ce livre le dit bien aussi et évoque même la corruption des experts, dont la moitié ne sont que des salariés de l'industrie, plus ou moins masqués, fussent-ils professeurs. Chacun les connaît. Mais comment y remédier, quand le directeur même de notre Agence nationale de contrôle dit, écrit et répète que les seuls experts compétents sont les médecins habitués à travailler avec l'industrie. Si l'on exige d'eux qu'ils fassent conneître leurs liens avec l'industrie (ils sont sur le Net, sur le site de l'Agence), ce n'est pas pour éliminer les plus compromis, comme le croyait le législateur qui a imposé cette règle (pas toujours suivie et non contrôlée), clest au contraire pour sélectionner comme experts dm produits de l'industrie, les employés de l'industrie elle même, et la boucle est bouclée. Seuls les brigands font de bons gendarmes. Syndrome de Vidocq. Tout cela, les pouvoirs publics en sont informés (livres divers, commissions parlementaires de l'Assemblée et du Sénat. J'y ai dit tout cela. D'autres aussi. En pure perte). Il n'est pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre. Dès lors, que les malades le fassent eux-mêmes, intelligemment guidés par des livres comme celui-ci. Précieux.
 
 Il est temps qu'ils prennent en charge leur destin, car des quatre acteurs que j'ai définis au début, ils sont évidemment les plus impliqués, évidemment en première ligne, et presque les seuls à n'être pas corrompus.
 
 Pr PHILIPPE EVEN
 Ancien doyen de la faculté de médecine de Necker Président de l'Institut Necker
 

 

 

http://www.alterinfo.net/CES-MEDICAMENTS-QUI-NOUS-RENDENT-MALADES_a46509.html

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Published by Eva R-sistons - dans Santé
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