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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 03:05
4.5.11

Peak oil, 7ème choc pétrolier, guerres...vers un litre d'essence a 2€ et au delà?

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"Si une attaque sur l'Iran, une révolution en Arabie Saoudite ou la 3ème guerre mondiale se produisait, le prix n'aurait alors presque aucune limite, entrainant une crise alimentaire majeure. Comme l'économie n'est basée que sur cela, car seule véritable énergie de la mobilité, alors pourrait s'enchainer dépression économique, hyperinflation et faillite totale du système...c'est en temps de guerre que tout devient vraiment possible et que les remises à zéro peuvent être faites...MMU"

 
04/05/2011 ‘Pic pétrolier’ : risque de guerres admis par l’AIE
Pour le chef économiste de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, les difficultés à venir pour faire face à la croissance de la demande mondiale de pétrole recèlent un risque de guerres (risque déjà pointé par les prospectivistes de l’armée américaine et de l’armée allemande).

Depuis ma première rencontre avec Fatih Birol en 2005, j’ai vu cet économiste turc, ancien haut cadre du cartel de l’Opep, désormais chargé de conseiller les pays riches de l’OCDE, lancer des mises en garde de plus en plus lourdes, et de plus en plus iconoclastes de la part d’un membre d’une organisation internationale aussi policée que l’AIE.

Voici la traduction d’extraits d’une interview du Dr Birol diffusée la semaine dernière par la radio nationale australienne ABC, à la veille de l’ouverture de la conférence internationale annuelle de l’ASPO, l’Association for the Study of Peak Oil, dont les membres fondateurs ont les premiers tenté d’alerter l’AIE au sujet du ‘pic pétrolier’, il y a treize ans déjà… :

Fatih Birol - D’un côté, nous pensons que la demande globale de pétrole va croître de façon substantielle, principalement tirée par le secteur du transport, les voitures, et aussi par la Chine en tant que pays. Aujourd’hui en Chine, il y a 30 voitures pour 1000 habitants, alors qu’aux Etats-Unis, c’est 700 voitures pour 1000 habitants. Les Chinois, avec l’augmentation de leurs revenus, vont acheter des voitures, ce qui est fondé.

D’un côté donc, vous avez cette pression sur la demande. Mais quand on regarde du côté de la production, là, les perspectives sont un peu sombres.

Nous pensons que la production pétrolière a déjà franchi son pic maximal en 2006, mais nous croyons que l’essence viendra désormais des liquides issus du gaz naturel (…), et aussi un peu des sables bitumineux. Mais de toute façon, il sera très difficile d’obtenir une augmentation de la production qui satisfasse la croissance de la demande, et la principale conséquence, (…) c’est que l’âge du pétrole bon marché est révolu. Nous devons nous préparer à des prix du pétrole plus élevés, que ce soit en tant que gouvernements, industriels ou simples automobilistes.

ABC – Pensez-vous que les gouvernements, y compris le mien, sont dans le déni par rapport à ça ?

Je pense que les gouvernements en général ne sont pas bien préparés aux difficultés auxquelles nous allons devoir faire face sur les marchés (…). (…)

Les rythmes de déclin des champs pétroliers existants sont très, très prononcés. (…) Depuis 5 à 6 ans, nous soulignons ceci : les champs existants déclinent si vite, que si l’on veut maintenir la production à son niveau actuel durant les 25 prochaines années, il nous faut trouver et développer quatre nouvelles Arabie Saoudite. C’est un énorme, énorme défi. En plus, cela veut dire que le monde va de plus en plus dépendre d’un nombre très restreint de pays du Moyen Orient. (…)

ABC – Dr Birol, êtes-vous personnellement inquiet ?

Je suis personnellement inquiet à cause de ce tableau général. Il y a plusieurs niveaux à mon inquiétude. Le premier, c’est que je vois le pétrole et la géopolitique s’enchevêtrer de plus en plus dans les prochaines années.

ABC – Vous voulez parler de guerre ?

Il peut y en avoir de toutes sortes, et je n’aime pas ça. Je voudrais voir l’industrie du pétrole rester un business, une partie de la structure économique, mais je crains qu’il y ait de plus en plus de croisements entre pétrole et géopolitique. C’est la première inquiétude.

La seconde inquiétude, c’est l’augmentation soudaine des prix du pétrole. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour qui que ce soit. Personnellement, je n’ai jamais acheté de voiture, et je n’achèterai jamais de voiture — mais c’est pour des raisons particulières, parce que je me suis dit que si l’on veut émettre des recommandations en faveur d’un mode de vie soutenable, on doit commencer par faire soi-même ce que l’on pense être la vérité. Je ne serai pas affecté (à cause de la voiture), mais ma vie personnelle sera affectée par d’autres chemins, peut être à cause des conséquences sur la croissance économique et le mode de vie, entre autres. Oui, je suis personnellement inquiet de ces développements. 
Oil Man


 
12/04/2011  Le PDG de total bandit la menace du litre d'essence à 2 euros

En agitant la menace d'un litre de super à 2 euros, la filière du pétrole plaide pour qu'on la laisse investir plus dans la recherche d'énergies, notamment dans les pétrole et gaz de schiste, au moment où le gouvernement veut interdire ces hydrocarbures non-conventionnels.
Le PDG de Total, Christophe de Margerie, a mis le feu aux poudres mardi en jugeant inévitable que le litre de super crève le plafond sans précédent de 2 euros, dans une interview au Parisien.
"Cela ne fait aucun doute", a-t-il répondu à la question de savoir si un tel scénario était "inéluctable". "La vraie question, c'est quand? Il faut espérer que cela n'arrive pas trop vite, sinon les conséquences seront dramatiques", a-t-il affirmé.
Interrogé par l'AFP, le président de l'Union française des industries pétrolières, Jean-Louis Schilansky, reprend à son compte le terme "inéluctable", alors que le super sans plomb 95 a battu un nouveau record à 1,53 euro/litre en moyenne la semaine passée.
Pour autant, il relativise et ne voit pas le plafond des 2 euros/litre sauter "relativement vite, sauf si les troubles géopolitiques continuent dans les pays pétroliers et se propagent, notamment aux Emirats Arabes Unis et au Koweït".
Pour le moment, il n'y aucune inquiétude à avoir car, en mars, la baisse de la production libyenne a été compensée par une hausse de l'offre chinoise ou brésilienne, a estimé mardi l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
De plus la production des pays de l'Opep reste de son côté supérieure aux niveaux des années passées, grâce notamment à une hausse de la production en Arabie saoudite depuis le début de l'année, souligne l'AIE.
Pour le président de l'Ufip, trois conditions sont nécessaires pour éviter une "hausse trop brutale" du prix des carburants: "investir des sommes considérables pour trouver plus de pétrole, développer les énergies renouvelables et continuer les économies d'énergie dans tous les domaines".
"La France, qui importe 98% de son gaz et 99% de son pétrole, doit pouvoir développer les nouvelles technologies de recherche", plaide M. Schilansky pour qui, dans ce contexte, "se priver du pétrole et du gaz de schiste n'est pas très raisonnable".
Le patron de Total s'est insurgé dans Le Parisien contre la proposition de loi du président des députés UMP Christian Jacob visant à interdire l'exploration et l'exploitation en France des gaz de schiste.
"C'est vraiment mettre la charrue devant les boeufs!", a critiqué Christophe de Margerie. "On se moque du monde! Avant même qu'on ait eu le temps simplement de pouvoir évaluer ce qui existait, on a dû faire face à une campagne outrancière - et je pèse mes mots - contre cette ressource potentielle".
Le gouvernement a ouvert la voie mardi à l'examen en urgence le 10 mai de la proposition de M. Jacob.
L'Association des foreurs d'huile et gaz de schiste a aussitôt demandé, dans une lettre ouverte aux députés, que l'un de ses adhérents soit auditionné avant cet examen.
"Quelque 6.000 forages ont été effectués en France dont 3.800 se trouvent dans le Bassin de Paris soit environ 1.500 forages d'exploration, qui ont découvert quelques 55 champs de pétrole et un champ de gaz au cours des années 50", relèvent les foreurs.
Ils s'efforcent de minimiser les accusations de pollution des sous-sols avec les produits chimiques utilisés pour les forages de gaz de schiste, en affirmant que ces substances ne représentent que 0,5% du volume injecté pour l'extraction. AFP

06/04/2010 -  Un rapport de la banque HSBC prévoit la fin du pétrole en 2050
Dans “49 ans”, il pourrait ne plus rester de pétrole exploitable sur Terre, “même si la demande n’augmente pas”, prévient la banque HSBC dans un rapport de prospective publié le 22 mars [pdf, 5 Mo]

“Nous sommes convaincus qu’il ne nous reste qu’une cinquantaine d’années de pétrole”, insiste, dans une interview accordée à CNBC, l’auteur principal de l’étude, Karen Ward, qui occupe la fonction de senior global economist au sein de la deuxième banque mondiale.
L’adaptation à la raréfaction du pétrole sera “longue”, “par conséquent, la pression sur les carburants fossiles pourrait être à la fois persistante et douloureuse, tant les prix du pétrole sont sensibles à tout déséquilibre mineur entre demande et offre d’énergie”, précisent les auteurs du rapport.
“Il existe une solution”, indique la banque londonienne, “mais il est improbable que de nouveaux gains d’efficacité [énergétique] et le déploiement de sources d’énergie faiblement carbonées se matérialisent sans une pression à la hausse encore plus forte sur les prix des carburants fossiles.”
“Les substituts, tels que les biocarburants et le pétrole de synthèse obtenu à partir de charbon, pourraient compenser une chute de la production de pétrole conventionnel, mais uniquement si les prix moyens du pétrole dépassent 150 dollars le baril”, affirme HSBC.
L’Europe, faute de disposer de sources d’énergie suffisantes, devrait être “la grande perdante”, selon le rapport.
La raréfaction du pétrole n’implique pas que “la menace du réchauffement climatique” va s’éloigner pour autant, mettent encore en garde les analystes de HSBC. “Les objectifs de croissance seront plus faciles à atteindre que les objectifs climatiques”, écrivent-ils.
HSBC rejoint la liste déjà longue de sources solides (la Lloyd’s, Chatham House, le Pentagone, le département de l’énergie américain, la Bundeswehr, Petrobras, le commissaire européen à l’énergie, le représentant de l’Iran auprès de l’Opep, le Houston Chronicle, le directeur scientifique de l’Agence internationale de l’énergie, etc.) qui tirent vigoureusement sur la sonnette d’alarme, afin de pointer un risque de pénuries graves sur le marché pétrolier dès la décennie présente.
Lorsque les analystes de HSBC avancent qu’il ne devrait plus y avoir de pétrole dans 49 ans, ils sous-entendent que les problèmes de pénurie devraient commencer bien avant 2060. En effet, les champs de pétrole ne s’épuisent pas du jour au lendemain : après un “pic” ou un “plateau ondulant” de production maximale, l’extraction des puits pétroliers amorce toujours une période de déclin plus ou moins rapide.
HSBC souligne de plus que le risque de pénurie existe “même si la demande n’augmente pas”. Tirée par la croissance des économies émergentes, la demande mondiale de pétrole devrait augmenter de 1 % en 2011, d’après l’Agence internationale de l’énergie. Elle atteindra probablement cette année 89,4 millions de barils par jour (Mb/j), contre 87,9 Mb/j en 2010.
L’Agence internationale de l’énergie table sur une demande mondiale de 99 Mb/j en 2035, dans son scénario médian. Son scenario ‘’business as usual'’, qui ne fait que regarder où mène la tendance actuelle, propose une demande de 107 Mb/j en 2035.
D’après le pdg du groupe pétrolier français Total, Christophe de Margerie, “il serait déjà très satisfaisant d’arriver à 95 Mb/j“.
Le groupe Total et le groupe brésilien Petrobras sont les deux seules firmes pétrolières majeures qui tiennent un discours relativement pessimiste concernant l’imminence d’un pic de la production mondiale de pétrole.
IHS-CERA, un institut d’analyse privé étroitement lié à de grands industriels de l’énergie anglo-saxons, estime qu’il n’existe pas de limite immédiate au développement de la production mondiale de carburants liquides [pdf, 1.6 Mo]. D’après IHS-CERA, même si la production de pétrole conventionnel ne pourra plus guère augmenter, le développement massif des pétroles non-conventionnels permettra à l’offre totale de carburants liquides de continuer à croître jusqu’en 2035. Ensuite, la production mondiale restera sur un “plateau ondulant” jusqu’aux alentours de 2055, avant d’amorcer son déclin final, indique ce scenario de référence de l’industrie pétrolière publié en novembre 2010.
La production mondiale de pétrole conventionnel a atteint son maximum historique, et n’augmentera plus “jamais”, a admis dans son dernier rapport annuel l’Agence internationale de l’énergie, chargée de conseiller les pays riches de l’OCDE et basée à Paris.
Oil Man


04/04/2010 -  L'humanité menaçée ?


Une information fondamentale publiée par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) est passée totalement inaperçue : le pic pétrolier s'est produit en 2006. 

Alors que la demande mondiale continuera à croître avec la montée en puissance des pays émergents (Chine, Inde et Brésil), la production de pétrole conventionnel va connaître un déclin inexorable après avoir plafonné. La crise économique masque pour l'heure cette réalité.
Mais elle obérera tout retour de la croissance. La remontée des coûts d'exploration-production fera naître des tensions extrêmement vives. L'exploitation du charbon et des réserves fossiles non conventionnelles exigera des investissements lourds et progressifs qui ne permettront guère de desserrer l'étau des prix à un horizon de temps proche. Les prix de l'énergie ne peuvent ainsi que s'affoler.

Le silence et l'ignorance d'une grande partie de la classe politique sur ce sujet ne sont guère plus rassurants. Et cela sans tenir compte du fait que nous aurons relâché et continuerons à dissiper dans l'atmosphère le dioxyde de carbone stocké pendant des millénaires... Chocs pétroliers à répétition jusqu'à l'effondrement et péril climatique. Voilà donc ce que nous préparent les tenants des stratégies de l'aveuglement. La catastrophe de Fukushima alourdira encore la donne énergétique.

De telles remarques génèrent souvent de grands malentendus. Les objections diagnostiquent et dénoncent aussitôt les prophètes de malheur comme le symptôme d'une société sur le déclin, qui ne croit plus au progrès. Ces stratégies de l'aveuglement sont absurdes. Affirmer que notre époque est caractérisée par une "épistémophobie" ou la recherche du risque zéro est une grave erreur d'analyse, elle éclipse derrière des réactions aux processus d'adaptation la cause du bouleversement.

Ce qui change radicalement la donne, c'est que notre vulnérabilité est désormais issue de l'incroyable étendue de notre puissance. L'"indisponible" à l'action des hommes, le tiers intouchable, est désormais modifiable, soit par l'action collective (nos consommations cumulées) soit par un individu isolé ("biohackers"). Nos démocraties se retrouvent démunies face à deux aspects de ce que nous avons rendu disponible : l'atteinte aux mécanismes régulateurs de la biosphère et aux substrats biologiques de la condition humaine.

Cette situation fait apparaître "le spectre menaçant de la tyrannie" évoqué par le philosophe allemand Hans Jonas. Parce que nos démocraties n'auront pas été capables de se prémunir de leurs propres excès, elles risquent de basculer dans l'état d'exception et de céder aux dérives totalitaristes.

Prenons l'exemple de la controverse climatique. Comme le démontre la comparaison entre les études de l'historienne des sciences Naomi Oreskes avec celles du politologue Jules Boykoff, les évolutions du système médiatique jouent dans cette affaire un rôle majeur. Alors que la première ne répertoria aucune contestation directe de l'origine anthropique du réchauffement climatique dans les revues scientifiques peer reviewed ("à comité de lecture"), le second a constaté sur la période étudiée que 53 % des articles grand public de la presse américaine mettaient en doute les conclusions scientifiques.

Ce décalage s'explique par le remplacement du souci d'une information rigoureuse par une volonté de flatter le goût du spectacle. Les sujets scientifiques complexes sont traités de façon simpliste (pour ou contre). Ceci explique en partie les résultats de l'étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) pilotée par Daniel Boy sur les représentations sociales de l'effet de serre démontrant un sérieux décrochage du pourcentage de Français attribuant le dérèglement climatique aux activités humaines (65 % en 2010, contre 81 % en 2009). Ces dérives qui engendrent doute et scepticisme au sein de la population permettent aux dirigeants actuels, dont le manque de connaissance scientifique est alarmant, de justifier leur inaction.

Le sommet de Cancun a sauvé le processus de négociation en réussissant en outre à y intégrer les grands pays émergents. Mais des accords contraignants à la hauteur de l'objectif des seconds sont encore loin. S'il en est ainsi, c'est parce que les dirigeants de la planète (à l'exception notable de quelques-uns) ont décidé de nier les conclusions scientifiques pour se décharger de l'ampleur des responsabilités en jeu. Comment pourraient-ils à la fois croire en la catastrophe et ne rien faire, ou si peu, pour l'éviter ?

Enfermée dans le court terme des échéances électorales et dans le temps médiatique, la politique s'est peu à peu transformée en gestion des affaires courantes. Elle est devenue incapable de penser le temps long. Or la crise écologique renverse une perception du progrès où le temps joue en notre faveur. Parce que nous créons les moyens de l'appauvrissement de la vie sur terre et que nous nions la possibilité de la catastrophe, nous rendons celle-ci crédible.

Il est impossible de connaître le point de basculement définitif vers l'improbable ; en revanche, il est certain que le risque de le dépasser est inversement proportionnel à la rapidité de notre réaction. Nous ne pouvons attendre et tergiverser sur la controverse climatique jusqu'au point de basculement, le moment où la multiplication des désastres naturels dissipera ce qu'il reste de doute. Il sera alors trop tard. Lorsque les océans se seront réchauffés, nous n'aurons aucun moyen de les refroidir.

La démocratie sera la première victime de l'altération des conditions universelles d'existence que nous sommes en train de programmer. Les catastrophes écologiques qui se préparent à l'échelle mondiale dans un contexte de croissance démographique, les inégalités dues à la rareté locale de l'eau, la fin de l'énergie bon marché, la raréfaction de nombre de minéraux, la dégradation de la biodiversité, l'érosion et la dégradation des sols, les événements climatiques extrêmes... produiront les pires inégalités entre ceux qui auront les moyens de s'en protéger, pour un temps, et ceux qui les subiront. Elles ébranleront les équilibres géopolitiques et seront sources de conflits.

L'ampleur des catastrophes sociales qu'elles risquent d'engendrer a, par le passé, conduit à la disparition de sociétés entières. C'est, hélas, une réalité historique objective. A cela s'ajoutera le fait que des nouvelles technologies de plus en plus facilement accessibles fourniront des armes de destruction massive à la portée de toutes les bourses et des esprits les plus tourmentés.

Lorsque l'effondrement de l'espèce apparaîtra comme une possibilité envisageable, l'urgence n'aura que faire de nos processus, lents et complexes, de délibération. Pris de panique, l'Occident transgressera ses valeurs de liberté et de justice. Pour s'être heurtées aux limites physiques, les sociétés seront livrées à la violence des hommes. Nul ne peut contester a priori le risque que les démocraties cèdent sous de telles menaces.

Le stade ultime sera l'autodestruction de l'existence humaine, soit physiquement, soit par l'altération biologique. Le processus de convergence des nouvelles technologies donnera à l'individu un pouvoir monstrueux capable de faire naître des sous-espèces. C'est l'unité du genre humain qui sera atteinte. Il ne s'agit guère de l'avenir, il s'agit du présent. Le cyborg n'est déjà plus une figure de style cinématographique, mais une réalité de laboratoire, puisqu'il est devenu possible, grâce à des fonds publics, d'associer des cellules neuronales humaines à des dispositifs artificiels.

L'idéologie du progrès a mal tourné. Les inégalités planétaires actuelles auraient fait rougir de honte les concepteurs du projet moderne, Bacon, Descartes ou Hegel. A l'époque des Lumières, il n'existait aucune région du monde, en dehors des peuples vernaculaires, où la richesse moyenne par habitant aurait été le double d'une autre. Aujourd'hui, le ratio atteint 1 à 428 (entre le Zimbabwe et le Qatar).

Les échecs répétés des conférences de l'ONU montrent bien que nous sommes loin d'unir les nations contre la menace et de dépasser les intérêts immédiats et égoïstes des Etats comme des individus. Les enjeux, tant pour la gouvernance internationale et nationale que pour l'avenir macroéconomique, sont de nous libérer du culte de la compétitivité, de la croissance qui nous ronge et de la civilisation de la pauvreté dans le gaspillage.

Le nouveau paradigme doit émerger. Les outils conceptuels sont présents, que ce soit dans les précieux travaux du Britannique Tim Jackson ou dans ceux de la Prix Nobel d'économie 2009, l'Américaine Elinor Ostrom, ainsi que dans diverses initiatives de la société civile.

Nos démocraties doivent se restructurer, démocratiser la culture scientifique et maîtriser l'immédiateté qui contredit la prise en compte du temps long. Nous pouvons encore transformer la menace en promesse désirable et crédible. Mais si nous n'agissons pas promptement, c'est à la barbarie que nous sommes certains de nous exposer.

Pour cette raison, répondre à la crise écologique est un devoir moral absolu. Les ennemis de la démocratie sont ceux qui remettent à plus tard les réponses aux enjeux et défis de l'écologie.

Michel Rocard, Dominique Bourg et Floran Augagneur - Le monde

Michel Rocard, ancien premier ministre, coauteur avec Alain Juppé de "La politique, telle qu'elle meurt de ne pas être" (JC Lattès, 314 p., 18 €).

Dominique Bourg, professeur à la faculté des géosciences et de l'environnement de l'université de Lausanne, membre du Comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot

Floran Augagneur, philosophe, enseigne la philosophie de l'écologie à l'Institut d'études politiques de Paris


05/03/2011 - Augmentation du baril, la Libye et le printemps arabe ont bon dos?
Les marchés aiment se faire peur. Cela peut d’ailleurs leur rapporter gros, et ça s’appelle la spéculation. Après s’être massivement portés sur les matières premières alimentaires, ils évoquent les effets du «printemps arabe» pour justifier un retour sur le pétrole.
Mardi soir, 1er mars, le prix du baril a clôturé en hausse (115 dollars à Londres, 100 dollars à New York) sur fond de tensions au Maghreb et au Moyen Orient. En cause: la déstabilisation de la région
Pourtant, la production d’or noir est jusqu’à présent assez peu affectée par ce «printemps arabe». Parmi les pays qui vivent actuellement une révolution et où les pouvoirs sont déchus, la Libye est le seul qui extrait du pétrole. Avant les évènements contre le régime Kadhafi, le pays produisait entre 1,5 et 1,7 million de barils par jour, sur un total mondial de 86 millions. Et en exportait environ 1,2 million.
Certes, à cause du départ massif d’ouvriers qui travaillaient sur les puits, la production libyenne a été diminuée de moitié. Mais les exportations se poursuivent, et l’Arabie saoudite s’est engagée à compenser le différentiel des exportations libyennes. Ryad en a tout à fait les moyens: extrayant jusqu’à présent 8,3 millions de barils/jour alors que ses capacités de production sont supérieures à 12, le royaume peut sans problème ouvrir les robinets pour assurer la stabilité du marché international. L’Arabie saoudite s’y était engagée le 22 février, c’est chose faite.
Aussi le marché mondial du pétrole ne souffre-t-il actuellement d’aucun manque d’approvisionnement. Dans aucun pays, l’hypothèse d’un recours aux réserves stratégiques n’a été évoquée. De toute façon, avec l’équivalent de 145 jours d’importation en stocks, les 28 pays industrialisés de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) disposeraient de marges de manœuvre en cas de déstabilisation trop importante.
Pourquoi, dans ces conditions, le pétrole flambe-t-il? Les opérateurs pointent des tensions dans d’autres pays comme l’Iran qui pèse deux fois plus lourd que la Libye sur le marché pétrolier mondial. De sorte que le prix du pétrole intègre aujourd’hui une «prime de risque», signe que la spéculation est à l’œuvre.
La progression de la demande à l’origine des tensions
En vérité, le printemps arabe a bon dos. L’origine des tensions est bien plus structurelle et provient de la demande énergétique des pays importateurs. Le 10 février, l’AIE a relevé ses prévisions de consommation mondiale pour 2011 à 89,3 millions de barils/jour, à cause notamment des besoins de la Chine qui ont augmenté de plus de 12% en 2010 et de la croissance du marché automobile en 2010! C’est le vrai défi pour les opérateurs pétroliers, la conjoncture en Libye n’intervenant qu’en toile de fond.
L’évolution récente des prix du pétrole apporte un éclairage dans ce sens. En tendance, la progression du prix du baril suit la même pente depuis début septembre 2010. A l’époque, le prix du panier des différentes qualités de pétrole défini par l’OPEP oscillaient autour de 75 dollars le baril. Deux mois plus tard, ce panier était à 85 dollars. Deux mois plus tard encore, début janvier 2011, 93 dollars.
A l’époque, le peuple tunisien était le seul à s’être soulevé. Pourtant, la Tunisie ne produit pas de pétrole. La révolte s’étendit à l’Egypte. Le prix du baril continua de grimper bien que l’Egypte n’en produise pas non plus. La Libye, membre de l’OPEP, se souleva à son tour. Le 18 février, le cours de ce panier atteignait 99 dollars : la hausse s’est donc poursuivie… au même rythme qu’avant le début des évènements libyens.
Le 1er mars, la spéculation aidant, ce même panier atteignait 108 dollars. Sans que le printemps arabe ne se soit étendu à un autre pays. Ni que l’approvisionnement du marché pétrolier n’ait été concrètement affecté.
A la pompe, la menace de hausses durables
Enfin, les prix à la pompe ont entrepris une lente et régulière ascension : de 1,14 euro le litre gazole en septembre 2010 à 1,29 euro en moyenne début février et 1,33 à la fin du mois; et de 1,33 euro à 1,46 et 1,49 pour le super 95.
Or, la révolution libyenne a commencé le 15 février. Sachant qu’un certain délai (au moins neuf jours) est nécessaire pour répercuter à la pompe les évolutions à la hausse des cours du bail (les répercussions à la baisse sont plus longues !), les tensions qui se répercutent jusqu’au consommateur final ne peuvent pas être uniquement motivées par les seuls effets du printemps arabe.
La croissance de la demande mondiale en est le véritable moteur. Et c’est bien plus inquiétant pour l’évolution des cours du pétrole, cette cause étant moins maîtrisable que la réouverture des robinets pétroliers qui, à ce jour, n’ont jamais été fermés.
Gilles Bridier - Slate


28/02/2010 - Vers un 7ème choc pétrolier et un litre d'essence à 2 euros?

 
Pour les pays consommateurs de pétrole, le risque apocalyptique d'une rupture d'approvisionnement semble pour l'instant écarté. Après la Tunisie, l'Egypte, la Libye... l'effet domino paraît épargner l'Arabie saoudite, qui concentre le tiers des réserves pétrolières mondiales. Le roi Abdallah d'Arabie saoudite, en convalescence au Maroc depuis trois mois, est rentré dans son pays mercredi 23 février. 

Il avait les bras chargés de cadeaux : une hausse de salaire de 15 % pour les fonctionnaires, des grâces pour les emprisonnés pour dette, plus des aides aux étudiants et aux chômeurs. Soit 135 milliards de rials (26,1 milliards d'euros) de dépenses supplémentaires.

Un plan de modernisation de 300 milliards d'euros - pour une population de 26,2 millions d'habitants - est prévu d'ici à 2014 pour améliorer l'éducation, la santé, les infrastructures...
Les observateurs ne s'y sont pas trompés, ce paquet de mesures avait pour but de calmer les sujets de mécontentement qui, au royaume des Saoud, ne manquent pas. La révolte chiite qui gronde à Bahrein, aux portes de l'Arabie saoudite, depuis le 14 février peut réveiller les tensions entre certains courants durs du sunnisme et la minorité chiite saoudienne. Celle-ci représente entre 10 % et 15 % de la population totale, et elle est concentrée à plus de 75 % dans les zones pétrolières du pays.
Au-delà du problème chiite que le roi Abdallah a tenté de désamorcer ces dernières années, le manque de perspectives offertes aux 15-24 ans (20 % de la population) pose le problème de chômage des jeunes. "Le problème de l'emploi des jeunes diplômés est un défi majeur pour le monde arabe. D'autant que c'est à 25 ans que l'on fait la révolution", analyse Denis Bauchard, conseiller spécial à l'Institut français des relations internationales (IFRI).
Le prince milliardaire Talal Bin Abdul Aziz, dans un entretien accordé le 17 février à la BBC en arabe, estimait qu'"à moins que les problèmes auxquels l'Arabie saoudite est confrontée soient résolus, ce qui arrive et continue d'arriver dans certains pays arabes, y compris Bahrein, peut s'étendre en Arabie saoudite et de manière pire encore".
Si, pour l'instant, le spectre d'une "place Tahrir" à Riyad semble écarté, les pays consommateurs se retrouvent face à une situation qu'ils connaissent bien : le risque d'un nouveau choc pétrolier.
Après la crise de Suez de 1956-1957, la guerre du Kippour de 1973-1974, la révolution iranienne de 1978-1979, la guerre Iran-Irak démarrée en 1980, la première guerre du Golfe en 1990-1991, et l'envolée de 2007-2008, voici venir - pour peu que les troubles se maintiennent et que les transitions dans le monde arabe soient longues à se mettre en place - le septième choc pétrolier lié à la révolte de la rue arabe.
Jeudi 24 février, sous le coup de la crise en Libye, le prix du baril de brent flirtait avec les 120 dollars (87,20 euros). Des poussées de fièvre à 140 ou 150 dollars ne sont pas à exclure.
La situation est, pour l'instant, celle d'une détérioration simple et conjoncturelle des termes de l'échange. Mais si la situation se prolonge, les pays de l'Union européenne aux prises avec une croissance anémique courent un risque de récession. "Une hausse du prix de 80 à 150 dollars réduirait le produit intérieur brut (PIB) français d'un ou deux points", estimait le Conseil d'analyse économique (CAE) dans une étude intitulée "Effet d'un prix du pétrole élevé et volatil" publiée en 2010. Ce qui signifie que la croissance plongerait sous zéro.
Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed) vient de calculer qu'une hausse de 10 dollars par baril réduira le PIB d'un cinquième de point. L'économiste américain Nouriel Roubini rappelait le 23 février que les chocs pétroliers ont été à l'origine de trois grandes récessions dans les pays développés.
Entreprises et ménages vont donc payer plus cher un bien indispensable. Chacun tentera de réduire sa consommation, mais dépensera plus néanmoins. Côté entreprises, le scénario est connu : les coûts de production vont augmenter, ce qui va pénaliser les profits - peut-être - mais plus sûrement les salaires. Les salariés n'obtiendront pas d'augmentation, mais devront réduire leur épargne pour financer un surcroît de dépenses énergétiques.
Cette baisse du pouvoir d'achat dans les pays développés aura des répercussions sur les pays émergents. La Chine, qui accapare d'ores et déjà 9 % du pétrole mondial verra sa capacité exportatrice menacée : ses produits de consommation seront plus chers en raison des prix du pétrole, mais aussi en raison des hausses de salaires qui ont été consenties ces derniers mois.
Pour Christophe Destais, directeur adjoint du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii), le renchérissement de l'énergie aura une conséquence inattendue : les banques centrales vont se retrouver sur le devant de la scène. "La BCE sera amenée à monter les taux pour contrer le risque inflationniste que représenterait un éventuel doublement, voire un triplement de la facture énergétique", explique-t-il.
Déjà actrices majeures de la crise financière de 2008, les banques centrales - et plus sûrement la Banque centrale européenne (BCE) - "prendront des décisions de taux non plus en fonction de la reprise de l'activité, mais en fonction d'un risque d'inflation importée", poursuit Christophe Destais. Avec les conséquences négatives que l'on devine sur la croissance, le chômage, les salaires...
Le monde


La semaine prochaine, le prix moyen du litre de super sans plomb aura sans doute passé le cap de 1,50 euro. Un record jamais atteint en France. Et qui devrait allègrement être à nouveau battu dans les semaines qui viennent, compte tenu de l'évolution du pétrole brut. Mais à combien faudrait-il que le prix du baril grimpe pour que le litre dépasse les 2 euros ? La Tribune l'a calculé pour vous.



Le cap sera-t-il passé fin février ou tout début mars ? Mardi, l'Union française des industries pétrolières (Ufip) devrait annoncer une nouvelle progression du prix moyen du litre de super sans plomb. Gros suspense. Le record historique de l'été 2008 sera-t-il passé ? Une chose est sûre, le cap de 1,50 euro le litre sera atteint avant mi-mars. Et ce n'est pas fini. "On a démarré le mois avec un baril à 95 dollars, on est aujourd'hui 20 dollars au-dessus. Cette différence ne se reflète aujourd'hui pas intégralement à la pompe", reconnaît Jean-Louis Schilansky, président de l'Ufip.

Difficile de dire aujourd'hui jusqu'où les tensions dans les pays arabes peuvent mener le prix du pétrole, mais l'incertitude est telle que certaines prévisions se rappellent à notre bon souvenir. Et si les économistes de la banque new-yorkaise Goldman Sachs avaient eu raison avant l'heure ?

L'incroyable prédiction

Rappelons le contexte. Nous sommes en mai 2008. Les cours des matières premières flambent, en particulier ceux des hydrocarbures. Une note de recherche de la banque Goldman Sachs secoue le marché en annonçant de nouvelles prévisions quant à l'évolution du prix du baril de brut : entre 150 et 200 dollars dans un délai de six mois à deux ans. Et la banque de préciser que ce pic peut être atteint très rapidement, avant une chute toute aussi brutale des cours.

Cette prédiction fut jugée irréaliste, voire un peu folle par un certain nombre d'économistes. Pourtant, il ne fallut attendre que quelques semaines pour voir la fourchette basse de cette prédiction quasiment atteinte. En juin et juillet 2008, le cours du Brent se mit à tutoyer les 150 dollars, provoquant une hausse record du litre de sans plomb à 1,497 euro.

Or aujourd'hui, avec un euro qui s'est renchéri sensiblement par rapport au dollar depuis trois ans, les prix à la pompe dépassent ce niveau dans de très nombreuses station-services françaises. A Paris intra-muros, le cap de 1,60 euro a même été franchi. Dès lors, les automobilistes sont en droit de se demander si l'impensable il y a encore quelques mois - 2 euros, le litre de super - pourrait finalement devenir réalité dans les mois qui viennent.

Il suffirait donc que le baril passe le cap des...

Pour parvenir à ce prix psychologiquement désastreux, à combien faudrait-il que celui du baril s'envole ? L'équation qui permet de calculer l'impact d'une hausse du coût du brent est assez complexe. Mais en simplifiant un petit peu, on peut parvenir à un calcul simple qui prend en compte le cours du Brent - actuellement proche de 115 dollars le baril - , la marge de raffinage, d'environ 2 centimes selon l'UFC Que choisir, la marge de distribution, de 10 à 12 centimes, toujours selon l'association de consommateurs, la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), de 60,69 centimes par litre, et le taux de TVA (19,6%).

Sachant qu'un baril de brut contient 159 litres, une augmentation de son cours à 150 dollars ferait grimper le litre de sans plomb à 1,68 euro. S'il grimpe à 200 dollars, le litre passe à 1,96 euro. A 210 dollars, la barre symbolique des 2 euros le litre est franchie. Evidemment, dans la mesure où les achats de pétrole sont libellés en dollars, un recul de l'euro face au billet vert augmente les chances de voir ces scénarios se réaliser.

La tribune

11/02/2011 - l'Arabie Saoudite dans l'impasse?

On attendait avec impatience la publication par Wikileaks de câbles de l’ambassade américaine en Arabie Saoudite. Nous voilà servis.
suite ici :
http://minuit-1.blogspot.com/2011/04/peak-oil-realite-actuelle-et-cachee-ou.html

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Published by Eva R-sistons - dans La crise
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aec 16/05/2011 03:46



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