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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 15:48

 

Le Monde diplomatique
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Manière de voir n°117 / Juin-juillet 2011

Comprendre le réveil arabe

Numéro coordonné par Alain Gresh

Les chemins de la liberté et de la dignité qu'a ouverts le peuple tunisien, et dans lesquels se sont engouffrés après lui les autres peuples arabes, restent incertains, escarpés, périlleux. Mais, déjà, le retour en arrière n'est plus possible.

La suite de l'éditorial : Les chemins de la liberté

I. Le temps du soulèvement

Comme une traînée de poudre, les révoltes arabes se sont propagées de la Tunisie à l'Egypte puis à l'ensemble du monde arabe. Aucun pays n'a été épargné et, malgré les difficultés, une période sombre de l'histoire de la région s'achève. Ce n'est pas seulement la vie des peuples de cette zone qui sera affectée, mais aussi celle des voisins, et en premier lieu l'Europe. Toute la géopolitique de la région est à revoir. Si les armées gardent un rôle important, il faut également compter avec les mouvements sociaux et populaires qui, de l'Egypte à l'Algérie en passant par la Tunisie, ont préparé le terrain aux actuels bouleversements.

 

Tout le monde a souligné la place qu'ont occupée dans les mobilisations les réseaux sociaux. Pourtant, les révolutions arabes possèdent nombre de traits qui ont marqué les révolutions du passé, en France ou en Russie. Elles expriment aussi une volonté de tourner la page du partage colonial qui, au siècle passé, a profondément traumatisé les peuples.

Ce que change le réveil arabe
Alain Gresh

L'impossible arrive
Serge Halimi

L'OTAN dans l'engrenage libyen
Philippe Leymarie

Les armées, le peuple et les autocrates
Salam Kawakibi et Bassma Kodmani

Jacqueries et réseaux de résistance en Algérie
Kader Abderrahim

Racines ouvrières de la révolte égyptienne
Raphaël Kempf

Brûlantes cicatrices du partage colonial
Jacques Thobie

De quelques caractéristiques des révolutions
Tarik Tazdaït et Naceur Chaabane

Internet sème la parole démocratique
Marie Bénilde

II. Un si long hiver

Plus que la défaite de 1948, celle de la guerre de juin 1967 a profondément traumatisé une génération qui avait tout misé sur le nationalisme arabe et le développement autonome accéléré. Partout se sont enracinés des régimes autocratiques dont l'impéritie a fait regretter les dirigeants qui, comme Habib Bourguiba ou Gamal Abdel Nasser, avaient su incarner une certaine idée de l'indépendance. Tandis que l'argent du pétrole était gaspillé ou sous-utilisé, comme en Algérie, les populations vacillaient entre les nouvelles normes religieuses et des pouvoirs autoritaires. Et, tout en fermant la porte aux mouvements islamistes modérés, les pouvoirs s'appuyaient sur les groupes salafistes les plus radicaux, socialement conservateurs mais politiquement soumis. Dans ce contexte, nombre d'intellectuels attachés aux réformes démocratiques ont cherché protection auprès de l'Etat contre les oulémas. En échange, ils ont consenti à soutenir leurs dirigeants. A leurs yeux, un gouvernement même très autoritaire constitue un mal moindre que l'islamisme.

Une génération ébranlée par la défaite
B. K.

Bataille pour l'hégémonie culturelle
Hicham Ben Abdallah El Alaoui

Deuil subversif en Tunisie
Kamel Labidi

La Méditerranée, une frontière à effacer
Georges Corm

En Algérie, où va l'argent ?
Jean-Pierre Séréni

Les pays arabes et l'Occident : deux mondes liés
Maxime Rodinson

Salafistes contre Frères musulmans
François Burgat

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