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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 02:05

Introduction d'eva R-sistons :

 

Les Etats-Unis et leurs alliés mènent une guerre tous azimuts contre les pays non alignés (Irak, Libye, Somalie, Syrie, Iran, Etats bolivariens, etc, et pour l'instant une guerre médiatique contre la Russie et la Chine sans cesse discréditées aux  yeux de l'opinion). Les guerres coûtent cher, alors d'autres méthodes sont utilisées : Déstabilisation des pays, chaos, Révolutions de couleurs, propagation de la drogue, encouragement à la fragmentation des Etats, Coups d'Etat sous de faux prétextes (comme au Honduras), etc. De surcroît, les Etats-Unis tentent de recouvrer, de gré et surtout de force, leur influence dans leur ancien pré carré latino-américain. Ce coup d'Etat qui ne dit pas son nom a certainement été mené en relation avec les Américains (et leurs alliés anglo-saxons et israéliens notamment) travaillant en sous-mains les Etats pour qu'ils continuent à privilégier les classes possédantes et les multinationales. Les USA sont les ennemis des peuples, partout, en tous temps, depuis la création de leur Etat, sur le dos des Amérindiens massacrés... Les crimes ne se ressemblent pas forcément, mais ils se suivent ! (eva)

 

 

http://www.varmatin.com/monde/paraguay-le-president-fernando-lugo-destitue-par-le-senat.899442.html

Paraguay: le président Fernando Lugo destitué par le Sénat_1

Débat au Congrès du Paraguay sur une destitution de Fernando Lugo, le 22 juin 2012 à Asuncion 

 

Le président paraguayen Fernando Lugo a été officiellement démis de ses fonctions vendredi à l'issue d'un procès politique en destitution de quelques heures mené devant le Sénat, a constaté un journaliste de l'AFP.

M. Lugo, a qui il restait un peu moins d'un an de mandat, était accusé d'avoir "mal rempli ses fonctions" après des heurts sanglants survenus la semaine dernière dans le nord-est entre policiers et paysans qui ont fait 17 morts.

A 18H27 locales (22H27 GMT), un total de 39 sénateurs sur les 43 présents ont déclaré le président coupable des accusations formulées contre lui, entraînant sa destitution immédiate prévue par la constitution. L'actuel vice-président Federico Franco doit être investi dans les prochaines minutes.

Au moment ce dette annonce, l'ex-évêque de 61 ans se trouvait dans les bureaux de la présidence, alors que que 5.000 de ses partisans s'étaient rassemblés sur la place faisant face au Congrès. Suite ici :

 

http://www.varmatin.com/monde/paraguay-le-president-fernando-lugo-destitue-par-le-senat.899442.html

Coup d’Etat au Paraguay (Diplo)

 

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2012-06-23-Coup-d-Etat-au-Paraguay

 

samedi 23 juin 2012

Le 22 juin, le Sénat paraguayen a destitué le président Fernando Lugo à la suite d’une procédure prévue par la Constitution, mais dont le déroulement s’est avéré plus que litigieux. M. Lugo a néanmoins accepté de se retirer tout en dénonçant un « coup d’Etat » qui « meurtrit le Paraguay et sa démocratie » (1).

Elu en 2008 à la tête d’une large coalition, M. Lugo n’a jamais bénéficié d’une majorité dans les assemblées du pays, son ancien allié, le Parti libéral radical authentique (PLRA, droite), se retournant très vite contre lui. Si, conformément à la Constitution, le Parlement paraguayen a nommé le vice-président Federico Franco (membre du PLRA) au sommet de l’Etat, sa décision a fait l’objet de vives critiques dans la région.


« Voici donc comment on procède désormais pour réaliser un coup d’Etat », a déclaré le ministre des affaires étrangères du Venezuela, M. Nicolas Maduro, le 22 juin. La présidente argentine Cristina Fernández a précisé le même jour que Buenos Aires « n’accepterait pas le coup d’Etat au Paraguay », promettant « des mesures appropriées » du sommet du Marché commun du Sud (Mercosur (2)) de la semaine prochaine (3). Son homologue brésilienne, Mme Dilma Rousseff, a suggéré que le Paraguay pourrait être expulsé du Mercosur et de l’Union des nations sud-américaines (Unasur). Le président équatorien Rafael Correa a, pour sa part, souligné que son gouvernement « ne reconnaîtrait aucun autre président paraguayen que Fernando Lugo » (4). Plus modéré, lé président péruvien Ollanta Humala a qualifié la destitution de M. Lugo de « revers pour la démocratie qui oblige nos pays à se montrer vigilants » (5).


Mais, à l’image de l’épisode hondurien de juin 2009, la situation paraguayenne révèle la division de la région. Si une délégation de ministres des affaires étrangères des pays de l’Unasur s’est rendue à Asunción pour tenter de faire respecter l’ordre constitutionnel, ce ne fut qu’après que le Brésil ait « tapé du poing sur la table » pour surmonter la résistance du Chili et de la Colombie, deux pays gouvernés par la droite. Forts de ce soutien implicite, les députés paraguayens ne réservèrent que « silence et indifférence » à la délégation, comme le rapporte M. Maduro (6). Certes, M. Juan Manuel Santos, le président colombien, a regretté le départ de M. Lugo. Il a toutefois indiqué que, selon lui, « d’un point de vue formel, il n’y a pas eu de rupture de l’ordre démocratique » (7).


Venezuela, 2002. Bolivie, 2008. Honduras, 2009. Equateur, 2010. Paraguay, 2012... Avortées ou réussies, les tentatives de coup d’Etat ne sont plus rares en Amérique latine. Les classes dominantes de la région peineraient-elles à accepter la transition démocratique ?


(2) Créé par l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay en 1991.

(4) Ibid.

(6) «  Cancilleres de Unasur no reconocen a Federico Franco como sucesor de Lugo  », América Economía, 22 juin 2012.

(7) «  Santos lamenta “remoción” de Lugo  », ABC Color, 22 juin 2012.

Dans Le Monde diplomatique :

  • « Intrigues de palais au Paraguay », Maurice Lemoine, La valise diplomatique, 25 août 2010.
    Appuyée par les médias nationaux, la droite paraguayenne a déclenché une féroce offensive afin de destituer « démocratiquement » le président, M. Fernando Lugo.
  • « Coup d’Etat rampant au Paraguay », François Musseau, mars 2010.
    Après l’avoir soutenu lors de son élection, certains partis politiques se retournent contre le président de gauche Fernando Lugo. En théorie membres de sa coalition, ils jouent ouvertement sa déstabilisation.
  • « Au Paraguay, l’“élite” aussi a voté à gauche », Renaud Lambert, juin 2008.
    Si l’Alliance patriotique pour le changement (APC), qui s’est rangée aux côtés de Fernando Lugo, comporte une vingtaine de mouvements sociaux, elle compte aussi neuf partis politiques — pas tous de gauche, loin de là. Malgré sa forte volonté de changement, la tâche de M. Lugo sera donc difficile.
  • « Le Paraguay sort du tunnel » (M. L.), La valise diplomatique, 23 avril 2008.
    En remportant l’élection présidentielle d’avril 2008, l’ex-« évêque des pauvres », marqué par la théologie de la libération et suspendu par le Vatican, a mis un terme à l’hégémonie du Parti Colorado, qui gouvernait le pays depuis... 1947.
  • « Les ratés de la démocratie paraguayenne  », par Raphaëlle Bail, juin 2003.
    Avec la victoire de M. Nicanor Duarte à l’élection présidentielle, en avril 2003, le parti Colorado demeure accroché à un pouvoir qu’il détient depuis cinquante-six ans — dictature comprise.

Toujours disponible

 

Paraguay: le président Fernando Lugo destitué par le Sénat

Des paysans partisans du président Fernando Lugo, venus le soutenir avant le début de la procédure expresse de destitution qui le visait, à Asuncion, le 22 juin 2012.
Des paysans partisans du président Fernando Lugo, venus le soutenir avant le début de la procédure expresse de destitution qui le visait, à Asuncion, le 22 juin 2012.
Reuters / Mario Valdez

Par Achim Lippold

La victoire de Fernando Lugo en 2008 était considérée comme historique. Jamais un président de gauche n’a dirigé ce petit pays d’Amérique latine, le plus pauvre du cône sud. Retour sur l’ascension politique de l’ancien « évêque des pauvres », qui s'est trouvé vendredi 22 juin 2012 lâché par ses anciens alliés et s'est vu officiellement démis de ses fonctions, à l'issue d'un procès politique en destitution de quelques heures mené devant le Sénat. Le nouveau président, Federico Franco, 46 ans, a immédiatement prêté serment au Parlement.

En 2006, à 54 ans, Fernando Lugo, évêque de San Pedro, la région la plus pauvre du Paraguay, enlève sa soutane et se lance en politique. Un vieux rêve qui remonte au temps de la dictature d’Alfredo Stroessner (1954-1989). Sa famille a été persécutée, son père emprisonné, lui-même a choisi l’exil et a passé quatre ans à Rome.

Son choix de quitter le giron de l’Eglise lui vaut des ennuis avec le Vatican. Il passe outre. Après une campagne électorale intense pendant laquelle il sillonne le pays et se montre à l’écoute des plus démunis, Fernando Lugo est finalement élu président le 20 avril 2008. C’est un exploit pour cet homme à la chevelure et à la barbe poivre et sel. Il réussit à mettre fin à 61 ans de règne de la droite, incarné par le parti Colorado.

Cette victoire, il la doit surtout à une promesse, répétée sans cesse dans ses discours de candidat : lancer une réforme agraire. Il voulait en finir avec les répartitions injustes des terres, héritage du colonialisme et d’une guerre qui a opposé le pays au cours du XIXe siècle à ses trois voisins, le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay. La guerre de la Triple Alliance a laissé le pays exsangue, anéantissant près de 90% de la population masculine.

En 1970, de prospères producteurs de soja brésiliens s’installent sur les terres les plus fertiles du pays, des terres qui se trouvent sur les rives du fleuve Paraná, à la frontière avec l'Argentine et le Brésil. C’était le dictateur Alfredo Stroessner qui les avait vendues aux Brésiliens dans des conditions très avantageuses.


Des sans-terre déçus des promesses non tenues


Sans surprise, ces grands propriétaires se mobilisent contre la réforme agraire. Déjà, pendant sa campagne, Fernando Lugo a reçu des menaces de mort. En 2009, il affirmé avoir déjoué une tentative de putsch contre lui. Lâché par ses alliés libéraux et confronté à une majorité de droite au Parlement, il doit finalement abandonner ses projets de réforme, ce qui lui coûte cher en termes de popularité. De nombreux sans-terre commencent à envahir des terrains. D’autres viennent manifester en campant dans la capitale Asunción pour réclamer des écoles, de l’eau, de l’électricité. Car sans infrastructure, impossible de cultiver des terres.

La presse s’empare aussi de sa vie privée. Elle révèle l’existence de plusieurs enfants que Lugo aurait eus alors qu’il était encore évêque. Le président finit par reconnaître la paternité pour un garçon. En 2010, son état de santé se dégrade. Victime d’un cancer du système lymphatique, il se rend régulièrement au Brésil voisin pour suivre un traitement. Il en sort guéri et annonce ne plus vouloir briguer un deuxième mandat à la présidence en 2013.


Au Vénézuéla, Hugo Chavez réagit à l'élection de Federico Franco


Avec notre correspondant à Caracas, François-Xavier Freland

« Nous ne reconnaissons pas le nouveau président illégal au Paraguay. Là-bas, la répression a commencé. » T-shirt rouge, veste noire, le président Chavez, plutôt calme, s'est exprimé ainsi, brièvement sur la destitution du président Lugo. Quelques minutes avant de recevoir dans son palais présidentiel, le chef d'Etat iranien, Mahmoud Ahmadinejad en visite au Vénézuéla.

En ligne de mire, dans son discours toujours très anti-impérialiste, la droite paraguayenne connue pour ses méthodes radicales, et soutenue surtout par les grands propriétaires terriens. Dans le sillage de Chavez, une condamnation de l'Alba, l'alliance alternative, des pays de la gauche radicale, condamnation surtout de l'Unasur, l'organisation intergouvernementale sud-américaine. Plusieurs chefs d'Etat ont dénoncé tour à tour ce que le président équatorien Rafael Correa a qualifié de « coup d'Etat constitutionnel ».

Aussitôt, la chaîne internationale vénézuélienne Telesur a bousculé ses programmes pour assurer toute la soirée une émission spéciale, diffusant en boucle les premières images d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants pro Lugo dans les rues d'Asunción.

Beaucoup d'observateurs y voient des similitudes avec la situation vécue au Honduras, il y a trois ans, presque jour pour jour. L'ancien président, Manuel Zelaya, avait été renversé par un coup d'Etat, le 28 juin 2009, après un long conflit institutionnel l'opposant au Congrès dans son pays.

 

http://www.rfi.fr/ameriques/20120622-paraguay-fernando-lugo-eveque-devenu-president-menace-destitution

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