Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 01:41
Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /2010 04:13

- Par L' Aviseur - Publié dans : AFFAIRES, BUSINESS, FERMETURES - Ecrire un commentaire

Alors que des explosions ont fait un mort et 85 blessés, explications sur un conflit qui déchire le royaume thaïlandais depuis 2006.

Des chemises rouges à Bangkok le 21 avril (Eric Gaillard/Reuters)

 

Jeudi soir, plusieurs explosions à la grenade ont retenti à Bangkok, alors que les « chemises rouges » faisaient face à l'armée et aux manifestants « sans couleur » (pro-gouvernementaux) dans la capitale thaïlandaise. Selon le vice-premier ministre thaïlandais, le bilan est de un mort et 85 blessés, dont quatre étrangers.

Le gouvernement affirme que les grenades ont été lancées depuis la zone controlée par les « rouges ». Ces derniers ont nié toute implication.

Après les heurts du 10 avril, c'est le deuxième épisode sanglant lié au mouvement de protestations des « chemises rouges ». Mais qui sont ces manifestants ? Explications.

1Un mouvement né après le coup d'Etat de 2006

Les « chemises rouges », c'est l'autre nom des sympathisants du Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD). Ce mouvement est apparu en 2006, à la suite du coup d'Etat militaire qui a chassé du pouvoir l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra. Condamné par contumace pour corruption, le milliardaire est en exil depuis.

Si une grande partie des chemises rouges soutiennent Thaksin Shinawatra, notamment la population rurale -relativement pauvre- qu'il a su satisfaire, la composition du mouvement est hétérogène.

Certains de ses membres ne le soutiennent pas particulièrement, mais s'opposent fermement à une main-mise de l'élite urbaine sur la politique thaïlandaise. Parmi les sympathisants se trouvent également des habitants de Bangkok, désireux d'abolir la distinction ville-campagne.

Tous réclament davantage de représentation des classes populaires, promesse faite par Thaksin Shinawatra en 2001.

2

En face, les « chemises jaunes » royalistes

Le mouvement des « chemises jaunes », couleur de la monarchie en Thaïlande, rassemble en majorité des citoyens des classes moyennes supérieures et quelques intellectuels, lassés de la corruption.

A partir de 2008, l'antagonisme entre chemises rouges et chemises jaunes s'accentue. Opposées au Premier ministre Somchai Wongsawat, proche de Thaksin Shinawatra, les chemises jaunes occupent l'aéroport international de Bangkok, bloquant le trafic aérien pendant plusieurs jours.

En décembre, ils obtiennent la dissolution du parti au pouvoir, le Parti du pouvoir du peuple (PPP). Un gouvernement dominé par le Parti démocrate a été désigné par le parlement, avec Abhisit Vejjajiva comme Premier ministre.

Pour les « rouges », l'arrivée au pouvoir du gouvernement actuel, après la dissolution par la Cour constitutionnelle, est illégitime.

3

Entre rouges et jaunes, la tension monte depuis mars

Depuis le 12 mars, les « chemises rouges » manifestent dans les rues de Bangkok pour réclamer la démission du gouvernement et la dissolution du Parlement.

Malgré leur ultimatum, le gouvernement a refusé de quitter le pouvoir. Le 16 mars, les « chemises rouges » se sont réunies pour un acte spectaculaire : donner leur sang en
signe de sacrifice.

Le 10 avril, la contestation a débouché sur des affrontements sanglants entre manifestants et armée, faisant 25 morts et plus de 800 blessés.

Adélie Chevée (à Bangkok) et Estelle Péard

 

http://www.rue89.com/explicateur/2010/04/22/qui-sont-les-chemises-rouges-dans-les-rues-de-bangkok-148563

 


 

►Mise à jour vendredi 23 avril à 10h26 : bilan réactualisé

Des soldats thaïlandais à Bangkok, le 22 avril (Jerry Lampen/Reuters)

 

Photos : des chemises rouges à Bangkok le 21 avril (Eric Gaillard/Reuters) ; des soldats thaïlandais à Bangkok, le 22 avril (Jerry Lampen/Reuters)

Ailleurs sur le Web

 

Partager cet article

Published by Eva R-sistons - dans Regard sur ...
commenter cet article

commentaires

Eva R-sistons 29/04/2010 22:34



Merci pour ces précisions, cordialement eva



Yaoline 26/04/2010 09:30



Vous écrivez : "En face, les « chemises
jaunes » royalistes. Le mouvement des
« chemises jaunes », couleur de la monarchie en Thaïlande, rassemble en majorité des citoyens des classes moyennes supérieures et quelques intellectuels, lassés de la
corruption."


En bon français, on écrit Chemises jaunes ou Chemises rouges (Chemises
noires pour les copains de Benito, le Bleus pour les amateurs de jeunes filles).


Au départ les Chemises jaunes sont une milice des du PAD un mouvement
rassemblant royalistes ultras, des anciens guerrilleros de l'Isarn, des militaires proches de Prem le conseiller privé du Roi et de l'État-major. Par antonomase ce terme a fini par désigner tous
les partisans du PAD, royalistes ou non. En instrumentalisant la royauté les Chemises jaunes ont causé un dommage irréparable à celle-ci. Le lundi presque plus personne ne porte du jaune le lundi
(plus de la moitié de la population il y a 4 ans et beaucoup plus chez les partisans des Chemises rouges que chez les bobos de Bangkok). Ce derniers jours les Chemises jaunes sont devenus roses
ou sans couleur.
Quand on sait que le principal financier des Chemises jaunes, ex-ami de Thaksin, corrompu jusqu'à la moelle, que le Parti Démocrate d'Abhisit va être dissous pour corruption, que la fortune des
nobles et des généraux a été construite sur les trafics en tous genres (drogue, armes, filles, esclaves birmans) en grande partie grâce au GI du Vietnam, que la corruption de l'armée, de la
police et des institutions... on ne peut que rire des "quelques intellectuels, lassés de la corruption."


Yaoline, Bangkok ce 25 avril
2010





 



Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche