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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 04:20

CUBA: COMBAT À FINIR ENTRE DAVID ET GOLIATH


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http://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=2999

PEU NOMBREUX SONT LES PAYS, DE 12 MILLIONS OU MOINS D'HABITANTS, QUI AURONT FAIT L'OBJET, COMME CE FUT ET C'EST TOUJOURS LE CAS POUR CUBA, D'AUTANT D'AGRESSIONS ET DE SABOTAGES DE TOUTE NATURE DE LA PART DE LA PLUS GRANDE PUISSANCE AU MONDE QUE SONT LES ÉTATS-UNIS. CE DERNIER A DÉPENSÉ DES CENTAINES DE MILLIONS DE $ NON PAS POUR AIDER CUBA ET SON PEUPLE, MAIS POUR L'EMPÊCHER DE DEVENIR UNE SOCIÉTÉ D'AVENIR POUR L'HUMANITÉ.


oscar fortin
Dimanche 17 Avril 2011


CUBA: COMBAT À FINIR ENTRE DAVID ET GOLIATH
En avril 1961 c’était l’invasion de Cuba par des forces anticastristes
dont l’objectif était de reprendre le contrôle de l’Ile que les
révolutionnaires, sous la direction de Fidel Castro, avaient conquise, le 1ier
janvier 1959. Ces derniers avaient chassé du pouvoir le dictateur sanguinaire,
Fulgencio Batista, alors allié inconditionnel des États-Unis et de la mafia
qui y régnait en maître absolu. Cette révolution n’était pas seulement
liée au fait de chasser du pouvoir des dirigeants corrompus, mais de faire
naître une nouvelle société sur des principes humanistes et d’éthique
sociale. En somme, faire naître une société dans laquelle la liberté trouve
tout son sens dans le respect et l’implantation de la justice et de la
vérité au sein même de la société. Un projet ambitieux qui revêtira, au
cours des ans, l’espérance, pour l’ensemble de l’Amérique latine, de
l’avènement d’un homme nouveau, d’une société nouvelle.

À l’occasion de ce rappel de l’invasion manquée de la Baie des Cochons,
de nombreuses émissions d’affaires publiques et internationales nous
parleront, ces jours-ci, de Cuba, de son économie, de ses échecs, de la fin
d’une révolution qui n’aura été que désillusion, désenchantement pour
un peuple qui avait pourtant mis tous ses espoirs dans cette aventure
révolutionnaire. Plus que tout, on nous parlera du régime communiste qui, à
l’exemple de celui de l’ex-Union Soviétique, démontre son inefficacité à
résoudre les problèmes économiques et à créer la prospérité. À cela
s’ajouteront évidemment la question des prisonniers politiques, de celle des
dissidents qui réclament le changement de régime et plus de liberté. Ce
discours et ces accents seront le propre des médias de communication qui
répondent avant tout aux préoccupations et intérêts des États-Unis et de
ses alliés.

Ils ne nous parleront pas des objectifs cachés du gouvernement des
États-Unis, élaborés dans un plan spécial que le président de l époque,
Dwight Eisenhower, avait décidé d’appliquer à Cuba, plus d’un an avant le
16 avril 1961, Nous retrouvons l’essentiel de ce plan dans le mémorandum
secret de l’adjoint du sous-secrétaire d’État d’alors, Lester Mallory.

« La majorité des cubains appuient Castro (…) Il n’existe pas une
opposition politique effective. (…) L’unique moyen possible pour lui faire
perdre l’appui interne est de provoquer la désillusion et le mécontentement
en provoquant l’insatisfaction économique (...) et la pénurie. (…) Il faut
mettre rapidement en pratique tous les moyens possibles pour affaiblir la vie
économique (…) refusant à Cuba argent et biens de toute nature de manière
à réduire les salaires et l’emploi, provoquant ainsi la faim, le
découragement et la chute du gouvernement. »

Ce plan est ce qui donne naissance au « blocus économique contre Cuba » qui
dure depuis plus de 50 ans. Si les éditorialistes et analystes de nos grands
médias nous parlent amplement de l’échec de l’économie cubaine, très
peu, mettent en évidence les effets dévastateurs de ce blocus sur
l’économie cubaine. Ils se font bien discrets sur cet acharnement de la plus
grande puissance du monde à faire échouer par tous les moyens, légaux et
illégaux, l’émergence d’une société nouvelle, indépendante dans la
gestion de son destin, soucieuse du respect des besoins les plus fondamentaux de
ses citoyens tels la subsistance, le travail, la santé, l’éducation, le
logement.

Ils ne relèvent pas les centaines sinon les milliers d’interventions de
sabotage de toute nature visant la destruction de récoltes, l’effondrement de
l’industrie touristique, la production de certains biens essentiels au
développement de l’économie du pays. Ces informations, il faut aller les
chercher chez ceux-là mêmes qui en ont été les principales victimes.

Fidel, témoin privilégié de toutes ces années et victime de plus de 630
tentatives d’assassinat, est heureusement toujours là pour apporter un point
de vue qu’aucun observateur et analyste sérieux ne sauraient prendre à la
légère. D’ailleurs, à l’occasion de ce 50ième anniversaire, il nous
livre sa compréhension de ce qui s’est passé dans ces premières années de
la révolution. Il y a bien des choses qui nous sont révélées et dont nos
médias se gardent bien de parler. C’est, entre autres, le cas de ces trois
avions qui avaient bombardé en trois points différents de l’Ile des
objectifs militaires dont la destruction d'avions. Ils avaient été reçus à
l’aéroport de Miami comme des héros cubains qui venaient de s’enfuir avec
trois avions de l’armée cubaine. Tous les journaux et médias du Continent
avaient repris cette version des faits sans en approfondir la véracité. Or,
selon la version de Fidel, confirmée par la suite par les archives, ces trois
personnes dont on n’a jamais vue les visages, étaient effectivement des
cubains réfugiés à Miami. Les trois avions étaient des avions USA camouflés
en avions cubains. Ils étaient sur une base au Guatemala et de là ils sont
partis pour mener l’opération de sabotage, téléguidée de Washington .
C’est bien différent de la version officielle qu’on nous avait alors
servie.

Plus les années passent, plus c’est pareil. La même recette partout : des
centaines de millions $ pour empêcher des pays de s’en sortir et d’autres
centaines de millions $ pour aider des pays à rester dans leur
sous-développement. Il suffit de regarder ce qu’on a fait d’Haïti où le
néo-libéralisme règne en maître et où les pays ont investi, depuis plus de
50 ans, des dizaines et des centaines de millions $ pour son développement. Il
est encore en tête de liste des pays les plus pauvres du Continent.

Quant à Cuba, il y a une sorte de miracle qui en a assuré la survie. C’est
déjà un miracle qu’il soit encore là, mais le miracle le plus signifiant
est d’avoir atteint des gains humanitaires de grande importance comme la
santé, l’éducation, une espérance de vie supérieure à l’ensemble des
pays de l’Amérique latine et des Caraïbes. Tout cela en dépit des ouragans
et des tornades qui le frappent si durement chaque année et des millions $
dépensés par son grand adversaire que sont les États-Unis, non pas pour
l’aider mais pour lui rendre la vie la plus difficile possible.

Imaginons deux coureurs de longue distance. Sur les épaules de l’un on
place un poids de 100 kilos et sur celles de l’autre on n’y met rien. Sur le
parcours du premier on multiplie les obstacles alors que sur celui du second on
les élimine. En toute honnêteté est-ce possible d’apprécier la performance
des deux coureurs sans prendre en considérations les difficultés
supplémentaires ajoutées au premier ? Nos analyses sur Cuba se font comme si
on lui avait laissé la voie libre pour faire son chemin.

Un des grands problèmes auquel nous sommes tous et toutes confrontés c’est
celui de la qualité de l’information qui nous est servie. Nos journalistes,
dans leur ensemble, répondent avant tout aux impératifs de leurs employeurs et
des politiques éditoriales de leurs entreprises. La question de savoir si ce
qu’ils racontent ou ce qu’ils disent est fondé et peut être justifié ne
fait plus partie de l’essentiel de leurs informations. S’ils sont critiques
et particulièrement sceptiques ce sera à l’endroit de toute information en
provenance de la partie adverse. Alors, ils sauront faire naître le doute comme
le font les avocats devant un juré pour faire innocenter son client et
discréditer les adversaires.

Heureusement que nous disposons maintenant, grâce aux nouvelles technologies
de l’informatique et surtout au professionnalisme d’intellectuels
consciencieux, d’une information alternative. Cette dernière permet de faire
appel aux différents acteurs impliqués dans des conflits et d’éclairer,
sans contrainte, les faits portant tout autant sur les personnes que sur les
régimes qui font l’objet de discussion dans la presse écrite et visuelle.

Cuba, plus que tout autre, mérite que l’information alternative, lui rende
les honneurs de son long et périlleux combat au service d’une société plus
juste et plus humaine. Ce combat entre David et Goliath n’est pas encore
terminé. Il se poursuit de plus belle, mais cette fois Cuba n’est plus seul.
Il a des alliés latino américains qui lui sont fidèles dans le cadre de
l’Alliance Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA). De plus,
l’information alternative permet de briser le cercle vicieux de la
désinformation dont il est victime et de révéler au monde les véritables
enjeux des uns et des autres. La force de la vérité finira par percer
l'opacité du mensonge.

Oscar Fortin Québec, le 15 avril 2011
http://humanisme.blogspot.com

Des articles à lire sur le même sujet:  
http://www.legrandsoir.info/L-invasion-de-la-Baie-des-Cochons-a-Cuba.html
http://www.michelcollon.info/Fidel-Castro-un-geant-du-vingtieme.html?lang=fr


Dimanche 17 Avril 2011
http://www.alterinfo.net/CUBA-COMBAT-A-FINIR-ENTRE-DAVID-ET-GOLIATH_a57644.html


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