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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 02:56

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Depuis les événements du 11 septembre 2001, une brusque accélération de l’histoire se fait sentir comme si un compte à rebours avait été lancé. Les désordres et les troubles politiques, financiers et géopolitiques qui secouent les Etats sont annonciateurs de profondes mutations et du passage vers un autre monde.

Contrairement au monde biologique, ces changements-là ne sont nullement le fruit “du hasard et de la nécessité”. Ils résultent au contraire d’une stratégie mûrement réfléchie. Selon le principe Ordo ab chaos (l’ordre après le chaos), il s’avère en effet nécessaire d’amplifier les oppositions en particulier entre un Occident “civilisé” et un Orient “compliqué” afin d’aboutir à une nouvelle étape, celle d’un Nouvel Ordre Mondial illuminant l’humanité. L’opposition et la confrontations de ces deux mondes reposent sur le principe de la division, marchepied nécessaire pour atteindre une Cité terrestre unie. La vigueur, avec laquelle sont menés ces objectifs depuis plusieurs générations, conduit à des esprits de plus en plus déstructurés. L’individualisme forcené constitue une source d’insatisfaction permanente et un aiguillon permettant d’influencer encore plus habilement les hommes et leurs conduites. Il est en effet plus facile d’orienter les masses vers de nouveaux “jardins d’Eden” si elles ont été, préalablement, déboussolées et angoissées (maux typiques de nos sociétés).

Une série télévisée britannique des années 1960 a admirablement abordé le thème de la cité mondiale et du travail de sape cherchant à conditionner ses habitants. Il s’agit de Prisonnier, série réalisée et interprétée par Patrick Mcgoohan. Le héros, ancien agent des services secrets anglais en désaccord avec sa hiérarchie, est neutralisé par un gaz narcotique et mis l’écart dans un Village, Village apparemment idyllique… Cependant, les activités des villageois sont continuellement observées par des caméras de surveillance ou des ordinateurs. Tous ces habitants semblent heureux, mais c’est un bonheur lisse, aseptisé, hygiènisé. Obéissant aux règles du Village, ils sont libres à condition d’aller dans la direction indiquée par leurs dirigeants. En entretenant des diversités culturelles, linguistiques ou raciales, ces derniers donnent l’illusion à chaque habitant d’être unique donc libre alors qu’en réalité, il répond à un format intellectuel préétabli assurant la tranquillité du Système. Participant aux différentes activités, les villageois portent tous un numéro (aujourd’hui, on dirait une puce) et passent sous les fourches caudines du conformisme. Agités, manipulés, conditionnés, ces individus sont invités à participer au jeu politique dans l’épisode Free for all sous les flonflons, les rires, les paillettes et les pancartes affichant le nom de l’idole. Mais l’élu issu du vote des villageois reste le produit du Système et rien ne change en réalité. Dans The general, les autorités du Village veulent faire passer des informations aux habitants grâce à un “sublimateur” (écran de télévision) au pouvoir hypnotique. Par ce moyen, des informations sélectionnées conditionnent l’esprit des villageois qui deviennent plus malléables.

La version original de cette œuvre en 17 épisodes est encore plus riche d’informations que dans la version française. En effet, dans Arrival, Patrick Mcgoohan devenu le numéro six débarque dans le Village curieusement cosmopolite. Le chauffeur de taxi qu’il interpelle est asiatique mais s’adresse à lui… en français pour lui expliquer que le Village est un véritable creuset de cultures où toutes les langues se mêlent. Au cours de certains épisodes, on entend même des langues qu’on ne peut identifier (l’espéranto peut-être ?). Le numéro six refuse cette chape de plomb spirituelle, philosophique et politique. Il cherche à savoir qui gouverne ce village : les vrais chefs sont-ils les dirigeants officiels ? L’opposition est-elle une réelle alternative politique l’instrument permettant de canaliser la masse des mécontents vers de faux enjeux ? Les attributs visibles du pouvoir sont aux mains du numéro deux. Il supervise apparemment le Village. Mais en réalité, ce chef (tout puissant ?), qui change à presque chaque épisode, est un enfant devant son supérieur, le Numéro 1, dont on ne connaît ni le nom ni le visage (sauf au dernier épisode) et qui ordonne, façonne et conduit, à l’instar de nos élites mondialistes, pareil à un supérieur inconnu.

Dans Le carillon de Big Ben (The chimes of Big Ben), numéro six voulant fuir ce monde trop parfait pour être humain s’adjoint l’aide du numéro huit. Celui-ci prétend aider le héros, mais en réalité il le trompe au cours de l’évasion pour le ramener au Village. Le nom du numéro huit n’est peut-être pas anodin puisqu’il s’agit de Nadia Rakovski. Connaissant le devant et les coulisses de la scène, ce personnage de fiction ressemble à s’y méprendre à Christian Gregorievitch Rakovski, quand à lui bien réel. En effet, ambassadeur politique à Paris dans l’entre-deux-guerre, C. G. Rakovski fut victime des purges staliniennes (fusillé le 11 septembre 1941). Au cous d’interrogatoires, il tint des propos révélateur sur les ambitions poursuivies par les tenants d’une gouvernance mondial.

L’ambition de Patrick Mcgoohan était de faire prendre conscience de l’émergence d’une philosophie mondialiste à travers une fiction télévisuelle. Notre propos se veut plus scientifique. Nous souhaitons convaincre le lecteur, sur la base de faits objectifs, qu’une véritable stratégie mondialiste se dessine. Rassemblant des articles, des cartes et des tableaux publiés dans différentes revues ou sites internet, cet ouvrage traite de sujets aussi variés que la régionalisation, l’aménagement du territoire, les revendications ethno-régionalistes, le code civil européen, le grand Moyen-Orient ou encore le partenariat transatlantique. Cependant, un lien unit ces différents sujets car ils s’agencent tous pour permettre la naissance d’une gouvernance globale. Au fur et à mesure que s’élève la tour babélienne mondiale, les acteurs transnationaux voient leurs rôles s’amplifier. Au rythme où vont les choses, le temps qui nous sépare de ce basculement n’est peut-être pas si lointain. Le président Bush senior prophétisait déjà le 11 septembre 1990 l’arrivée de ce Nouvel Ordre Mondial.

Pierre Hillard

Extrait de La décomposition des nations européenne – De l’union euro-atlantique à l’Etat mondial.

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