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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 00:34

http://static.mediapart.fr/files/imagecache/500_pixels/media_77342/Revenu_de_base.jpg

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Ce vendredi à 20h (heure France), commence la première session. Les démosophes se réunissent sur Facebook pour débattre de « l’allocation universelle ». Il est conseillé de s’enregistrer dans le groupe au plus tôt car nous ne pourrons pas faire entrer de nouveaux membres durant la session : http://www.facebook.com/home.php?sk=group_113765625370360&ap=1#!/home.php?sk=group_101782059908225&notif_t=group_activity

 

Ci-dessous, le texte qui apparaitra en référence comme base de discussion.

 

LE REVENU-BASE

 

Parfois dénommé « revenu citoyen vital » ou «encore « allocation universelle », l’idée est que les périodes industrielles précédentes et les avancées réelles de la technologie ont permis à la machine de remplacer la main d’œuvre. Cela signifie qu’avec moins d’hommes on produit plus.

 

Imaginons donc un boulanger qui produit 1000 baguettes de pain avec 4 employés, puis achète une machine qui produit 5000 baguettes avec seulement 1 employé  (la proportion est en réalité très supérieure, voir la banque, les aciers, le bois, etc.).

 

A partir de là, il existe 2 modes de calcul : la production étant quintuplée, le chiffre d’affaires presqu’autant, (malgré la compétition commerciale), il est évident qu’on pourrait maintenir les 4 employés en réduisant leur temps de travail pour que le total de leur activité corresponde à celle d’un seul, et en maintenant leur salaire intégralement. Chaque employé ne travaillant plus qu’un jour sur quatre, ou chacun ne travaillant plus que le quart des heures habituelles. Dans un tel cas, le temps non travaillé mais tout de même payé correspondrait plus ou moins au concept de « revenu-base ».  Bien sûr, ce n’est pas applicable directement parce que toutes les professions n’évoluent pas de la même façon, parce que des inventions majeures ont vu le jour dans certains domaines et pas dans d’autres, etc. C’est là que le concept « d’état » peut jouer un rôle positif en répercutant sur l’ensemble d’une population les avancées technologiques dans un domaine ou un autre, par exemple en jouant sur les diminutions de charges sociales.

 

Un autre mode de calcul, qu’on appellera égoïste par rapport à l’altruisme du précédent, consistera à dire : puisqu’il ne faut plus qu’un seul employé, je vire les trois autres, et ainsi tout l’excès de bénéfice grâce à la production me rentre dans la poche, mais de plus, je m’empoche aussi le salaire des trois employés virés.  C’est ce qui s’est passé, non parce que le chef d’entreprise raisonne automatiquement « égoïste », mais parce qu’on lui a fait croire que le seul but de l’humain dans la société était de s’enrichir coûte que coûte, que c’était la seule finalité de n’importe quelle entreprise. Et les banques jouent un rôle prépondérant dans ce conditionnement, aidées en cela par l’état qui promulgue les lois dans ce sens, gère la formation des chefs d’entreprise aussi dans ce sens, et intervient économiquement pour tirer parti au maximum de cette situation pour son compte personnel, en AUGMENTANT les charges sociales sur ceux qui continuent à travailler !!!

 

Le conditionnement à ce mode de fonctionnement est si fort que même maintenant, je sens que certains ne sont pas encore convaincus, alors :

-           Si l’on reprend la logique de base : le progrès permettant que la machine remplace l’homme, on arrive à la conclusion suivante : il faut donc que les employés soient nombreux à travailler beaucoup pour produire peu, pour que l’ensemble de la société se porte bien !?!

 

-           Autre logique qui semble avoir échappé à tous ces « fameux spécialistes en économie » qui ne cessent de présenter des théories magnifiques : Créons un monde imaginaire où les seuls biens nécessaires seraient le pain et les meubles. Une partie des hommes travaillent à produire le pain, tandis que l’autre produit les meubles. Tout va bien, la production/consommation est équilibrée, chaque ouvrier peut avec son salaire acheter du pain ou des meubles.  Puis on invente une machine qui remplace tous les hommes et qui produit encore plus de pain, et idem pour les meubles. Formidable ! Il n’y a plus besoin de travailler ! Mais sans salaire, plus personne ne peut plus acheter ni pain ni meubles ! Ce que nos fameux économistes ont oublié, c’est cela : celui qui produit est aussi celui qui consomme. La machine peut produire, mais ne peut acheter les produits !

 

Bien entendu il ne s’agit là que d’une métaphore, mais traduit au niveau national d’un pays, c’est ce qui se passe : les machines ont été financées par les banques, les premiers temps, les industriels n’y voyaient que des avantages, sans se rendre compte qu’il se passait la même chose dans d’autres secteurs, et que peu à peu la consommation baissait. Au début, les politiciens qu’on appelle « l’état » se gavaient en augmentant les charges sociales et fiscales que les particuliers et petites entreprises pouvaient encore payer, puis ce sont les banques qui ramassaient à tour de bras les intérêts sur les prêts consentis à ces particuliers et petites entreprises, et ensuite sur les grosses entreprises car elles étaient les réels propriétaires de ces machines. Tout cela sur une cinquantaine d’années, très progressivement, en engraissant confortablement les politiciens qui votaient les lois favorisant ce processus, et en établissant peu à peu un monopole sur tous les biens de consommation obligée (énergie et alimentation essentiellement).

 

Le revenu-base, c’est donc la distribution des bénéfices de la technologie à l’ensemble de la population, soit sous forme de temps (salaire payé intégralement pour seulement quelques heures par semaine), soit sous forme d’allocation universelle : le versement à chaque individu de la société d’une somme mensuelle suffisante à une vie modeste, sans la moindre compensation nécessaire. Il est évident qu’à ce point de notre société, il est trop tard pour la première formule (qui aurait dû être mise en place progressivement depuis plus de cinquante ans), il ne reste donc que le revenu-base universel, somme suffisante pour vivre versée automatiquement à chaque individu. Si l’individu travaille, les produits de son travail s’ajoutent à ce revenu qu’on ne peut perdre que dans certains cas :

 

somme mensuelle suffisante: À DÉFINIR (viabilité économique, impact social, conséquences CMT, etc.)

 

chaque individu: À DÉFINIR (nationalité, âge, impact international, conséquences CMT, etc.)

 

perdre que dans certains cas: À DÉFINIR

 

Eric Libre Pensador a publié dans La démosophie.

 

 

 

 

Voir aussi :

 

2012 : D. De Villepin, l'humanisme gaullien - N. Hulot, l'humanisme vert

 

(le revenu citoyen de D de Villepin, par eva R-sistons)

 

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