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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 02:41

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Ces sujets sont essentiels pour un peuple, mais sont souvent expliqués en termes d'économie, et par des politiciens, ce qui les rend abscons.

 

Voici une simplification, exagérée peut être...mais pas tant !

 

La nationalisation désigne une activité économique qui appartient à l'ensemble du peuple. Par exemple, dans le cas de la poste ou de l'énergie électrique, l'appartenance au peuple fait que ces entreprises n'ont pas pour but premier de réaliser des bénéfices (ceux-ci sont utiles pour le développement, la recherche, la modernisation, mais, en cas de crise économique par exemple, on peut les réduire afin de ne pas augmenter les difficultés de la population).

 

Ces mêmes activités, lorsqu'elles sont privatisées, n'ont plus pour seul but que de fournir des bénéfices aux actionnaires capitalistes. La part consacrée à la modernisation ou à la recherche est restreinte en permanence (et seulement dictée par la concurrence) puisqu'AVANT TOUT il faut fournir des bénéfices qui rentreront bien concrètement dans la poche des actionnaires. C'est la raison pour laquelle LA QUALITÉ baisse immédiatement dès lors qu'une grande entreprise est gérée par le privé (c'est particulièrement notable en ce qui concerne par exemple la qualité des eaux dans les villes, mais c’est aussi notable en ce qui concerne les normes de sécurité des centrales nucléaires …).

 

Par ailleurs, lorsqu'une grande entreprise vitale (énergie, communication, eaux, etc.) est contrôlée par des actionnaires privés, ceux-ci deviennent des dirigeants à l'intérieur du pays car ils peuvent influencer l'ensemble de la population politiquement (médias) ou économiquement (gaz, électricité, essence, etc.) comme ils le souhaitent. Pour cela, hypocritement les politiciens parlent de « liberté du marché » quand en réalité il s’agit d’un « monopole du marché » puisque ce sont les mêmes actionnaires qui possèdent toutes les entreprises d’un secteur « libéré », favorisés par des « normes » que mettent en place leurs politiciens pour leur garantir ce monopole. Un consensus est ensuite organisé pour que toutes ces entreprises suivent les mêmes tarifs tout en paraissant se faire la compétition (les compagnies de téléphone mobile en sont un parfait exemple).

 

           C'est exactement le plan des dirigeants du « Nouvel Ordre Mondial » en train de se dérouler actuellement: utilisant "l'Europe" et le système bancaire, ils amènent le gouvernement d'un pays à ne plus pouvoir assumer ses dettes et à ne plus pouvoir entretenir les salaires de la machine d'état. Arrivé à ce point, le pays n'a plus d'autre recours que de demander un prêt; et c'est là qu'interviennent la Banque Centrale ou le FMI en conditionnant le prêt à des "mesures de restriction" qui comportent toujours la privatisation des biens qui les intéressent (Grèce, Irlande, Portugal, etc.). Dans d'autres pays, lorsqu'ils bénéficient d'une complicité complète du gouvernement, ils commencent à acquérir ces grandes entreprises alors même que le pays dispose encore de ressources, cela a l'avantage de commencer à engendrer des bénéfices en augmentant tous les tarifs des produits vitaux et par là même d'augmenter la "crise" qui conduira le pays à devoir demander un nouveau prêt (France, Italie, Espagne, etc.) .

 

Personne ne se pose la question de savoir s'il est normal qu'une entreprise d'électricité réalise en un seul semestre plus de bénéfices que la dette entière d'un pays

 

Personne non plus se pose la question de savoir si l’argent avec lequel ils « payent » existe réellement.

 

 

L’aspect négatif de la nationalisation, c’est bien évidemment ce que l’on a vu au cours des soixante dernières années : le but n’étant pas de faire des bénéfices, l’entreprise devient une gabegie administrative qui parvient même à perdre de l’argent ! C’est l’effet résultant du népotisme et de la corruption. En effet, ces entreprises étant nationalisées sont contrôlées par les politiciens qui y placent ceux de leurs amis en fonction des arrangements obtenus en échange. Car si ces entreprises ne recherchent pas le bénéfice, rien n’interdit à celles qui traitent avec elles d’en faire. Et c’est là qu’est le truc : on place un ami à la tête de l’entreprise en lui recommandant d’acheter tel produit à telle compagnie, et c’est ainsi que la corruption s’installe rapidement au niveau de toutes les activités des entreprises nationalisées, favorisée par tous les ratés de la politique ou des bonnes familles qu’on recase dans ces compagnies où ils seront rentables, sans parler de la multitude de faux emplois !

 

J’ai un excellent ami qui vendait du matériel industriel de cuisine qui m’a invité à assister à l’une de ses ventes. Il commença par m’expliquer que pour pouvoir vendre, il fallait être « référencé », cela signifie avoir sa carte du parti et avoir « rendu des services » à quelqu’un. Lorsque le matériel fut déterminé (l’acheteur ne voulant que ce qu’il y a de mieux puisque c’est le contribuable qui paye), un prix « catalogue » fut établi. L’acheteur conclut en disant qu’il laissait le soin à mon ami « d’étudier les meilleures conditions possibles ». Une fois rentrés, je lui demandais quelle ristourne il allait donc appliquer sur ce tarif.

 

J’étais complètement à côté de la plaque !

 

« Etudier les meilleures conditions possibles » consistait à AUGMENTER au maximum la facture jusqu’à la doubler par toutes sortes d’artifices, pour ensuite reverser en espèces une part du surplus. Parfois, il s’agissait d’offrir des cadeaux qui étaient alors adroitement mentionnés lors de la négociation, et le plus souvent les gros contrats se réalisaient à l’étranger. Mon ami offrait alors des « journées d’étude » qu’un bon prétexte obligeait au déplacement dans lequel tout était inclus, y compris champagne et filles. Or si à son petit niveau de vendeur de matériel de cantine, cela se passait ainsi, je laisse au lecteur le soin d’imaginer comment se traitent les « gros » marchés !

 

C’est ainsi que la plupart des entreprises nationalisées sont pillées de l’intérieur par les politiciens.

 

La privatisation, on l’a vu, c’est encore pire, mais surtout il s’ajoute l’aspect fiscal : en effet, ces gros actionnaires sont très rarement des personnes physiques, mais le plus souvent des sociétés qui ont toutes leur siège dans des paradis fiscaux, et compte tenu de l’énormité des sommes en jeu, la plus grande préoccupation de l’entreprise devient alors la dissimulation de bénéfices. Ainsi les bénéfices officiellement annoncés ne représentent qu’une petite part de la réalité, et ces entreprises parviennent très « légalement » à ne payer que des impôts ridicules, préjudiciant encore le petit contribuable, tandis que les paradis fiscaux continuent de grossir !

 

Enfin, et c’est le pire, les plans des dirigeants du « Nouvel Ordre Mondial » prévoient avec l’effondrement des économies européennes la privatisation des secteurs publics ! D’abord la santé car c’est une source de revenus fantastique, mais aussi la gendarmerie et la police ! Ces gens seront alors les maîtres absolus du pays ! Aussi incroyable que cela paraisse, c’est déjà en prévision pour les prochaines années !

 

Et pour se rendre compte de ce que seraient nos factures (électricité, gaz, téléphone etc.) dans un système « normal » comme expliqué dans le livre ; prenons un exemple évident pour tout le monde : l’essence.

Le prix de l’essence au Venezuela (complètement nationalisé) est offert au consommateur à environ 2 centimes le litre, et la compagnie fait des bénéfices avec ce tarif ! Je ne sais combien vous payez dans votre pays, mais ce dont je suis sûr, c’est que la différence est « anormale ».

 

 

Nationalisations et privatisations

 

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