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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 00:25

Divorce entre VGE et le cartel bancaire ?

Il y a 48 heures, l’agence d’évaluation financière Standard & Poor’s a placé sous surveillance la note qu’elle accorde à la dette de l’Union européenne, à “AAA” depuis 1976, la meilleure possible, expliquant que le financement de l’Union allait subir les conséquences de la crise de la dette publique en zone euro. De plus, S&P a annoncé qu’elle envisageait d’abaisser la note de plusieurs banques de la zone euro, comme les françaises BNP Paribas, la Société générale, le Crédit agricole ou des allemandes. S&P envisage en outre d’abaisser la note de la dette de Paris et de l’Ile-de-France. Cette décision est intervenue à la veille d’un sommet européen à Bruxelles pour tenter de résoudre la crise de la zone euro.

C’est dans ce contexte qu’est arrivé l’Américain, le représentant de commerce des parrains oligarques de Wall Street. Il s’agit bien sûr de Tim Geithner. Dans son numéro 240, LIESI fait état de son précédent passage…

Timothy F. Geithner, Secrétaire américain au Trésor : « Si rien n’est fait rapidement, l’Europe sera confrontée à des défauts de paiement en cascade, des paniques bancaires avec des risques catastrophiques ».

Nous terminons volontairement ces quelques citations très éclairantes avec Timothy F. Geithner.

Lors de la dernière réunion du Conseil informel des affaires économiques et financières de l’Eurogroup (ECOFIN) à Wroclaw, en Pologne, les ministres des Finances furent surpris par la réaction de Timothy F. Geithner. Au cours de cette réunion, organisée sur le thème de la montée de la crise de l’endettement européen, le Secrétaire américain au Trésor s’est emporté et a réprimandé les Européens de ne pas fournir de nouveaux renflouements à la Grèce. Face à cette attitude, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a rappelé que la situation économique et financière de nombreux pays, dont celle des Etats-Unis, était bien plus critique que celle des 17 pays de l’Eurozone. Aussi a-t-il demandé si telle était la position du président Obama à l’égard de l’Europe. Timothy F. Geithner a alors surpris l’auditoire en affirmant, sous la colère : « Obama n’est pas le responsable, c’est moi ». Cela explique sans doute sa présence en Pologne puisqu’il n’y était pas invité. Il a donc été imposé !

Cette déclaration choquante de Timothy F. Geithner, affirmant qu’Obama ne dirigeait pas le pays, vient après d’autres allégations selon lesquelles Geithner aurait délibérément ignoré l’ordre reçu d’Obama de préparer un plan pour réduire progressivement la taille de Citigroup Inc. (naguère la plus grande banque au monde), dans le but de sauver l’économie américaine. Selon The San Francisco Chronicle, en 2009, Timothy F. Geithner a ignoré l’ordre du Président Obama de dissoudre Citigroup, basé à New York, plusieurs mois après que la banque ait reçu un renflouement de plusieurs milliards de dollars d’argent des contribuables. Timothy F. Geithner est manifestement protégé par l’establishment de Wall Street, qui pilote les dégradations des notes des dettes des pays européens, ainsi que celles de leurs banques ! Récemment, on a appris du New York Times Magazine que Geithner avait constitué une troïka composée du directeur du Conseil National Economique de la Maison Blanche, Larry Summers, et du responsable des opérations bancaires de Goldman Sachs, pour détourner de très grosses sommes d’argent du système économique. C’est en partie à cause de l’attitude de cette troïka que des dizaines de millions d’Américains furent privés de leurs maisons, que d’autres dizaines ont perdu leur travail, et que le niveau de pauvreté est monté à un niveau que l’on n’avait pas vu depuis les jours de la Grande Dépression des années trente.

L’aigle visite ses victimes…

Timothy F. Geithner est arrivé le 6 décembre 2011 en Europe pour une visite de trois jours. Il devait se rendre en Allemagne, en France et en Italie. Lors de son arrêt à Berlin, il a dit : «Je suis ici pour souligner à quel point il est important pour l’économie américaine et l’économie mondiale que l’Allemagne et la France réussissent à construire une Europe plus forte». Mensonge ! On sait que la faction représentée par ce personnage vise l’effondrement de l’Europe de l’Ouest. Le même agent de Wall Street a affirmé que ses amis allaient «continuer à soutenir un rôle constructif» du FMI dans la gestion de la crise.

Timothy F. Geithner a aussi appelé à «des réformes pour créer l’architecture de l’union budgétaire pour rendre l’union monétaire plus viable à long terme»«La Banque centrale européenne joue un rôle central dans cette crise. Elle va à l’évidence continuer à le faire», a déclaré le secrétaire américain au Trésor, qui a rencontré le président de la BCE, Mario Draghi… une vieille connaissance.

 

Coup de gueule et mea culpa de VGE

Récemment, nous avons évoqué le rôle néfaste de VGE en qualité d’architecte du système mafieux qui est en train de couler les Etats européens, l’un après l’autre.

Est-ce la lecture de l’ouvrage de Pascal Roussel Divina Insida qui l’a incité à réagir ? Nous l’ignorons. Mais le fait est que VGE est en train de mordre la main qui l’a longtemps tenu. Non seulement il s’en prend au Nouvel Ordre Mondial, mais surtout à sa partie américaine. Citons Le Monde :

« L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing juge inopportune la visite en Europe du secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, qui revient selon lui à faire de l’Europe une victime offerte à tous les sacrificateurs mondiaux.  La visite de Geithner est tout à fait inopportune et il n’a pas à se mêler des affaires de l’Europe. Les Français ne vont pas assister à la réunion de la Réserve fédérale, qu’est-ce que c’est que cette histoire ?, a dit Valéry Giscard d’Estaing à ReutersL’Europe est devenue une espèce de victime offerte à tous les sacrificateurs mondiaux, c’est insupportable, a-t-il ajouté.


L’ancien président français (1974-1981) s’élève aussi contre la spéculation venue des Etats-Unis, alors que l’agence de notation américaine Standard & Poor’s vient de mettre sous surveillance la note de la France et de quatorze autres pays de la zone euro. Cette spéculation n’est pas faite par les Européens, mais par les Américains, qui non seulement spéculent mais font le jeu des agences de notation, c’est insupportable, a considéré l’ancien président de la République ».

Voilà enfin une bonne nouvelle. Les propos exprimés par l’ancien président de la République VGE sont d’autant plus intéressants qu’il témoigne avoir bien compris le rôle OCCULTE que les stars de la Haute Finance entretiennent avec Mammon. Pour employer des termes aussi forts que : L’Europe est devenue une espèce de victime offerte à tous les sacrificateurs mondiaux, il faut avoir compris bien des choses que nos contemporains sont tellement loin d’imaginer.

 
137 Comments

Publié par le 10 décembre 2011 dans Non classé

 

 

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Ra&ppel du post :

Des hommes sont à l’origine du RACKET actuel qui se traduit par chômage de masse et misère

07 déc

BNP Paribas : le conseil d’administration vient de nommer président d’honneur Michel Pébereau, qui a quitté le même jour la présidence de la banque française, et désigné deux nouveaux DG délégués.

Qui mettra un jour les projecteurs sur ce personnage qui est aujourd’hui l’un des responsables patents de la crise actuelle?

Pourquoi l’Etat a-t-il abandonné en 1973, la possibilité de financer lui-même son déficit au profit d’établissements privés sous contrôle du CARTEL BANCAIRE ?

Battre la monnaie est un droit régalien, souverain, élémentaire. L’hypocrisie et l’absurdité du système actuel réside dans le fait que l’Etat possède la Banque de France mais n’utilise pas le pouvoir d’émission pour ses besoins –sous prétexte de risque inflationniste. Il préfère emprunter au secteur financier privé, qui lui aussi peut créer de la  monnaie, générant aussi de l’inflation. La différence se trouve dans  les intérêts payés à ces créanciers privés !


- La réponse de Valéry Giscard d’Estaing, ministre de l’Economie et des Finances en 1973, sur son blog est intéressante : on y apprend qu’il a réalisé « une réforme moderne », qu’ « il s’agissait à l’époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, qu’il soit émis par une entité privée ou publique ». Il affirme qu’il est préférable de remplacer « une simple émission monétaire » (emprunter à sa propre banque centrale) par « un endettement visible et structuré » (auprès d’établissements privés). Sans quoi ce serait laisser la porte ouverte à « l’inflation des années 50 » !


- Georges Pompidou, président de la République au moment des faits, fut dans les années 50 et au début des années 60 (sauf interruption du 1er juin 1958 au 7 janvier 1959), directeur général de la banque M.M. Rothschild Frères (1956-1962) et administrateur des nombreuses sociétés du groupe Rothschild (Société anonyme de gérance et d’armement, 1954-1962 ; Compagnie du chemin de fer du Nord, 1955-1962 ; Société Rateau, 1957-1962 ; Compagnie franco-africaine de recherches pétrolières françaises). Il fut aussi président de la Société d’investissement du Nord et vice-président de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, de 1959 à 1962.

- Michel Pébereau était en 1973 le conseiller technique du ministre Giscard. Il participa à la privatisation du CCF et de la BNP, qu’il présida toutes les deux, ainsi qu’à la création de BNP Paribas. Il fait parti d’un certain nombre de conseils d’administrations (Total, Lafarge, Compagnie de Saint-Gobin, Laboratoires Pierre Fabre), du conseil de surveillance d’Axa. Il représente l’Etat à EADS. Il est président des deux cercles de réflexions (think tank): l’Institut de l’Entreprise et de l’Institut Aspen France. Il est aussi membre du club Le siècle. Son frère Georges fût impliqué dans « l’affaire de la Société Générale » (fin des années 80) dans laquelle un autre Georges, Soros de son état, fut condamné à payer 2,2 millions d’euros pour délit d’initié. En 2005, Michel Pébereau a présidé une commission sur la dette publique… (Source)

Comme tout devient clair… pour éclairer la situation actuelle.

Ah ! Si les intérêts de la dette n’existaient pas ! Heureusement que les banquiers internationaux, pardon les MARCHES, ont des complices un peu partout pour faire avancer leur beau projet de Nouvel Ordre Mondial… Car vous savez bien que nous irons vers ce NOM (…de la Bête) et que personne ne pourra s’y opposer. Cela vous rappelle-t-il quelqu’un ? 

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http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/12/10/union-europeenne-et-comedie-delocalisations-i.html

Union Européenne et comédie : délocalisations (I)

Le 10 décembre, évoquant l'accord conclu à Bruxelles, un article de Patrick Martin-Genier dans Fenêtre sur l'Europe interroge « Réforme des traités : Les marchés vont-ils se calmer ? Rien n’est moins sûr... ». L'article évoque entre autres « La pression des agences de notation ». Mais qui a confié aux « marchés », au capital privé et aux agences de notation privées leur rôle actuel, si ce n'est le monde politique lui-même par un processus qui se poursuit depuis trois décennies ? Et les « marchés » sont-ils autre chose que l'un des outils du grand capital ? Sur le même site, Clotilde de Gastines prévoit des « restructurations massives dans les fonctions publiques européennes ». Que restera-t-il, au sein de l'Union Européenne (UE), des services publics et des outils de souveraineté effective des Etats ? France Info commente « UE/Accord des 26 : vers "un vrai règlement de copropriété avec une discipline pour le respecter" (Michel Barnier) », et La Voix du Nord : « La zone euro va renflouer le FMI pour qu'il aide... la zone euro ». Dans un note intitulée « UE/GB: "Il ne s'agit pas de laisser la City sans régulation", assure Osborne», Les Echos se réfère au refus britannique de se joindre aux accords adoptés cette semaine, et fait état d'une déclaration du ministre britannique des Finances pour qui la City de Londres est un « très grand centre financier » sans comparaison possible avec les places financières du continent. La veille, La Tribune commentait « Europe : ce nouveau traité qui isole les Anglais ». Mais qui, sinon les « petits citoyens », paiera la facture de ce traité ? Et qui évoque dans la clarté le rôle destructeur permanent de la stratégie de privatisations et de délocalisations financières et industrielles ? Une politique planifiée par l'Union Européenne, et accélérée par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) que dirige actuellement un « socialiste » français. Taiwan Info rapportait récemment que l'UE représente « 31,5% des investissements étrangers dans l’île ». De même, d'après les données diffusées par le Centre d'Informations sur Internet de Chine, les « investissements » en provenance de l'Union Européenne dans ce pays se poursuivent. En clair, « côté européen », on délocalise jusqu'au dernier sou. Quelle comédie nous joue-t-on à Bruxelles ?

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/12/10/union-europeenne-et-comedie-delocalisations-i.html ]
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