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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 05:17
publié par roland (webmaster) le 16/04/2010 08H18  
 
Auteur : Olivier Bonnet - Source : Plume de Presse
 
 

ogmIl serait piquant que l’une des très rares avancées démocratiques consenties par le traité de Lisbonne se retourne contre les eurocrates pour imposer, enfin, la prise en compte de l’avis des peuples européens ! "Une nouvelle initiative permet à un million de citoyens européens de présenter officiellement des propositions de loi à la Commission européenne. Rassemblons un million de voix pour demander un moratoire sur les plantes OGM jusqu’à ce que la recherche soit menée à terme" : l’auteur de cet appel, Avaaz.org, réseau citoyen mondial, en est déjà presque à la moitié ! L’opération a-t-elle vraiment une chance d’aboutir ? Théoriquement oui, à en croire La croix précisant, le 31 mars dernier, la teneur de la proposition de règlement appelée à être votée cette année, qui concerne ce "droit d’initiative citoyenne" : "Le traité de Lisbonne indiquait déjà qu’il suffirait d’un million de citoyens, sur les 500 millions que compte l’UE, issus d’un «  nombre significatif d’États » pour presser la Commission d’agir. Restait à chiffrer ce que veut dire «  significatif  ». La proposition rendue publique hier détaille qu’il devra s’agir de citoyens émanant d’un tiers des États de l’UE, soit actuellement de neuf pays. (...) Toutes [les signatures] devront provenir de ressortissants de l’UE en âge de voter. Elles pourront être librement recueillies dans la rue, en ligne ou par courrier mais sécurisées." Evidemment, la proposition soutenue par les pétitionnaires ne sera pas automatiquement acceptée : "Une fois l’initiative enregistrée, déclarée recevable et les signatures vérifiées, la Commission aura quatre mois pour se prononcer sur le fond, en motivant sa réponse. Soit l’initiative sera rejetée ; soit elle commandera une étude pour «  approfondir la question » soulevée ; soit elle acceptera de légiférer. S’enclenchera alors la procédure législative européenne." Il nous surprendrait fort que Barroso, le patron de la Commission européenne si célèbre pour son amour des OGM, accepte le moratoire demandé. Mais utiliser le nouveau (futur) "droit d’initiative citoyenne" le placerait devant ses responsabilités et le forcerait à se dévoiler et montrer à quel point il méprise la démocratie. D’autant qu’un responsable de Greenpeace affirme, dans le même article de La Croix, avoir déjà recueilli le million de signatures contre les OGM !

monsantoCette défiance est amplement légitime : deux articles de l’excellent blog Les mots ont un sens détaillent les ravages observés en Inde et les pratiques du roi des semenciers, Monsanto. "Ces dernières semaines, 1500 fermiers se sont suicidés collectivement en Inde, dans la province de Chattisgarh. Un phénomène récurrent, puisque les chiffres officiels font état de 1000 suicides mensuels... depuis plus de quinze ans. En cause, l’endettement des paysans lié à l’achat de semences OGM miraculeuses... qui se révèlent catastrophiques", avertit le chapeau du premier, publié il y a un an. Plus récemment, en février 2010, LMSI annonce : Monsanto a falsifié ses données scientifiques, selon un ancien directeur. "Tiruvadi Jagadisan, 84 ans, (...) a travaillé pour Monsanto pendant près de deux décennies, dont huit ans comme directeur général des opérations en Inde. Le week-end dernier, l’homme a bruyamment rallié les anti-OGM, précisant que son ancienne maison mère avait soumis "des données scientifique falsifiées" aux organismes gouvernementaux pour obtenir les autorisations de commercialisation de ses produits sur le territoire indien, rapporte India Today. "Le Central Insecticide Board [organisme de sécurité sanitaire indien] était censé prendre ses décisions à partir de données spécifiques à l’Inde. Mais il s’est finalement contenté de données provenant de l’étranger, fournies par Monsanto. Ils n’ont même pas un tube à essai pour valider les données qui, parfois, ont été truquées" a déclaré l’ancien directeur (...) Invité à démentir l’information, un porte-parole de Monsanto a simplement répondu avoir "toute confiance dans la réglementation indienne, qui possède son système de contrôles et de mesures pour s’assurer de l’exactitude et de l’authenticité des données qui leur sont fournies". Ce qui n’est pas en soi un démenti, tout juste un passage de patate (OGM) chaude... La firme a en outre affirmé qu’"aucune plante biotech n’est autorisée sur le marché sans qu’elle subisse de sévères évaluations sur la sécurité des cultures". Très sévères en effet, puisqu’en général, les autorités se contentent de lire les conclusions des études des firmes semencières, sans même chercher à les vérifier."

barrosOGMPour en revenir à notre pétition, qu’Avaaz parvienne à atteindre le million de signatures aurait au moins pour avantage de rendre la position pro-OGM de Barroso politiquement intenable. Aussi nous invitons-vous à y apposer votre cyber paraphe, en suivant le lien ci-dessous. "La Commission Européenne vient d’autoriser la culture d’organismes génétiquement modifiés (OGM) pour la première fois depuis 12 ans, plaçant les profits du lobby OGM avant les préoccupations sanitaires des citoyens. Pourtant 60% des Européens estiment que nous avons besoin de plus d’informations avant de cultiver des plantes qui pourraient menacer notre santé et l’environnement", est-il précisé. Tentons de ne plus laisser faire. Et puiqu’ils n’entendent pas, crions-le plus fort : les OGM, on n’en veut pas !

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=12261

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