Sac Lafuma (44 €) de 13 kg à roulettes, comprenant 6 matières pour une journée, ayant rompu suite au sur-poids.

ACADEMIE DE GRENOBLE
Education Nationale
IA-IPR – Inspecteurs d’académie – Inspecteurs pédagogiques régionaux
Inspections académiques départementales
Cité administrative
Rue Joseph Chanrion
38032 GRENOBLE Cedex

Département de l’Isère, le 12 juin 2011

Objet : revendication de la libération des enfants

Mesdames, Messieurs les inspecteurs académiques,

Mesdames, Messieurs les proviseurs, directeurs et enseignants de toute catégorie,

Ma fille scolarisée en 4ème au collège de X dans le Nord-Isère se plaint de maux de dos et de migraines depuis qu’elle est rentrée dans le secondaire, cela fait 3 ans. De plus l’ambiance collective lui est de moins en moins supportable. Je ne vise pas un établissement en particulier. Je constate que ce phénomène est général et il y a des explications à tout cela.

Dernièrement, elle est rentrée des cours fatiguée et énervée parce que son sac avait cédé aux niveaux des fermetures-éclairs et d’une roulette. Pas étonnant lorsqu’on voit le volume de ce sac et son poids. Je l’ai fait peser au bureau de Poste le plus proche, soit 13 kg ! Vous ne pourriez vous-mêmes porter ce sac tous les jours sur le dos.

Je constate que les enfants subissent un asservissement collectif accru à un système défaillant, sans compter qu’ils travaillent de nombreuses heures dans l’unique objectif de pouvoir « gagner leur vie » plus tard – Depuis quand la vie se gagne ? La vie EST de toute éternité.

Un enfant éveillé de 10 ans vous demandera : « Pourquoi nous, on n’est pas payé quand on travaille à l’école ? ». Voilà le résultat de vos politiques éducatives.

Vous adultes, descendants de nombreuses générations, êtes les grandes victimes d’un formatage qui date depuis des millénaires et qui se renforce actuellement chez nos enfants. Ces pauvres petits «ânes» au dos bossu (scoliose) qui sont utilisés pour supporter la marchandise et qui devront suivre des séances d’ostéopathie et de kinésithérapie, afin de retrouver la décence de leur corps. Un cercle vicieux qui vide le porte-monnaie des parents et ruine dans tous les sens du terme la santé publique. « Travailler plus pour dépenser plus »… musique de basse fréquence, devenue une « routine » afin de vous aveugler davantage. Les petits comme les grands répondent à l’appel…

Les enfants se plaignent quotidiennement de l’école, parce qu’ils ne sont pas respectés et écoutés. Je n’investirai pas dans un autre sac onéreux pour terminer la fin de l’année. Les tissus LAFUMA étant de nature rigide n’ont pas fait le poids devant de telles exigences ! Nombreux parents sont consternés.

Pas question non plus de renforcer votre léthargie en achetant aux enfants du secondaire et du tertiaire une valise à roulette, sous prétexte que c’est moins fatiguant à porter. Quand vos enfants partent au collège ou au lycée, on dirait qu’ils partent en voyage pour une semaine !

Il semblerait que les enfants soient vos pantins et votre assurance vie. Sans eux, vous n’êtes plus rien. Vous les « bâtissez » pour leur avenir, d’après vous. Pourquoi focaliser sur un avenir fort incertain lorsque l’on sait que TOUT se vit au PRESENT. C’est la conscience du peuple qui bâtit votre société.

Malheureusement, tout votre système repose sur la peur et l’appréhension de l’avenir. Vous n’avez pas l’impression de manquer quelque chose ? Les enfants, comme vous, sont des êtres magnifiques... Ils ont des potentiels qui dépassent votre imagination. Pour la majorité d’entre eux, vous êtes considérés comme des inconscients et des fous. Dès la maternelle, leur refus catégorique de suivre les consignes « simples » et leurs pleures à répétition devraient vous interpeller.

Vous vous prenez pour des êtres supérieurs, pour des « maîtres », avec des titres pompeux que vous décrochez sur papier et parfois médaillés pour nombreux d’entre vous, alors que vous êtes tous au même niveau.

Vous cataloguez certains cas « d’hyper-actifs », « d’autistes » ou de « rêveurs », alors que vous ignorez tout de vous-même. Vous inventez des maladies pour vous plaindre après des dettes nationales.

Dès qu’un enfant ne rentre pas dans votre « moule », il doit consulter des spécialistes. Qui êtes-vous pour diriger la vie de ces enfants qui sont pleins de vie et ouverts d’esprit ? Rien. Vous n’avez aucun droit sur la vie des autres.

(..)

Lorsque nous parents avertis, nous voyons les programmes de l’année, des cartables pleins à craquer, nous sommes dépités. Les cours n’ont pas évolué depuis 35 ans. En Français, nos enfants lisent les mêmes romans et en Histoire, on vous raconte toujours les mêmes inepties. Vous focalisez leur attention sur un passé écrit et longuement détourné à des fins egotiques et possessives. Les enfants en ont RIEN A FAIRE de vos programmes, d’autant plus que ceux-là ne sont basés que sur des résultats. La course à la réussite, ce n’est pas ce qu’ils recherchent, même s’ils donnent dans un premier temps l’apparence trompeuse de vouloir « ressembler » à papa ! Ils déchantent rapidement.

D’autre part, nombreux enseignants, quelles que soient leurs matières, se révoltent aujourd’hui par des programmes éducatifs obsolètes et inadaptés (..)

Croyez-vous que la vie dépend d’un diplôme, d’une bonne note et d’un bon salaire pour ETRE ?

Qu’est-ce que cela représente pour vous ? La joie ou la prison journalière : métro-boulot-dodo confinée dans des « règles » de vie à suivre pour SURVIVRE, tel l’animal limité à ses instincts ? (..)

Vos beaux discours de citoyenneté et de prévention à l’école et dans les enseignements supérieurs, quels qu’ils soient, noient le poisson dans l’eau.

Les élèves réagissent par la violence et font des blocus à répétition dans les établissements. Ils défilent dans les rues pour revendiquer leur mal-être et sont parfois de plus en plus violents entre eux.

Ils viennent mettre fin à un formatage collectif. Il viennent mettre fin au Pouvoir qui a littéralement mis en esclavage cette humanité et sa conscience. Ils revendiquent leur libération. Seulement, étant donné que personne ne les comprend, ils adoptent un comportement agressif.

Ma fille de nature douce et réservée se retient en classe et explose une fois rentrée à la maison. Elle dit travailler pour faire « plaisir » aux professeurs et non pour elle ! Ses intérêts et passions sont portés ailleurs.

Nous sommes au bord d’une anarchie nationale, voir mondiale. Observez ce qui se passe. Tout ceci étant bien entendu orchestré depuis longtemps par vos gouvernements, de manière à officialiser un Nouvel Ordre Mondial (..)

Vous êtes dans le pétrin car Esclaves, vous l’êtes tant que vous cautionnerez vos politiques quelles qu’elles soient.

Savoir dire NON, c’est savoir se libérer au risque de tout perdre. Que voulez-vous ? Subir avec vos enfants et petits enfants ou vous libérer ? Il faut faire un choix et MAINTENANT.

Nos enfants ne sont pas des robots. Il suffirait que vos établissements scolaires soient dans un premier temps et à partir de la rentrée prochaine tous équipés d’ordinateurs (portables ou non) sans Wi-Fi (ondes de basse fréquence mutante et atrophiante pour l’ADN) et d’une protection d’écran pour ne pas abîmer leurs yeux.

Vos classes pourraient être équipées de casiers, tout près des bureaux, pour les autres affaires (quelques livres et notes écrites) afin que le dos des enfants ne subissent pas leurs poids. Ainsi, ils ne courraient pas après les classes à partir du secondaire. Ils auraient une place fixe à l’année. Ce qui signifierait que les effectifs seraient moins nombreux et les établissements moins grands.

Les après-midis seraient consacrés à des activités en plein air (nature et découvertes, sport, arts divers…) pour toute classes et sections confondues. C’est aux enfants de choisir ce dont ils ont envie de faire en collectivité. Ils peuvent largement apprendre et expérimenter tout en s’amusant.

Vous me direz : « le Gouvernement ne donne pas assez d’argent aux académies pour équiper tous les établissements ». Mais le souhaitent-ils vraiment ? L’argent du contribuable est dilapidé pour l’armement subtil (ondes destructrices et mutantes par satellites et la nanotechnologie pour les vaccinations), ce n’est pas nouveau. Croyez-vous encore naïvement, comme des moutons dociles, à des politiques protectionnistes et préventives ? Nos enfants, ils les enferment et les tuent à petit feu, à commencer par la nourriture.

D’autre part, un enfant qui travaille 7 heures par jour n’a nul besoin et l’envie de travailler à la maison le soir, surtout lorsqu’il rentre entre 17h00 et 18h00. Et vous, appréciez-vous de faire faire les « devoirs » à vos enfants, lorsque vous rentrez épuisés ou énervés de votre travail ? J’en doute. Il faut être honnête avec soi-même. Si ce n’est pas une mise en esclavage et de la spoliation, c’est quoi ?

L’enfant est regardé comme un adulte, il doit se plier selon votre système aux exigences des adultes qui sont eux-même inconscients de leur asservissement. Autrement dit, vous bafouez l’équilibre même de vos progénitures. Vous formatez vos enfants à votre image : des êtres déséquilibrés et irrespectueux envers toute vie. Des mentalités basées sur le contrôle, le profit et les projections de tout type sont vouées à l’auto-destruction.

En tant qu’enseignants et parents, vous les aidez à construire une  « personnalité » très jeunes, qui en réalité signifie leur dépendance au pouvoir, à l’argent, à la séduction et à la réussite. Vous nourrissez leur orgueil, la violence et la destruction. Et après vous parlerez de « lutter contre » tout cela, alors que vous êtes entièrement responsables. Vous luttez contre vous-mêmes.

La Vie n’est rien de tout cela. Jusqu’à 3 ans, l’enfant est vrai et spontané. Il est JOIE. Il se fiche de la personnalité. Il vous rappelle à chaque instant que vous êtes coupés du Tout. Il meurt à petit feu lorsqu’il rentre à l’école, parce que vous l’obligez à adhérer à vos croyances (par nature fausses). A 7 ans, l’enfant n’atteint pas l’âge de raison, mais plutôt l’âge de la « prison mentale ».

A quand la nouvelle « école » libérée ? A quand des horaires de travail allégées pour tous ? A quand l’épanouissement en collectivité par d’autres moyens que du bourrage de crâne ? La collectivité, oui, mais à différents niveaux car elle n’est pas indispensable dans l’évolution de chacun.

Vous pourriez, par exemple, dès septembre proposer à de nombreuses familles les cours à domicile assistés par ordinateur (sur réseau). Cela vous coûterait bien moins cher en matériels d’une part, et cela éviterait à de nombreux enfants de se lever trop tôt (à partir de 6h00). La fatigue accumulée pendant la semaine les rend nerveux. Le CNED propose cela mais à des prix abusés. Les après-midis pourraient également être consacrés à des activités de plein air, de nature et découvertes ou artistiques… telles pré-citées. Ces enfants rejoindraient ainsi leurs camarades.

L’école devrait être libre et gratuite pour tous. Il faut répondre aux besoins et aux envies réelles des enfants et non leur imposer un système bridé basé sur des formatages, pour soi-disant obtenir un métier. L’humain est de nature POLYVALENTE et le fait de le diriger très tôt vers un métier particulier l’enferme déjà entre quatre murs. Vous le limitez sans vous en rendre compte.

A 4 ans, des enfants savent déjà enregistrer des fichiers. A 6 ans, ils savent télécharger sur internet. Nos enfants maitrisent la technologie et sont de véritables artistes. Ne les sous-estimez pas. Ne leur manquez pas de respect pour autant en les accablant de travail, parce qu’ils ont des facilités. La violence physique et verbale diminuera lorsque l’équilibre de chacun sera respecté.

Enseignez des matières naturelles et instructives (..)

 

Note d'eva : J'ai coupé plusieurs passages de ce texte, pour moi complètement délirants. Cf le PS de Jo :

PS: Bien sur que pour certains, il se pourrait que les allusions « spirituelles » et « extra terrestre » dans ce texte ne passent pas, vous avez tout simplement à passer par dessus, et ne retenir que l’essentiel de ce message. Surtout ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. :)

J'ai donc publié l'essentiel du message, ce qui me convenait à moi journaliste. Le reste vous appartient... eva R-sistons


SOURCE

WOW! Méchant coup de gueule!!! Puissant ce texte! Il résonne en moi d’une manière tellement fort!!! ça me donne juste le gout de le relire encore, et de l’envoyer à toutes les écoles. Je suis totalement en accord avec tout ce qui est dit ici, à la virgule près. Je vous fais confiance pour le partager avec tout vos contacts. C’est l’heure du réveil, et ça doit commencer à la source, par l’éducation de nos enfants. C’est de là que nous vient tout ce formatage et ce massacre des consciences. L’école nous tue de l’intérieur, et fait de nous des machines à fric, qui ne sait faire que travailler et consommer.

Merci Leun!

Jo ^

http://www.mediapart.fr/files/u62300/Image_6.png

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Lettre du Lundi :

 

Quatre priorités pour 2012

Priorité N°1 : L' Ecole primaire


À moins d’un an de l’échéance, nous sommes déjà entrés dans la campagne présidentielle. D’entrée de jeu, situons-en cependant l’enjeu : cette élection ne changera pas le sort de la France. Après avoir analysé l’évolution de la société, de l’économie et du politique depuis plus de deux ans, nous sommes arrivés à la conclusion que la « société occidentale » est en fin de parcours, allant de « crise » en « crise » qui constituent autant d’étapes de sa désagrégation. Comme le souligne un de nos lecteurs commentant le billet No Future ?, « la machine ne me paraît plus sous contrôle ».
  
Nous n’allons donc certainement pas prétendre qu’en élisant Untel plutôt qu’Untel, le ciel s’éclaircira brusquement et que « tout deviendra possible », pour parodier et moquer le slogan de campagne 2007 de l’actuel locataire de l’Élysée.
  
Pour autant, quelques marges de manœuvre subsistent et ces marges, il faut s’efforcer de les exploiter au mieux. Nous pouvons, en mettant en œuvre d’autres options politiques, d’une part mieux « amortir » le choc de la dégringolade que ne le feront les Britanniques ou les Américains, d’autre part préparer les conditions d’un « après », même si cet « après » est à la fois hypothétique et probablement très lointain.
  
Pour atteindre ce double objectif, nous proposons de concentrer nos ressources, nos actions et nos efforts sur quelques priorités susceptibles de générer un véritable « effet de levier ». Dans un précédent billet (voir L’alpha et l’oméga), nous avions évoqué la nécessité de « sanctuariser » quelques domaines, afin de les mettre à l’abri des appétits des TGE (très grandes entreprises) et de préserver leur caractère essentiel : servir de manière égalitaire l’ensemble des citoyens. Nous y sommes. Il faut maintenant les nommer.
  
Dans ce billet et le ou les billets qui vont suivre, nous allons donc nous efforcer de définir des priorités. Elles seront en nombre limité : quatre seulement. Ce nombre est volontairement restreint, tout le contraire des programmes qui comptent des dizaines de propositions, catalogues à la Prévert où l’on s’efforce de n’oublier aucune « cible » dans son plan marketing électoral.
  
À titre de comparaison, à l’image de la politique d’indépendance nationale mise en œuvre il y a 50 ans par Charles de Gaulle (et enterrée par Nicolas Sarkozy avec le retour dans l’OTAN), notre intention est de définir des priorités qui d’une part servent l’intérêt de la France et de l’ensemble des Français, d’autre part sont ou seront susceptibles de faire l’objet d’un large consensus. Ce ne sont donc pas seulement les priorités d’une campagne ou d’un candidat mais bien des priorités de longue durée que nous essaierons de définir. Exit donc les multiples revendications catégorielles qui ne reflètent, le plus souvent, qu’une demande spécifique à un moment donné.
  
Dans cet exercice qui consiste à définir des priorités, vos réactions sont plus que bienvenues : les « points clés » que nous proposons vous semblent-ils pertinents ? Quelles sont vos suggestions ? Quelle est votre analyse de la situation ?
  
  
Priorité n° 1 : l’école primaire
  

Premier objectif que nous proposons : remonter le niveau culturel et éducatif, en commençant par la base, c’est-à-dire l’école primaire, la maîtrise de la langue écrite et des mathématiques « élémentaires ». L’expression peut sembler désuète, surannée mais, comme évoqué dans de précédents billets (voir La faillite programmée du système éducatif et À vendre : Éducation nationale, mauvais état, mais fort potentiel), le problème est réel : même l’UMP l’affirme (ce doit être la preuve que les ministres de l’Éducation issus de ses rangs sont des incapables !) : « 40 % des élèves sortent de l’école primaire avec des bases trop fragiles, 15 % sont illettrés et le resteront. »
  
Pourquoi ce choix comme priorité n° 1 ? Vouloir atteindre cet objectif, c’est bien sûr investir dans le futur en augmentant le niveau des connaissances des générations de demain mais c’est aussi renforcer la « cohésion sociale » et la place des « valeurs républicaines ».
  
En améliorant fortement et en homogénéisant le niveau d’éducation et de culture, on met en place les conditions d’une sortie « par le haut » des problèmes de ghettoïsation et de communautarisme. Pour s’y installer durablement, pas besoin d’aller bien loin : il suffit de continuer la politique de Nicolas Sarkozy et Luc Chatel, basée sur une restriction continue du nombre d’enseignants ainsi que sur une ségrégation sociale et financière qui ne dit pas son nom, le tout sous couvert d’une « diversité culturelle » qui ne sert qu’à brouiller les cartes.
  
En ce sens, le résultat de l’enquête menée début 2011 par le ministère de l’Éducation auprès de 800 000 élèves de CM2 est particulièrement éloquent : avec la pudeur qui sied à ce type d’analyses, on note que 26 % des élèves n’ont pas « les acquis suffisants » ou disposent « d’acquis encore fragiles » en français, la proportion montant à 30 % en mathématiques… Vouloir ensuite, au collège, empiler des « savoirs » littéraires ou scientifiques sur des fondations aussi branlantes, ne peut mener qu’à l’échec.
  
Afin d’éviter ce gâchis, il n’y a qu’une seule solution : « investir » massivement dans l’école primaire, et ce suivant deux axes :

en matériel et en moyens humains, tout d’abord. Pour de multiples raisons d’ordre sociologique que nous n’analyserons pas ici, l’époque où 35 élèves se tenaient à carreau devant un professeur respecté fait désormais partie des images d’Épinal et il serait illusoire de vouloir revenir à ce schéma. La solution, ce sont de petites classes – de très petites classes – afin que le professeur puisse consacrer beaucoup plus de temps à chaque élève et transmettre un maximum de « savoir » ;

● car c’est bien de « savoir » qu’il s’agit. Le rôle de l’école, c’est de fournir à l’élève un bagage de connaissances aussi complet que possible afin que celui-ci l’utilise ensuite au mieux dans sa vie d’adulte, en fonction des choix qu’il effectuera.

Il ne s’agit pas pour autant de revenir au tableau noir et à la craie comme unique moyen de transmission de ce savoir. Par exemple, au Danemark, la municipalité d’Odder a décidé d’équiper les 200 enseignants et 2 300 écoliers de sa commune (on peut apprécier le ratio !) de tablettes de type iPad, soulignant que ce type d’outils devrait « stimuler les garçons » qui constituent aujourd’hui « l’arrière-garde » du système éducatif, de l’école élémentaire à l’Université. Pourquoi pas ? Dans un monde où la gadgeterie électronique est omniprésente, vouloir en « préserver » l’école est illusoire : autant l’employer au mieux si elle permet d’atteindre l’objectif.
  
Les modalités peuvent donc être variées si l’objectif est clair et fait l’objet d’un large consensus. C’est d’un effort et d’un investissement de longue durée – on ne recrute pas de bons enseignants à l’issue d’entretiens-flash à l’ANPE, n’en déplaise à Luc Chatel – qu’il s’agit, forcément consenti au détriment d’autres volets de l’action de l’État : action sociale, armée, culture, emploi, justice, logement, police… verront les montants qui leur sont consacrés stagner, voire régresser, avec le risque de revendications catégorielles que cette diète forcée générera.
  
Mais, pour citer Pierre Mendès France, « Gouverner, c’est choisir, si difficiles que soient les choix ». Alors, avant d’examiner dans de prochains billets les trois priorités suivantes, nous faisons aujourd’hui de l’éducation des générations futures notre priorité n° 1.
  
  
Lundi
© La Lettre du Lundi 2011

http://lalettredulundi.fr/2011/06/12/quatre-priorites-pour-2012/