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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 23:04

ECOLOGIE : LA FIN DU MONDE EXPLIQUEE AUX POLITIQUES

Postée le 24/01/2012 à 03h09

Ecologie : la fin du monde expliquée aux politiques

 

«Un tableau apocalyptique» : voilà ce que nous offre le blogueur SuperNo à propos de sa vision de l'environnement. Grâce à la méthode des «pics» énergétiques qui déterminent la durée de vie des divers sources énergétiques (pétrole, électricité, gaz, ...), son constat accablant prévoit la pénurie de nombreuses ressources d'ici quelques décennies. Malheureusement, aucun politique en France ne semble prendre de telles problématiques au sérieux.


Je vous bassine depuis cinq ans avec le Peak Oil, qui devait entraîner à court ou à moyen terme la chute de l’économie mondiale et la fin de la doctrine croissanciste.

Mais à y regarder de plus près, ce n’est pas la seule pénurie qui nous guette. Conséquence directe de la croissance mondiale infernale, d’autres ressources vont rapidement venir à manquer. Oh, pas forcément en même temps. Mais en l’espace de deux ou trois décennies, nombre de ressources indispensables à la conservation de notre niveau de vie vont devenir plus rares, et ne pourront plus être exploitées en quantité suffisante.

Pour ceux qui auraient pris le train en marche, 2 notions de base, niveau maternelle-moyenne section. On remarquera au passage que 99.9 % de nos politiciens, dont certains ont pourtant fait toutes les études que l’on peut faire (Normale Sup, l’ENA, Polytechnique…) n’ont toujours pas compris ces notions.


1) Il n’y a pas de croissance infinie dans un monde fini.

(les seuls à penser le contraires sont les fous, les économistes, mais aussi les politiciens et les médias qui leur servent la soupe). En maths, une exponentielle monte jusqu’au ciel. Sur terre, il y a un plafond avant, sur lequel la croissance est déjà en train de se fracasser.

2) Toute consommation d’une ressource finie passe par un maximum, après lequel elle ne peut que décroître pour finalement tomber à 0.

(C’est un peu plus dur, mettons niveau CE2). Dans un ancien billet, je prenais l’exemple de quelqu’un qui fait pipi : la capacité de sa vessie étant finie, il pourra s’efforcer tant qu’il peut d’augmenter le débit, à un moment le jet se mettra à décroître avant de s’arrêter inexorablement. Le maximum du débit, c’est ce qu’on appelle le «Pic». xx

Le pic ne signifie évidemment pas la fin de la production. Simplement, les prix montent, et puisque toute la demande ne peut plus être honorée, toute croissance devient impossible.

Les estimations des pics ne sont certes pas précises à la minute. Et elles varient en fonction des sources. Là encore, la malhonnêteté, la corruption et la propagande jouent un grand rôle. Une grande compagnie pétrolière ne va évidemment pas avouer que son business va décliner et s’arrêter dans quelques années : pour protéger ses actionnaires, elle va surestimer ses réserves et soudoyer des experts véreux pour accréditer ses bobards.

Pour éviter ce piège, je me suis basé sur les travaux d’un groupe indépendant allemand, l’Energy Watch Group.

LES DIFFÉRENTS PICS (PEAKS)

Le Pic pétrolier (Peak Oil)

J’en ai déjà beaucoup parlé, alors je vais faire bref. Selon les spécialistes indépendants, le pic a déjà été atteint, et nous sommes dans la phase de plateau qui précède la chute. La production mondiale plafonne à 82 millions de barils par jour. On a commencé à taper dans les stocks pour faire descendre un prix qui a repris le chemin inexorable de la hausse. Le pétrole le plus facile à pomper l’a déjà été. En 2030, la production mondiale devrait avoir diminué de moitié…

En ce début d’année, on nous annonce que le record du prix de l’essence a été battu en France. Et ce n’est que le début…

Le pic gazier (Peak Gas)

Le gaz, auquel la pub de GDF-SUEZ accole systématiquement l’adjectif «naturel» pour lui donner une image dans l’air du temps, est, exactement comme le pétrole, une ressource fossile non renouvelable, qui a mis des millions d’années à se former, et que nous allons bouffer en l’espace de 200 ans.

La consommation mondiale de gaz a doublé depuis 30 ans, et la courbe reste résolument à la hausse. Les corrompus des pays producteurs (Russie, Qatar…) s’en mettent actuellement plein les fouilles, étalant leur richesse écœurante dans le monde entier.

Le gaz est notamment présenté comme la meilleure solution pour prendre la relève du nucléaire discrédité. C’est ce qui se passe par exemple au Japon, où la quasi-totalité des centrales nucléaire ont fermé depuis FuckUshima, et où le gaz importé a pris la relève.Aujourd’hui, les estimations de la date du Peak gas sont entre 2020 et 2030. Demain, donc.

Le pic de charbon (Peak Coal)

Là c’est la surprise. On croyait en avoir encore pour 100 ou 200 ans, mais selon l’Energy Watch Group, c’est vers 2025 que l’extraction de charbon atteindra son pic, 30 % au-dessus de la situation actuelle…


Le pic d’uranium (Peak Uranium)

Bien sûr, la « cata » de FuckUshima a provisoirement calmé les ardeurs atomiques. Mais ne vous y trompez pas : les affaires vont reprendre. Les centrales françaises ont été déclarées «sûres», malgré la démonstration de Greenpeace qu’un groupe de piétons même pas armé pouvait s’y introduire comme dans un moulin. Il est probable que toutes les autres affirmations soient tout aussi pipeautées, et qu’il faudra hélas attendre un accident majeur pour sortir les idéologues incapables et corrompus qui nous gouvernent (et ceux qui vont leur succéder dans quelques mois) de leur aveuglement.

Selon le Energy Watch Group le pic d’uranium est prévu vers 2035. Une énergie d’avenir, assurément…


Le pic métallique (Peak Metal)

La «croissance» implique une consommation toujours plus forte de métaux. On croit qu’il s’agit là de ressources infinies. Comme pour le pétrole, on a commencé par extraire ce qui était le plus facile. La teneur en métal du minerai diminue irrémédiablement.

Et pour bon nombre d’entre eux —y compris parmi les plus usuels (cuivre,nickel, zinc, plomb, étain…)— le pic est tout proche : vingt, trente ans. Demain, quoi. Même si le recyclage permet de réutiliser au lieu d’extraire, il est loin d’être total (à ce sujet le livre très documenté de Philippe Bihouix et Benoît de Guillebon, Quel futur pour les métaux).

 

Le pic électrique (Peak Electricity)

C’est tout simplement la conséquence des pics précédents. L’électricité n’est pas une énergie primaire, et il faut la produire. Or, les quatre principaux moyens de production actuels (charbon, gaz, pétrole, uranium) vont commencer à manquer. Même si, un jour peut-être, on arrivera à produire suffisamment d’électricité avec d’autres sources, cela prendra un temps énorme, et le mal sera fait.

 

(...) Pour lire la suite de cet article de SuperNo, publié par marianne2.fr, cliquer ICI


Le site étrange qui dérange même les anges !


 

Auteur : SuperNo

Source : www.marianne2.fr

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