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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 00:34

 

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Certains en ont rêvé, d’autres l’ont fait!! :mrgreen: ! Et que va t-il rester? une nation sans patrimoine rien, nada, niet!! ouvrez vos porte monnaies, encore un moyen de tondre les moutons, qui pour éviter de payer encore, vont prendre les départementales….c’est pour quand les bouchons sur les chemins vicinaux? On continue à marcher à côté de nos pompes avec la tête sous le bras……….


Image/lepost.fr

Jacques Chirac, chef de gouvernement de cohabitation en 1986, a commencé par pure idéologie, par dénationaliser ce qui avait été nationalisé en 1981 ; en deux ans, il privatise pour 100 milliards de francs d’actifs publics ; Balladur pour 114 milliards en 93-95; Juppé pour 40 milliards en 96-97 ; Jospin pour 210 milliards en 5 ans, obligé de mettre en application les contrats passés par le précédent gouvernement. Avec Raffarin, on passe à 13 milliards d’euros en 3 ans. Villepin privatise partiellement les autoroutes, GDF, EDF, SNCM, les constructions navales et aéroports de Paris.
D’après des études de chercheurs de l’Université de Bourgogne, la « privatisation n’induit un effet positif significatif sur la performance que pour un faible nombre d’entreprises ». La privatisation s’est le plus souvent traduite par un désastre, et plus encore pour les usagers que pour le personnel. Le journal The Economist, pourtant favorable aux privatisations, reconnaissait, en 1999, que « la privatisation est un catalogue de cynisme politique, d’incompétence managériale et d’opportunisme financier.  Elle a coûté des milliards de livres aux contribuables et fait perdre des milliards d’heures à ses utilisateurs ». Menée sans relâche depuis 25 ans, elle a par contre permis aux nantis d’empocher chaque année, à la place de l’Etat, les revenus de toutes ces entreprises publiques et d’en augmenter considérablement le coût pour les usagers. De l’argent frais en quantité à réinvestir pour les investisseurs, une dette publique en augmentation chaque année, explosant depuis 2007 avec les multiples défiscalisations, aides aux entreprises, et bouclier fiscal. Une dette publique créant des revenus supplémentaires aux nantis.
Mais il arrive un moment, aujourd’hui, comme au Monopoly, où assis sur son tas d’or, l’angoisse survient. Pourvu que mon capital ne se dévalue pas (la Banque Centrale Européenne est là uniquement pour veiller à ce qu‘aucune inflation ne vienne rogner le capital), que je trouve à le réinvestir (les banques, même mutualistes, ont mondialisé et « paradis-fiscalisé » leurs placements), que je bénéficie des taux les plus élevés (les traders sont scandaleusement rémunérés pour jouer avec l’argent des autres, et quand ils perdent, ce sont les contribuables qui remboursent), que je ne « rende » pas trop de TVA, pas trop d’impôts, pas de frais de successions, que je me « niche fiscale »… Sarkozy, élu et missionné pour cela par la bande du Fouquet’s a amplement réussi sa mission, quoi qu’en médisent certains.
Il arrive un moment, aujourd’hui, comme au Monopoly, où après la vente de presque tous les « bijoux de famille » de l’Etat (entreprises publiques, immobilier, réserves d’or…), on se demande ce qu’on peut encore acheter à l’Etat. En l’état, plus rien, car il ne reste que des secteurs performants et chers au cœur des français, comme la santé et l’éducation. Qu’à cela ne tienne, saccageons les hôpitaux et les écoles pour qu’ils ne fonctionnent plus, que les français aisés s’en détournent pour les cliniques et écoles privées, les autres finiront bien par les suivre. Au passage, quelques cadeaux aux petits copains, sous forme de Médiator, de vaccin H1N1, d’indemnités d’arbitrage de 400 millions pour un seul homme … Sarkozy a encore amplement réussi sa mission.
Mais l’avidité est par nature insatiable. Que reste-t-il à vendre, jusqu’en 2012 ? Plus fort que le Monopoly, la privatisation des routes  nationales ! Ce qu’on aurait pris pour un mauvais poisson d’avril , devient réalité : l’État cède des tronçons de routes nationales, la RN154 entre Dreux et Chartres, la RN205 qui relie l’A40 au tunnel du Mont-Blanc, la RN126 Castres-Toulouse, la RN10 dans les Landes. Dernière en date : la RCEA mise en concession entre Montmarault et Mâcon/Chalon-sur-Saône. Pour seule justification, le sang et les larmes d’une supposée insécurité routière. Sans itinéraire de substitution, cette décision constitue une grave entrave à la liberté de circulation. Mais sans itinéraire de substitution, c’est le jackpot de la meilleure rentabilité !  A l’assemblée, NKM n’a-t-elle pas réalisé la bombe qu’elle avait lâchée : «De plus en plus d’élus me demandent des mises en concession sur des itinéraires qui n’ont pas de trajet alternatif».
Est-ce la peur de perdre le pouvoir en 2012, ou sont-ils si berlusconisés qu’ils ne voient plus , dans les yeux de leurs concitoyens, l’indécence révoltante de leurs décisions et de leurs spoliations ?

Auteur Nicole Eschmann

Source Creusot-info

C’est Manicore qui doit être content, il écrivait en 2004: (à lire c’est savoureux, un délire devenu réalité)


Pourquoi ne pas privatiser la direction des routes?

 

http://lesmoutonsenrages.fr/2011/08/09/plus-fort-que-le-monopoly-les-privatisations-des-routes-nationales/

 

 

 

 

 

 

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