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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 18:00
retraites-la-fin--j-copie-1.jpg

Ce n'est pas à proprement parler une surprise : L'âge légal de la retraite va passer à 62 ans. Cette décision aura, nous en sommes certains, un impact négatif sur le moral des salariés qui n'est déjà pas très bon, comme l'indique, le dernier : "Indicateur du moral des salariés Juritravail 2ème Trimestre 2010".

En effet, les résultats montrent que ceux-ci sont, dans bien des domaines ... désabusés !

Même si les syndicats promettent la foudre au gouvernement et que les partis de gauche s'apprêtent à faire "donner la garde" à l'Assemblée et au Sénat, "
Note AAA" oblige, le Président et sa majorité feront en définitive passer leur "réforme" des retraites.

En fin de compte, les agences de notation et les marchés auront eu raison de la retraite à 60 ans et pourront sabrer (ou sabler) le champagne avec ceux qui n'avaient de cesse que de vouloir faire tomber ce symbole de la dernière présidence socialiste.

Dans cette période où il existe encore des Michel Godet (
que j'ai affronté hier soir sur LCP) pour affirmer qu'il nous faut : "travailler plus et plus longtemps, redevenir compétitifs, ... " Il y a fort à parier que beaucoup de salariés las ou désabusés ne se disent que : "de toute façon, entre le manque de considération et le salaire, qui, lorsqu'il ne diminue pas, reste figé, à quoi bon en donner plus. Et puis de toute façon comme on parle de diminuer les effectifs, on verra bien ce qui arrivera ... /... "

En fin de compte tout le contraire de ce que souhaitent les économistes ultra libéraux, les organisations d'employeurs et les élus qui les soutiennent !

C'est quoi : " L'Indicateur du Moral des Salariés " juritravail ?

c'est : " l'indice trimestriel qui mesure la satisfaction des salariés du privé dans leur entreprise, leur emploi et leur rémunération ainsi que leur degré de confiance en l'avenir.

Contrairement aux sondages d'opinion qui s'appuient en général sur un millier de personnes, cette enquête a réuni 13.562 participants.

Que dit-elle ?

La hausse du moral des salariés est confirmée en ce second trimestre (43.24, sur une échelle de 100, soit + 0,24 point).

Le premier trimestre 2010 avait été marqué par une nette hausse du moral (43 contre 40 au trimestre précédent). En conséquence, cette hausse s'apparente plus à un état stationnaire par rapport au début de l'année 2010, l'indice de moral n'ayant en effet pas encore regagné celui du deuxième trimestre 2009, il y a exactement un an (44.29).

- L'entreprise reprend peu à peu du galon ...

Bien qu'encore non majoritaires, les salariés sont de plus en plus nombreux à considérer leur entreprise et avoir une bonne image d'elle (47%, + 2 points). 57% sont également confiants dans sa solidité financière, et même 64% chez les moins de 30 ans (+ de 4 points), habituellement plus optimistes que leurs aînés.

- Pas d'inquiétude pour son emploi mais attention en cas de chômage ...

Les salariés ne sont pas inquiets pour leur emploi dans les six prochains mois (à 61%, + 1 point) mais en revanche appréhendent vivement une situation de chômage. 55% doutent de leurs capacités à retrouver du travail rapidement (+ 2 points), 75% chez les salariés de plus de 50 ans (Inquiétude justifiée par leur situation sur le marché du travail).

- Des conditions de travail inégalement perçues mais en légère amélioration ...

Seuls 42% de l'ensemble des salariés sont satisfaits de leurs conditions de travail, soit un peu plus d'un tiers; c'est 5 points de plus qu'à la fin de l'année 2009 mais encore 8 points de moins qu'il y a 12 mois, au deuxième trimestre 2009 ...

On notera un écart de 16 points entre les cadres et les ouvriers; 48% de satisfaction chez les premiers contre 32% chez les seconds, ces derniers enregistrant pourtant une hausse de 3 points.

Le poids du stress pèse toujours très lourd chez l'ensemble des salariés (74%), et toujours un peu plus chez les femmes (77%). La couverture médiatique d'un certain nombre d'affaires liées au stress dans l'entreprise a probablement contribué depuis plus d'un an à un tel ressenti.

- Le management subit toujours de vives critiques ...

L'absence de reconnaissance de la part de l'encadrement est toujours durement ressentie par les salariés. 67% ne se sentent pas reconnus par leur hiérarchie dans leur travail, et même 78% chez les ouvriers.

Fait notable chez les cadres : l'appréciation du management par les cadres s'était beaucoup dégradée à la fin de l'année 2009 (63% ne se sentaient pas reconnus). Depuis, ils retrouvent peu à peu la confiance perdue et sont presque la moitié à s'estimer reconnus par un supérieur hiérarchique.

- Les ouvriers sont de plus en plus gagnés par la résignation et le découragement, mais ce ne sont pas les seuls ...

En ce deuxième trimestre 2010, les ouvriers n'ont jamais été aussi peu enthousiastes : seuls 3% s'avouent motivés dans l'exercice de leurs fonctions, contre 6% il y a exactement 1 an. Parallèlement aux 30% qui s'estiment encore impliqués dans leur travail, le découragement et surtout la résignation a gagné quasiment la moitié des ouvriers (au total 49%, contre 42% au deuxième trimestre 2009).

Quant aux cadres, s'ils restent 51% à déclarer leur motivation et leur implication, ils ont perdu 8 points par rapport au début de l'année 2009, laissant la part belle à l'indifférence, la résignation ou encore le découragement (49%).

- L'ensemble des salariés ont fait une croix sur une promotion au cours des 12 prochains mois ...

Ils sont 84% (89% chez les ouvriers) à penser qu'ils n'auront certainement ou probablement pas de promotion au cours des 12 prochains mois. La part de salariés « convaincus qu'ils n'auront pas de promotion » est en constante progression depuis le premier trimestre 2009.

Ces chiffres s'expliquent très probablement par les déclarations de gel de salaire de 82% des dirigeants d'entreprise en 2009 et d'absence encore aujourd'hui de reprise de croissance.

Résultats complets de l'enquête

Sources et copyright texte et graphiques
Juristravail en partenariat avec Monster


Auteur : Slovar - Source : Slovar les nouvelles

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13564#13564

 

 

 

Lire aussi :

La rupture du (soi-disant) contrat démocratique

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13581

 

 

Les pompiers-pyromanes du cumul emploi-retraite

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13585 

 

 

Le gouvernement Sarkozy après un semblant de concertation qui avait surtout pour objectif d’amuser le tapis en attendant le début de la coupe du monde de football vient de faire connaître son verdict.

C’est bien à la pire, la plus dure contre-réforme d’Europe sur les retraites à laquelle nous sommes confrontée.

Cette contre-réforme essaie de nous imposer 5 reculs sans précédents

- 1 - L’âge légal de la retraite est porté à 62 ans en 2018. Cette augmentation se fera au rythme de 4 mois par an pour les générations nées entre 1951 et 1956. A partir de la génération née en 1956, l’âge légal sera de 62 ans.
- 2 - Ce relèvement de deux ans de l’âge de la retraite s’étendra à tous les régimes. Ceux qui pouvaient encore partir à 55 ans ne le pourront plus qu’à partir de 57 ans.
- 3 - L’âge du taux plein (sans décote) est porté à 67 ans.
- 4 - La durée de cotisations s’allonge dans le privé comme dans la Fonction publique pour atteindre 41,5 annuités en 2020.
- 5 - Le taux de cotisation des fonctionnaires augmentent de 7,85 % à 10,55 % en 2020.

Les mesures présentées comme permettant d’assurer une « réforme juste » sont dérisoires

Le rôle de ces mesures est uniquement de servir d’écran de fumée pour tenter de camoufler les 5 reculs majeurs qu’ils veulent nous imposer

Le dispositif de « carrières longues » constitue une double régression par rapport au dispositif mis en place en 2004

Alors que le dispositif de 2004, permettant de prendre une retraite anticipée à ceux ou celles qui avaient commencé à travailler très tôt avait bénéficié à 100 000 salariés par an, celui prévu par le gouvernement ne concernerait que 50 000 salariés en 2011.

Les salariés qui, dans le précédent dispositif pouvaient partir à 56, 57, 58 ou 59 ans ne pourront plus partir avant 58, 59 ou 60 ans.

Le dispositif de « prévention et de compensation de la pénibilité » est un chef d’œuvre de culot et d’hypocrisie

Le gouvernement ne manque pas de culot. Alors que la droite a supprimé la visite médicale annuelle obligatoire pour les salariés et que le gouvernement veut en finir avec toute forme d’indépendance de la médecine du travail, il ose parler de « prévention ».

L’hypocrisie est totale dans la prétendue prise en compte de l’usure individuelle « au cas par cas » !

Dans les chiffres d’abord : seulement 10 000 salariés par an serait concernés.

Qu’est-ce, ensuite, que ce « carnet de santé individuel » du salarié ? Un système de flicage à vie, nuisant au droit à l’emploi ?

La possibilité d’une retraite à 60 ans sera examinée au cas par cas. Mais qui décidera et sur quel critère ? Où commencera l’usure : au genou, au dos, aux poumons pleins de poussière ? Avec un seul poumon atteint, faudra-t-il encore continuer à travailler ? Honte à Sarkozy et Wœrth : la retraite quand on est à la veille de la mort, fichu, usé, au cas par cas, quand l’espoir est perdu ! Ils n’ont jamais tenu un marteau piqueur en main à 55 ans ni connu le stress à France Télécoms !

Un nivellement par le bas du public sur le privé

Le nivellement par le bas commencé en 2003 continue.

L’alignement du taux de cotisation des fonctionnaires (7,85 % actuellement) sur celui des salariés du privé (10,55 %) ne profitera en rien aux retraités du secteur privé. Il n’y a pas de système de vase communiquant entre les deux régimes de retraites et contrairement à ce qu’affirme le gouvernement ce ne sont pas les caisses de retraites des salariés du privé qui financent les retraites des fonctionnaires.

La seule conséquence de cette augmentation sera de ne pas augmenter la contribution de l’Etat. Les sommes ainsi épargnées ont une destination toute désignée : payer les intérêts de la dette publique dus aux rentiers.

Une attaque délibérée contre l’emploi des jeunes

Le gouvernement fait grand cas de la possibilité de valider 6 trimestres (au lieu de 4 aujourd’hui) au titre de la première période de chômage.

C’est dérisoire alors que le chômage ne cesse d’augmenter (en particulier le chômage des jeunes) et que deux trimestres de plus ne pèsent pas lourd au regard des 16 trimestres d’allongement de la durée de cotisation entre 1993 et 2020.

C’est dérisoire aussi parce que le gouvernement joue sur les mots et que cette mesure ne concerne pas les jeunes à la recherche de leur premier emploi mais seulement ceux qui ont déjà eu un emploi et connaissent leur première période de chômage.

C’est dérisoire parce que les mesures gouvernementales obligent le père, la mère, le grand-père ou la grand-mère à travailler jusqu’à 67 ans alors que leur fils, fille, petit-fils ou petite-fille ne trouve pas d’emploi.

Une attaque délibérée contre les retraites des femmes

Le gouvernement fait grand cas d’une mesure tout aussi dérisoire : la possibilité pour les femmes en congé maternité d’inclure un trimestre d’indemnités journalières dans le calcul de leur salaire de référence.

Mais les mesures que veut imposer le gouvernement prévoit de porter l’âge du taux plein de 65 ans à 67 ans. C’est une attaque d’une incroyable violence contre les femmes dont 29 % ne parviennent au taux plein (50 %) dans le régime de base des salariés du secteur privé que lorsqu’elles atteignent 65 ans et qu’alors les décotes disparaissent. Avec ce que prévoit le gouvernement, les décotes ne disparaîtront qu’à 67 ans. Que ferons les femmes concernées pendant ces deux années ? Devront-elles attendre deux années de plus pour prendre leur retraite ou partir avant 67 ans ou prendre une retraite au taux de 38 %

Une baisse considérable du niveau des retraites

Selon le Conseil d’Orientation des Retraites (COR), les réformes de 1993 (régime général du secteur privé) et de 1994-1996 (retraites complémentaires du secteur privé) diminueront de 20 points, en 2030, le taux de remplacement du salaire par la retraite. Pour un salaire de 1 200 euros, la retraite nette ne sera plus égale à 78 % du salaire net mais à 58 %, soit une baisse du montant de la retraite de 936 à 696 euros.

L’affirmation du gouvernement selon laquelle l’allongement de la durée de cotisation et le recul de l’âge légal n’auraient aucun impact sur le montant des retraites est un mensonge éhonté.

La réforme de 2003 accentue déjà la baisse du montant des retraites. En effet, 6 salariés du secteur privé sur 10 ne sont plus au travail lorsqu’ils prennent leur retraite. Ils sont au chômage, en maladie ou en invalidité. La fiction gouvernementale qui veut qu’ils aient le choix de continuer à travailler pour bénéficier d’une retraite à taux plein n’a aucun sens. Comment continuer à travailler quand on n’est déjà plus au travail ?

Les nouvelles mesures que veut nous imposer le gouvernement accentuerait dangereusement ce phénomène. Avec un allongement de la durée de cotisation à 41,5 annuités et un recul de deux ans de l’âge l’égal, ce sont 70 % des salariés du secteur privé qui ne seraient plus au travail lorsqu’ils prendraient leur retraite. Le montant de leur retraite ne pourrait donc que continuer à diminuer.

85 % des mesures du gouvernement financées par le salariat

Pour le gouvernement, le financement des mesures qu’il veut nous imposer serait parfaitement équilibré. Les hauts revenus, le capital, les entreprises participeraient dans les mêmes proportions que les salariés à leur financement.

Il suffit de lire ses propres chiffres pour constater à quel point cette affirmation est fausse.

Les « mesures d’âge » imposées aux salariés (93 % de la population active) rapporteraient 20,2 milliards en 2020. Le nivellement par le bas imposé aux fonctionnaires rapporterait, quant à lui, 4,9 milliards d’euros à la même date. 1,4 milliard d’euros seraient transférés des caisses d’assurance-chômage aux caisses de retraites malgré la modicité des indemnités perçues par la grande majorité des chômeurs. Au total, la contribution des salariés et des chômeurs s’élèveraient à 26,5 milliards d’euros.

La contribution des hauts revenus, du capital et des entreprises s’élèverait en tout et pour tout à 3,7 milliards d’euros en 2020.

Voilà ce que le gouvernement de Nicolas Sarkozy appelle un effort équitablement réparti.

La participation des hauts revenus, du capital et des entreprises ne constitue qu’une diminution d’une toute petite partie de leurs avantages fiscaux

Le taux de la tranche supérieur de l’Impôt sur le revenu sera porté de 40 à 41 %. Au milieu des années 1990, ce taux s’élevait à 57 % !

L’augmentation de la taxation des stock-options ne fera qu’amener cette taxation au même montant que celle des salaires.

Les plus values de cessions d’actions et d’obligations seront taxées à l’impôt sur le revenu.

L’exorbitant crédit d’impôt sur les dividendes perçus par les actionnaires sera supprimé.

Une nouvelle méthode de calcul des exonérations sociales sur les salariés payés entre 1 et 1,6 SMIC (un autre cadeau fait au patronat et nullement remis en cause) devrait rapporter 2 milliards d’euros …

Les recettes nouvelles sont illusoires

La taxation des hauts revenus, du capital et des entreprises constituent des recettes fiscales.

A la différence des cotisations retraites, ces recettes ne sont pas affectées obligatoirement au financement des retraites. Demain, le Parlement pourra fort bien décider que ces recettes soient affectées à tout autre chose. Au remboursement de la dette publique par exemple.

L’interrogation sur le sort réservé à l’impôt collecté lors du « lundi de Pentecôte » ne peut que renforcer notre méfiance.

Cette réforme est inacceptable : mobilisons nous massivement pour obliger le gouvernement à la retirer

Cette réforme est celle voulue par le Medef. Jusqu’au bout le gouvernement a refusé d’augmenter les cotisations retraites patronales.

Il n’hésite pas à augmenter les cotisations retraites des fonctionnaires de 0,27 point par an (et donc de baisser d’autant leur salaire) mais décide qu’il est impossible d’augment du même montant les cotisations retraites patronales. Pourtant, cette augmentation annuelle permettrait, en 40 ans, d’équilibrer nos régimes de retraites.

L’argument avancé, la compétitivité des entreprises n’a aucune portée. Il suffirait, en effet, de compenser l’augmentation des cotisations retraites patronales par une diminution des dividendes, passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2009. Cela serait d’autant plus bénéfique que non seulement ces dividendes ne servent à rien puisqu’ils sont versés aux actionnaires et ne participent pas au financement des investissements productifs des entreprises. Ils sont, au contraire, nuisibles puisque toutes ces sommes improductives vont gonfler les bulles financières ou immobilières et attaquer les dettes publiques, la dette française comme les autres.

Il ne reste donc plus qu’à nous mobiliser dans l’unité la plus large pour mettre des millions de salariés, jeunes, retraités, dans la rue, le 24 juin, en septembre, en octobre s’il le faut, pour obliger ce gouvernement à abandonner cette attaque scélérate contre nos retraites.

On peut, on doit, on va forcer ce gouvernement à reculer : 60 ans à taux plein pour toutes et tous, pas un trimestre de plus, pas un euro de moins pour nos retraites. !

La France est riche et les richesses si elles sont partagées peuvent permettre de garder tous nos droits à lé retraite.

Jean-Jacques Chavigné, Gérard Filoche, le 16 juin 2010


Auteur : Gérard Filoche, Jean-Jacques Chavigné - Source : Démocratie & Socialisme

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13583

 

 

 

 
Auteur : Olivier Bonnet - Source : Plume de Presse

manifJudas Sarkozy impose la réforme qu’il avait promis de ne pas faire

"Une véritable déclaration de guerre au monde du travail"

En quoi la réforme des retraites est une forfaiture démocratique et une agression caractérisée perpétrée par le gouvernement, main dans la main avec le Medef, contre le peuple.

 

Le bruit devrait être assourdissant. Nous en parlions déjà le 31 mai dernier : Judas Sarkozy s’était engagé à trois reprises en faveur du maintien de la retraite à 60 ans. Il estimait qu’il ne possédait pas la légitimité pour engager une contre-réforme pour laquelle il n’avait pas reçu de mandat, puisque le programme sur lequel il a été élu promettait le "droit à la retraite à 60 ans". Mais aujourd’hui, il s’asseoit sur la démocratie et renie sa parole. Après l’affaire du traité de Lisbonne, il s’agit donc d’une nouvelle forfaiture, contre l’avis de 60% des Français d’après le sondage de ce matin. Un référendum ? Pensez-vous, le résultat serait couru d’avance. Une fois de plus, la minorité présidentielle gouverne contre le peuple, sans que cela n’agite outre-mesure nos zélés journalistes des grands médias, qu’on n’entend pas interroger les responsable UMPistes sur le fait que la "réforme-phare du quinquennat" est justement celle que Sarkozy avait promis de ne pas faire ! Il est vrai qu’ils relaient complaisamment la propagande libérale, qui prétend qu’il est inéluctable de forcer le peuple à travailler plus longtemps. Un consensus des dominants, comme pour le référendum de 1995, qui nous explique inlassablement qu’il n’y a pas d’alternative que de faire payer les populations, pour préserver les profits obscènes de l’ "élite" économique. Or il s’agit bien, comme nous ne cessons de l’écrire, d’un choix politique. La droite - mais comment s’en étonner ? - fait celui du Medef et des privilégiés, dont la taxation à 1% à peine de la tranche fiscale la plus élevée n’est qu’un alibi pour s’auto-accorder, au prix d’un énième foutage de gueule, un brevet de justice sociale. Le Point peut bien titrer Les plus riches devront faire un effort, pas trop violent, ne craignez rien pour eux ! Imaginez leur détresse : "La hausse de leur impôt atteindra donc 820 euros par an pour près de 70 000 euros de revenu", détaille l’article. Une scandaleuse confiscation ! Corée du Nord, nous voilà ! Ah oui, et il est aussi prévu une taxation (+1% de ci, de là) sur les stock options, retraites chapeaux et revenus financiers en général. "Le ministre du Travail ambitionne de récolter 1,5 milliard de recettes supplémentaires dès 2011 et 2 milliards en 2020" de cette façon. Et avec ça, Eric Woerth se drape dans le courage et la justice ! "Dans le projet du PS, la taxation des revenus du capital devait rapporter 19 milliards d’euros en 2010, et 25 nvmilliards en 2025" : une toute autre échelle. Même une économiste libérale comme Natacha Valla, vice-présidente de la banque d’escrocs américains Goldman Sachs, admet qu’il s’agit de mesures "symboliques". Et puisque l’UMP refuse de piocher dans les ressources financières là où elles se trouvent - dans les poches des entreprises du CAC 40 et des milieux d’affaires - elle prend en otage le peuple des travailleurs en l’obligeant à trimer deux ans de plus, ou plus sûrement à vivoter au chômage puis à toucher une pension de misère faute d’avoir suffisamment cotisé. Pour bénéficier d’une recette à taux plein dans ce cas, on devra désormais se tuer au travail jusqu’à 67 ans ! L’Humanité résume parfaitement l’agression caractérisée perpétrée par le patronat, main dans la main avec le gouvernement, contre le peuple : "travailler plus longtemps malgré un chômage massif et un travail en souffrance. La réforme en gestation prend l’allure d’une véritable déclaration de guerre au monde du travail. (...) Alors que l’espérance de vie en bonne santé ne dépasse pas 63,1 ans pour les hommes, 64,2 ans pour les femmes, la réforme en gestation aura pour effet de leur voler les « meilleures années » de la retraite. Tout en infligeant les pires années de travail (à ceux qui en trouveront)." Voilà la justice selon Sarkozy et sa clique, les Fillon, Copé, Lefebvre, Bertrand ou autre Woerth. Nous reviendrons dans notre prochain billet sur l’inadmissible provocation du dernier nommé, une insulte à l’intelligence proférée avec un cynisme abject. Ah il veut la guerre, le grand copain de Liliane Bettencourt, le trésorier de l’UMP qui encaisse les chèques et rend de menus services au sommet de l’Etat ! Eh bien Eric Worth va y avoir droit.


 

Auteur : Olivier Bonnet - Source : Plume de Presse

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13598

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