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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 07:49

Euro : le ton monte entre la Bundesbank et la BCE

3 mars 2012 Posté par benji sous Argent et politique

Cela continue de bouger au niveau économique, le mode « panique » est enclenché même si peu le voient (ou acceptent de le voir), et dans les semaines à venir, il risque d’y avoir du mouvement, quel que soit le sens… Depuis plusieurs de semaines déjà, nous nous intéressons à un éventuel défaut de paiement de la Grèce qui de toute manière est inévitable, et au fait que celle-ci ne pourra jamais rembourser les banques, la faillite ne sera alors plus uniquement grecque et de gros dominos devraient tomber… La panique est totale, mais encore une fois, dormez tranquilles braves gens, il y a encore du foot à la télé, cela montre bien que tout va bien non?


Jens Weidmann, président de la Bundesbank.
Jens Weidmann, président de la Bundesbank. Crédits photo : TOMAS  BRAVO/REUTERS

Si la zone euro devait s’effondrer, l’institution de Francfort craint de ne jamais revoir une partie de l’argent qui représente les créances de toutes les banques de la zone euro à son égard.

500 milliards d’euros font trembler la Bundesbank. Cette somme record représente les créances de toutes les banques de la zone euro à son égard, telles qu’elles apparaissent dans le système de paiement européen Target, qui relie entre eux l’ensemble des établissements financiers européens. Si la zone euro devait s’effondrer, l’institution de Francfort craint de ne jamais revoir une partie de cet argent. Et elle juge les 17 banques centrales de la zone euro, solidaires dans ce type d’éventualité, incapables de porter un tel fardeau.

Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, s’en est ouvert auprès du président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, dans une lettre qui -fort opportunément- a fuité cette semaine dans la presse allemande. 

Officiellement, M. Weidmann s’inquiète des règles encadrant les collatéraux, ces garanties déposées par les banques auprès des banques centrales en échange de liquidités. Les conditions d’acceptation de ces collatéraux ont été dernièrement assouplies, au point que certains crédits accordés aux entreprises sont désormais éligibles. La Bundesbank exige des garanties supplémentaires pour se protéger de défauts en cascade.

Un statut de créancier prioritaire

Pour Jörg Krämer, chef économiste à la Commerzbank, la Bundesbank est «dans son bon droit» avec ces revendications. Il suggère plusieurs pistes, notamment le dépôt auprès du FMI de devises ou d’or. «L’Italie en possède pour 134 milliards d’euros. Cela couvrirait 70% du montant des créances», signale l’analyste. Il propose également de donner un statut de créancier prioritaire à la Bundesbank ou de ralentir l’injection de liquidités dans les pays surendettés. Mais les pays débiteurs étant majoritaires au Conseil des gouverneurs de la BCE, M. Krämer ne croit pas que la Bundesbank obtiendra gain de cause. D’autant que Berlin semble plutôt isolé, ses inquiétudes n’étant pas partagées côté français.

Derrière son aspect technique, cette polémique traduit, au plan politique, une escalade supplémentaire dans les dissensions entre le monde financier allemand et la BCE dans la gestion de la crise de la dette. L’an passé, l’ex-économiste en chef de la BCE, Jürgen Stark, et l’ex-patron de la Bundesbank, Axel Weber, avaient quitté leurs fonctions sur fond de désaccord sur la voie choisie, pas assez rigoureuse à leur goût.

Justement, la lettre de la Bundesbank a été publiée au lendemain de la nouvelle opération illimitée de prêt à trois ans de la BCE, qui a accordé mercredi 530 milliards d’euros à 800 banques. Du côté de la Bundesbank, on estime que cette opération initiée par Mario Draghi, et qui a permis de stabiliser les marchés financiers, porte en elle les germes d’une future crise et pourrait dissuader les gouvernements de poursuivre leurs efforts de consolidation budgétaire. Sur la défensive, la BCE laisse désormais entendre qu’il n’y aura pas de nouveau prêt de ce genre alors que jusqu’à présent, la porte était ouverte pour une troisième opération au printemps. La chancelière allemande, Angela Merkel, a fait savoir qu’elle n’y était pas favorable, en l’état. Une manière de voler au secours du patron de la Bundesbank.

 

Source: Lefigaro.fr

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