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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 05:25

dimanche 26 décembre 2010

Très beau texte, à lire (eva R-sistons)


 

http://www.librairiemonet.com/blogue/?cat=137

 

Socialisme ou retombée dans la barbarie !

Meurtre d’un « voleur » de truffes à Grignan dans la Drôme : sans le socialisme, c’est la barbarie qui explose

 

Comme nous l’avons déjà souligné à de nombreuses reprises pour les communistes il n’existe pas de « faits divers ». Tout ce qui se passe dans la société est le reflet de cette société.

Cela est vrai des récents multiples abandons d’enfants… dans des voitures, alors que la personne qui en était responsable allait « s’amuser. » Mais cela est vrai de tout phénomène, et en voici un très parlant.  Car le meurtre lundi dernier à Grignan (Drôme) par un agriculteur d’un homme soupçonné de lui voler des truffes en dit long sur la période que nous vivons et ce vers quoi nous nous dirigeons.

Voilà un fait sur lequel il est juste de revenir, pour en constater l’exemplarité.

L’agriculteur aurait en effet abattu l’homme, âgé de 43 ans et père de deux enfants, de deux coups de fusil, le premier dans les jambes, le second dans la tête. L’intention était donc clairement de tuer.

Dès le lendemain de ce drame, 250 trufficulteurs se sont rassemblés et ont défilé dans les rues de Grignan en solidarité avec leur collègue/assassin, par ailleurs président des Jeunes Agriculteurs de la Drôme.

D’après eux la police ne faisait rien pour empêcher la multiplication des vols de truffe, et même quand elle a agi, les «voleurs » n’auraient été que trop légèrement punis.

L’explosion du fascisme chez une partie de la petite bourgeoisie est ici flagrante. Alors qu’avec la crise les agriculteurs voient leurs revenus et leur conditions de vie fragilisées, les masses populaires, elles, cherchent les moyens de pouvoir survivre.

Mais les agriculteurs, par leur position de classe, sont en majeure partie incapable de comprendre et d’accepter le besoin de communisme.

Et comme ils sont également victimes de la crise capitaliste, ils adoptent une posture de rebelles contre l’ « ordre établi », contre une police et surtout une justice trop molle à leurs yeux. Ils ne leurs restent alors plus que la possibilité de maintenir l’ordre par eux-mêmes.

Il faut aussi rappeler ce que représente la truffe dans la mentalité arriérée produite par la contradiction entre les villes et les campagnes, où ces dernières sont maintenues à l’écart de la culture réservée aux centres urbains. La truffe est un champignon souterrain qu’il est possible de repérer par l’odorat des chiens (spécialement dressés) à cet effet ou des cochons.

La truffe est ainsi un symbole du rapport perverti de l’humain à la nature car, enfouie sous terre, elle demeure invisible et c’est seulement par l’utilisation d’un « animal-outil » que l’on parvient à dénicher le précieux sésame.

La truffe est devenu un produit de luxe qui se vend parfois à près de 1000 euros le kilo. Nous sommes ici confrontés à la sacralisation de la gastronomie française qui fabrique une image de « raffinement » lui permettant en premier lieu d’engranger les profits.

Comme pour tout produit de luxe intégré à la sacro-sainte gastronomie française, la truffe permet de jouer sur l’aspect de compétition individuelle car il faut bien entendu être un « fin connaisseur » pour reconnaître la « vraie truffe du Périgord » au milieu des autres sortes moins cotées.

Sur les marchés, on rivalise donc d’entourloupes pour tenter de tromper le chaland. « Le connaisseur » qui découvre les tentatives n’en tient pas rigueur à celui qui a essayé de l’escroquer, car il tire un certain prestige de sa perspicacité et éprouve de la satisfaction à l’idée qu’un autre que lui (moins « malin » évidemment) se fera berner. Et avec l’esprit mesquin découlant de la contradiction entre les villes et les campagnes, on se fait une petite joie d’arnaquer celui « qui n’est pas du coin », « qui n’y connaît rien ».

Plus généralement, la rivalité pour la cueillette des champignons fait l’objet d’un culte du secret et une vénération de la propriété privée où la notion de partage est exclu. En effet, on ne révèle jamais à autrui « les coins à champignons » car il s’agit de les garder jalousement pour soi afin de préserver son capital et surtout sa place dans la compétition individualiste.

Dans cette affaire où les agriculteurs légitiment l’assassinat d’un « voleur » de truffes, on retrouve la même pseudo critique de la justice que dans la campagne des fascistes pour la libération de René Galinier qui avait tiré au fusil de chasse sur deux cambrioleuses Roms qui s’étaient introduites chez lui.

La revendication de pouvoir se « faire justice soi même » est un thème récurrent chez les fascistes qui cherchent à créer des milices pour éliminer celles et ceux qu’ils considèrent comme des « parasites ».

On voit clairement ici comment le fascisme portée par la petite bourgeoise se construit comme une sorte de « troisième voie » entre capitalisme et communisme. Le fascisme se pose alors comme une rébellion alors qu’il s’agit ni plus ni moins que d’une réaction.


Il apparaît tout aussi clairement qu’au lieu de se tourner vers le futur ,les fascistes souhaitent un retour vers le passé, un retour à l’ordre et à la prospérité économique d’avant la crise.

Ce genre de drame, appelé « faits divers » par la bourgeoisie, reflète bien la barbarie vers laquelle mène le capitalisme.

Le combat contre le fascisme est  un combat pour la civilisation. Car on voit clairement quelle culture portent les fascistes : celle de la barbarie, de la « vie dangereuse », du « social-darwinisme ».

Contrairement à tout cela le peuple rêve de paix, de vivre une vie paisible et heureuse, en harmonie avec la biosphère !

Chaque jour notre mot d’ordre prend davantage de sens : Socialisme ou retombée dans la barbarie !

 


[Article proposé par Pascal, ami du blogue]



Posté par Alaindependant à 20:19 - Changer le monde - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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