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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 02:05
Ma voiture me rapporte 150 euros par mois !

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Vous avez déjà croisé des voitures "brandées", repeintes au couleur d'une marque. Transformer son véhicule en panneau publicitaire peut rapporter de 70 et jusqu'à 500 € par mois ! Mais est-ce ouvert à tous ? Et, au-delà, est-ce moral ?

 

D’une inventivité extraordinaire, les publicitaires n’ont pas fini de nous surprendre…Avec la publicité par l’objet, stylos et porte-clés ont été très longtemps les supports privilégiés de marques en tout genre ou du numéro de téléphone du plombier du coin. Depuis quelques années, on voit apparaitre un peu partout une autre de forme de publicité, cette fois-ci plus participative, puisque nous devenons ambassadeurs des marques: la voiture publicitaire.

Nouveau concept de « street marketing », cette variante publicitaire verrait ses origines dater de 1993, lorsque pour la première fois une grande marque de soda aux couleurs bleu et noir fait recouvrir quelques bus de la ville de Seattle aux couleurs de son célèbre cola. La voiture, ce trou béant dans votre budget mensuel peut désormais vous rapporter de l’argent. Si vous souhaitez arrondir vos fins de mois, il faudra vous racheter une conduite : adeptes du doigt dans le nez au feu rouge ou conducteurs irascibles dans les embouteillages, il faudra bien vous tenir! Désormais tous les regards se porteront sur vous!

Le « car wrapping » ou recouvrement d’un véhicule avec des slogans et logos publicitaires arrive en force dans nos grandes agglomérations. De nombreuses sociétés se sont spécialisées en la matière, et sont à la recherche de véhicules destinés à recevoir les messages des annonceurs, contre rémunération. Mais attention, pour espérer arborer ces autocollants et autres peintures stylisées rémunératrices, vous devrez d’abord être sélectionné, ou plutôt votre voiture, pour vous voir ensuite gratifier d’un montant oscillant entre 50 euros et 500 euros par mois, selon le degré de recouvrement de votre automobile.

En effet, si vous êtes possesseur d’un tas de ferraille rouillé laissant s’échapper autant de gaz d’échappement qu’une centrale à charbon, il y a peu de chance que votre candidature soit retenue. Les conditions d’éligibilité répondent à des critères drastiques et il est évident que les annonceurs privilégient les voitures en très bon état qui, de surcroît, peuvent apporter une touche d’originalité. Ainsi, si vous êtes propriétaire d’une petite voiture ayant fait sa réputation sur sa compacité et son agilité en milieu urbain, alors vous partez avec pas mal de points d’avance.

Si vous êtes intéressé, contactez ces sociétés qui vous feront remplir un questionnaire par email et vous recontacterons, le cas échéant, pour participer à une campagne publicitaire, pouvant s’étaler de un à plusieurs mois. Voici quelques conditions sine qua non à la sélection:

-être majeur et titulaire du permis de conduire et assurer une bonne exposition du véhicule et donc de la publicité vantée. Ce qui exclut donc que votre véhicule regagne son garage chaque soir.

-si vous habitez une grande agglomération, un point supplémentaire. Le monde rural n’est évidemment pas un atout pour une forte exposition du véhicule aux yeux de potentiels chalands.

-autre condition et non des moindres, effectuer un kilométrage minimum par mois pour, là encore, solliciter le maximum de regards.

-un dernier point coulant de source, votre véhicule doit être en parfait état de carrosserie et maintenu propre, une publicité vantant une marque de lessive n’étant pas du meilleur effet sur un véhicule qui semble tout droit sorti du Paris-Dakar.

Une fois sélectionné, vous devrez bien évidemment signer un contrat stipulant la durée de la campagne, le taux de recouvrement du véhicule, le montant de la rémunération, le kilométrage impérativement parcouru chaque mois et autres conditions spécifiques au contrat.

Vous serez ensuite invité à rejoindre un centre spécialisé qui se chargera alors de recouvrir votre carrosserie des stickers énumérés dans les conditions contractuelles.

Pour la rémunération, tout dépend du taux de couverture de votre voiture, selon qu’elle sera partielle ou complète. Ainsi, pour reprendre les rétributions d’un prestataire contacté, vous pourrez espérer:

• environ 70 euros par mois pour la pose d’un vinyle sur votre pare-brise arrière

• entre 70 et 90 euros par mois pour le recouvrement de vos deux portières avant

• jusqu’à 150 euros par mois si vous faites recouvrir les quatre portières

• puis enfin jusqu’à 500 euros par mois si vous êtes le titulaire d’un contrat imposant la couverture totale de votre véhicule.

De toute évidence, la pose de ces stickers est sans risque pour votre véhicule, et si d’aventure une mauvaise pose venait à abimer votre véhicule, les frais liés à la remise en état seraient à la charge du prestataire vous ayant sollicité.

Philippe, 36 ans, a vu ses revenus mensuels s’étoffer de 340 euros par mois grâce à sa voiture « publicitaire »: « Quand ma copine m’a suggéré de postuler pour faire de ma voiture un panneau publicitaire ambulant, j’ai longuement hésité : me faire remarquer, ce n’est pas mon truc. Je dois avouer que la nécessité financière m’a poussé à accepter d’afficher sur ma voiture de ville le dernier forfait d’un grand opérateur téléphonique. Mais les revenus supplémentaires, qui m’ont permis de respirer financièrement, ont vite eu raison de ma discrétion. » Bien évidemment, les revenus issus de ce type de contrat sont à déclarer aux impôts, précise Philippe.

Il est vrai qu’afficher de la publicité jusque sur nos véhicules peut poser un problème éthique : jusqu’où accepterons nous de nous vendre ? Laisserons nous le capitalisme envahir jusqu’à notre vie intime ? Quel que soit le cas de conscience posé, ces contrats peuvent néanmoins procurer un bol d’air à ceux que la crise, dont on prévoit la fin pour 2010, n’a pas épargnés…

http://www.ecotidien.fr/2009/10/ma-voiture-me-rapporte-150-euros-par-mois/


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Le sandwich à 1 €uro: quel rapport qualité / prix ?

Neuf mois après la création de ce concept à Paris, Ecotidien a testé pour vous le sandwich "cheap and best"...

Chiffonnade de jambon blanc/beurre salé, concombre/fromage frais/menthe, tarama /sauce citronnée ou encore oeuf mimosa/concombre/tartare de tomates… Ces garnitures qui donnent l’eau à la bouche, on les trouve dans les sandwiches à 1 euro. A ce prix-là, c’est en réalité un mini-sandwich qu’on déguste (13 cm). Mais le concept est plutôt séduisant. « A l’origine, on s’est demandé ce qu’on pouvait avoir pour 1 euro. Et en fait pas grand-chose ! C’est à partir de ce constat qu’on s’est lancé le défi de faire un sandwich à un euro », explique Tania, manager. Et si le pari est en train d’être réussi, c’est au prix d’une négociation drastique avec les fournisseurs et d’une réduction significative des marges.

Pourtant, ces sandwiches n’ont rien à envier à leurs homologues des autres snacks. Le choix est limité à six produits, certes, mais l’originalité est là.  « Au début, je suis venu par curiosité. Mais je reviens de temps en temps, ça fait un repas pas cher qui permet de varier les goûts. C’est sympa », se réjouit Christophe. « Moi, ce qui me plaît, ajoute Sophie, une habituée, c’est la fraîcheur et l’originalité des ingrédients. C’est contre toute attente, plus élaboré que les sandwiches traditionnels. »

Les sandwiches sont préparés sur place à la demande avec des ingrédients frais. Comme le fromage/concombre/menthe. Une valeur sûre qui remporte chaque jour un succès fou. Excellent et très rafraîchissant en dépit du pain tiède. Cuit sur place (c’est un des bémols: il arrive congelé) en fonction du nombre de clients, il était encore chaud quand on m’a servi mon sandwich. Dommage, mais pas de quoi couper l’appétit !

La qualité du pain n’est pas extraordinaire mais ca passe très bien et pour le prix, c’est imbattable. Deuxième best-seller : le Parisien amélioré (chiffonnade de jambon blanc/beurre salé). Pas de surprise pour ce classique : c’est simple. Cela pourrait ressembler aux sandwiches faits à la maison, pour un coût équivalent et sans le souci de la préparation !

Même les sandwiches les plus chers restent une affaire tant les associations de goûts sont innovantes. Pour un ou deux euros de plus, on peut varier les plaisirs en optant pour un second sandwich (2 ou 3 euros).  Un prix qui permet de goûter à des ingrédients plus recherchés : sauce coco-citron, smoothie de figues ou d’avocat, crevettes, tartare de saumon etc. On apprécie particulièrement les feuilles de roquette dans presque toute la gamme à 2 et 3 euros. Un vrai régal.

A 3 ou 4 euros le repas, la note reste très abordable et laisse même un peu de place pour un dernier petit sandwich beurre/carré de chocolat pour le goûter. De bon augure car ces petits sandwiches, s’ils sont goûteux, ne sont pas très copieux.

Le gros point noir d’un déjeuner chez cette sandwicherie : le tarif low-cost ne s’applique qu’aux sandwiches. Les formules ne sont pas franchement avantageuses, et mieux vaut venir avec sa gourde ou attendre le retour au bureau pour étancher sa soif : la petite bouteille d’eau coûte deux euros. Autre souci pour les clients, la rançon du succès : l’enseigne installée dans le 9e arrondissement de Paris ne désemplit pas aux heures de pointe et il faut compter 20 minutes d’attente.

Malgré tout, le rapport qualité-prix est excellent et cette adresse mérite de figurer dans vos agendas.
Le concept fait d’ailleurs déjà des envieux. « Nous avons eu 500 demandes de franchises dans toute la France et même à l’étranger depuis l’ouverture en janvier, mais on ne peut pas encore les accepter. La loi nous impose au moins deux ans d’activité », insiste Tania.

Petite consolation pour les seuls Parisiens, les nouveaux rois du sandwich « cheap and best » cherchent un nouveau local dans Paris. Ouverture prochaine garantie. Pour les autres, il faudra encore patienter quelques mois.

Juliette Camuzard

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Le SEL au secours du pouvoir d’achat

Connaissez-vous le SEL ? Avec le Système d’Echange Local, on achète et on vend sans argent... Nadia nous explique, en détails,  comment donner pour recevoir. Mode d'emploi.

Un lit à donner ou un déménagement à organiser ? Passez donc par le Système d’échange local (SEL) ! Crée dans les années 80 au Canada, le réseau fait ses premiers émules en France en 1994. Depuis, il a conquis de nombreux Français séduit par ce mode de consommation où l’argent n’est pas une préoccupation.

Et si l’argent n’était plus nécessaire à la consommation? Pour les adeptes du Système d’échange local (SEL), c’est une évidence. Le principe est plutôt simple : les adhérents du SEL – il y en a 300 en France- procèdent à des échanges de services. Pour un euro par mois, ils accèdent au groupe Yahoo propre à leur département ou arrondissement où chaque jour une dizaine d’annonces transite. Nadia, une assistante maternelle à la retraite, est adhérente d’un SEL depuis 14 ans. « Si j’ai besoin d’une aide informatique, je fais appel au SEL. On a un chéquier avec un numéro. Celui qui rend ce service indique sur son chèque qu’il m’a aidé pour 60 grains de sel. Je signe et à la fin de l’année, on fait les comptes.» Une condition quand même. « Ne pas être débiteur ! précise t-elle.
L’originalité repose sur l’absence de monnaie réelle. Ici, point d’euros. « Mais plutôt des grains de sel, des piafs ou même des minutes. » souligne Nadia. Et à l’écouter, parler d’argent serait presque tabou. « On n’a pas forcément besoin de parler d’euros. On évite même le sujet. Même si avec la crise, certains dérapent. » lâche t- elle. Car détrompez vous, les adhérents du SEL ne sont pas dans une logique purement économique. « On s’est lancé dans ce procédé d’abord pour se faire plaisir. C’est un mode de consommation plus sain mais attention ce n’est pas du troc !» tonne t- elle. En clair, un séliste pose votre carrelage, vous créditez son compte avec la monnaie de votre SEL.

Un point clé dans le réseau, restaurer le lien social tout en consommant.

Rachid, coordinateur social en Gironde, insiste beaucoup sur cet aspect. « Avec le SEL, on n’est plus dans un magasin où tu prend tout et n’importe quoi. Quand je vais réparer les fenêtres chez un papy, on est dans une rencontre, on se rend service…cela t’enrichit » explique ce séliste, tombé dans la marmite en 1996. Depuis, passer par le SEL pour lui est devenu une habitude presque un réflexe. Il faut dire que Rachid est plutôt curieux et surtout impliqué dans le réseau associatif. Et pour ce militant de gauche, le SEL est « un système monétaire sans risque. Je ne fais pas faillite. Si je pars un jour en ayant un débit de 500 grains de sel, je n’aurais ruiné personne. C’est une monnaie fictive » lance t-il, la voix pleine de conviction.

D’autant qu’avec la crise actuelle, les sélistes se remettent à évoquer l’argent habituellement, sujet proscrit des discussions. Comme Chantal, 71 ans, séliste parisienne depuis 2000. « Le SEL est un bon moyen de faire des économies dans le contexte actuel. » Avant d’ajouter, « j’ai hébergé un séliste il y a quelques temps. En contrepartie il a peint une pièce dans ma maison du Sud de la France». Quoi de plus concret comme économie ! Pour autant, le SEL reste un réseau d’initiés, loin de la consommation de masse. Si à Paris, il compte 1000 membres, en province, le réseau reste concentré autour de quelques adhérents. « A Montargis, nous sommes une dizaine.» confirme Nadia.

Pourquoi le SEL reste si peu connu alors que tout y est « gratuit » ? Parmi les raisons évoquées, la nécessaire connaissance du milieu associatif. Le SEL repose sur une vision solidaire de la consommation et bien souvent les sélistes sont très impliqués dans des actions citoyennes. «J’ai un réseau important, j’ai beaucoup voyagé et j’avais entendu parler du SEL. Une fois à la retraite, j’ai adhéré car je recherchais une aide en informatique» confie Chantal. Autre explication, la méfiance. Il faut bien le rappeler, un séliste est avant tout un inconnu. Alors pour se prémunir d’éventuels arnaqueurs, « les adhérents au SEL transmettent leurs coordonnées, numéro de police. Ainsi, les adhérents peuvent s’informer, ils ne vont pas à l’aveuglette » affirme Nadia.

Après tout, ça ne viendrait pas à l’esprit des 60 millions de Français, de dispenser gratuitement des cours de guitare, de proposer du jardinage ou même d’accueillir un inconnu chez soi ! A l’instar de la route des SEL d’ailleurs qui propose un hébergement en France et dans le monde entier. Enfin, adhérer au SEL c’est accepter de consommer mais aussi…de donner en échange. « On n’est plus dans la consommation unilatérale. C’est avant tout des échanges.» Plus besoin d’argent certes. Ici, il faut du temps et c’est encore une autre histoire…

Le SEL en chiffre :
Le SEL en France, c’est 350 groupes répartis dans près de 80 départements.
A l’échelle européenne, on en trouve un peu partout Italie, Allemagne, Espagne, Suisse…

Concrètement, comment adhérer au SEL ?
Inscription en ligne sur : www.selidaire.org. Pour obtenir les coordonnées du SEL de votre département, envoyez un mail à : secretariat@selidaire.org
Comptez 1 euro par mois pour l’adhésion.

Comment accédez aux groupes Yahoo?
En adhérant au SEL, vous êtes automatiquement rattaché au groupe Yahoo qui en dépend. Une condition quand même : avoir une adresse Yahoo.

Quels moyens pour être sûr de la fiabilité des autres membres?
Au moment de l’inscription, vous devrez transmettre coordonnées complètes et votre numéro de police. Pour se prémunir d’éventuels abus, le SEL a mis en place une charte de bonne conduite.

Combien d’offres en ligne transitent sur le groupe?
Parmi les échanges les plus importants, du matériel informatique, du mobilier neuf et même une voiture d’occasion !

Nadia Moulaï

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