Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 02:00

Alter Info

nordin

Les états-unis tremblent sans savoir d’où viendra la fin de leur pseudo puissance économique. Par contre cette fois ci la fin risque de réellement causer un désastre économique mondial sans précédent!

Foreclosure, le big-bang(kroute) Cette fois ci sera la bonne!

« Vous avez entendu parler du dernier scandale qui vient de tomber ? », m’a  demandé Simone Wapler vendredi dernier en déboulant dans mon bureau. «  C’est le ‘Foreclosure Gate’… et c’est tout simplement incroyable ! ».

Renseignements pris, effectivement, ce nouveau scandale a tout d’une bombe capable de souffler les marchés.

Ce qui est en train de se passer aujourd’hui aux Etats-Unis est un choc si puissant que le fragile équilibre économique si chèrement construit par la  Fed au cours de ces derniers mois pourrait ne pas y résister.

Bernanke promettait de nouvelles mesures en cas d’aggravation de la situation : nous y sommes.

Plongeons dans les méandres de l’administration américaine et dans les fosses sceptiques des grandes banques.

Qu’est-ce que le Foreclosure Gate ?

Pour résumer très rapidement ce Foreclosure Gate – scandale des saisies  – de très nombreuses procédures de saisies immobilières aux Etats-Unis  viennent de s’avérer complètement illégales. Cela peut sembler peu de chose  au départ. Un épiphénomène qui ne concerne pas le reste de l’économie  américaine, et encore moins le reste du monde. Mais vous vous rappelez la  dernière fois qu’on a entendu parler d’un petit problème prétendument « local » sur le marché immobilier américain ? Oui, les fameux subprime…

Le Foreclosure Gate = 700 milliards de dollars de pertes supplémentaires possibles + 750 milliards de dollars de dommages et intérêts + 60 milliards de  dollars d’arriérés de taxe.
Que se passe-t-il cette fois ? Eh bien une sombre histoire d’hypothèques,  de titrisation et de saisies indues. Pour saisir un bien, et entamer la fameuse  foreclosure, il faut une créance et une hypothèque.

Les crédits subprime avaient été accordés à tort et à travers. Entre 2004 et 2007, la folie s’est emparée du marché immobilier américain. Vous  avez de ressources plus que limitées ? Vous êtes obligé d’accumuler trois  petits boulots pour boucler vos fins de mois ? Qu’importe, on vous fait miroiter une jolie maison préfabriquée qui deviendra votre home sweet home. En  deux temps trois mouvements, vous voilà propriétaire du rêve de votre vie.  Des millions de prêts hypothécaires sont accordés… et les banques ne sont  vraiment pas regardantes.

Puis vient la crise. Les saisies se sont multipliées. Et les équipes des établissements prêteurs étant débordées, certaines procédures de saisies  ont même été entamées à tort. Les gens se sont défendus comme des beaux diables, ont pris des avocats. C’est ce que vous feriez, à leur place.

Et les avocats ont soulevé un lièvre, un énorme, colossal, lièvre à 700
milliards de dollars.

Que s’est-il passé ? De la titrisation –il faut dire qu’elle est de tous les mauvais coups. Les prêteurs voulaient pouvoir faire de jolis petits  paquets avec les créances pour former des MBS (Mortgage Backed Securities),  vous vous souvenez ? Il s’agissait, bien sûr de répartir les risques … Les  banquiers se sont fait beaucoup d’argent avec ces produits financiers vendus  pour « sûrs » puisqu’ils reposaient sur du concret, des biens immobiliers  bien réels.

Pour faciliter cette titrisation, la finance a eu recours à un artifice… qui serait illégal.

L’enregistrement d’hypothèque coûte cher en procédures. Surtout si vous multipliez les transferts de votre hypothèque en l’incluant dans des produits  titrisés.

Donc, les grandes banques et les deux principaux organismes de prêts hypothécaires, les inénarrables Freddie Mac et Fannie Mae, ont décidé de  créer (en 1997) un organisme leur permettant de s’éviter de longues et  coûteuses procédures d’enregistrement.  MERS, un système informatisé permettant l’enregistrement des achats et des  ventes d’hypothèques – et de sérieuses économies de frais  d’enregistrement était né.

2008, les subprime sonnent le glas de la folie immobilière. Le nombre de procédure de saisies explose littéralement. Les foreclosure sont signées à  tour de bras… tant et si bien que le Wall Street Journal révèle que des  employés de GMAC Home Mortgage et de la banque JPMorgan ont admis dans leur  témoignage avoir chacun signé 10 000 documents par mois. Tout cela sans  véritable contrôle et surtout sans aucun respect des règles fixées pour les  saisies hypothécaires.

Scandale numéro 1 : les saisies illégales
L’affaire devient alors vraiment nauséabonde… et complexe.

1. Les procédures enregistrées par le système MERS ont été jugées illégales, ou du moins non recevables devant un tribunal, et incomplètes. Des  millions de prêts peuvent donc être invalidés.

2. Avec l’informatisation des actes de ventes/achats, de nombreux documents ont été perdus. Les banques ne s’avèrent plus capables de prouver  qu’elles détiennent bien une hypothèque. Les imbroglios se multiplient :  certains propriétaires se sont retrouvés face aux envoyés de deux banques  différentes venus saisir le même bien, chaque banque prétendant, preuves à  l’appui, détenir l’hypothèque.

3. Pour remédier aux problèmes de pertes de documents, de nombreuses banques, assistées par des avocats à la morale plus que douteuse, ont produits  de toute pièce de faux documents d’hypothèque.

4. Et pour couronner le tout, MERS s’est estimé compétent pour décider lui-même des saisies. Or, il n’est qu’un organisme intermédiaire entre les  banques qui détenaient réellement l’hypothèque.

Rien que pour septembre, 350 000 biens ont été saisis aux Etats-Unis. Des milliers d’Américains pourraient dans les jours qui viennent se regrouper  pour attaquer les banques responsables de ce scandale. Motif : escroquerie (fraud).

Conclusion, c’est la grande panique aux Etats-Unis. Les saisies effectuées sont-elles légales ? Les nouveaux propriétaires – ceux qui ont achetés un  bien saisi – sont-ils légitimes ou le bien appartient-ils aux anciens  propriétaires saisis ? Vous imaginez l’imbroglio… et les poursuites  judiciaires qui se préparent.

Le gouvernement américain vient de décider de suspendre toutes les saisies en cours pour essayer d’y voir plus clair.

Si les propriétaires gagnent, les banques pourraient être lourdement condamnées. On parle déjà de 750 milliards de dollars. Eh oui,  l’escroquerie, c’est du pénal et les sanctions sont lourdes. Ce qui risque  de mettre certaines banques au bord de la faillite. Le gouvernement américain et surtout les contribuables accepteront-ils encore une fois de payer pour  sauver les banques des conséquences de leur avidité et de leur malhonnêteté ?

Car ce n’est pas tout.

Scandale numéro 2 : la fraude aux taxes En créant le MERS, les banques ont mis en place un système leur permettant  de ne pas s’acquitter des taxes dues – en général aux Etats, ou aux  municipalités – à chaque enregistrement de prêts ou à chaque modification.

Ainsi, le MERS devrait entre 60 à 120 milliards de dollars rien qu’à l’Etat de Californie pour rembourser les taxes d’enregistrement non  perçues. Qui va payer ?

Scandale numéro 3 : la fraude aux MBS Si les banques ont créé le MERS, avec son système très léger  d’enregistrement des prêts hypothécaires, c’est surtout pour dissimuler ce  qui se cache réellement derrière les attractifs MBS. Pour dissimuler que de  trop nombreux prêts avaient été attribués à des familles qui auraient du  mal à rembourser : bref, que les MBS reposaient sur des crédits même pas  subprime mais tout simplement poubelle. C’est ce que le langage marketing de
la finance appelait la « répartition du risque ».

Le scandale actuel résulterait donc en grande partie de la volonté des banques de cacher aux yeux des autres banques leurs vilains petits secrets et leurs crédits douteux…

D’après certaines premières estimations, près de 30% des MBS pourraient être frauduleux.

Et là, même une intervention du gouvernement ne pourra rien faire.

Quelles conséquences pour nous ?
Si les banques sont jugées coupables et doivent rembourser ou verser des intérêts soit aux propriétaires floués, soit aux Etats qui n’ont pas reçu  les taxes d’enregistrement, soit aux banques qui ont acheté des MBS frauduleux, soit aux assureurs qui ont assurés ces MBS, elles risquent la
faillite.

Une vague de faillite en série mettrait à mal l’économie, comme l’avaient fait les subprime.

D’un autre côté, le Foreclosure Gate pourrait être l’élément déclencheur persuadant la Fed de lancer son quantitative easing 2. Les marchés ont déjà peut-être anticipé ce nouvel afflux de liquidités. Le Dow Jones n’a perdu que -0,29% vendredi dernier. L’argent va rester gratuit pour très très longtemps et les marchés s’en frottent les mains, prouvant une fois de plus leur désintérêt pour l’économie réelle.

A la clôture de vendredi soir, Bank of America cédait 5,82% et l’indice KBW des bancaires américaines reculait de 2,63%.

dossier a suivre ….

Ils sont dans la merde…et ils se sont eux même mis les deux pieds dedans. J’espère que cette fois-ci, on ne tentera pas de les sauver comme en 2008.

Jo ^^

Un autre article ici sur le même sujet…

Le scandale qui peut ruiner l’économie mondiale

Le scandale qui peut ruiner l’économie mondiale

Carlos

Vous n’avez sans doute pas encore entendu parler du “Foreclosure Gate” ? Ne vous inquiétez pas, ça va venir. A l’instant où j’écris ces lignes, Google propose déjà plus d’un million six cents mille occurrences pour ce terme, et ce n’est probablement pas fini, tant ce nouveau scandale venu en droite ligne des Etats-Unis risque de reléguer les “subprimes” à une petite farce d’étudiant-trader. J’avoue que l’affaire est extrêmement complexe à résumer en quelques lignes. Vincent Bénard fut, à ma connaissance, le premier blogueur francophone à en parler. De son côté, la presse généraliste commence timidement à évoquer cette bombe atomique qui menace d’exploser à la figure de l’ensemble de l’économie mondiale.

Comment résumer simplement cette affaire ? On peut dire que le Foreclosure Gatesubprimes, mais à la puissance dix. Souvenez-vous, les crédits subprimes avaient été accordés facilement à des ménages américains par des banques pas très regardantes sur la solvabilité desdits ménages. Mais comme le rêve américain a un prix et comme l’argent ne pousse pas dans les arbres, la crise est venue jeter à la porte des millions de ménages qui se sont défendus bec et ongles pour conserver leur bien. (”scandale des saisies”) est une suite chronologique de la crise des

Fin 2008, les lettres de ”foreclosure” débarquent par centaines de milliers dans les boîtes des Américains. Mais en examinant les dossiers de saisie d’un peu plus près, des avocats dénichent une faille dans le système. En résumé, il apparaît que les banques ont contourné la procédure légale. Les saisies auraient été effectuées dans la précipitation, sans tenir compte des règles administratives en vigueur.

Pire : le système informatique MERS qui est censé garder en mémoire toutes les opérations immobilières du pays (enregistrements, hypothèques, etc.) s’avère incapable de répondre aux critères définis par la loi américaine. Ses défaillances pourraient conduire à l’annulation de millions d’actes d’achat ou de vente, car les banques ne sont plus en mesure de prouver qu’elles détiennent une hypothèque. Certaines d’entre elles sont allées jusqu’à fabriquer de faux documents pour tenter d’abuser des propriétaires.

L’affaire a pris un tel tour que la justice a décidé de suspendre toutes les saisies en cours. Il va falloir désormais remonter le fil de chaque achat, vérifier les enregistrements et la légalité des saisies, bref un travail de titan qui prendra du temps mais qui risque surtout de… plomber les banques. Le chiffre de 700 milliards de dollars est avancé, sans que l’on puisse dire s’il est sous-estimé ou surévalué. Parmi les banques impliquées dans ce scandale à grande échelle, on retrouve Wells Fargo (l’un des géants bancaires aux USA, premier prêteur hypothécaire en 2010), Ally (numéro 4 en matière de crédit immobilier), ainsi que les désormais tristement célèbres Fannie Mae et Freddy Mac, déjà à l’origine de la crise des subprimes.

Le scandale commence à trouver un léger écho dans la presse française. Pour l’AFP, on ne peut pas encore parler de “menace”, mais à ce stade on ignore complètement l’impact que risque d’avoir cette affaire en dehors des Etats-Unis et sur ce qu’on appelle “l’économie réelle”. Ce qui est sûr, c’est que 50 procureurs ont uni leurs efforts pour mener des poursuites contre les banques visées, avec à la clef des dédommagements juteux. Comme dans la crise des subprimes dont on ressent encore les secousses aujourd’hui, la titrisation sauvage, l’irresponsabilité et l’opacité des géants bancaires risque encore de mener l’économie au bord de la faillite.

Comme on dit : affaire à suivre…

Un bon (et long) résumé en français ici ou ici. Un article sur le scénario du pire (en anglais) ici.

Alter Info

C’est quand même grave, j’ai lu qu’un gars qui avait payé sa maison cash, donc il n’avait aucune hypothèque, et une banque est venu le saisir. Certains se sont retrouvé avec les huissiers dans la porte, alors qu’ils avaient payé en bon et du forme leur mensualité comme à l’habitude…Et ici on parle de deux banques qui serait venu les saisir. On appelle ça carrément du vol.

Jo ^^

 

 

http://noxmail.us/Syl20Jonathan/?p=11828

 


Partager cet article

Published by Eva R-sistons - dans Alerte - danger ! - SOS
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche