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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 18:13


Les nuisances de l'agriculture intensive sont immenses

http://www.planete-dechet.com/lagriculture-intensive.php


La terre qui nous fait vivre…

Voir cette vidéo intéressant sur l’état de notre sol…


Extrait d’un film documentaire “Alerte à Babylone” de Jean Druon. Un scientifique, Claude Bourguignon, met en garde sur l’agriculture intensive.

 

http://www.koreus.com/video/alerte-babylone.html

Alerte à Babylone

 

http://www.koreus.com/video/alerte-babylone.html

 

 

 

 

 

Description : Extrait d'un film documentaire "Alerte à Babylone" de Jean Druon. Un scientifique, Claude Bourguignon, met en garde sur l'agriculture intensive.

 

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L’agriculture intensive et les pesticides

 
        L'agriculture intensive désigne des techniques agricoles permettant d'atteindre un maximum de rendement avec un minimum de main d’œuvre. La planète compte environ 1,3 milliards d'agriculteurs. Seuls quelques millions pratiquent l'agriculture intensive, dans les pays du Nord et dans quelques secteurs limités des pays du Sud. Par la motorisation, la mécanisation, la sélection animale et végétale, l'utilisation d’engrais et de pesticides, un agriculteur ''intensif'' peut cultiver plus de 100 hectares de céréales et obtenir des rendements proches de 10 tonnes par hectare.

        Les nuisances de l'agriculture intensive sont immenses : gaspillage, dégradation de l'environnement, pollution par les pesticides, destruction de la souveraineté alimentaire des pays du Sud, fruits et légumes de qualité lamentable, etc.

Les nuisances de l'agriculture intensive sont immenses


Sachant tout cela, que faire ?


        D'abord, ne pas nuire. A commencer par le choix de son alimentation : arpenter les marchés de producteurs locaux plutôt que les grandes surfaces, choisir de préférence des produits issus de l'agriculture biologique, expérimenter d'autres types d'alimentation (végétarisme, végétalisme, etc.), rejoindre une AMAP (Association de Maintien de l'Agriculture Paysanne), faire son propre jardin... Des alternatives existent ! Cependant, cette démarche reste insuffisante si nous ne sommes pas plus nombreux à refuser les tomates insipides, les pesticides ou l'agro-alimentaire industriel. Des combats politiques sont également nécessaires. Pour lutter contre l'agriculture productiviste, il est possible de participer aux actions de la Confédération paysanne, des faucheurs volontaires,  ou du mouvement international Via Campesina.L'agriculture concerne la vie et l'environnement de tous les êtres vivants de la planète. Espérons qu'elle deviendra de plus en plus « un axe central de contestation et une référence de la résistance. »

 

Les Pesticides 

 
Pollution des eaux (engrais et pesticides), appauvrissement des sols (diminution de l'humus, érosion)*, destruction de la biodiversité (disparition des zones humides et des bocages)... En 40 ans, l'agriculture intensive s'est développée au prix d'une importante dégradation des ressources naturelles. Nous avons choisi d'approfondir ici la pollution par les pesticides.
 
Que sont les pesticides ?
 

        Dérivés des armes chimiques mises au point pendant la première et la seconde guerre mondiale, les pesticides sont des produits toxiques conçus pour tuer les organismes vivants. Les trois grandes familles des pesticides les plus utilisés sont les insecticides, les herbicides et les fongicides. Les principes actifs de certains pesticides ont une durée de vie de plus d'une dizaine d'années. Cela signifie que, bien après leur éventuelle interdiction, ils sont toujours présents dans l'environnement. Le commerce des pesticides est une activité industrielle florissante. En 2000, les ventes mondiales atteignaient environ 28 milliards de dollars. Il s'agit d'un marché de plus en plus ouvert aux pays du Sud.

 

Opopoppp, pas plus que le bord....

 
Où sont les pesticides ?...
 
        Les pesticides sont partout. Ils se dispersent dans l’environnement, voyagent sur de longues distances par les courants atmosphériques et marins, entrent sous forme de résidus dans notre alimentation, s’accumulent dans les graisses, se concentrent le long des chaînes alimentaires.* Il est cependant difficile de mesurer précisément le niveau de contamination de l'environnement. La pollution est hétérogène, les analyses sont onéreuses et les recherches relativement rares. Néanmoins, voici un certain nombre de données permettant de mesurer l'ampleur de la présence des pesticides...
 
... dans notre eau
 

        En 1997, la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales françaises mettait en évidence la présence de résidus de pesticides dans un tiers des prélèvements d'eau de consommation française (217 pesticides étaient recherchés). Le Département américain de l'agriculture estime pour sa part que 50 millions d'américains consomment une eau potentiellement contaminée par les résidus de l'agriculture. Les nappes phréatiques sont également touchées. Pour la période 1995-1998, selon l'Institut Français de l'Environnement, le pesticide atrazine est présent dans plus de 50% des cas où il a été recherché dans les eaux souterraines. Les eaux embouteillées ne sont pas forcément épargnées. Une enquête du magazine Que Choisir ? a en effet mis en évidence la présence d’atrazine dans certaines eaux de source et minérales.


         Lors de la pulvérisation, 25 à 75% des quantités de pesticides appliquées sur les cultures s'évaporent et se retrouvent ensuite dans les eaux de pluie. Un exemple : entre 1995 et 1996, l’Institut National de Recherche Agronomique de Rennes a installé des stations de mesure de pesticides dans les précipitations. Presque tous les échantillons en contenaient. En 1998, une étude similaire menée aux Pays-Bas mettait en évidence la présence de pesticides dans l'eau de pluie, dont certains interdits depuis des décennies comme l’heptachlore. Au final, les pesticides diffusés dans les champs peuvent faire le tour de la terre, comme en témoigne l'intoxication grave des Indiens Inuits du Canada. Les poissons et les phoques dont ils se nourrissent sont contaminés par les pesticides provenant des rivières, de la mer et des pluies.
 
... dans nos maisons
 
         Produits de traitement pulvérisés par les jardiniers amateurs, poussières et particules de terre, colliers antiparasites des animaux domestiques, bombes aérosols, boîtes appâts... L’air intérieur des maisons est parfois plus concentré en pesticides que l’air extérieur. selon L'EPA (agence de l'environnement aux États- Unis), plus de 80% des ménages américains utilisent 3 à 4 pesticides différents dans leur maison. Une étude allemande met en évidence du pesticide perméthrine dans 90% des foyers étudiés.
 
... dans nos aliments
 
         En 2001, une enquête de la Commission européenne signalait la présence de pesticides dans 36 % des quelques 40 000 échantillons de fruits, légumes et céréales européens analysés (le contrôle portait sur une centaine de pesticides). En France, ce taux atteignait les 54 %, dont presque 10 % au-dessus des seuils autorisés (notamment les laitues : 30 % d'entre elles dépassaient les doses admissibles de pesticides). Une récente étude hollandaise a analysé 100 échantillons de raisins de table : 70 % des raisins contenaient au moins un résidu de pesticide, 35 % à des teneurs plus élevées que la réglementation. Dans l'État de Californie, une étude portant sur plus de 5500 échantillons et 160 substances recherchées a conclu qu'un tiers des fruits et légumes contenaient des résidus de pesticides.
 
... dans nos corps
 
        Tout adulte européen a accumulé entre 300 et 500 produits chimiques industriels différents qui se retrouvent stockés dans le sang, les urines, le lait maternel, les tissus adipeux et autres organes.
 
La France, numéro 1 des pesticides
 

           La France était en 2002 le plus gros exportateur mondial de pesticides, (juste devant l'Allemagne et les États-Unis), et le troisième consommateur mondial (avec plus de 100 000 tonnes en 1999). 40 % des pesticides consommés sont utilisés pour la vigne, 10 % sont répartis vers des utilisations autres qu’agricoles (jardinage, espaces verts, voiries, etc.). Premier producteur agricole européen (plus de 20% de la production), la France est notamment le premier producteur de maïs, qui consomme plus de 40 % de la production totale européenne d'herbicides. Rapportée à la consommation par hectare, la France est cependant dans une position moyenne (environ 4,5 kg de pesticides par hectare contre 17,5 pour les Pays-Bas). Elle dispose en effet de la plus grande surface agricole utilisée (plus de 20% de la surface agricole européenne). Paradoxalement, les villes sont les endroits où l'on utilise le plus de désherbants par hectare d'espaces traités. Les golfs et équipements touristiques sont notamment de gros consommateurs d'herbicides (une surface enherbée d'un sol consomme cinq fois plus de pesticides que la même surface cultivée).

La filière "Monsanto", est l'une des plus grosse firmes de productions d'herbicides

 
 
Les pesticides et la santé
 

       L'impact des pesticides sur la santé est difficile à évaluer : il existe une multitude de pesticides utilisés (entre 500 et 700 rien qu'en France), les études épidémiologiques sont rares*, les recherches fixant les seuils réglementaires admissibles dans les aliments sont réalisées sur des animaux, enfin, l'effet des combinaisons de pesticides est mal connu.


      Néanmoins, voici quelques pistes suffisamment alarmantes : Les pesticides organochlorés (chlordane, DDT, Lindane, methoxychlor, etc.) sont considérés comme déclencheurs de tumeurs et de pathologies neurologiques (atteintes de la mémoire, dépression, maladie de Parkinson, etc.). Certains types de cancer, en particulier le cancer du sein et celui des testicules (de plus en plus nombreux) sont liés à la présence d'oestrogènes synthétiques ou xénoestrogènes dans notre environnement (produits par le DDT notamment). Ces substances sont pour la plupart toujours utilisées. Des liens ont été démontrés entre certains pesticides domestiques et des cas de leucémie ou de cancer du cerveau, de l'estomac et de la prostate. Des pesticides et des fertilisants ont été associés à l'apparition des cancers gastriques ou bronchiques, ou encore d'allergies.


      Les viticulteurs français ont, selon une étude récente, un risque de cancer du cerveau dû aux pesticides de 25 % supérieur à la population générale. De manière générale, la maladie de Parkinson, les sarcomes et les cancers du cerveau sont décelés en proportion très supérieure chez les agriculteurs : 5 % chez eux contre moins de 1 % dans la population totale. Notons que selon la Mutualité sociale agricole, un agriculteur sur dix déclare avoir été victime de troubles après la manipulation de pesticides. Les pesticides constituent donc un risque de santé majeur. Chaque année, les pays du Nord interdisent l'utilisation de certains pesticides suite à la découverte de leur risques. Néanmoins, la plupart des pesticides périmés ou interdits dans les pays industrialisés sont envoyés dans les pays du Sud (des centaines de milliers de tonnes selon la FAO). Imaginons les conséquences dans ces pays où les normes de sécurité et les contrôles sont encore plus faibles que dans les pays occidentaux...


       Enfin, notons que les industries ont tendance à augmenter la toxicité de leurs produits, car les espèces ciblées s'adaptent peu à peu aux produits utilisés.

 

Source : Le F.A.O

 

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