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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 01:45

 

Nucléaire iranien : pourquoi des frappes seraient inefficaces

Alors que l'Iran et les grandes puissances s'apprêtent à reprendre des négociations, le service de recherche du Congrès (CRS) vient de remettre aux parlementaires américains un rapport intitulé « Israël : de possibles frappes militaires contre des sites nucléaires iraniens ».

 

Le texte (que l’on trouve ici en anglais) a immédiatement fuité.

 

L’essentiel des 52 pages est déjà connu. Il s’agit d’une synthèse des principales déclarations et des meilleurs articles américains et israéliens sur le sujet.

 

Mais, sur un sujet crucial, les auteurs du rapport apportent une information inédite. Il concerne la capacité de l’Iran de reconstruire des centrifugeuses après d’éventuelles frappes contre les sites nucléaires.


f15-israel.jpg

                                        (F-15 israéliens)

 

 

 

La question est fondamentale puisque que l’enrichissement de l’uranium (via des centrifugeuses) est l’étape majeure dans la fabrication d’une arme atomique.

 

Si la capacité d’enrichissement de l’Iran n’est pas détruite durablement par des frappes (qu’elles soient israéliennes ou américaines) celles-ci ne seront pas efficaces.

 

Or il semble que ni les Etats-Unis ni les Israéliens ne savent où se trouvent tous les ateliers de fabrication de centrifugeuses et que, même s’ils le savaient, les reconstruire ne prendrait que six mois.

 

Autrement dit, bombarder ne servirait à presque rien.

 

Voici ce que dit le rapport :

 

« Un officiel américain a déclaré au CRS qu’ « il pourrait y avoir beaucoup d’ateliers [de fabrication de centrifugeuses] » en Iran. »

« Un ancien officiel du gouvernement américain qui connaît le sujet [nous] a déclaré, le 27 février 2012, que la production de centrifugeuses en Iran était largement répartie et que le nombre d’ateliers a probablement été multiplié « plusieurs fois » depuis 2005 [année où l’Iran a interdit à l’Aiea la visite de tels ateliers]. »

« En faisant peut-être référence à ces ateliers, l’ancien directeur de la CIA et de la NSA Michael Hayden a déclaré en janvier 2012 que ni les Etats-Unis ni Israël ne savaient où se trouvaient tous les sites nucléaires iraniens importants. »

« Un officiel de l’exécutif a dit, le 27 février 2012 au CRS, que l’Iran n’avait pas assez d’éléments de centrifugeuses pour installer de nouvelles centrifugeuses immédiatement après une attaque. Cependant, il a ajouté que la plupart des ateliers de centrifugeuses pourraient probablement être reconstruits ou remontés en six mois. » 

 

http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/04/01/nucleaire-iranien-pourquoi-des-frappes-seraient-inefficaces.html

 

 

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Hollande le Transatlantique :

 

obama,hollande

De Chicago,


C'est un exercice obligé pour tout président français, surtout en début de mandat : déclarer sa flamme à l'Amérique et louer le lien transatlantique. Tous l'ont fait, même De Gaulle et Mitterrand, surtout Mitterrand. En bon social-démocrate européen, François Hollande, qui tenait à prouver qu'il sera un allié indépendant mais fiable, n'a pas dérogé à la règle - bien au contraire.

 

Hier, après sa rencontre particulièrement longue avec Barack Obama dans le Bureau Ovale, le chef de l'Etat a été, lors de sa conférence de presse, très éloquent sur l'importance qu'il accordait à la relation entre la France et les Etats-Unis.

 

Sa conclusion dit tout de son état d'esprit "transatlantique" :

 

"Quand la France et les Etats-Unis sont ensemble sur une grande question, elle peut trouver sa solution. C'est cela qui fait que la relation entre la France et les Etats-Unis est si importante et si décisive."

 

Voici un extrait de son discours à la presse :

 

"Je connais les Etats-Unis depuis longtemps. La première fois que j'y suis venu, le président Obama a bien voulu le rappeler, c'était en 1974. Je faisais un voyage d'études sur les fast-foods qui n'étaient pas encore en France et qui existaient déjà aux Etats-Unis. Si j'avais voulu faire des affaires, voyez ce que j'aurai eu comme carrière. Donc, ce voyage d'études, de ce point de vue a été plus un voyage qu'une étude et m'a permis d'aimer les Etats-Unis. J'y suis revenu régulièrement. Récemment, j'étais à Détroit pour des raisons qui tenaient à l'implantation d'une entreprise américaine dans mon département de la Corrèze et c'était à un moment où l'industrie automobile était en pleine crise et où Détroit était frappé. (...)


Oui, j'ai un attachement [à l'Amérique] qui est multiple, qui est à la fois culturel, historique, personnel et donc je suis conscient que la relation entre la France et l'Amérique doit être une relation qui est à la fois une exigence parce que nous attendons des Etats-Unis à chaque fois qu'ils se placent sur les grandes causes, sur les grands sujets, la démocratie, les droits de l'homme, respect de la personne humaine et nous sommes à chaque fois déçu quand les Etats-Unis peuvent ne pas être sur cette ligne, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. (On voit tous les jours à quoi ressemble cette "démocratie" avec tous les pays destabilisés, attaqués, bombardés, etc, note d'eva)


De la même façon, je suis conscient que dans notre histoire, nous avons eu à la fois des solidarités très fortes et des moments où, en fonction des situations, il y a eu des conflits et des différends. Doit-on parler de ce qui s'était passé au moment de l'intervention en Irak ? Mais nous sommes sortis là aussi de ce temps-là. Et donc, je veux qu'entre la France et les Etats-Unis, il y ait à la fois cette amitié proclamée et cette franchise dans la relation. Et là, il se trouve que nous avons des convergences qui sont l'évidence sur la croissance, sur le rapport à la stabilité de la zone euro, sur la question de l'Iran, de la Syrie, sur même le développement, sur l'Afrique. (...)

Pour terminer, quand la France et les Etats-Unis sont ensemble sur une grande question, elle peut trouver sa solution. C'est cela qui fait que la relation entre la France et les Etats-Unis est si importante et si décisive."

 

http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/05/19/hollande-le-transaltlantique.html


 

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Photo
J.M. Bouguereau

 

 

L’essentiel : l’adoubement du nouveau président par ses pairs

 

A côté de ce point de convergence majeur, le reste peut paraître secondaire. Si sur l’Iran et la Syrie, il n’y a pas de divergences, reste le bouclier anti-missile qui, s'appuyant sur une technologie américaine, devrait être l'un des principaux axes de développement de l'Otan dans les prochaines années.

 

Hollande a toujours dit qu’il y était réticent à cause de contrôle quasi exclusif de Pentagone et de la menace indirecte sur la dissuasion nucléaire française. Aux dernières nouvelles, les équipes présidentielles qui rédigent le communiqué final butaient sur cet écueil. Mais l’essentiel ne sera pas là, mais dans l’adoubement du nouveau président par ses pairs, dans les premiers contacts qui diront si le courant passe, vu l’importance prise par les relations personnelles entre grands de ce monde

 

http://jeanmarcelbouguereau.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/05/19/g8-otan-dans-la-cour-des-grands-francois-hollande-doit-depas.html

 

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