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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 17:04

 

 

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"La situation est sous contrôle"

 

 

(Re-publication) La vidéo ci-dessous a déjà été beaucoup visionnée par les francophones soucieux de la pollution nucléaire  . C'est le témoignage d'un Français vivant au Japon depuis dix ans et qui s'indigne de ce que l'état japonais fait subir à la population en continuant à défendre le nucléaire (pour - dit-il - que les abonnés n'aient pas à payer 9 € de plus l'électricité par mois!) et aussi de l'inertie citoyenne en France face à ce problème crucial.

 

La vidéo, probablement dérangeante, a été effacée de son emplacement initial, mais un internaute avait pris soin de l'enregistrer et l'a replacée sur son propre compte, de sorte qu'à ce jour elle est toujours visible. Bien sûr, ce n'est pas encore demain la veille qu'en France une telle vidéo va passer au journal télévisé de 13 heures ou de 20 heures!

 

Mais les citoyens avides de vérité peuvent encore librement s'informer sur Internet et mesurer toute la gravité de la situation, car, si la même inertie continue à prévaloir ce qui s'est passé à l'Est ne manquera pas, un jour ou l'autre, de se passer à l'Ouest.... "Inactifs aujourd'hui, radio-actifs demain!"  Note d'eva : C'était le slogan du tee-shirt que je portais, jeune militante.


 

Il faut se réveiller, les Français!

On a besoin de vous, dans le combat!

 

http://artdevivresain.over-blog.com/article-fukushima-un-pere-de-famille-en-colere-78718206.html

 

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Vendredi 8  juillet 2011 à 20h00 
au cinéma Bel Air 
31 rue Fénelon 
68200 Mulhouse

Documentaire: "Into Eternity"

Suivi d'un débat animé par le CSFR
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l'avis sur le documentaire de :

 

Yannick Barthe

SOCIOLOGUE, CHARGE DE RECHERCHE AU CNRS- Auteur de Pouvoir d’indécision. La mise en politique des déchets nucléaires (Economica, 2006).

Comment affronter la temporalité vertigineuse des déchets nucléaires ? Comment se protéger de ces matières dangereuses pendant des milliers d’années ? Longtemps hantés par ces questions, les responsables de l’industrie nucléaire croient aujourd’hui tenir la solution. À Onkalo en Finlande comme ailleurs, ils étudient la possibilité de stocker ces résidus dans le sous-sol, à 500 mètres de profondeur. Censé résister au temps, insensible aux aléas de l’histoire, aux guerres, aux épidémies, ce coffre-fort géologique n’aurait nul besoin d’être surveillé. Les déchets nucléaires pourraient y reposer en paix. Pour l’éternité.

Les personnes interrogées dans « Into EtErnIty » ne sont pas peu fières de leur trouvaille et de la prouesse technologique qui consiste à construire un tel sanctuaire. Rien ne semble avoir été laissé au hasard. Tout a été pensé, anticipé ; les scénarios les plus farfelus ont été pris en compte, intégrés dans le dispositif technologique. Mais voici que certaines questions que pose Michael Madsen à ses interlocuteurs suscitent des silences embarrassés, des sourires gênés, des réponses hésitantes et contradictoires. Et le doute fait alors son chemin dans l’esprit des spectateurs que nous sommes : tout de même, est-ce vraiment raisonnable ? N’est-il pas présomptueux de prétendre garantir la viabilité d’une telle installation pendant des milliers d’années ? En laissant poindre, derrière les discours rassurants des scientifiques, les incertitudes qui entourent le devenir des déchets nucléaires, l’intérêt premier du film de Michael Madsen est d’ouvrir à nouveau le débat sur les problèmes posés et les solutions à imaginer pour gérer cet héritage encombrant.

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Suite à l'avis de l'ASN de donner son accord à la poursuite de l'exploitaion pour 10 ans du réacteur N°1 de Fessenheim, annoncé le 4 juillet 2011 en conférence de presse à Paris.
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Sur l'Alsace du 5 juillet 2011, il y a deux pleines pages région, voici une partie de ces pages
les articles complets peuvent êttre trouver à partir de ce lien

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Les antinucléaires:

«Encore dix ans de risque incalculable»

le 05/07/2011 à 00:00

Stop Fessenheim et le CSFR : « Encore dix ans de risques incalculables »

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Pour Aline Duratti et Gilles Barthe, au nom de Stop Fessenheim et du CSFR (Comité de sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin), cet avis signifie « encore dix ans de risques incalculables à faire peser sur la population. Encore dix ans de production de déchets nucléaires dont nous ne savons que faire et que nous léguerons à nos enfants. Encore dix ans d’investissement des deniers du contribuable dans une énergie obsolète, nauséabonde et destructrice. Quelle est la véritable indépendance d’une institution qui n’est pas en mesure de tirer les leçons d’un accident nucléaire majeur encore en cours aujourd’hui et qui menace toujours de s’amplifier ? »

« La prolongation de dix ans est inacceptable », poursuit Jean-Jacques Rettig, du CSFR, et Axel Meyer, de l’association allemande Bund. « Cet avis de l’ASN n’est pas justifié par les questions de sécurité mais par l’’espoir de l’industrie atomique que dans dix ans, l’accident de Fukushima aura été oublié. »

« Cette prolongation décidée au mépris des populations constitue un déni de démocratie, alors que de part et d’autre du Rhin, élus et citoyens se sont prononcés en masse pour la fermeture de la centrale », conclut le réseau « Sortir du nucléaire »

Le jeûne pour l’arrêt de la centrale continue

« Ce n’est qu’un avis d’une agence gouvernementale qui prend un peu d’autonomie et qui remplit un peu mieux son rôle depuis la peur de Fukushima », commente Pierre Rosenzweig, un des jeûneurs pour l’arrêt de la centrale. « Nous comptons près de 700 journées de jeûne et poursuivons notre action. Mais en juillet et en août, nous ne serons sur le Champ de Mars à Colmar que le jeudi ».

Europe Écologie Les Verts : « La décision appartient à Nicolas Sarkozy »

« Cet avis, s’il était suivi d’effets, serait un scandale au regard de notre sécurité et au regard des enjeux énergétiques », soulignent Jacques Fernique et Alain Jund, au nom d’Europe Écologie Les Verts Alsace. « Alors que l’Allemagne vient de voter à une très large majorité pour la sortie du nucléaire, que la Suisse prend les mêmes orientations et que l’Italie stoppe le nucléaire suite à un référendum, la France veut continuer à faire cavalier seul. Cet avis place le pouvoir politique face à ses responsabilités. Lui seul, et donc Nicolas Sarkozy, décidera ou non de la fermeture. Cet avis de l’ASN pointe le coût exorbitant que nécessiteraient les mises à niveau envisagées : socle en béton de protection de la nappe rhénane, remplacement du générateur de vapeur d’un réacteur, mise aux normes sismiques, sécurisation de la piscine de combustibles… La facture sera bien trop lourde au regard des recettes de la vente de l’électricité ».

La reconversion en site pilote

Le groupe local Europe Écologie Les Verts Mulhouse 3 Frontières a adressé une lettre à chaque élu des 27 communes de la communauté Mulhouse Alsace Agglomération qui ne l’ont pas encore fait. Objet de la lettre : obtenir qu’ils s’inscrivent dans le sillage de Kingersheim, Lutterbach, Rixheim, Ungersheim et Wittenheim, en se prononçant en faveur de « l’arrêt de la centrale de Fessenheim et sa reconversion en site pilote de recherche-développement pour la mise en œuvre de technologies et savoir-faire générateurs d’emplois d’avenir dans le démantèlement des centrales nucléaires en fin de vie. Les communes de notre agglomération, située à une vingtaine de kilomètres de la plus ancienne centrale française, enverraient ainsi un signal fort à nos concitoyens, tout autant qu’à la M2A et au gouvernement, en se montrant unanimes, alors même que nos voisins et amis allemands et suisses ont décidé la sortie du nucléaire ».

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 « Une incohérence totale », selon Jean-Marie Brom

le 05/07/2011 à 00:00 par Propos recueillis par Elisabeth Schulthess

Pour le physicien strasbourgeois Jean-Marie Brom, cet avis de l’ASN permettra au gouvernement d’arrêter la centrale pour des raisons politiques tout en poursuivant son programme nucléaire.

« L’ASN fait preuve d’une incohérence rarement vue », commente Jean-Marie Brom. « Elle nous dit que tout va bien, que la tranche 1 peut continuer à tourner pendant dix ans. Et en même temps, elle dit qu’il faut, d’ici deux ans, avoir renforcé le radier en cas de percement de la cuve du réacteur. Il faudrait savoir où on en est. Si tout va bien, il n’y a aucun travail à faire. »

Selon ce spécialiste des questions d’énergie, qui est aussi porte-parole du réseau « Sortir du nucléaire », « cet avis est l’aveu que la centrale de Fessenheim n’est pas protégée en cas d’accident de type Fukushima. Pendant des décennies, la politique française a consisté à dire que l’accident n’est pas possible. Aujourd’hui, on se rend compte que c’est possible et que le radier, c’est-à-dire la dalle de béton qui est sous le réacteur, est le moins épais de toutes les centrales françaises. Alors, on ne sait plus quoi faire et l’on dit tout et n’importe quoi. Qu’il faudra renforcer le radier. Pareils travaux n’ont jamais été entrepris nulle part. Est-ce que ce sera physiquement possible et suffisant pour protéger la nappe phréatique qui affleure, selon les saisons, entre 4 et 8 mètres sous la centrale ? Je ne sais pas. Ce qui est sûr, c’est qu’en cas de fusion du coeur, comme à Fukushima, c’est toute la nappe phréatique jusqu’à Rotterdam qui sera contaminée. Ceci peut arriver avant que le radier ne soit terminé. Et sous le deuxième réacteur, le radier est tout aussi mince. »

Pour Jean-Marie Brom, il s’agit là d’une stratégie politique : « Ce qui se profile, c’est la fermeture de la centrale au prétexte que les travaux seraient trop coûteux à mettre en œuvre. Après les stress-tests de l’automne, l’arrêt de Fessenheim pourra alors être donné en pâture à l’opinion par un candidat à l’élection présidentielle tout en poursuivant le reste du programme nucléaire, puisque les autres centrales ont un radier plus épais. C’est ainsi que l’ASN passe le bébé au politique. »

Une stratégie que le physicien dénonce : « Aucune centrale nucléaire en France n’est conçue pour résister à la fusion du cœur. Seul l’EPR a une dalle très épaisse. »

Enfin, à propos des questions de sismicité et des risques d’inondation, « il s’agit de débats d’experts qui ne relèvent pas de l’examen de sécurité par l’ASN. Aucun expert ne dit que la centrale n’est pas sûre, mais personne ne peut prouver qu’elle est sûre ».

Le directeur de la centrale : « Une première en France »

Thierry Rosso, directeur de la centrale EDF de Fessenheim : « Cet avis salue le travail réalisé depuis plusieurs mois par les techniciens et les ingénieurs d’EDF. J’avais fait part de ma sérénité, non par excès de confiance, mais parce que je connaissais la qualité du dossier présenté à l’ASN.

Chaque avis de l’ASN comporte des prescriptions techniques, ce n’est pas une particularité ou une nouveauté pour Fessenheim ; il y en avait aussi pour Tricastin (dont le réacteur n°1 a déjà passé l’épreuve de la troisième visite décennale). L’ASN nous avait déjà invités à réfléchir à la question du radier, et EDF y travaille depuis fin 2009. Nous avons déjà quelques avant-projets, nous serons en mesure de présenter des solutions avant le 31 décembre. Le coût des travaux dépendra évidemment de la solution retenue, mais je peux vous affirmer qu’il sera très nettement inférieur aux 100 millions d’euros annoncés par « Le Figaro » la semaine dernière. À ma connaissance, ce chantier sera une première en France.

Concernant la source froide de secours également réclamée par l’ASN, il faut que l’on travaille dessus, on ne s’y attendait pas. Enfin, il faut souligner que cet avis ne vaut pas solde de tout compte, puisqu’il y a encore les tests de résistance et l’audit, et que chaque réacteur doit rendre sa copie à l’ASN en septembre. »

 

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