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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 00:26

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http://www.lefigaro.fr/medias/2011/03/25/d0987d46-571c-11e0-abeb-66ecc7c0fd45.jpg

 

observatoire le 19/05/2011 par la rédaction

Fusion de trois réacteurs à Fukushima : les médias français regardent ailleurs

Contenu reconnu d'Utilité PubliqueCe contenu a été voté "d'utilité publique" par nos abonnés, ou sélectionné par la rédaction pour être gratuit. Il est temporairement accessible à tous, abonnés et non abonnés

La situation est grave au Japon, mais les médias français l'ont oublié. Tepco, l'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima, l'a reconnu jeudi 12 mai : les coeurs des réacteurs n°1,2 et 3 de la centrale de Fukushima ont fondu. Plus grave, la cuve du réacteur n°1 est trouée. Auparavant, il n'était question que de "fusion partielle" des coeurs, et pas de fuites. Des employés de Tepco viennent de pénétrer dans les réacteurs n°2 et 3 pour observer l'étendue des dégats. Pendant au moins une semaine, ces informations capitales n'ont pourtant trouvé que peu de relais en France.

Un reportage de quelques minutes, au 20 heures de France 2, sur l'évolution du pompage de l'eau contaminée, coincé entre deux directs avec New York, où il fallait suivre en direct l'arrivée d'Anne Sinclair au procès de son mari, Dominique Strauss-Kahn: le regard médiatique, en ce jeudi 19 mai, s'est bien détourné de Fukushima. Et encore, cet étrange reportage n'a-t-il pas donné l'information essentielle de cette dernière semaine: un des "scénarios du pire" s'était déroulé, dès le premier jour. Mardi 17 mai, une dépêche AFP a souligné que "l'opérateur -Tepco- s'est rendu compte récemment, grâce à de nouvelles mesures, que le combustible nucléaire des réacteurs 1, 2 et 3 avait vraisemblablement fondu, faute d'avoir été immergé durant plusieurs heures après la catastrophe du 11 mars qui a anéanti les systèmes de refroidissement". En clair, comme l'expique un article d'analyse clair de Rue89, "ce n'est pas que la situation se soit brutalement aggravée à Fukushima. Seulement Tepco a fini par admettre, deux mois après le séisme, que l'ampleur des dégâts était bien pire qu'envisagé sur le coup." Rue 89 indique que "le cœur du réacteur numéro 1 a totalement fondu", c'est-à-dire que "le combustible est transformé en corium", une lave brûlante, et imprévisible.

Mardi, la dépêche a été reprise telle quelle par la plupart des médias en ligne, sans grandes explications.


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Seul le site de Courrier International donne des détails le lendemain, en s'appuyant notamment sur des informations tirées du quotidien japonais Asahi Shimbun : "Tepco a finalement reconnu que les barres de combustibles du réacteur numéro 1 avaient fondu seulement cinq heures et demie après le tsunami. Et des éléments de preuves, provenant de sources internes à Tepco mais pas encore officialisées, indiquent que les réacteurs 2 et 3 également ont fondu, le numéro 3 s'étant même effondré dans sa cuve."

Le site du Monde a repris une autre dépêche le 18 mai, pour ajouter que "la fusion du cœur du réacteur 1 de la centrale de Fukushima, au Japon, pourrait avoir été causée par une erreur humaine", ce que précisait un article du Japan Times du même jour.

Mais en dehors de ces dépêches reprises sur leurs sites (seuls Rue89 et le site de France 24 ont proposé des articles d'analyse plus conséquents), les journaux papier ont été très avares en information à propos de ces révélations de Tepco. On se souvient pourtant qu'en mars, tous les médias épluchaient les divers scénarios sur l'évolution possible des réacteurs de Fukushima.

Figaro

A notre connaissance, seul Le Figaro a repris de façon conséquente ces informations, le 18 mai dans un article intitulé "Fukushima : la situation serait plus grave que prévu".

L'auteur explique bien que "Tepco s’est notamment rendu compte, grâce à de nouvelles mesures réalisées la semaine dernière, qu'une partie du combustible du réacteur 1 serait tombée au fond de la cuve".

Mais l'analyse, notamment sur les conséquences, s'arrête là. Le Figaro rappelle ensuite que des équipes d'Areva sont en train d’installer un dispositif de décontamination de l'eau pompée pour refroidir les réacteurs.

 

Dans son édition papier parue ce jeudi 19 mai, Le Monde a aussi publié un article sur le nucléaire japonais. Mais il est consacré à la contestation du nucléaire au Japon, et ne contient aucune référence précise aux nouvelles informations en provenance de Fukushima.

L'article était notamment centré sur une déclaration du Premier ministre Naoto Kan, qui a déclaré que "l'énergie nucléaire continuera à être utilisée" picto


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Libération
, lui, semble être bien informé, puisqu'il consacre une page entière à la situation au Japon le 19 mai, et il titre même "Japon, de mal en pis". Mais il ne parle pas de la situation à Fukushima, se concentrant sur les conclusions d'un "panel de professeurs et de scientifiques de la prestigieuse université de Tokyo", qui estiment que les relevés des degrés d'irradiation effectués par les autorités minimisent la gravité de la situation. L'article est en fait majoritairement consacré à la puissance du "lobby nucléaire" japonais.

 



Finalement, sur toute la page, seul un petit encadré "Repères" de quelques dizaines de signes fait référence au rôle du facteur humain dans la fusion du réacteur n°1,

sans autres explications... picto

Quant aux lecteurs du Parisien papier, et aux télespectateurs des JT de 20h de TF1 et France 2, ils ne sont sans doute pas au courant, puisque nous n'avons pas repéré d'article ou de reportage sur la situation.


> Cliquez sur l'image pour un gros plan <

Si les journalistes n'ont pas relayé massivement les informations concernant Fukushima, cela peut s'expliquer en partie par l'affaire DSK, qui sature l'espace médiatique français. Mais l'argument n'est pas suffisant : les révélations de Tepco, reprises par l'AFP puis par les médias français, remontent au jeudi 12 mai, soit deux jours avant "l'affaire DSK". Or, selon Tepco, cité par Reuters (en anglais) le 12 mai, la cuve du réacteur n°1 est trouée, et l'eau contaminée, qui était en contact avec le coeur radioactif du réacteur, fuit.



> Cliquez sur l'image pour un gros plan <

Le même jour, l'information est relayée par l'agence de presse anglophone Bloomberg, qui affirme que TEPCO a reconnu que "du combustible fondu a coulé au fond de la cuve n°1 sous pression et est toujours en cours de refroidissement". A notre connaissance, parmi les médias traditionnels, seul Le Monde, dans son édition du 14 mai, a repris la nouvelle dans un article détaillé (accès abonnés).

picto Et Greenpeace France n'a pas raté l'info...

Le retard médiatique français est plutôt à mettre au compte de la non reprise d'une dépêche AFP, du 12 mai, qui annonçait pourtant : "L'opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima a fait état jeudi de nouveaux problèmes, dont une fuite au niveau de la cuve d'un réacteur et le déversement d'eau contaminée dans l'océan." Les informations y sont, mais rien ne permet d'interpréter la gravité de la situation. Surtout, le titre, assez banal, évoque de "nouvelles fuites d'eau radioactives". Ce qui explique sans doute que les médias (et @si, dans une premier temps) ne l'aient pas vus passer.

Le lendemain, vendredi 13 mai, une autre dépêche Reuters note que "plus tôt cette semaine, Tepco a déclaré qu'elle avait scellé une fuite d'eau radioactive à l'extérieur du réacteur n ° 3 de l'usine. Le réacteur n ° 2 a subi des fuites similaires qui ont été scellées en avril avec du verre liquide et d'autres substances." Tepco a donc reconnu courant mai que les trois réacteurs avaient subi une fusion de combustible.

Quels seront les conséquences ? La situation est incertaine, mais potentiellement grave, si l'on en croit les explications avancées par Rue 89 : si le corium a percé la cuve, le risque de contamination de long terme de la région environnante et plus important. Et s'il entre en contact avec l'eau, "il y a un risque d'explosion à l'hydrogène". Autant de dangers que les médias français avaient détaillé en longueur dans les premiers jours suivant la catastrophe, à grands renforts de directs dramatisants. Aujourd'hui, les mêmes directs haletants se demandent si DSK restera en prison.

(par Simon Recht)    

 

 

Mise à jour - 20 mai : Dans une première version de article, nous indiquions que l'AFP n'avait pas traité la nouvelle du 12 mai, ce qui est faux. Et nous avons ajouté une mention de l'article du Monde du 14 mai.

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Communiqué par un Lecteur :
 
Voici la situation réelle

Les EU sont fortement contaminés .

L 'Europe suivra le même sort dans peu de temps.

Après le perte de 40 milliards de BP dans le golfe du Mexique , voici la perte de 40 milliards d'une autre multinationale TEPCO .

Il y a actuellement 85 000 victimes à indemniser. En outre il faut acheter beaucoup de pétrole pour compenser la baisse du nucléaire. Le titre en bourse a chuté de 83 %


http://bistrobarblog.blogspot.com/2011/05/pour-suivre-levolution-du-nuage.html

Alerte Fuku

- 12 mai 2011: ALERTE MAXIMALE. Les prévisions de contamination radioactive de l’atmosphère sont cachées sur le site de NILU. Selon le blogger US, Alexander Higgins, il est clair que NILU n’a rien stoppé du tout: mais les consignes sont claires: NE PAS AFFOLER LA POPULATION.

Tous les fichiers sont ici: http://zardoz.nilu.no/~flexpart/fpinteractive/plots/?C=M;O=D . (Et pour les fouineurs, voici une autre url: http://zardoz.nilu.no/~flexpart/FORECASTSYSTEM_DATA/). Seuls les fichiers avec du poids en ko sont à ouvrir. Le fichier est nommé ZARDOZ. Qui est ZARDOZ: un film de science-fiction apocalyptique. Tout cela commence à devenir intéressant.

Donc, si l’on en croit le NILU, du moins, les fichiers cachés de NILU, les nouvelles ne sont pas bonnes du tout: C’EST UNE ALERTE MAXIMALE. D’immenses plumes de césium 137, de xénon 133, d’iode 131, etc, sont en train de passer depuis un certain nombre de jours sur l’Amérique du nord et ensuite sur l’Europe et personne n’en parle.

Nous conseillons aux anglophones de consulter cette vidéo. Il va être difficile en effet de rentrer sur le site du NILU dans la mesure où l’alerte est donnée et que de nombreuses personnes vont tenter de se connecter. Tous les fichiers sont déjà conservés.

http://www.kokopelli-blog.org/

Jeudi 19 mai 2011

TEPCO révèle des détails sur la visite dans le réacteur 2 de Fukushima : « Trop chaud et humide pour que des ouvriers travaillent plus de 15 minutes »

40° C, taux d'humidité supérieur à 90% (dans les relevés des robots). 50 millisieverts/h de radioactivité, et la piscine de combustible usé est apparemment très chaude.

A un endroit, la vapeur (hautement radioactive) de la piscine se condensait et retombait en gouttes. Mais TEPCO dit qu'il sera plus facile de travailler dans le réacteur 2 que dans le 1, car la radioactivité y est plus faible. 50 millisieverts/h semble sûrement infiniment moindre que les 1000 ou 2000 millisieverts/h du réacteur 1.

   
Du Nikkei Shinbun :
TEPCO a révélé les détails de l'examen de l'intérieur du bâtiment du réacteur 2 (le 18 mai). Selon TEPCO, la température et l'humidité étaient trop élevées « pour que les ouvriers y travaillent plus de 15 minutes. » Le niveau de radioactivité était également élevé, 50 millisieverts/h au maximum.
Dans la « carte routière » révisée, les réacteurs 1, 2 et 3 vont être refroidis avec des systèmes extérieurs de refroidissement par eau, mais les conditions internes des bâtiments peuvent compromettre le travail.
Les ouvriers ont pénétré dans le bâtiment du réacteur 2 le matin du 18 mai. Il y avait trois flaques d'eau à l'intérieur du bâtiment. Selon TEPCO, « il y avait un endroit du bâtiment où la vapeur de la piscine de combustible usé se condensait et retombait en petites gouttes.
Pendant que les ouvriers continuaient leur progression, la température s'est élevée, rendant de longs travaux impossibles. Dans l'examen précédent fait par les robots, la température a été enregistrée à 40°C.
Malgré tout, TEPCO était d'avis qu'il « serait plus facile de travailler dans le bâtiment du réacteur 2, tant qu'on peut faire face à la forte humidité, que dans le bâtiment du réacteur 1 où la radioactivité a été mesurée à 1000 millisieverts/h. TEPCO a déclaré qu'il voulait installer un système pour refroidir la piscine de combustible usé, et trouver une quelconque forme de ventilation.
Ce qui est resté non-dit dans l'article ou de la part de TEPCO est le fait non-admis que l'enceinte de confinement de ces réacteurs était endommagé et fuyait.  Comment construire un système de refroidissement qui ferait circuler de l'eau qui fuit du RPV dans l'enceinte de confinement et retour dans le RPV, si l'enceinte de confinement fuit ? Peuvent-ils réparer la fuite ?

Le Mainichi Shinbun signale qu'un ouvrier a du être évacué, suite à un coup de chaleur.

(La suite plus tard, je vais voir "Scott")
............Scott va bien, il a mangé presque tout le foin apporté hier, il a eu droit à du pain rassis (que les chevaux adorent), à une autre bonne ration de foin et à un pansage délicat sur son pauvre poil. Et un bisou sur le nez en repartant...
Japon, suite

Vendredi 20 mai

 

Le gouverneur de Shizuoka : « Nous ne ferons pas de test pour la radioactivité sur notre thé, mais notre thé est sûr, croyez-nous »

 Je perds confiance en la bonté et l'honnêteté des producteurs agricoles au Japon, quand ils sont organisés en association sous influence du monde politique.
 La préfecture de Shizuoka produit environ 60% de tous les thés verts (mélange final) produits au Japon. C'est actuellement la saison des nouveaux thés (« shincha »). Beaucoup d'argent en jeu, mais récemment un haut niveau de radioactivité a été détecté sur les feuilles du thé cultivé dans la préfecture de Kanagawa (à l'est de Shizuoka) et le ministre de la santé souhaite que 14 préfectures qui cultivent le thé, y compris Shizuoka) fassent des tests avant qu'ils soient séchés et mélangés.

Shizuoka a dit non. Le gouverneur de Shizuoka, Heiti Kawakatsu, une élite d'Oxford qui était tout à fait partant pour faire redémarrer le réacteur 3 de la centrale d'Hamaoka en mars, après l'accident de Fukushima, est tout à fait remonté contre le test du thé cultivé et transformé à Shizuoka, disant « que cela jettera la confusion parmi les consommateurs si de la radioactivité est décelée. Son gouvernement a testé les feuilles de thé frais et le mélange final, et a trouvé des taux en-dessous des limites de sécurité (500 becquerels par kilo pour les feuilles fraîches, 200 becquerels par kilo pour le mélange final) il a donc déclaré que le thé de Shizuoka est sûr.

Puis il anime l'évènement promotionnel du « nouveau thé », et déclare « le thé de Shizuoka est si sûr que je pourrai le boire à grandes gorgées ! » Donc, selon cet homme d'Oxford, un thé qui a bon goût est un thé sans danger. Nous avons entendu la même remarque du gouverneur de Fukushima et de la coopérative JA de Fukushima comme quoi les légumes de Fukushima ont tellement bon goût qu'ils sont sans danger.


 Même si les feuilles de thé fraîches ne contiennent que peu de matériaux radioactifs, une fois séchées le niveau augmente. Mais si le thé sec est séché et mélangé en produit fini plus tard avec d'autres thés secs provenant d'autres régions, le niveau de radiation va diminuer.

Pour le gouverneur de Shizuoka, le début et la fin sont importants. Il se fiche carrément ou ne veut pas savoir ce que contient le milieu.

Le website de l'association du commerce et de l'industrie possède le résultat des tests. Les feuilles fraîches contiennent du césium radioactif entre 44,23 et 138,77 becquerels/Kg. Le mélange final contient du césium radioactif entre 1,93 et 10,91 becquerels/Kg. Pas d'iode radioactif détecté.

 Quelques réponses à la déclaration d'innocuité faite par le gouverneur, à partir d'une messagerie japonaise :

 "Bois à grands traits, gouverneur,

 Au Japon, la sécurité est devenue une religion.

 Si tu dis que c'est sans danger, teste le thé « aracha ».

 Si c'est sans danger, pas besoin d'un si stupide cinéma.

 Plus on nous dit que c'est sans danger, plus effrayés nous devenons. Regarde juste ce qui est arrivé à Fukushima.

 Ne fais pas que boire à grandes gorgées. Mange aussi toutes les feuilles.

 Rien ne t'arrête, gouverneur.


C'est quoi cette mode insensée de « déclaration de sécurité » ? Y-a-t-il quelqu'un qui dise « nous ne vendrons pas, parce que cela peut être nuisible à la santé. Nous voulons toucher un dédommagement de TEPCO, sinon nous intenterons un procès à la compagnie s'ils refusent. »
La plantation de Shizuoka où j'ai acheté le thé a déclaré que leur thé était sans danger en mesurant seulement l'iode radioactif. Je pense que je n'en achèterai pas.
Qui a dit que les radiations s'arrêtent aux montagnes de Hakone et n'atteindront jamais Shizuoka ?"

La compagnie d'électricité japonaise clôture son exercice fiscal annuel décalé sur une perte record et confirme qu'elle remplace son actuel PDG, Masataka Shimizu, par son directeur général Toshio Nishizawa.

La catastrophe naturelle qui a bousculé le Japon le 11 mars dernier et provoqué un accident nucléaire d'une gravité historique, affecte terriblement la compagnie d'électricité japonaise La société a fait état d'une perte nette record de 11 milliards d'euros (1250 milliards de yens) ce vendredi matin, . Elle constitue le pire déficit enregistré par un groupe non financier nippon. Le séisme, puis le tsunami ont paralysé la majeure partie de l'activité de sa centrale basée à Fukushima, cette ville du nord-est du pays désormais connue du monde entier. Depuis plus de deux mois en effet, au moins quatre des six réacteurs nucléaires du site sont à l'arrêt. Avant l'évènement, Tepco tablait sur un bénéfice net de 1 milliard d'euros.
Autre annonce d'importance ce matin par Tepco : Il faut dire que sa gestion de la crise a été vivement critiquée, au Japon et dans le reste du monde.

État, électriciens et banques à contribution

L'avenir pour Tepco s'annonce déjà difficile. Dans une demande adressée le 10 mai dernier au gouvernement nippon, le troisième producteur d'électricité de l'Archipel évoque un besoin immédiat de 8,7 milliards d'euros. Très vite, l'État japonais a réagi, mettant Tepco sous son contrôle et dévoilant son plan de sauvetage financier. «Le but de ce plan n'est pas de renflouer Tepco, a souligné ce vendredi le ministre japonais de l'Economie, mais de faire en sorte que les victimes soient dédommagées correctement», a -t-il tenu à préciser.
Tepco doit en effet indemniser les 85.000 victimes de l'accident nucléaire. C'est ainsi que l'État assure qu'il piochera dans ses fonds et demande la contribution des autres compagnies d'électricité privées du pays. Même les banques devront se serrer la ceinture : elles qui ont accordé un prêt de 1400 milliards de yens (11,7 milliards d'euros) à Tepco sont priées de renoncer à une partie de leurs créances vis-à-vis de l'opérateur.
De son côté, Tepco doit, bien sûr, participer à la rigueur. Le groupe devra notamment céder des actifs financiers et des propriétés afin de concentrer ses ressources sur la production et la distribution d'électricité. En outre, les huit plus hauts dirigeants de l'entreprise vont également renoncer à toute rémunération et le personnel, des cadres aux simples employés, vont aussi subir des réductions de salaire conséquente.


En Bourse, Tepco chute encore

Ce vendredi matin, à Tokyo, le titre Tepco a fini en petite hausse, de +0,54%, avant que ne soient publiés les résultats du groupe. Depuis, dans les échanges hors-séance à la Bourse à New York, l'action Tepco cotée à Wall Street dégringole de 9,6% et ne vaut plus que 4,45 dollars. Si bien que depuis le 11 mars, le titre s'est effondré de 83%. Les investisseurs, refroidis par ces deux derniers mois, ne voient pas Tepco rebondir de sitôt. Alors que son activité nucléaire a fondu, le groupe a dû augmenter la production dans ses centrales thermiques pour continuer à approvisionner la population. Or, cela a un coût en hydrocarbures, qui pourrait encore coûter 8,7 milliards d'uros sur l'exercice fiscal    

 

 

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20 mai 2011: Révélations, tsunami et nucléaire.

 

 

Le Chugoku Shimbun qui est le plus grand quotidien japonais (tirage 8 millions d’exemplaires) et de nombreux médias Japonais, dont le Japan to day viennent de divulguer le vendredi 20 mai 2011 une information plus qu’incroyable qui a eu de lourdes conséquences sanitaires sur la population, notamment celle résidant dans la préfecture de Fukushima. A la une : La cellule de crise Gouvernementale n’était pas informée (ignorait tout) des données des radiations et de la contamination issues de la dispersion des particules de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. La suite chez Next-up en PDF.

 

http://www.next-up.org/pdf/Japon_Fukushima_Revelations_tsunami_et_nucleaire_20_05_2011.pdf

 

 

 

20 mai 2011: Le gouverneur de la Préfecture de Shizuoka refuse de tester ses thés.

Suite à la demande du Gouvernement Japonais de tester tous les thés du Japon pour la radioactivité, le Gouverneur de la Préfecture de Shizuoka refuse tout simplement d’obtempérer. Il a décidé que les thés de sa préfecture étaient parfaitement adéquats et que « la présence de contamination radioactive dans les thés jetterait le doute chez les consommateurs ». Sans plaisanter. La Préfecture de Shizuoka produit 70 % des thés du Japon et c’est actuellement la saison au Japon des thés nouveaux.

http://ex-skf.blogspot.com/2011/05/hypocricy-of-shizuoka-governor-we-wont.html

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commentaires

olga 05/08/2011 13:00



Bonjour,


voilà, je viens de commencer ma nouvelle page sur le nucléaire,


voici le lien


http://www.lapagedolga.goldzoneweb.info/energie/nucleaire/nucleaire.html


ce n'est que la première page la suite arrive.


cordialement



Eva R-sistons 22/05/2011 23:58



Bonjour Olga, tu me préviendras, n'est-ce pas ? merci, eva



olga 22/05/2011 10:24



Bonjour, cela fait depuis  6 Avril que j'harcèle les médias pour qu'il continu a diffusser les informations sur Fukushima, un seul média a dédaigné me répondre, en me contactant par
téléphone. C'est France Télévision qui a pris plus au sérieux mes revendications, quis sont le droit à l'information.


Comme je le dit partout, grand maitre Aréva arrive et tout le monde se tait et regarde ailleurs. L' AIEA diffuse de temps en temps un bulletin. Mais je trouve que  l'on était mieux informer
pour l'Iran que pour une vrai catastrophe. Il ne faudrait pas faire de l'ombre. Pendant que Fukishima brulent et irradie des millions de gens , nous vendons des centrales nucléaires à la Chine.
En Inde les gens se font tirer dessus pendant les mannifestations anti- nucléaire, concerant la construction d'une centrale Nucléaire.


Petit détail que vous avez oublié de mentionné :


Tepco vient de revoir sont calendrier, il est passer de 6 mois à 9 mois, pour la reprise du controle de la centrale (Janvier 2012), ce qui veut dire que pour l'instant il ne controle rien,
l'azote est toujours injecté pour empêcher l'explositiondu réacteur 2, il aurait du arrêter l'injection d'azote  le 6 mai (source AIEA)


Voici le dernier courrier que j'ai envoyé  à l'IRSN le 15 Mai j'attend une réponse:


Fukushima
Bonjour,
Comment cela ce fait-il que vous ne nous informez plus de la situation au Japon.
Ce n'est pas parce que cela ce passe à plus de 15000 km que nous ne sommes pas concernés.
Comment vont les réacteurs? Et les piscines?
 Et surtout comment vont les poulations vivant de ces régions?
Je me sentais plus rassurée quand vous diffussiez les bulletins de l'état des réacteurs  et de
l'impact sur les population. Ce n'est jamais bon signe quand on ne donne plus d'information
, je me souviens de Tchernobyl.... Alors s'il vous plait je vous demande par l
la présente de nous tenir informer de la situation au Japon .Ne les oublions pas.
Merci .
cordialement.


Je suis entrain de préparer une page à ce sujet sur mon site, je vous inviterai à venir la consulter  quand elle sera prette.


http://www.lapagedolga.goldzoneweb.info/accueil.html (je met ici l'adresse car la boite de dialogue ne n'en à pas voulu)


En attendant  Ne les oublions pas,  il faut continuer à  en parler car cela est  un génocide,  on laisse
des gens se faire contamminer et personne de dit rien on montre du doigt un dictateur, de l'autre un directeur du fmi et pendant ce temps là des millions de gens sont entrain de ce faire irradié
en tout impunité!


Quels honte, mais cela s'apelle le nucléaire privé avec des sous-traitant pour essayé de stabiliser la situation. Combien de temps allons nous continuer comme ça?


Merci d'en parler je me sens moins seule.


Cordialement


http://www.lapagedolga.goldzoneweb.info/accueil.html



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