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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 02:46

Les processus en cours sont la décantation d'où émerge péniblement le monde d'après sur les décombres de la dislocation géopolitique mondiale selon GEAB/2020.

 

Toutefois la durée de la période de décantation que nous traversons depuis plus de quatre ans a été sous-estimée, période durant laquelle tous les acteurs de la crise ont oeuvré à un but commun, gagner du temps :


- les Etats-Unis, en faisant tout pour empêcher l'apparition de solutions alternatives au dollar, malgré la situation catastrophique de tous ses fondamentaux systémiques pour empêcher ses créanciers de les lâcher (décrédibilisation des autres monnaies y compris désormais le Yen, acharnement contre les tentatives de déconnecter le pétrole du dollar etc..)

- Le reste du monde, en mettant en place d'habiles stratégies consistant à la fois à maintenir son assitance vers les Etats-Unis pour éviter un effondrement brutal dont il serait le premier à souffrir, et à bâtir en même temps des solutions alternatives et de découplage.

 

En conclusion de cette longue phase d'apparente "anesthésie" du système GEAB/2020 estime nécessaire d'introduire une sixième phase dans la description de la crise ; la dernière phase d'impact qui interviendra en 2013.

 

Les Etats-Unis ont certes cru que le reste du monde aurait éternellement intérêt à maintenir l'assistance respiratoire artificielle de son économie mais il est probable qu'ils ne le croient plus aujourd'hui.Quant au reste du monde, les derniers chapitres de la crise US (crise politique majeure, paralysie décisionnelle, évitement de justesse de la falaise fiscale, perspective d'un défaut de paiement en mars, et toujours incapacité à mettre en oeuvre la moindre solution structurelle) l'ont convaincu de l'imminence d'un collapsus, et tous les acteurs sont aux aguets du moindre signe de basculement pour se dégager, conscients que ce faisant ils précipiteront l'effondrement final.

 

Dans le contexte des tensions extrêmes induites par le prochain rehaussement du plafond de la dette américaine en mars 2013, tensions à la fois politiques internes et financières mondiales, les signes ne manqueront pas pour provoquer la disparition des derniers acheteurs de bons du Trésor américain, disparition que la FED ne sera plus en mesure de compenser, résultant en une augmentation des taux d'intérêts qui propulsera l'endettement américain à des niveaux astronomiques, ne laissant plus aucun espoir d'être jamais remboursés aux créanciers qui préféreront jeter l'éponge et laisser le dollar s'effondrer... (effondrement du dollar qui correspondra de facto à la première vraie solution, douloureuse certes mais réelle,  à l'endettement américain ).

 

Ainsi GEAB/2020 anticipe l'an 1 du Monde d'Après, qui verra se mettre en place cette "épuration" des comptes américains et mondiaux. Tous les acteurs tendent vers cette étape dont les conséquences sont très difficiles à prédire mais qui est aussi une incontournable solution à la crise compte tenu de l'impossibilité structurelle des Etats-Unis à mettre en place de vraies stratégies de désendettement.

 

Quelles sont les raisons pour lesquelles le système a tenu si longtemps, et pourquoi le choc aura lieu en 2013 ?

 

Depuis 2009 et les mesures temporaires pour sauver l'économie mondiale, le monde s'attend au fameux "double dip", la rechute, car la situation continue de s'empirer de jour en jour pour les Etats-Unis : dette publique vertigineuse, chômage et pauvreté de masse, paralysie politique, perte d'influence, etc..Pourtant, cette rechute n'arrive toujours pas. Certes les "mesures exceptionnelles" d'aide à l'économie (taux d'intérêts au plus bas, dépense publique, rachat de dette, etc..) sont toujours en vigueur. Mais contre toute attente et à l'encontre de tout jugement objectif et rationnel, les marchés semblent toujours faire confiance aux Etats-Unis. En réalité, le système ne tient plus sur la confiance mais sur le calcul du meilleur moment pour se dégager et les moyens de tenir jusque-là.

 

Fini le temps où la Chine défiait les Etats-Unis de faire un second tour de Quantitative easing : le monde semble s'accommoder du fait que ce pays creuse encore sa dette et s'oriente inéluctablement vers le défaut de paiement, pourvu qu'il soit debout et ne fasse pas encore trop de vague. Pourquoi les autres pays ne  pressent-ils pas les Etats-Unis à réduire leur déficit, mais au contraire se réjouissent lorsque l'accord sur le "fiscal cliff" maintient le statu-quo ? Pourtant personne n'est dupe, la situation ne peut pas durer éternellement, et le problème central de l'économie mondiale est bien les Etats-Unis et leur dollar.

 

Pour les marchés, il s'agit de profiter au maximum des largesses de la FED et du gouvernement américain afin de faire des profits faciles; pour les pays étrangers, il s'agit de découpler au maximum leurs économies de celle des Etats-Unis afin de pouvoir se mettre à l'abri au moment du choc à venir. C'est ainsi que l'Euroland en profite pour se renforcer et que la Chine en profite pour écouler ses dollars dans des infrastructures étrangères qui vaudront toujours mieux que les billets verts lorsque le dollar sera à terre.

 

Les pressions ne viennent pas de l'étranger, c'est la bataille politique interne qui menace le château de cartes. La bataille reprendra plus violente que jamais à partir de mars. Les représentants républicains seront sans doute obligés de voter l'augmentation du plafond de la dette, mais ils  feront payer cher à Obama. cette "capitulation".

 

La moitié d'entre eux souhaite en fait un défaut de paiement pour se libérer de l'endettement pathologique du pays.

 

Les républicains comptent donc en découdre sur les nombreux dossiers et défis qui s'annoncent : du côté social, remise  à plat de l'immigration et légalisation de 11 millions d'immigrés illégaux, réforme du système de santé, et questionnement du rôle de l' Etat fédéral; du côté économique baisse des dépenses, règlement de la dette, fiscal ciff etc...Tous ces dossiers sont au programme des quelques mois qui viennent et le moindre accorc peut s'avérer fatal. Étant donné la pugnacité des républicains, c'est plutôt l'espoir qu'il n'y ait pas d'accroc qui relève de l'utopie.

 

D'autre part, ce sont les marchés internationaux, Wall Street en tête, qui menacent de ne pas renouvelr leur confiance dans l'économie américaine. Depuis l'épisode de "fiscal cliff" qui n'a  réglé aucun problème, les analyses pessimistes et les doutes se font de plus en plus forts. Il faut garder à l'esprit que les marchés boursiers sont apatrides et même domiciliés à New-York, n'ont qu'un seul but, le profit.


En 2013, le monde est suffisamment vaste pour que les investisseurs et leurs capitaux, telle un volée de moineaux,s'échappent vers d'autres cieux à la moindre alerte.

 

Outre ces défis américains, le monde a également de nombreuses épreuves à traverser. Là encore, ce sont avant tout des défis économiques. ce sont notamment le Japon et le Royaume-Uni, éléments clé de la sphère d'influence américaine, qui luttent pour leur survie, tous deux en récession, avec des dettes insoutenables,une épargne des ménages au plancher et sans perspective de solution à court terme. C'est également une économie brésilienne au ralenti, des taux d'inflation difficiles à gérer dans les puissances émergentes, le dégonflement de la bulle immobilière au Canada, en Chine et en Europe etc...

 

Les défis sont également d'ordre géopolitique : pour ne citer que trois exemples; les conflits aafricains au nombre desquels bien sûr l'intervention de la France au Mali, les conflits et la confrontation indirecte des puissances au Moyen-Orient autour de la Syrie, d'Israël et de l' Iran, ainsi que les tensions territoriales autour de la Chine.

 

Tous ces facteurs, économiques, géopolitiques, américains, mondiaux, convergent vers le même moment : le deuxième trimestre 2013.

 

Quelles sont les conséquences et le calendrier de cette seconde phase d'impact?


Sur les marchés d'abord, une chute significative s'étalera jusqu'à fin 2013. Les économies étant toutes inter connectées, l'impact va se propager à la planète entière et entraîner l'économie mondiale en récession. Néanmoins grâce au découplage des autres pays mentionnés précédemment, tous les pays ne seront pas affectés de la même manière. Des opportunités existent pour les capitaux en Asie, en Europe, en Amérique Latine notamment. Les pays les plus touchés seront ceux de la sphère américaine, à savoir le Royaume-Uni, et la Japon principalement.

 

Tandis que ces pays se débattront encore en 2014 avec les conséquences sociales et politique de l'impact, les autres régions, BRICS et Euroland, en tête, verront enfin la sortie du tunnel à cette époque-là.

 

 

extrait de GEAB/2020

 

http://millesime.over-blog.com

 

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Le mirage chinois ne sera pas éternel

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Depuis le début de l’année, nous assistons à un bourrage de crane médiatique consistant à mettre en valeur uniquement les informations apparemment optimistes sur l’économie mondiale alors que le délitement des rouages du système néolibéral se profile pourtant avec de plus en plus d’évidence. Il y a quelques jours, quelques statistiques relatives à l’économie chinoise avaient été saluées par les marchés dont la seule main acheteuse est celle des commis des banques centrales. Et pourtant, on se souvient de ce qu’écrivaient des économistes spécialisés de la Chine il y a quelques années : une croissance en dessous de 9-10% c’est une catastrophe pour ce grand pays.

A combien sommes-nous ? La hausse du Produit intérieur brut (PIB) est tombée durant sept trimestres d’affilée à 7,4% l’été dernier. Certes, un rebond est annoncé, mais selon la prévision moyenne de treize économistes interrogés par l’AFP, elle se serait élevée à 7,7-7.8% pour 2012. Pour rappel, on a eu 9,3% en 2011 et 10,4% en 2010. C’est donc la chute…

On espère que 2013 affichera un taux proche de 8%… c’est le fameux REBOND anticipé par le Marché !

Un rebond artificiel pour cause politique

PIBchinois2012

En réalité, nous pensons que ce bourrage de crane médiatique a été savamment mis au point par les technocrates de Pékin depuis plusieurs mois. Comme chacun le sait, une nouvelle génération de dirigeants autour de Xi Jinping vient de prendre les commandes du Parti communiste à l’automne et doit accéder aux plus hautes fonctions à la tête de l’Etat et du gouvernement en mars 2013. Récemment, un économiste basé à Pékin confiait que la croissance espérée par les autorités pour 2012 représentait 8,3% de hausse pour le PIB.

Dans la perspective d’une transition paisible, le pouvoir a eu recours à ses vieilles recettes, en relançant des programmes d’infrastructure, par exemple dans les chemins de fer.

Yao Wei, une économiste basée à Hong Kong de la Société générale et ayant la tête sur les épaules, contrait l’optimisme des Occidentaux à la suite des dernières statistiques de croissance par cette mise en garde : « Nous ne devons pas être exagérément optimistes face à la reprise actuelle ». « Alors que l’année commence, il y aura un risque croissant que la reprise reste centrée sur les infrastructures et l’investissement dans l’immobilier plutôt que sur la consommation », estime aussi Mark Williams, économiste pour la Chine du cabinet Capital Economics.

Il est impératif pour les autorités chinoises d’anticiper l’effondrement de l’Europe et pour cela, de dynamiser ou de recentrer sa croissance sur le développement de son économie intérieure : donc la consommation des ménages chinois. D’aucuns rappellent que ces trente dernières années, la croissance de l’économie chinoise a permis à des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté. Car il est devenu évident que la Chine peut de moins en moins compter sur ses exportations, qui n’ont progressé que de 7,9% l’an dernier, contre encore 20,3% en 2011 !

Andy Xie, un économiste indépendant basé à Shanghai, a parfaitement raison de signaler que le vrai changement que nous verrons prochainement en Chine relèvera du département de la propagande, et l’on peut faire confiance aux relais occidentaux pour cacher la réalité du futur économique de la Chine.

 

 

Japon: un politique qui impose ses vues à un gouverneur de banque centrale ?

Espagne : nouveau recul de la dette des banques envers la BCE en décembre

Et si l’annonce de la fin de l’euro cachait un autre objectif ? – Partie 1

Et si l’annonce de la fin de l’euro cachait un autre objectif ? – Partie 2

 

 

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Published by Eva R-sistons - dans La crise
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