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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 23:53

 

Goldman Sachs contre, tout contre, la Grèce

Le 6 février, sur ce blog (c’est ici), je vous annonçais que la Grèce était victime d’attaques Goldman-sachs spéculatives de la part d’une grande banque d’affaires américaine et de « hedge funds » (fonds spéculatifs) américains qui pariaient sur un défaut de paiement d’Athènes. Jusque-là, on savait certes qu’il y avait de la spéculation, mais personne n’avait encore réussi à mettre un nom sur ceux qui cherchaient à déstabiliser la Grèce et la zone euro.

 

À l’époque, mes informateurs m’avaient déconseillé de citer des noms, d’où un article assez frustrant, pour vous et pour moi. Mais depuis, les rumeurs de marché se sont faites de plus en plus précises et leurs noms sont cités ouvertement dans les médias, même si c’est, à juste raison, très prudemment. Le gouvernement grec lui-même les met désormais ouvertement en cause. Je peux donc vous confirmer que, selon des sources concordantes, Goldman Sachs et le fonds spéculatif dirigé par John Paulson seraient les deux principaux acteurs des attaques contre la Grèce et l’euro. Je vous ai déjà détaillé dans mon post du 6 février le mécanisme de la spéculation et je n’y reviendrais donc pas.

 

Goldman-sachs-siege Le plus choquant, dans cette affaire, est sans aucun doute le rôle joué par Goldman Sachs qui, à la fois, conseille le gouvernement grec, et prend, en secret, des positions contre la Grèce et l’euro. Ce rôle trouble est illustré par la récente affaire rappelée par le Spiegel du 8 février et le New York Times du 14 février (1) :en 2002, la banque d’affaire américaine a aidé la Grèce, contre une rémunération de 300 millions de dollars, dans des opérations de « comptabilité créative » destinées à camoufler une partie de sa dette (j’y reviendrai dans un prochain article). Il n’est pas neutre de savoir qu’à cette époque, le vice-président Europe de Goldman n’était autre que Mario Draghi, devenu depuis gouverneur de la banque centrale d’Italie et qui vient de voir le poste de président de la Banque centrale européenne lui passer sous le nez. Ce rôle particulier de Goldman Sachs est illustré par le fait que la banque a toujours été membre des syndications en Grèce (tout comme au Portugal): il s’agit d’un consortium de banques chargé par un gouvernement de placer sa dette auprès d’investisseur lorsqu’il n’est pas sûr de pouvoir la placer directement sur le marché par appel d’offres.

 

Vous vous rappelez d’ailleurs que le 25 janvier, la Grèce a réussi à placer du papier à 5 ans pour un montant de 8 milliards d’euros alors qu’elle ne voulait au départ que 3 milliards : la demande a atteint 25 milliards d’euros ! Dans la syndication qui a placé le papier grec, on trouve bien sûr Goldman Sachs. Jusque-là, rien que de très habituels. C’est ensuite qu’un fait curieux survient.

 

Après ce spectaculaire succès, tout le monde pense que les marchés sont calmés, puisqu’ils OB-DJ589_fof_ga_G_20090327150905 viennent de manifester qu’ils ne croyaient pas à un défaut de la Grèce. Et de fait, c’est l’accalmie. Mais, dès le mercredi, c’est de nouveau la tempête. Un article du Financial Times, le seul journal que lisent les opérateurs de marché, vient en effet d’affirmer que la Chine a refusé d'acheter 25 milliards d'euros d'emprunt grec, un « placement privé » porté par… Goldman Sachs. De quoi s’agit-il ? Lorsqu’un gouvernement craint de ne pouvoir placer sa dette, il demande directement à une banque de le faire pour son compte auprès d’un ou plusieurs investisseurs. C’est un signe de panique. Et le fait que Pékin aurait décliné l’offre est carrément inquiétant. Bref, deux raisons pour les marchés de fuir la Grèce. Ce sera démenti, mais les marchés exigeront quand même d'Athènes une prime de risque encore plus élevée, pour leur plus grand bénéfice. Ceux qui ont organisé la fuite gagnent sur tous les tableaux : leurs prêts leur rapportent plus ainsi que leurs CDS, ces assurances censées prémunir contre un défaut de l’État emprunteur (voir mon post du 6 février).

Le problème est que cette fuite est étonnante, ce type d’opération étant censé demeurer totalement secret. Or, depuis, le Financial Times a révélé qu’en fait c’était le numéro deux de Goldman Sachs, Gary Cohn, qui s’était rendu en novembre et en janvier à Athènes pour tenter de convaincre le gouvernement grec d’avoir recours à ses services pour placer 25 milliards d’euros de dette auprès de la Chine. En vain. Et par un fait exprès, l’information a ensuite été diffusée, mettant quasiment la Grèce à genoux et faisant chuter l’euro.

Selon les Échos d’aujourd’hui, Simon Johnson, l’ancien « chief economist » du FMI, souhaite que la Commission européenne enquête sur les agissements de Goldman Sachs. Cela semble effectivement s’imposer (2).
 

(1) Cette affaire n'est absolument pas un secret.Par exemple, Mark Brown et Alex Chambers décrivent l'opération dans leur article publié le 1er septembre 2005 dans Euromoney explicitement intitulé: "How Europe's governements have enronized their debts".

(2) Voir aussi les embarrassantes questions qu'il pose à Mario Draghi.

 

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/02/goldman-sachs-contre-tout-contre-la-gr%C3%A8ce.html

 

 

Docs ad Hoc : Qui veut gagner des milliards ?

Le Big Bang des banques

 

La City s’impose comme la plus grande concentration de banques au monde. Ce film raconte l’histoire de ce petit bout d’Angleterre, devenu si crucial pour l’économie mondiale, et décrypte le fonctionnement d’un monde secret, où se joue l’avenir des banques, après le krach financier.

 

http://www.lcpan.fr/Qui-veut-gagner-des-milliards.html

 

 

  • LCP jeudi 15 avril 2010 à 16h30
  • 24-24 jeudi 15 avril 2010 à 16h35
  • LCP samedi 17 avril 2010 à 10h30
  • 24-24 samedi 17 avril 2010 à 10h30
  • LCP lundi 19 avril 2010 à 09h00
  • 24-24 lundi 19 avril 2010 à 09h00
  • 24-24 vendredi 23 avril 2010 à 15h00
  • LCP vendredi 23 avril 2010 à 15h00
  • 24-24 vendredi 30 avril 2010 à 21h00
  • LCP vendredi 30 avril 2010 à 21h00

Un document à voir absolument pour comprendre la folie de notre monde. Eva

 

 

 

vendredi 19 février 2010
Le monde immoral de la finance
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1373

DETAILS DE L'EMISSION

Cliquer pour voir la vidéo, extraits seulement.

Qui a enregistré l'émission ? Qui a le lien de ce C dans l'Air complet ? Merci, eva

 

 

D’après la presse américaine et allemande, Goldman Sachs aurait permis à l’Etat grec de maquiller la réalité de sa dette. Une pratique suspectée sur les comptes d’autres pays de la zone euro qui fait craindre d’éventuelles "bombes à retardement" financières. 


Sous le feu des critiques pour leur responsabilité dans la crise des subprimes, les banques, et la Goldman Sachs en particulier, sont une nouvelle fois pointées du doigt pour leurs pratiques. Ainsi, selon des informations des quotidiens allemand Der Spiegel et américain The New York Times
, du 14 février 2010, l’établissement financier aurait, avec l’aide d’autres banques de Wall Street, élaboré un montage financier permettant à la Grèce de dissimuler l’ampleur de sa dette pendant plusieurs années.

Les faits évoqués remonteraient à 2001, époque de l’adhésion de ce pays à euro. Afin de respecter les règles européennes en matière de déficit, il aurait réduit le montant de sa dette en ayant recours, sur les conseils de la Golden Sachs, à un "swap de devises", c’est à dire un échange de devises. Cet outil financier, permettant d’emprunter sans faire apparaître les montants dans les statistiques officielles, aurait été utilisé par l’Etat grec une nouvelle fois en 2002. Une pratique qui aurait aussi tenté d’autres pays d’Europe du Sud, comme l’Italie ou l’Espagne.

 

Mais si, selon le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou, ces instruments étaient "légaux à l’époque", les swaps font aujourd’hui scandale. Ainsi, la chancelière allemande, Angela Merkel, a vivement réagi, mercredi 17 février, estimant que "ce serait une honte, s’il s’avérait que les banques, qui nous ont déjà amenés au bord du précipice, ont également participé à la falsification des statistiques budgétaires de la Grèce". Quand la ministre de l’économie française, Christine Lagarde, a, pour sa part, annoncé qu’une enquête pour vérifier ce qui a été fait allait être effectuée par l’institut de statistique européen Eurostat.

 

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1373#

 

  

  • La crise des années 30 est devant nous
    François Lenglet
    Ed. Perrin, 2008

    Avec la crise financière, cette fois, c’est sûr : le schéma des années 30 est devant nous. Le krach des subprimes américains n’est que la partie émergée d’une crise mondiale qui va assombrir la conjoncture en 2008 et 2009. Comme dans les années 30, la crise provient d’une longue période d’argent facile et d’endettement excessif. Comme dans les années 30, nous sommes à la veille d’un gigantesque retournement idéologique qui va remettre en cause le libéralisme et la mondialisation. II y a soixante-dix ans, le repli sur la nation et l’éclipse de la démocratie avaient déclenché un enchaînement fatal jusqu’à la dépression et finalement la guerre mondiale.
  •  

    http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1373#

     

    DES CITOYENS PRENNENT CONSCIENCE DES PERSPECTIVES FINANCIERES ET ECONOMIQUES !

    En effet, un certain nombre de citoyens ont à présent pris conscience, ou du moins inconsciemment, que l'actuelle crise financière et économique a été fomentée par l'oligarchie financière dans l'objectif ultime de mettre à terre les banques nationales ainsi que les Etats-nations.

     

    D'ailleurs, l'on constate qu'il n'y a aucune ligne directrice en matière de politique monétaire et financière émanant des gouvernements des Etats-nations. Et pour cause : c'est bel et bien l'oligarchie financière ( 8 familles à la tête de la Fed) qui dirige intégralement la manoeuvre à leur unique profit et au détriment des Etats-nations. Objectif : constituer un Gouvernement mondial unique apatride et dictatorial !

     

    Dernier exemple, en date du 19/02/2010, à l'occasion de l'émission "C dans l'air" diffusée sur la chaîne de télévision France5 dont le sujet du jour titrait : " le monde immoral de la Finance ".

     

    Ainsi, à la fin de l'émission, entre autres 4 questions de télespectateurs (en ayant initialement à l'esprit l'inquiétude sur la dette publique grecque) ont été posées aux invités de l'émission

     

    1) " Peut-on craindre un effet domino qui s'étendrait à l'Europe entière ? "

    2) " J'ai des sueurs froides en vous écoutant, soyez plus concrets, plus clairs. J'ai envie de retirer mes maigres avoirs de ma banque ".

    3) " Qui dirige l'Europe en ce moment ? Vous le savez, vous ? Que disent-ils sur la Grèce ? Où sont-ils ? Que font-ils ? Que proposent-ils ?

    4) Pourquoi les Etats n'ont-ils pas les moyens de neutraliser les banques prédatrices comme Goldman Sachs ? ".

    http://revelations4.blogs.fr/#a293430  

     

    Système financier, catastrophes naturelles provoquées : élite de la franc-maçonnerie et symbolisme

    Le 14/03/2010

    Le message audio correspondant : http://www.blog-video.tv/video-106313535e-Archive-tele-du-14-03-2010-10-18-02.html
     
  • http://revelations4.blogs.fr/#a293430

 

 

 

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commentaires

Eva R-sistons 29/04/2010 22:23



Tu as bien raison, David ! cordialement, eva



David C. 21/04/2010 23:04




Vers un nouveau Breton Woods et le Glass-Steagall


 


Ce nouveau scandale bancaire, nous rappelle l'urgence d'agir politiquement afin de répondre efficacement à
l'effondrement du système bancaire et monétaire internationale.


 


Suite à la crise de 2008, ainsi que la dégradation de la situation économique de notre pays ( destruction
d'entreprises, destruction d 'emplois, augmentation de la dette souveraine...). Il est inacceptable de continuer à constater qu’une exception soit faite en faveur des excès d’une
profession.


 


La responsabilité de nos hommes politiques est de défendre l'intérêt général et le bien commun contre l'empire fou de
la finance et des marchés. Nous devons retrouver notre souveraineté économique afin de pouvoir financer les besoins de notre population avec une banque nationale et du crédit productif public, en
demandant un nouvel ordre économique international avec un Nouveau Bretton Woods ainsi qu'un retour à Glass-Steagall , afin de séparer les banques de dépôt, des banques d'affaire et des assurances, pour
ramener les banques à leur métier, prêter de l'argent afin de soutenir l'économie physique et non de se gaver sur le casino des marchés financiers de la City de Londres ou de Wall Street de New
York.


 


Une nouvelle commission Pécora : Nous devons sauver les gens et non les marchés !


 


Depuis plus d'un an, le mouvement politique Solidarité et Progrès propose aux citoyens de prendre position en signant
la pétition : « Appel à constituer sans délai une Commission d’enquête parlementaire sur la crise financière » à l'image de la
comission Pécora ordonné par Franklin Delano Roosevelt afin de déterminer les causes de la grandes dépression de 1929 ainsi que d’exposer, aux yeux de tous les citoyens américains, l’emprise
mafieuse des intérêts financiers de son temps sur la République américaine, afin d’ouvrir la voie au véritable changement de système économique : Le New Deal.


 


Citoyens ! Nous devons refuser la tyrannie des banques, nous devons donc exiger une telle commission aujourd'hui
!


 


le blog de David C.


david.cabas.over-blog.fr






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  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
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