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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 04:18

Grèce ruinée.jpg

http://laresilience.hautetfort.com/archive/2012/05/08/grece-fin-de-l-entracte-acte-ii.html


 

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Paris, Mercredi 16 mai 2012
Dan Denning

Combien de temps avant que la Grèce ne sorte de l'euro ?

- La réponse à cette question n'est pas si simple. En février dernier, j'étais d'avis que les pouvoirs en place de l'Europe devaient absolument empêcher un défaut des obligations grecques : ils ne pouvaient se permettre un précédent.

Si la Grèce peut faire défaut sans problème, alors pourquoi pas l'Espagne ? Pourquoi pas l'Italie ? La confiance dans l'ensemble du marché européen des obligations d'Etat volerait en éclats, emportant avec elle le système bancaire (capitalisé par de la dette d'état). La Banque centrale européenne (BCE) rentrerait dans les dommages collatéraux.

Pour autant, personne dans l'establishment européen n'aime à mentionner l'Islande. Il y a probablement une raison : cela pourrait donner des idées aux Grecs. En 2008, les trois plus grandes banques islandaises devaient aux créditeurs étrangers plus d'argent que l'économie islandaise dans son entier. Le gouvernement ne pouvait garantir les dettes de ces banques. Il ne l'a donc pas fait.



- L'exemple islandais

 
Si le gouvernement a assumé les obligations nationales des banques, il a envoyé paître les créditeurs étrangers. Il a fait défaut. La devise a chuté d'environ 80% par rapport à l'euro. Quelques années plus tard, grâce au défaut et à la dévaluation, l'Islande a enregistré un excédent commercial, et cette année l'agence de notation Fitch a relevé la note de crédit islandaise.

Certes, on pourrait penser que ne pas rembourser ses créditeurs est une décision moins qu'honorable. Mais elle a été prise démocratiquement. L'Islande a posé la question du défaut à son peuple et 90% a choisi le défaut. Le peuple a reporté le risque de crédit sur le prêteur, ce qui semble approprié si l'on considère que les emprunteurs n'étaient pas le peuple mais les banques. Le peuple a refusé de prendre à son compte la dette contractée par les banques. Et tant pis pour les créditeurs.

La Grèce a pris l'autre voie. Jusqu'ici, les responsables politiques ont rejeté ce que voulait le peuple. Les hommes politiques grecs obéissent aux ordres de Bruxelles, Berlin et Paris.
Les dettes du secteur privé sont à présent les dettes du peuple. Peut-être cela explique-t-il pourquoi les Grecs sont actuellement incapables de former un gouvernement. A en croire certaines sources, ce gouvernement aurait moins de deux milliards d'euros de liquidités.

- Il y a quand même une différence cruciale...
 
Bien sûr, la principale différence entre l'Islande et la Grèce est que l'Islande possède sa propre monnaie. Le défaut s'est accompagné d'une dévaluation. C'est ce qui a permis d'effacer la dette.
Le résultat fut une récession, courte, forte et douloureuse. Et en termes de PIB, l'économie est beaucoup moins importante aujourd'hui qu'en 2008.
Mais la dette a été liquidée et c'est ce qui compte. Elle n'a pas été conservée comme un perpétuel fardeau sur les épaules des contribuables afin de satisfaire les créditeurs (les banques privées).

Les Grecs ne peuvent dévaluer s'ils ne sortent pas de l'euro ; et les Européens ne veulent pas que les Grecs sortent de l'euro pour l'instant. Si les Grecs refusent d'honorer leurs créditeurs étrangers, cela signifie qu'ils refusent de rembourser les dettes qu'ils doivent aux banques françaises, allemandes et aux autres banques européennes. Nul ne peut dire ce qui arriverait alors.

Certains avancent déjà l'hypothèse qu'une création monétaire massive par la BCE -- de l'ordre de centaines de milliards d'euros -- s'ensuivrait. Le but serait d'isoler le reste de l'Europe d'une sortie de l'euro par la Grèce. Mais une conséquence involontaire serait une dévaluation de l'euro... pour revenir à la parité avec le dollar américain !

Cela ferait certainement sensation. Quand même, nous sommes dans une sorte de course à la baisse s'agissant de la valeur des monnaies. Chaque pays veut une monnaie bon marché pour booster les exportations. Les exportations conduisent à la croissance. La croissance vaut mieux que l'austérité. Mais de toute évidence, tout le monde ne peut pas avoir la monnaie la meilleure marché.
Si l'Europe dévalue... vous pouvez rapidement vous attendre à un QE3 (un troisième assouplissement quantitatif) de la Fed. Zut ! Peut-être même les Chinois dévalueront-ils eux aussi. Et la Reserve Bank of Australia pourrait à nouveau réduire ses taux plus tôt qu'on ne s'y attendrait.

Cette série d'expansions monétaires qui se répondent l'une l'autre montre bien l'absurdité de l'actuel système monétaire. Le ‘nivellement par le bas' dans la dévaluation monétaire concurrentielle a abaissé les taux d'intérêt mondiaux.

Au début, des taux d'intérêt plus bas ont conduit à une augmentation des emprunts -- le boom du crédit. Les principaux bénéficiaires en ont probablement été des pays comme l'Australie et le Brésil. Y ont été combinés une inflation des matières premières et une demande pour des actifs 'risqués' comme des devises liées aux matières premières et des valeurs sur les ressources.


Bill Gross, gestionnaire du plus grand fonds obligataire au monde, reconnaît que nous atteignons le bout de ce nivellement par le bas. "Des changements majeurs de notre système monétaire mondial se profilent", écrit Gross dans un article publié par le Financial Times. Selon Gross, la diffusion d'obligations souveraines à intérêt faible de la part du monde développé nous a amenés à un point de basculement qui pourrait conduire à un ordre monétaire totalement nouveau.

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En Grèce, le démontage de l’euro a commencé

Posted: 15 May 2012 11:55 PM PDT

 

Après d’innombrables péripéties, les élections en Grèce ont débouché sur une impasse. Il a été impossible de nommer un gouvernement, malgré les initiatives répétées du président de la République. Cet échec représente l’acte de décès de la monnaie unique, comme l’a écrit Paul Krugman.
Le scénario à venir
Les évènements à venir semblent déjà écrits. Le nouveau vote devrait donner le pouvoir à SYRIZA, le parti de la gauche radicale, équivalent du Front de Gauche. Si ce parti, qui avait créé la surprise le 6 mai en arrachant la seconde place au PASOK,arrive en première position, alors une grosse majorité du parlement sera alors hostile aux plans européens, ouvrant la voie à une majorité alternative, et non à une mise entre parenthèses de la démocratie, comme l’évoque Georges Ugeux.
Alexis Tsipras devrait alors former un gouvernement avec le DIMAR. Il pourrait avoir besoin du KKE communiste (ce que ce dernier exclut pour l’instant) soit de l’ANEL, le parti de droite issu de Nouvelle Démocratie, mais hostile aux saignées de la troïka. Des négociations très tendues commenceront alors avec le FMI, la Commission et la BCE puisque le SYRIZA refuse de baisser les salaires des fonctionnaires et propose même d’en recruter cent mille de plus !
Il est totalement illusoire d’imaginer que les négociations pourront aboutir. Du coup, la troïka devrait refuser de verser les nouvelles tranches d’aide au pays, mettant la Grèce en défaut. Et malgré sa volonté de rester dans la monnaie unique, le nouveau gouvernement devra instaurer un contrôle des changes strict (s’il ne l’a pas fait avant), revenir à la drachme et prendre le contrôle de sa banque centrale pour trouver le moyen de financer son économie. Une forte dévaluation suivra.
Le premier domino tombe
 

La sortie de la Grèce de l’euro ne signifie pas forcément que la monnaie unique sera démontée rapidement. Les dirigeants européens diront sans doute que le pays n’aurait pas dû rentrer et que sa sortie permettra au contraire d’avoir une zone plus homogène qui pourra mieux fonctionner. De manière significative, les ministres européens préparent le terrain en évoquant la sortie, que ce soit en Allemagne ou en France, signe qu’ils s’y sont sans doute résolus.

Mais il est illusoire de croire que cette sortie règlera tous les problèmes. Par-delà la perte financière, chiffrée à 50 milliards d’euros par François Baroin, que NDA annonçait en 2010 à l’Assemblée, le scénario en place ressemble à la crise monétaire de 1992-1993, où le SME avait explosé sous la pression de la spéculation. Il est bien évident que le Portugal, l’Espagne et l’Italie continueront à être sous pression, sur les taux, la fuite des capitaux et les déséquilibres budgétaires.
C’est la pente suivie par la péninsule ibérique, qui vient de replonger dans une violente récession. On peut imaginer que les élections législatives de 2015 en Espagne ne produiront pas une majorité très favorable à l’austérité, surtout que la Grèce aura démontré entre temps les bienfaits d’un retour aux monnaies nationales. Ce serait alors la fin de l’euro, encore que la France pourrait toujours faire le choix suicidaire de conserver la même monnaie que l’Allemagne…
Les nouvelles élections législatives grecques seront l’acte de décès de la monnaie unique, en cas de victoire de SYRIZA. Certes, son agonie sera peut-être lente car les dirigeants en place ont trop investi de capital politique pour se dédire, mais la seule question est de savoir quand l’euro sera démonté.
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Grèce : plus de fermetures d’entreprises que de création

Posted: 16 May 2012 01:32 AM PDT

« Affiches ''à louer'' présentes partout à Athènes »
Le premier trimestre de 2012 a été le premier depuis le début de la crise en Grèce qui a vu plus de fermetures d'entreprises que de créations, selon les chiffres publiés mardi par le ministère du Développement du Secrétariat pour le commerce. Les données montrent que 8.361 nouvelles entreprises ont été créées durant la période janvier-mars, tandis que 10 315 ont fermé Dans le même style : :
  1. Le modèle économique occidental en Grèce : une hérésie ? L’économie grecque est en berne, le mot est faible. C’est un constat que toute personne qui arpente les rues d’Athènes peut observer sans même chercher à le voir. En Grèce,...
  2. Lacrymos, chômage et bakchichs… La vie dans la Grèce en crise (Depuis Athènes) Depuis des mois, la population grecque manifeste. Elle s'organise. Elle s'informe. Elle enchaîne les grèves. Depuis des mois, chaque manifestation se termine par un tir massif de gaz...
  3. La défaite de l’Etat grec [The New York Times] [traduction] À l'automne dernier, j'ai rencontré Andreas Deliyannis, 55 ans environ, qui avait perdu son emploi de vendeur de pièces détachées automobiles. « On ne se fait plus d'illusions. Pas sur...

Nouvelles élections en Grèce, par Mehdi Zaaf

Posted: 15 May 2012 08:25 AM PDT

Après cette folle semaine post-électorale (perdue tant on doutait déjà fortement de la possibilité d'entente des partis après les résultats) , OkeaNews revient sur l'annonce des nouvelles élections. Avec Syriza en position de force mais attendu au virage et les partis historiques en lutte pour leur survie, mélangé à la pression européenne pour la poursuite des plans d'austérités et du remboursement de la dette, la campagne électorale s'annonce déjà chargée. Dans le même style : :
  1. [Live!] Vers de nouvelles élections en Grèce Syriza a choisi la politique la plus sage : celle qui consiste à tenter de combattre le système depuis l'intérieur et de remettre l'humain au centre des débats. Mais l'Europe...
  2. [Live] – Vers de nouvelles élections ! C'est officiel, les négociations ont échoué et de nouvelles élections seront programmées. En attendant, un gouvernement de transition sera mis en place probablement dès demain. ...
  3. [Live] Elections en Grèce, la suite Après le live de ces derniers jours, OkeaNews propose de nouveau un live pour la suite des élections législatives grecques. Principaux enseignements (hors la forte montée de l'extrême droite néo-nazie):...

Résumés des transcriptions du 13/05/2012 entre les leaders des partis

politiques et le Président [traduction]

Posted: 15 May 2012 04:13 AM PDT

Voici un résumé des transcriptions des réunions tenues le 13/05/2012 entre le Président de la République, Karolos Papoulias, et les dirigeants de tous les partis politiques qui ont été élus au Parlement à la suite de l'05/06/2012 élections, dans une tentative de former un gouvernement de coalition. Papoulias a d'abord rencontré les dirigeants des trois plus grands partis (Nea Demokratia, SYRIZA et le PASOK) et a ensuite procédé à des réunions individuelles avec les chefs des Grecs indépendants, le Parti communiste, Golden Dawn et la Gauche démocratique. (Remarque: ce travail est en cours, nous allons ajouter les résumés de ces réunions qui sont manquants ici que nous les recevons de nos contributeurs.) Dans le même style : :
  1. Loukanikos président 2012 ! Loukanikos est notre ami, notre gardien, notre compagnon de lutte. Telle est une manière de présenter celui, qui, pour le Time's, est la personnalité de 2011. Rien d'étonnant à cela,...
  2. Pourquoi l’Europe a besoin de la Grèce [The Guardian - traduction] Les négociations en cours ont peu de chances d'aboutir à la formation d'un gouvernement, surtout si c'est pour continuer à appliquer le plan de sauvetage. Il va sûrement y avoir...
  3. [Flash] – Nouveau sondage : Syriza fait la différence Un nouveau sondage montre la percée de Syriza en cas de nouvelles élections : SyRizA : 27.7% (128 sièges : 78 + 50 de bonus) Nouvelle Démocratie : 20.3% (57...

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Published by Eva R-sistons - dans Les pays en crise
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commentaires

Eva R-sistons 18/05/2012 00:53


Merci El Fel, c'est gentil ! Bien à toi, eva

El Fel 17/05/2012 04:51


Chère Eva


 


Lire vos article est plaisir.


Merci de toutes ces informations.Et de votre disponibilité envers ceux qui viennent sur votre site.


Bon courage

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