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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 03:46

 

La Grèce, première colonie de l’eurozone. À qui le tour ?

La Grèce, première colonie de l’eurozone. À qui le tour ?

La Grèce doit faire défaut si elle veut la démocratie”. Il y a quelques jours, Wolfgang Schäuble (le ministre des finances allemand) a révélé par ces mots quel est le modèle politique dominant en Europe. Le chantage s’exerce à visage découvert. Le nouveau plan qui est censé “sauver” le pays pour la 2e fois en deux ans repose sur cette phrase. La “Troïka“ (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI) avec l’aide d’un gouvernement non élu et le soutien précieux des médias, a, pour la 2e fois, mis le peuple grec en joue. Des élections ne seront autorisées que s’ils y consentent…

Désormais le service de la dette est officiellement la priorité des priorités dans les différentes obligations de l’état (salaires, pensions, sécurité social). Peu importe le coût social, il faut rembourser les banques. Si nécessaire, la souvereineté populaire elle-même sera mise en pièces.
Un nouvel ensemble de mesures d’austérité a été voté il y a quelques jours par les deux tiers des parlementaires grecs, mais devant le parlement et partout dans le pays nous étions des centaines de milliers à crier que nous ne supporterons plus longtemps ce chantage. Beaucoup d’entre nous parce que nous n’avons pas le choix. Nous demandons aussi aux autres peuples de l’Europe de soutenir notre lutte. Chacun sent que tôt ou tard la tragédie grecque peut frapper à la porte, chacun sait que la raison véritable est la recherche du profit, peu importe les conséquences.
Voici les nouvelles mesures d’austérité qui vont frapper une société grecque déjà à genoux :

  • la baisse des salaires ces deux dernières années a déjà été la plus marquée dans aucun pays européen en temps de pays ;

  • 30% de la population vit déjà sous le seuil de pauvreté ;

  • plus d’un million de la population active est déjà sans emploi sur un total de 12 millions ;

  • 25.000 sans abri errent déjà dans les rues d’Athènes et beaucoup d’ONG parlent de crise humanitaire.

Aujourd’hui, en plus, ils vont

  • réduire de 22% le salaire minimum ;

  • réduire de 22% le montant minimum des pensions ;

  • réduire de 22% les allocations de chômage ;

  • mettre à mal la concertation sociale ;

  • licencier 150.000 fonctionnaires d’ici 2015 ;

  • démanteler ce qui reste de la protection sociale et vendre ce qui est encore public pour trouver 50 milliards d’euros

Malgré toutes ces mesures, la dette grecque n’arrête pas d’augmenter (120% du PIB en 2009, 170% en 2012).
La cure va bientôt tuer le malade.
Ces mesures d’austérité seront bientôt “exportées” à d’autres pays. Certains l’admettent, d’autres essaient de gagner du temps, mais les chiffres de sont pas contestés. Que notre réponse à cette folie soit l’unité et le pouvoir de la solidarité…
La lutte du peuple grec est une lutte pour la démocratie et la justice sociale contre l’oligarchie financière.
La mobilisation internationale du 18 février en solidarité avec le peuple grec nous donne la force de continuer.
Dimanche 25 mars (le jour anniversaire de la révolte en Grèce), nous appelons à une journée d’action européenne (manifestation – mobilisation – débats) contre l’avenir qu’ils nus préparent et qu’ils veulent imposer aux générations futures.
À nouveau, la place de la Constitution (Syntagma) à Athènes sera le centre de notre bataille pour une démocratie véritable, maintenant…
Faites passer l’info dans notre “village européen »… 

CADTM

Alter Info

Voir aussi :

 

Remise en cause de la législation sur les licenciements, privatisation massive, baisse des salaires des fonctionnaires...


Dans le courrier jusque-là secret qu'il lui avait envoyé en août, le patron de la BCE se montrait très exigeant avec le gouvernement italien. Découvrez le contenu intégral de ce courrier.


 [Lire l'article complet sur challenges.fr]

 

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L'incroyable diktat de Trichet à Berlusconi

Créé le 29-09-2011 à 17h50 - Mis à jour le 30-09-2011 à 10h41      Réagir

Challenges
Par Challenges

Remise en cause de la législation sur les licenciements, privatisation massive, baisse des salaires des fonctionnaires... Dans le courrier jusque-là secret qu'il lui avait envoyé en août, le patron de la BCE se montrait très exigeant avec le gouvernement italien. Découvrez le contenu intégral de ce courrier.

 
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Jean-Claude Trichet, Président de la BCE (SIPA)

Jean-Claude Trichet, Président de la BCE (SIPA)
Sur le même sujet

Ce jeudi, elle est enfin sortie. La fameuse lettre envoyée le 5 août par Jean-Claude Trichet (actuel patron de la BCE) et Mario Draghi (son successeur dès le 1er novembre) au gouvernement italien pour l’enjoindre à la rigueur. Le pousser à davantage de réformes et de libéralisme. On était au plus fort des attaques de spéculateurs contre la zone euro, et notamment contre l’Italie et l’Espagne.

Le 24 août, Challenges avait rencontré Jean-Claude Trichet à Francfort. Le grand argentier avait alors reconnu l’existence de deux lettres, une envoyée à Rome, l’autre à Madrid, mais avait refusé le terme d’ultimatum. Il avait alors précisé : "Le cas est exceptionnel. Nous étions en présence de dysfonctionnements importants sur les marchés de la dette publique de certains pays de la zone euro. Nous avons dit à leurs gouvernements ce qui, à notre sens, était nécessaire pour un retour à une crédibilité vis-à-vis des investisseurs. C’était un message, ce n’était pas une négociation". Et d’ajouter: "Nous continuons de dire les choses fermement, comme nous l’avons toujours fait".

Jusqu’à présent, le contenu de cette missive était resté archi secret. Ce matin, il est paru dans Corriere della Sera.

Challenges l’a traduite pour ses lecteurs.

"Cher Premier ministre,

Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a discuté le 4 août de la situation de l’Italie sur les marchés obligataires. Le conseil des gouverneurs considère que les autorités italiennes doivent d’urgence adopter des mesures propres à restaurer la confiance des investisseurs.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro avaient conclu lors du sommet du 21 juillet 2011 que «tous les pays de la zone euro réaffirment solennellement leur détermination inflexible à honorer pleinement leur signature souveraine, ainsi que tous leurs engagements à mettre en place des conditions fiscales durables et des réformes structurelles». Le Conseil des gouverneurs considère que l’Italie doit d’urgence rétablir la qualité de sa signature souveraine, et réaffirmer son engagement pour une stabilité fiscale et des réformes structurelles.

Le gouvernement italien a décidé d’établir un budget équilibré en 2014 et, à cette fin, a récemment mis en place un paquet fiscal. Ce sont des engagements importants, mais ils ne sont pas suffisants.

Dans les circonstances actuelles, nous considérons les mesures suivantes comme indispensables :

 

1. Nous estimons qu’il est nécessaire de mettre en place des mesures d’envergure pour stimuler une croissance potentielle. Quelques décisions récentes prises par le gouvernement vont dans ce sens ; d’autres sont en cours de discussion avec les partenaires sociaux. Cependant, il faut faire davantage et il est crucial d’avancer avec détermination. Des défis clés consistent à accroître la compétition, particulièrement dans les services, pour améliorer la qualité des services publics et pour mettre en place une régulation et des systèmes fiscaux mieux adaptés au soutien de la compétitivité des entreprises et à l’efficacité du marché du travail.

a) Une stratégie de réforme globale, profonde et crédible, incluant la libéralisation totale des services publics locaux et des services professionnels est nécessaire. Cela devrait être appliqué en particulier à l’offre de services locaux, via des privatisations de grande ampleur.

b) Il est aussi nécessaire de réformer davantage le mécanisme collectif de négociation salariale permettant des accords d’entreprises, afin d’adapter les salaires et conditions de travail aux besoins spécifiques des firmes et d’améliorer leur pertinence vis-à-vis d’autres niveaux de négociations. L’accord du 28 juin entre les principaux syndicats et les associations patronales industrielles va dans ce sens.

c) Une révision en profondeur des règles régissant le recrutement et le licenciement des salariés devrait être adoptée, conjointement à la création d’un système d’assurance-chômage et d’une série de politiques actives du marché du travail capables de faciliter la réallocation des ressources vers les entreprises et les secteurs les plus compétitifs.

 

2. Le gouvernement doit prendre des mesures immédiates et courageuses pour garantir la pérennité des finances publiques.

a) Des mesures fiscales correctives supplémentaires sont nécessaires. Nous considérons qu’il est essentiel que les autorités italiennes avancent l’application des mesures adoptées en juillet 2011 d’au moins un an. Le but devrait être d’atteindre un déficit budgétaire meilleur que prévu en 2011, un emprunt net de 1% en 2012 et un budget équilibré en 2013, principalement via une réduction des dépenses.

Il est possible d’intervenir davantage dans le système de retraites, en rendant plus contraignants les critères d’éligibilité aux pensions d’ancienneté et en alignant rapidement l’âge de la retraite des femmes ayant travaillé dans le secteur privé sur celui appliqué aux employées du public, permettant ainsi de faire des économies dès 2012. Le gouvernement devrait également envisager de réduire de façon significative le coût des emplois publics, en durcissant les règles de renouvellement du personnel et, si nécessaire, en baissant les salaires.

b) Un mécanisme de réduction automatique du déficit devrait être mise en place, stipulant que tout dérapage par rapport aux objectifs sera automatiquement compensé par des coupes horizontales dans les dépenses discrétionnaires.

c) Les emprunts, y compris la dette commerciale et les dépenses des autorités régionales et locales devraient être placées sous contrôle strict, conformément aux principes de la réforme en cours des relations fiscales intergouvernementales.

Au vu de la gravité de la situation actuelle des marchés financiers, nous considérons qu’il est crucial que toutes les mesures énumérées dans les sections 1 et 2 ci-dessus soient adoptées aussi vite que possible par décret-lois, suivies d’une ratification du Parlement d’ici fin septembre 2011. Une réforme constitutionnelle visant à durcir la législation fiscale serait également appropriée.


3. Nous encourageons aussi le gouvernement à prendre immédiatement des mesures pour assurer une vaste réforme de l’administration publique afin d’améliorer l’efficacité administrative et la bienveillance à l’égard des entreprises. Dans les services publics, l’utilisation d’indicateurs de performance devrait être systématique (en particulier dans la santé, l’éducation et le système judiciaire). Il est nécessaire de s’engager fermement en faveur de l’abolition ou de la consolidation de certains niveaux administratifs intermédiaires (comme les provinces). Les actions visant à réaliser des économies d’échelle dans les services publics locaux devraient être renforcées.

Nous espérons que le gouvernement prendra toutes les mesures appropriées.

Mario Draghi, Jean-Claude Trichet

 

Texte et traduction Coralie Schaub et Sabine Syfuss-Arnaud, journalistes au service étranger de Challenges

 

http://www.challenges.fr/economie/20110929.CHA4869/l-incroyable-diktat-de-trichet-a-berlusconi.html

 

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  Voir aussi :

 

http://soleilvert1.blogspot.fr/2012/03/nigel-farage-est-un-delire-de-vouloir.html

 

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“Aujourd’hui les Grecs n’en peuvent plus”, par Dimitri Makrygiannis

Posted: 18 Mar 2012 02:29 AM PDT

"(...) Même si aujourd’hui le peuple grec semble épuisé par des mois de lutte, le jour viendra où il va se réveiller comme a pu le préciser Anna Vagenas une députée indépendante, il y a quelques jours, à ses collègues au parlement : « Méfiez-vous! Je ne serais peut-être bientôt plus ici, c’est peut-être la dernière fois et même très probablement la dernière fois que je monte à cette tribune. Mais si vous avez encore un peu de sensibilité alors, faites attention ! Parce que quand va arriver l’explosion…bien sûr, certains vont se cacher derrière les hauts murs des villas qu’ils ont construits dans la banlieue en pensant y être en sécurité, mais ils ne le sauront pas ! » Même le président de la République grecque s’exprimant très rarement a précisé hier au président du parlement européen « Aujourd’hui les Grecs n’en peuvent plus, ils ne supporteront plus de mesures supplémentaires ». C’est tout à fait mon sentiment.(...)" Dans le même style : :

  1. Dimitri : témoignage de la vie en GrèceCe témoignage de Dimitri reflète malheureusement très bien le quotidien...
  2. La liste des 4151 mauvais payeurs grecsLa liste des 4151 comprend ... 4151 noms. L'autorité en...
  3. Quand des députés grecs envoient de l’argent à l’étrangerBakoyannis a déclaré qu'elle a été interrogée par le vice-président...

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Dans les nouvelles ruines de la Grèce

Posted: 16 Mar 2012 05:57 AM PDT

Liberation
«Où que je voyage, la Grèce me fait mal», écrivait le poète Georges Séféris il y a soixante ans. Une fois de plus, dans ce pays, la parole poétique se révèle plus essentielle et vraie que les discours des politiques. Et bien plus lucide aussi. C’est à tous les Grecs, aujourd’hui, que leur pays fait mal. Lancers de pierres, cocktails Molotov et gaz lacrymogènes dans le centre d’Athènes. Bâtiments noircis, carcasses pourries montrant leurs viscères. «Foutre le feu partout», dit un slogan sur un mur. Il y a une analogie entre la ville brûlée et le nivellement des esprits. Entre l’absence d’imagination et ce paysage de ruines. Dans le même style : :
  1. « La Grèce entière est entraînée dans une spirale infernale » – Crise de la dette – Basta ! Alors que le nouveau Premier ministre grec vient de former...
  2. Un écolier s’évanouit (de faim) dans une école en Crête | Athens News A 13-year-old boy has fainted in school after his struggling...
  3. Lacrymos, chômage et bakchichs… La vie dans la Grèce en crise (Depuis Athènes) Depuis des mois, la population grecque manifeste. Elle...

Marche vers Athènes : ils sont en Grèce !

Posted: 16 Mar 2012 05:00 AM PDT

120315-09
Marche vers Athènes : une marche avait déjà eut lieu de juillet à novembre, de Madrid à Bruxelles. Cette fois, les marcheurs sont partis de Nice en novembre, ont traversé l'italie et sont arrivés en Grèce ! Ils devraient rejoindre Athènes courant avril. Cette traversée des pays en crise est une manière de "manifester notre soutien envers tous les peuples en lutte et créer une convergeance de leurs enjeux au niveau international". Démocratie réelle et horizontalité sont le fer de lance de ce mouvement.

 

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Published by Eva R-sistons - dans Les pays en crise
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