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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 06:37

DÉCLARATION DE ACTUS / prpe SUR LES BOMBARDEMENTS DE LA LIBYE PAR LA FRANCE ET PAR L’OTAN

TOL PRESSE DU 25/04/2011 à 06:10
DÉCLARATION DE ACTUS / prpe SUR LES BOMBARDEMENTS DE LA LIBYE PAR LA FRANCE ET PAR L’OTAN

DrLey.jpg 

LIRE LA SUITE

 

Cliquez sur le lien CI DESSOUS pour lire la déclaration en format .pdf (32 pages)

 

 

 

La croisade contre la Libye :

une recolonisation impérialiste de l’Afrique.

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DÉCLARATION  DE  ACTUS / prpe  SUR  LES BOMBARDEMENTS  DE  LA LIBYE  LA FRANCE ET PAR L’OTAN

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 L’histoire des offensives militaires impérialistes contre les régimes insoumis se répèterait immuablement  depuis la chute du mur de Berlin  en 1989.

Après avoir fomenté et exécuter le président Ceausescu et son épouse Helena en 1989, après le dépeçage de la Yougoslavie de Slobodan Milosevic en 2000 et après l’occupation de l’Irak de Saddam Hussein  en 2003, c’est  aujourd’hui 2011 le tour d’un état africain, la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste du Colonel et guide Mouammar Kadhafi. À qui demain le tour, l’Iran, le Venezuela, la Corée du Nord, Cuba, la Bolivie, Zimbabwe, Belarus…? L’impérialisme français a bombardé le 11 avril le palais présidentiel de Côte d’Ivoire et d’autres cibles civiles faisant 2307 morts. Les Forces d’occupation ont ensuite   kidnappé le président légitime Laurent Gbagbo.

Tous ces pays possèdent en effet, un point commun : leur insoumission aux diktats des impérialistes et  ils mènent une  politique indépendante, anti-impérialiste et nationaliste.

 Notre parti ACTUS/prpe condamne avec force l’agression militaire impérialiste avec l’aval de la scélérate résolution 1973 du 17 mars 2011 du Conseil de sécurité de l’Onu. Ce dernier toujours dominé par les mêmes puissances  occidentales ne défend que leurs intérêts contre la volonté  des peuples. Nous exprimons ici toute notre solidarité militante et notre compassion au peuple libyen, aux parents de nombreuses victimes des bombardements criminels de l’aviation et/ou de la marine, française, étatsunienne, britannique depuis le 19 mars 2011.

Dans la foulé des révolutions sociales en Tunisie et en Egypte qui ont conduit à la fuite des dictateurs Ben Ali et Hosni Moubarak, des manifestations ont agité le 17 février 2011, la ville de Benghazi à l’Est de la Grande Jamahiriya Arabe populaire et Socialiste de Libye, dirigée par le Guide Mouammar Kadhafi.                 

Une mobilisation sans précédent des puissances impérialistes occidentales et des médias est observée. Pourquoi La Libye et son dirigeant  le Colonel Kadhafi suscitent-ils autant de branle bas de combat voire une surenchère et concurrence effrénée inter-impérialiste? Le peuple libyen serait-il plus en danger de déni de démocratie et de mort que ceux du pré-carré français d’Afrique du Tchad, de Centrafrique, du Burkina, du Togo, du Cameroun? du Gabon, du Congo Brazzaville…? Pourquoi le président Sarkozy continue t-il à soutenir les dictateurs  successifs de son arrière cour,  imposés  à ces pays par la France depuis cinquante ans ? 

L’Afrique et l’Union africaine seraient-elles le terrain de prédilection des états impérialistes occidentaux au crépuscule de leur puissance d’affirmer leur force chancelante, de s’octroyer une envergure de puissance internationale ou pour certains de retrouver leur statut de puissance coloniale et leur grandeur d’antan?  Les dirigeants africains continueraient-ils à humilier le continent en  s’alignant systématiquement sur les positions  des impérialistes  ou en exécutant leurs oukases et autres diktats ? Pourquoi le pacte colonial d’asservissement ne devrait-il pas être rompu ?

 Après le complot impérialiste contre le président légitime de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, c’est aujourd’hui le tour du Guide de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste, le Colonel Mouammar Kadhafi de subir l’ire de la Françafrique dirigée par le président français Sarkozy. À qui le tour parmi les dirigeants du pré-carré insoumis ou ceux qui auraient les velléités de crime de lèse majesté de vouloir bousculer l’ordre impérialiste de domination et de recolonisation de l’Afrique par la France?

 

Le contrôle du  Pétrole, de la Banque centrale et de l’Eau par le Colonel Kadhafi : la cause  principale de la furie guerrière impérialiste.


 La Libye est connue pour ses colossales réserves de pétrole et d’excellente qualité. Selon US Energy Information Administration de février 2011, ces réserves de pétrole libyennes sont estimées à  46,4 milliards de barils. La croisade militaire impérialiste dirigée par le président Sarkozy contre le Guide Kadhafi et le peuple libyen, ne vise pas à s’accaparer uniquement de l’Or noir, mais aussi de prendre le contrôle de  l’Eau et de la Banque centrale (monnaie). Cette mainmise de l’impérialisme occidentale sur la Libye après neutralisation de l’insoumis guide Kadhafi, permettrait aux néo colonisateurs d’anéantir aussi tous les grands projets initiés par le Colonel Kadhafi en faveur de l’Afrique, lesquels sortiraient notre continent de la domination et de l’exploitation des puissances occidentales.


 ♦ Les 46,4 milliards de barils  de réserve de pétrole  d’excellente qualité qui gisent sous le sous sol libyen, aiguisent les appétits insatiables des puissances occidentales qui voudraient sans approprier. Nous y reviendrons ultérieurement dans les paragraphes suivants.

 ♦ L’eau c’est la vie. Cette vérité a conduit les experts en géopolitique d’affirmer que les futures guerres entre les états seraient celles pour le contrôle des ressources en eau.

Les recherches pétrolières en Libye en 1953 ont permis de découvrir quatre (4) grands bassins aquifères d’eau douce, dont l’un d’eux a une superficie de 350000 Km² et 2000 mètres de profondeur[Source: water-technology]. Faisant preuve d’une vision grandiose de l’avenir de son pays et du continent, le Colonel Kadhafi nationalisa l’industrie pétrolière en 1969.Ce qui lui permettrait de disposer des ressources financières  importantes afin de financer tous les grands projets nationaux et panafricains, sans recourir aux prêts des banques internationales dirigées par les impérialistes. De plus, ces institutions financières occidentales posent des conditions d’octroi de crédit qui conduisent à l’asservissement des pays et portent atteinte à leur souveraineté. Cette première décision de nationalisation du secteur pétrolier est dès lors à l’origine de la guerre et du complot impérialiste contre  le Guide.                                                                                

Le projet pharaonique «Great Man-Made River ou Grand fleuve artificiel (GMMR )», lancé en 1983 a duré 25 ans et a coûté 25 milliards de dollars (US). Les sommes engagées relèvent du secret d’Etat, mais les estimations vont de 35 à 80 milliards de dollars sur un quart de siècle.

 Le GMMR a pour objectif d’alimenter en eau douce souterraine (eau fossile du Sahara, pompée par des centaines de puits de forage) le pays depuis le sud jusqu’à la côte méditerranéenne au nord grâce à un réseau de 4000 kms de  tuyaux  enfouis dans la terre. Chaque tuyau a 4 mètres de diamètre et 7,5 mètres de long. Ce fleuve artificiel fournit environ 6,4 millions de m³ d'eau par jour. Selon M. A.Abuain, directeur général, « les réserves permettent d’avoir une autonomie de consommation de 4151 années ». Grâce à ce projet du Guide, la Libye pays désertique à 90%  et où la pluviométrie est de 200 mm d’eau par an, est alimentée en eau potable, le désert reverdi et enfin une agriculture moderne  s’est  développée permettant  au pays d’acquérir l’autosuffisance alimentaire. 

Conscients des enjeux de ce projet inédit, financé sans emprunt aux banques internationales, les dirigeants occidentaux et les médias à leur solde, toujours prompts à humilier, dénigrer, se moquer, injurier…les leaders africains sont devenus aveugles et ignorent cette performance technologique et scientifique et surtout son importance dans le développement de la Jamahiriya. Certains honnêtes gens, n’hésitent pas à qualifier le projet GMMR comme étant la 8ème merveille au monde.   [Sources :water-technology,  irc.nl et  Libération]            

N’en déplaise aux puissances impérialistes, elles doivent faire preuve d’honnêteté intellectuelle  afin de reconnaître qu’en Afrique il y a au moins un dirigeant visionnaire, bâtisseur de « pyramides contemporaines » et  mécène de développement. Le Guide Mouammar Kadhafi  est incontestablement ce Leader qui a des grandes ambitions et  projets  pour le continent, lesquels sont susceptibles de le propulsé au rang de puissance mondiale à la fin 21ème début 22ème siècle.

Les néo colonisateurs mettent tout en œuvre pour anéantir  tous les dirigeants africains insoumis  porteurs de tels projets de renaissance du continent. Les patriotes doivent être solidaires d’eux et notamment du président Gbagbo et du Guide Kadhafi qui sont victimes des croisades impérialistes dirigées par le président français Sarkozy depuis quelques mois.

 ♦La crise financière mondiale de 2008 a été un échec du système capitaliste qui  le pousse à déclencher  des guerres  de rapine pour s’accaparer  des ressources minières mais aussi  à s’emparer des  réserves d’or  et  de devises de la Libye. 

La Banque Centrale libyenne possède environ 144 tonnes d’or dans ses coffres. Ce qui fait d’elle une institution monétaire solide, crédible et indépendante des grandes institutions financières internationales telles que la Bank of International Settlements (BIS), le FMI, le  Foreign Direct Investment (FDI). [Le Figaro  2 mars 2011]


Les institutions financières internationales, dirigées par un noyau des puissances capitalistes, accordent des prêts aux pays africains en imposant des conditions d’octroi  (Plan d’ajustement structurel du FMI) qui  appauvrissent les masses populaires et maintiennent les états africains emprunteurs sous domination impérialiste. La servitude coloniale se poursuit.                  

Le Colonel Kadhafi, dans sa vision  d’indépendance et de développement harmonieux  et constant de la « Jamahiriya » ou «Etats des Masses » et de  toute l’Afrique, applique la « Théorie de la Monnaie d’état », c'est-à-dire  la monnaie créée par les gouvernements et  non par les banques privées qui  dépouillent les emprunteurs par leurs profits exorbitants. La Banque centrale libyenne est cet effet l’instrument principal de cette politique d’indépendance  nationale et  l’antidote à cette politique de paupérisation des états africains et masses populaires.


La Banque centrale est une institution de la Jamahiriya. Ses principales  prérogatives  sont « d’imprimer, de  frapper et de réguler les billets et pièces de monnaies du Dinar libyen, de gérer et accorder des prêts». Ayant la  maîtrise absolue de sa monnaie, la  Grande Jamahiriya Arabe populaire et Socialiste de Libye est un état africain réellement indépendant dans ses choix politiques, économiques et militaires et ne dépend pas de l’aide occidentale.

La Jamahiriya  peut ainsi résister aux diktats des puissances impérialistes. Cette souveraineté de la Jamahiriya suscite tant d’admiration en Afrique et surtout auprès de la jeunesse.                                   

Grâce à cette politique monétaire de la Banque centrale, la Libye peut accorder facilement des prêts et financer à faibles coûts donc rentables et sans recourir aux prêts des banques étrangères ses projets de développement économiques conformes aux objectifs de « l’état des masses ».

 Le Bank of International Settlements (BIS) est une puissante institution bancaire internationale basée en suisse. Il regroupe 56 grandes banques. Le BIS est donc le régulateur des Banques centrales des états membres par conséquent leurs gouvernements, dépendants des décisions du BIS n’ont pas les coudées franches de mener une politique monétaires indépendante liée à une politique économique d’intérêt national. La Banque centrale libyenne n’étant pas membre du BIS  est indépendante des contraintes des puissances capitalistes et leur bras armé, le BIS. Le Colonel Kadhafi utilise par conséquent librement les revenus du pétrole dans les grands projets de développement du pays et le bien-être social des masses populaires libyennes.     

         

Le contrôle des Banques centrales des états par le système capitalisme financier impérialiste, demeure au cœur de la guerre que ce dernier livre contre certains pays du  sud non membre du BIS : Libye,  Irak de Saddam Hussein, Syrie, Soudan, Iran…

Notons que cette liste non exhaustive, regroupe essentiellement les états que l’impérialisme étatsunien ont déjà inscrits sur la liste des états terroristes. La coïncidence n’est  pas fortuite car les dirigeants des ces pays mènent une politique indépendante et anti-impérialiste qui irrite les  puissances impérialistes. 


 Cette indépendance monétaire de la Jamahiriya donne des insomnies aux puissances occidentales principalement la France, qui craint l’effet de contamination dans son pré-carré d’Afrique,  sur lequel  elle maintient l’immuable  et abjecte domination coloniale.

En effet, l’embastillement  des anciennes Colonies Françaises d’Afrique (CFA), dans la Zone franc  appelée FCFA, depuis le 26 décembre 1945, n’a jamais permis aux 14 états africains membres de mener une politique de développement économique et d’échanges commerciaux avec les états hors Zone Franc sans le contrôle et l’intervention du trésor français. Avec l’instauration de l’Euro le 1er janvier 1999, et de manière impériale, la France a amarré toute la Zone FCFA  à la  zone monétaire de l’UE. Une  dévaluation du FCFA  sans précédent a eu lieu au détriment des producteurs africains. Les dévaluations unilatérales et autoritaires du FCFA par la France montrent son mépris à l’égard des 14 états africains (1 FCFA = 1,70 FF en 1945, 1 FCFA = 2,00 FF en 1948,1 FCFA = 0,02 FF, 1 FCFA = 0,01 FF, 1 euro = 655,957 FCFA EN 1999) [Source : Bceao]

La France affirme ainsi ostensiblement  sa domination coloniale. Dans son esprit, les 14 états de la zone FCFA demeurent encore des colonies. Ce comportement s’est traduit récemment par les bombardements du palais présidentiel de Côte d’Ivoire  par les troupes françaises,  suivis  par le kidnapping du président insoumis et légitime Laurent Gbagbo. Selon certaines sources, la France serait passée à la phase ultime de son agression  contre la Côte d’Ivoire lorsque le Gouvernement Gbagbo aurait envisagé de battre une monnaie nationale suite aux mesures de rétorsion monétaires contre le pays instaurées par la France et suivies par les autres dirigeants serviles.                       

Les profits financiers et économiques exorbitants tirés par l’hexagone au détriment des 14 pays africains de la Zone FCFA, incitent l’impérialisme français à tuer si nécessaire des milliers de noirs afin de conserver cette aubaine coloniale. La vie d’un nègre n’a aucune valeur s’il faudrait garantir les intérêts des capitalistes. 

Pour ce terrorisme d’état  ordonné par le président Sarkozy  en violation flagrante du droit international et resté impunis par les dirigeants africains et l’UA, le conduirait-il  à diriger un second kidnapping du Colonel Kadhafi, après plus d’un mois de bombardements  en cours de Tripoli ? L’absence de réactivité de l’organisation continentale , le mutisme malsain et complice de certains chefs d’états africains, jettent un discrédit sur l’Afrique, qui devient ainsi un territoire où les impérialistes iraient dorénavant  piller, tuer à volonté en toute quiétude.

La crise financière de 2008 du système capitaliste, a mis en alerte les dirigeants occidentaux qui montrent un intérêt accru au système bancaire. Le contrôle des banques centrales nationales par les gouvernements semble être la meilleure solution contre les spéculateurs. Cependant, le principe de  la libre concurrence, et du marché libre demeurent la charpente idéologique du néolibéralisme. Les états capitalistes  sont  par conséquent limités dans leurs interventionnismes. Le contrôle immédiat, à bon marché et sans risques  du système bancaire de la Jamahiriya par les puissances impérialistes est devenu un enjeu «économique. La prise de contrôle de la Banque centrale libyenne et des ressources pétrolières, permettrait aux impérialistes de combler leurs déficits publics. Après la Côte d’Ivoire, c’est sur la Libye que s’abattent les bombes des puissances occidentales afin de s’emparer des immenses réserves d’or de la Banque centrale libyen.             

 

Le Post publie un article d’Eric Encina posté sur le Market Oracle qui confirme l’origine du contrôle monétaire de la guerre impérialiste contre la Libye en ces termes: « L’un des problèmes majeurs pour les cartels bancaires mondialistes c’est que pour faire des affaires avec la Libye ils doivent passer par la Banque Centrale de Libye et sa monnaie nationale un endroit ou ils n’ont absolument aucun pouvoir ou capacité de prendre le pouvoir. Donc, détruire la Banque Centrale de Libye n’apparaît probablement pas dans les discours d’Obama Cameron et Sarkozy mais c’est certainement au sommet de l’agenda mondialiste d’absorber la Libye dans son giron de nations dociles» [Sources : opinion-maker cité par  Le Post]

 L’hostilité des états impérialistes capitalistes aux nationalisations notamment du secteur  bancaire  s’explique par la perte des profits financiers et le contrôle économique des états africains. À  ce sujet,  M. Henri Liu écrit : « En appliquant la Théorie de la Monnaie d’Etat tout gouvernement peut financer avec sa propre monnaie tous ses besoins de développement domestiques pour maintenir le plein emploi sans inflation» [Source: Asia Times Online 2002 in La Post 2011]. Dans ce même article intitulé : «The BIS vs national banks» M. Henri Liu affirmait : « Les règles de la BIS servent un seul but celui de renforcer le système bancaire privé international en mettant même en danger l’économie des nations. La BIS fait aux systèmes bancaires nationaux ce que le FMI a fait aux systèmes monétaires nationaux. Les économies nationales ne servent plus les intérêts nationaux à cause de la mondialisation financière.

 «…Le FDI (Foreign Direct Investment-Investissement Direct Etranger) chiffré en monnaies étrangères principalement le Dollar a condamné de nombreuses économies nationales à développer leurs exportations de façon déséquilibrée ceci principalement pour verser des intérêts en Dollars au FDI avec très peu de bénéfice pour les économies domestiques. » 


Outre le métal précieux jaune de la Banque centrale, la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste du Colonel du guide Mouammar Kadhafi, dispose d’environ 200 milliards de dépôts de réserves de pétrodollars libyens  dans les pays occidentaux. En déclenchant cette guerre de rapine « décomplexée » avec la complicité du Conseil de sécurité, les puissances impérialistes feront main basse sur l’argent liquide, les dépôts libyens dans leurs banques. C’est du vol impérialiste à ciel ouvert et  institutionnalisé par le Conseil de sécurité dirigé par ces mêmes états guerriers et belliqueux. Leurs trésors publics deviendraient alors excédentaires, leurs déficits et dettes publiques colossales disparaitraient. L’argent facile volé, la prospérité des états impérialistes occidentaux au détriment des pays d’Afrique sont des crimes contre l’humanité pour lesquels les victimes ont le droit de s’opposer par tous les moyens. C’est une question de survie des peuples.

 Les puissances impérialistes  brûlaient d’impatience pour en découvre militairement avec le Guide Kadhafi qui mène une campagne très active, en vue de la création d’une monnaie unique africaine. Les révoltes sociales en Tunisie et  en Egypte voisines  ont  été le détonateur pour déclencher la guerre. Si les Camarades Communistes, révolutionnaires, socialistes et autres forces progressistes triomphaient, ils imposeraient une orientation socialiste aux révoltes socialistes. Les deux pays formeraient avec la Jamahiriya un axe anti impérialiste et socialiste puissant qui porterait atteinte aux intérêts capitaliste des puissances occidentales, qui ont maintenu  au pouvoir pendant plusieurs décennies leurs amis dictateurs Ben Ali et Moubarak.

Cet axe se renforcerait  et s’étendrait incontestablement en Afrique subsaharienne et dans le monde Arabe. Le projet du Guide Kadhafi de la création d’une Banque centrale et d’une monnaie communes  en Afrique se concrétiserait.

La course contre la montre est engagée. En effet, le Commandant  en Chef de la croisade impérialiste contre la Libye voudrait à tout prix conserver sa Zone monétaire du FCFA . Il ordonna et ouvrit la campagne de bombardement de la Libye par l’aviation de la coalition depuis le 19 mars, faisant plusieurs centaines de morts civils et blessés. 

 Dans sa quête de l’indépendance totale de l’Afrique de la domination monétaire du « Dollar US et de l’Euro », le Colonel Kadhafi suggère la création d’une Zone monétaire « Dinar Or » Selon un article russe intitulé « Bombing in Libye-Punishment for Kadhafi for His Attempt to Refuse US Dollar » ou  Bombardement en Libye - Punition pour Kadhafi pour avoir essayé de refuser le dollar US , Kadhafi a osé prendre l’initiative de refuser le Dollar et l’Euro et a appelé les nations arabes et africaines à utiliser une nouvel monnaie à la place le « Dinar Or ». Kadhafi a suggéré d’établir un continent africain unifié dont les 200 millions d’habitants utiliseraient une seule monnaie [Sources : opinion-maker cité par  Le Post]

Ce pertinent projet du Guide Kadhafi réitérée en 2010  a toujours été approuvé par les populations notamment par la jeunesse et la plupart des Chefs d’états d’Afrique. Dans le monde arabe, cette idée a aussi reçu  un écho favorable. Force est de constater avec amertume que les seuls opposants à ce projet sont la République d’Afrique du Sud et le Secrétaire Général de la ligue arabe, Amr Moussa. Pour la France, c’est un projet très dangereux qui lui ferait perdre son pré carré d’Afrique et sa Zone FCFA, véritable « vache à devises » c'est-à-dire  pourvoyeuse  de devises étrangères au trésor français et à la Banque de France par un pacte colonial d’asservissement. À ce sujet, dans un article de Julien N’kolo Reteno d’Attac Gabon paru en mai 2010 sur le site d’Attac France et intitulé « Le Franc CFA, monnaie ou instrument de domination ? », nous pouvons lire le pillage monétaire de l’Afrique par la France et son enrichissement sur le dos des africains : «…Tous les pays de la zone CFA, selon le texte originel, se voient dotés d’un compte d’opérations au Trésor Public Français, compte sur lequel leurs réserves externes sont créditées en cas d’excédent, ou débitées dans le cas contraire. Et au prétexte qu’elle garantit tout risque de change sur le franc CFA, la Banque de France prélève 65% des réserves de chaque compte d’opérations, en n’hésitant donc pas à s’enrichir sur le dos de pays pourtant dits pauvres ! Accessoirement, il conviendrait de rappeler que les 35% restant sur les réserves des comptes d’opération, sont d’officie alloués au remboursement de la dette, ce qui limite les marges de manœuvres le cas échéant dans les Pays de la Zone Franc, quand il est question de mener des politiques volontaristes en matière de santé ou d’éducation par exemple. Il s’agit de se rendre compte que la politique monétaire, et donc la politique économique des pays de la zone CFA se décide à Paris, et seulement par Paris !!! »

 Les impérialistes assènent  au public les contre-vérités suivantes : «l’aide généreuse de la France à l’Afrique pour enrayer la pauvreté ». Cependant face à ce pillage monétaire institutionnalisé le 26 décembre 1945, nous sommes en droit d’affirmer que cette litanie de la Françafrique est une imposture intellectuelle afin de  se donner bonne conscience.

 L’initiative du Colonel Kadhafi de créer une Zone monétaire africaine trouve donc une opposition acharnée des impérialistes étatsunienne et européenne.

Pour ces derniers, les plus durs de ces états insoumis  seraient la Libye et l’Irak , les deux qui ont  été attaqués. Kenneth Schortgen, Jr, qui écrit dans  Examiner.com, a noté que : « 6 mois avant que les US n’entrent en Irak pour déloger Saddam Hussein ce pays producteur de pétrole avait accepté des Euros à la place de Dollars en paiement du pétrole et cela est devenu une menace à la domination mondiale du Dollar comme monnaie étalon et son empire du pétro dollar. »[Source: Le Post, http://ellenbrown.com]

Au sein de l’UE, le président Sarkozy est le plus déterminé et hargneux dans la croisade militaire qu’il dirige contre le Colonel Kadhafi. Le dirigeant français qui a accueilli avec faste le Guide libyen en 2007 a dit de la Libye qu’elle était une menace pour la sécurité financière de l’humanité

[http://kir-t34.livejournal.com/14869.html   ou   http://kir-t34.livejournal.com/14140.html].   

Il est évident que si le projet de la zone « Dinar Or » se concrétisait puis suivi de la création des Etats-Unis d’Afrique autre projet cher au Guide Kadhafi, le Continent africain deviendrait  la future hyper puissance du siècle prochain. La fin des pillages et de l’exploitation coloniale de l’Afrique par les puissances impérialistes actuelles amorceraient leur « déclin ».Cette perspective sombre soulève l’ire de ces dernières.  Les guerres qu’elles ont déclenchées successivement en Côte d’Ivoire et en Libye seraient le début de leur baroud d’honneur ? 

La perte des empires  monétaires euro et dollar, mobilise les deux entités impérialistes du monde qui se sont liguées aujourd’hui pour la circonstance contre la Libye. Cependant, les rivalités peuvent surgir entre les alliés en cas de concurrence entre pétro-dollar et pétro-euro. Ce fut le cas en 2003  lors de la guerre impérialiste cintre l’Irak. 

Les Africains conscients de l’avenir du continent se doivent d’être solidaires du Guide Kadhafi contre les impérialistes guerriers. Hurler avec ces derniers, c’est hurler avec les loups, c’est faire preuve de  haute trahison.

 Le contrôle des Banques centrales par les puissances impérialistes contre la Libye, se traduit par  le soutien monétaire apporté par  ces dernières au CNT de Benghazi.                                                                                    

À peine après avoir occupé Benghazi, nous apprenons que les insurgés  « ont crée » leur Banque centrale qui est en réalité une création des impérialistes envahisseurs qui la contrôle et la gère. Ils l’utiliseraient comme plate forme afin d’exploiter et de piller les ressources du pétrole de la zone  sous administration déléguée du CNT. Les importantes réserves de pétrole de la Cyrénaïque conduiraient les occupants impérialistes à proclamer une république bananière dans l’hypothèse d’une incapacité à évincer militairement le Colonel Kadhafi du pouvoir. La tribune des trois Chefs d’états Obama-Sarkozy-Cameron parue dans plusieurs journaux en Anglais, français et Arabes martèle: « Mais il est impossible d'imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi (...) » [Le Figaro du 15 mars 2011].

Ces dirigeants, qui représenteraient à eux trois la prétendue «Communauté internationale » décident de violer la résolution 1973  qui ne vise que la protection des populations civiles, en y adjoignant pour les besoins de leur objectif de recolonisation de l’Afrique,  l’élimination du Guide Kadhafi en  fomentant une rébellion armée le CNT,  en vue d’une éventuelle scission du pays dotée d’une Banque centrale.

Dans le Journal « Economic Policy Journal » Robert Wenzel écrit : «Je n’ai jamais entendu parler auparavant d’une banque centrale créée juste après quelques semaines d’un soulèvement populaire. Ceci veut dire que nous avons à faire à autre chose qu’un groupe de rebelles déguenillés courant partout et qu’il y a derrière des influences plutôt subtiles ».

Qui oserait encore nier les faux prétextes humanitaires de la guerre impérialiste de recolonisation et de contrôle des ressources naturelles de la Jamahiriya ?
 
L’Afrique  serait-elle génétiquement immature pour la démocratie ?

 Les révoltes des peuples contre les régimes autocratiques et criminels sont un fait indéniable que tout être humain à le devoir moral de soutenir quelle que soit son appartenance idéologique, géographique ou confessionnelle. Cependant, au nom de la prétendue « défense de la démocratie », force est de constater que les soutiens à ces  manifestations populaires sont  sélectifs et à géométrie variable chez les puissances impérialistes occidentales.

Dans le pré carré français d’Afrique, des centaines de manifestations, des révoltes populaires  des luttes armées ont  lieu mais elles  ont été systématiquement réprimées dans le sang par les dictateurs imposés par la France aux peuples africains. Certains tyrans par exemple le Général Président Déby au Tchad  au pouvoir depuis 20 ans possède un palmarès sinistre avec plus de 31000 tchadiens assassinés selon les rapports des associations des Droits de l’Homme. Il fut sauvé à plusieurs reprises grâce aux interventions militaires de l’Armée française contre les Forces de résistance nationale. Le dernier  et spectaculaire sauvetage  du soldat Déby  fut celui du 3  février 2008 où les patriotes des Forces de résistance nationale ou  le bras armé du peuple tchadien insurgé, ont encerclé le palais présidentiel avant d’être délogées par le Commandos d’opérations spéciales de l’Armée française [Cf. La Croix du 10  fév. 2008]

Aussitôt sauvé, le despote tchadien a liquidé physiquement le Dr Ibni Oumar, Président de la CPDC, une coalition des partis d’opposition démocratique. Ce crime n’a pas mobilisé le président Sarkozy, ni les médias de l’hexagone et moins encore le groupe d’intellectuels français  représenté par le philosophe Bernard Henri Lévy (BHL) toujours prompt à organiser des manifestations contre les régimes qui porteraient « atteinte aux droits de l’Homme ». L’exception tchadienne et africaine en général suscite indignation : c’est de l’abomination et un déni de démocratie aux peuples africains.    

 Les dirigeants des puissances occidentales qui se font le chantre et défenseurs de la démocratie et leurs médias occidentaux  sont aphones et aveugles  pour les révoltes populaires dans ces contrées ou les habitants ont la peau d’ébène. Il y aurait en filigrane  une philosophie raciste qui attesterait que le noir serait immature pour la démocratie. L’ancien  président français Jacques Chirac déclarait lors d’une conférence de presse en 1990 à Abidjan : « L’Afrique n’est pas mûre pour la démocratie » et son successeur Nicolas Sarkozy dans son discours à Dakar en juillet 2007 affirmait : « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ».Ces propos humiliants et méprisants reflètent exactement le profond sentiment des impérialistes occidentaux à l’encontre des populations noires et du continent africain.

 

 Parallèlement aux révoltes populaires en Tunisie puis en Egypte, des  manifestations des jeunes, étudiants, élèves ont embrassées plusieurs grandes villes dont la capitale Ouagadougou en février dernier. Le gouvernement françafricain du président Blaise Compaoré à violemment réprimé les jeunes avec un bilan provisoire de 5 morts. [Cf. San Finna du 23 Février 2011]  Pour les impérialistes, n’y a rien à voir, circuler !

Sous prétexte de protéger les populations civiles et de soutenir la « révolution  démocratique » dans l’Est libyen, les puissances impérialistes ont déversé des bombes sur les populations civiles de Tripoli  faisant de nombreux morts civiles. Le président Sarkozy qui arborait fièrement un sourire après les bombardements en soutien à ses alliés et insurgés de Bengazi depuis un mois, serait-il aveugle à l’insurrection armée contre le régime dictatorial de Deby au Tchad, qui est vieux de 21 ans? Mieux encore la France a reconnu après trois semaines d’insurrection le Conseil National de Transition(CNT) siégeant à Benghazi, comme étant le représentant légitime du peuple libyen, alors que les Forces de résistance nationale tchadiennes existent depuis deux décennies. Quelle contradiction de constater que la France qui affirme à satiété sa ferme opposition contre la prise de pouvoir par les armes, soit  le premier pays démocratique à reconnaître le CNT? Que cacherait cette précipitation ? Serait6elle diplomatico-militaro-financière?

Comparativement aux révoltes sociales en Tunisie et en Egypte, les peuples étaient pacifiques  et sans armes, tandis qu’en Libye, les reportages des télévisions montraient des hommes lourdement armés  qui marchaient vers l’Ouest à la conquête de Tripoli. Une fraction de l’armée séditieuse serait impliquée dans ce mouvement  d’insurrection?

La situation géostratégique de la Libye entre la Tunisie et l’Egypte deux états dont les dirigeants Moubarak et Ben Ali étaient alliés des impérialistes, inciteraient ces puissances à éliminer  le régime anti impérialiste et insoumis du Colonel Kadhafi.

Dans ces deux pays, il est à craindre  que ces révoltes populaires ne soient accaparées par les agents de l’impérialisme car les puissances occidentales aimeraient avoir irréversiblement  une mainmise sur ces deux pays en contrôlant l’évolution  et le contenu de ces mouvements. Dans cette hypothèse, la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste  dont le dirigeant  révolutionnaire le Colonel Kadhafi reste insoumis, devrait être éliminé comme l’était Saddam Hussein par les  puissances guerrières. À cet effet, ne seraient-elles pas impliquées  directement ou indirectement aux manifestations de Benghazi, car le grain de sable libyen dans l’axe Tunisie-Egypte risquerait de bloquer leur mainmise complète  et totale dans cette région africaine.

La crise économique mondiale provoquée par  le système capitaliste a accentué la paupérisation des masses populaires dans les pays du Sud. Les recettes du néolibéralisme  imposées  aux peuples par ses bras armés que sont le FMI et la Banque mondiale ont causé des dégâts sociaux  incommensurables. Les jeunes en première ligne, ont déclenché les révoltes populaires sociales en Tunisie et en Egypte dont les gouvernements sont les nervis des puissances occidentales.

Dans ces deux pays, les mouvements  étaient initiés et dirigés par les  peuples et ne sont pas pilotés de l’étranger. Leurs légitimes révoltes sociales étaient véritablement populaires, nationales et organisées. Ce qui a permis des victoires rapides sur les dictateurs Ben Ali  et Moubarak qui ont pris la poudre d’escampette. En revanche pour la Libye, le complot impérialiste contre le Colonel Kadhafi est évident. En effet, il y a 42 ans quand les USA et la Grande Bretagne ont perdu leur mainmise sur le pays après la révolution du 1er septembre 1969, leur revanche et rancœur  contre leur tombeur demeurent tenaces. De plus, les impérialistes tenteraient de contrôler et d’orienter les révoltes en Tunisie et en Egypte qui devraient assurer la préservation de leurs intérêts dans ces deux pays. Ce qui serait probable car ils disposeraient encore de nombreux agents dans les rouages administratifs. En revanche, l’existence du Colonel Kadhafi, un nationaliste et révolutionnaire entre ces deux pays magrébins, risquerait de susciter des réflexes de révolution radicale et nationaliste en Tunisie et en Egypte, par conséquent, l’élimination du guide devient l’obsession des puissances impérialistes.   

De ce qui précède, pourrait-on véritablement parler de révolte sociale ou de révolution déclenchée à Benghazi en Libye eu égard à la misère des populations tunisiennes et égyptiennes?  De plus, les révoltes sociales dans les deux pays sont pacifiques tandis qu’en Libye, les images de télévisions montrent des manifestants lourdement armés (Chars, Véhicules blindés, RPG, Roquettes, Canons, Mitrailleuses lourdes, Fusils d’assaut…) qui déferlaient vers l’Ouest en direction de Tripoli. Quelles sont les origines de cet armement ? Certains militaires et  responsables politiques qui ont été des proches collaborateurs du Guide Kadhafi pendant des décennies, ceux là même qui ont contribué à asseoir et renforcé le régime ont fait défection. Ces derniers organiseraient-ils un coup d’état armé ? Quelle devrait être la réaction institutionnelle de tout gouvernement légal face à une insurrection armée quelle soit légitime ou non? À ces interrogations, le Professeur d’histoire et de sciences politiques, Pierre PICCININ écrit :  « le gouvernement libyen, au moyen de l’armée régulière, pour dictatorial qu’il soit (la légitimité d’un gouvernement, selon le droit international, ne repose nullement sur le critère démocratique), ne vise en aucun cas à massacrer des civils, mais à réprimer une rébellion, armée, qui tente de renverser par la force l’ordre établi, et ce, en outre, dans un contexte tribal qui oppose le nord-est du pays (Benghazi et Tobrouk) aux tribus, majoritaires, qui soutiennent le clan Kadhafi. » [Le post  21 mars 2011]

 

 

Les nouvelles guerres impérialistes de rapine ou les pillages « décomplexés » et « certifiés Onu » de l’Afrique. 

 

Afin de couvrir leurs actes de terrorisme, de piraterie et de pillages des états du sud, les puissances impérialistes  justifient leurs criminels actes de guerre d’occupation et de contrôle des pays africains par les applications des résolutions du Conseil de sécurité sur la « protection des vies humaines » et « la défense de la démocratie ». C’est notamment le cas de l’impérialisme français  et ses alliés qui  continuent de bombarder  la Libye. Quant à la Côte d’Ivoire, le président Sarkozy a mené une véritable expédition militaire punitive coloniale et d’occupation le 4 avril, 2011 par des bombardements massifs par air et par terre par les troupes d’élites de l’armée française. Le palais présidentiel a été partiellement détruit, et ainsi que de nombreuses cibles civiles. Les bombardements français en Côte d’Ivoire ont fait provisoirement au « moins 2307 morts civils et des milliers de blessés ». Selon le Président  de l’Union Africaine Teodoro Obiang Nguema. À ces crimes contre l’humanité il faudrait y ajouter le kidnapping  du président légitime Laurent Gbagbo, de son épouse Simone et de ses proches collaborateurs. Une première en Afrique où la puissance coloniale enlève un Chef d’état africain en exercice pour imposer son poulain Ouattara.  Cela est insupportable !

 

L’Afrique combattante  se doit de réagir  énergiquement face à  ce mépris du président Sarkozy et les crimes contre l’humanité qu’il a commis. Nous osons espérer que la CPI  serait impartiale et interpellerait le coupable pour le juger. Elle démontrerait ainsi à la face du monde son visage « antiraciste »  que les africains mettent  fermement en cause et à juste titre au vu de son acharnement à juger les noirs. Nombreux sont les peuples du continent  voire certains dirigeants qui continent qui n’hésitent pas à qualifier la CPI  de « Cour Pénale contre les Africains ou les Insoumis». Pour les opprimés du monde, la CPI a un comportement raciste et à géométrie variable selon que vous appartenez à un état puissant du nord ou en développement du sud. Cette institution internationale a laissé en toute liberté l’ancien président des USA, Georges Bush, ce criminel de guerre qui a ordonné l’occupation militaire de l’Irak et le pillage de son pétrole par les compagnies étatsuniennes  à partir de 20 mars 2003. Une sanglante guerre de rapine qui avait déjà fait  600.000 morts  en octobre 2006 soit 3 ans après l’occupation du pays par l’US Army, selon le professeur de sociologie Michael Schwartz à l’université d’État de New York. Ces résultats sont issus d’une étude scientifique réalisée avec les derniers outils statistiques de pointe a été publiée le 12 octobre 2006 dans le Lancet, (la publication médicale britannique la plus réputée) [Cf :Voltaire.org du 9 Juillet 2007, in « Mortality before and after the 2003 invasion of Iraq : cluster sample survey », par Les Roberts, Riyadh Lafta, Richard Garfield, Jamal Khudhairi, Gilbert Burnham, The Lancet, 11 octobre 2006]

La France  de Chirac, qui courageusement s’était opposée à cette guerre par la voix de son ministre des Affaire étrangères Dominique De Villepin, les médias hexagonales, les Bernard Henri Lévy et autres ONG, si soucieux de la « défense de la démocratie » et du « droit d’ingérence humanitaire pour sauver les peuples » n’avaient  pas non plus saisi la CPI  pour crimes contre l’humanité  commis par Georges Bush.                                 

En Libye, à peine la rébellion éclatée à Benghazi pour un problème strictement interne, nous avons assisté à une mobilisation générale de guerre lancée par le président Sarkozy contre la Jamahiriya et son Guide Kadhafi. Combien de problèmes internes similaires existent quotidiennement dans le monde ? Les gendarmes impérialistes sont-ils intervenus ?

Ces quelques faits précités, démontrent si besoin est, du mensonge érigé en dogme  politique internationale et qui cache les objectifs réels de la guerre impérialiste dirigée par le président Sarkozy contre le Guide Mouammar Kadhafi et le peuple libyen. Il ne fait aucun doute que l’odeur du pétrole enivre les guerriers occidentaux, qui rêvent de faire main basse sur le deuxième pays africain producteur du pétrole après le Nigéria et devant l’Algérie. De plus, le brut libyen  est d’excellente qualité et situé à proximité de l’Europe. Selon US Energy Information Administration de février 2011, les réserves de pétrole libyennes sont estimées à  46,4 milliards de barils. La Libye dispose également de d’importantes réserves de gaz naturel (1 548 milliards de m3).  Enfin, l’impérialisme tremble et rêve déjà à l’idée de mettre sous sa coupe  cette région d’Afrique dont les réserves prouvées sont évaluées à 103,2 milliards de tonnes d’or noir en 2009, soit 55,6 % du total des réserves prouvées mondiales de pétrole. [Hindustan Times du 21 mars 2011].

Les mesures de sanctions économiques contre le régime du  Colonel Kadhafi  ont été mises en œuvre par la France et ses alliés bien avant la résolution 1973 du Conseil de sécurité. C’est ainsi que les USA ont bloqué les avoirs libyens dans les banques étatsuniennes. La Libye dispose d’environ 200 milliards de dépôts de réserves de pétrodollars libyens dans les pays occidentaux. En bloquant ces fonds, les puissances impérialistes ont ainsi opéré le hold-up du siècle « décomplexé » et « certifié » par le Conseil de sécurité en s’appropriant de quelques 200 milliards de dollars. Les  Trésors des puissances impérialistes   jubilent d’avoir bloqué les dépôts de la Libye sur leurs territoires respectifs.

Cette guerre de rapine de la France est par ailleurs confirmée par M.Gianpiero Cantoni, président de la commission Défense du Sénat italien  en ces termes: « la France est mue par la volonté d'obtenir des contrats pétroliers auprès des futures autorités libyennes, en cas de victoire des insurgés, et d'accroître son influence en Méditerranée, tandis que l'Italie devra, elle, sans doute faire face à un afflux de réfugiés » [Reuters 22 mars 2011]

 

 

La croisade militaire contre le Guide Kadhafi, dirigée par le président Sarkozy et la création du CNT.


Les puissances occidentales ont la rancœur tenace et attendaient une opportunité pour se venger du Colonel Kadhafi, qui mène une politique révolutionnaire, indépendante des diktats impérialistes. Malgré un assouplissement dans sa politique « virulente » à l’égard des puissances impérialistes, après l’occupation de l’Irak en mars 2003 par l’armée étatsunienne, les puissances occidentales n’en ont pas tenu compte et projettent toujours de déclencher une guerre contre la Jamahiriya. Le Colonel Kadhafi avait pourtant renoncé à  la recherche sur les armes nucléaires, il a décidé de collaborer avec l’Occident dans la lutte contre le terrorisme, il a ouvert le marché libyen aux multinationales occidentales, signé des accords commerciaux pour l’achat d’équipements et la construction des infrastructures…, pour plusieurs milliards de dollars. Après la réhabilitation du Colonel Kadhafi sur la scène internationale, une cohorte des dirigeants politiques occidentaux et  les représentants des multinationales, faisaient la queue pour rencontrer  le Guide et les hautes autorités jamahiriyennes à Tripoli afin de décrocher des contrats commerciaux  juteux. La concurrence était rude car l’odeur des pétrodollars enivrait  ceux là même qui  autorisent aujourd’hui leurs avions à bombarder Tripoli. Quel cynisme et quelle cruauté et quelle hypocrisie !

Dans la foulée de cette réhabilitation, le Guide a effectué des visites officielles hors d’Afrique. Il a été accueilli avec faste dans de nombreuses capitales Occidentales.                                                                               A Paris, le président Sarkozy s’était plié en quatre pour le recevoir avec tous les honneurs dus à son rang de visionnaire pour l’Afrique. Jamais de mémoire d’Africain, aucune autre visite officielle d’un dirigeant du continent n’a eu un tel retentissement médiatique et n’a mobilisé un dispositif impressionnant de sécurité (blocage de  la circulation à paris et autour de la forêt de Rambouillet où le guide  se livrait à une partie de chasse, arrêt de la navigation sur la seine…).Le Guide a même planté sa tente traditionnelle de bédouin dans les jardins de l’Elysée. Toute l’Afrique regardait avec admiration, joie et fierté le respect qu’a su imposer le Guide Kadhafi aux impérialistes occidentaux. L’honneur bafoué, les humiliations infligées à l’Afrique et aux précédents chefs d’états lors de leurs visites officielles, furent lavés. N’est-il  pas besoin de rappeler que les visites officielles des dirigeants africains n’ont jamais été couvertes par les médias  et mieux encore que ces chefs d’états étaient accueillis par des personnalités de rangs subalternes ? C’est du mépris et de la condescendance à l’égard du Continent.

Le guide libyen est devenu subitement un monstre à abattre après la réhabilitation de la Jamahiriya sur la scène politique internationale. La versatilité des impérialistes occidentaux devrait servir de leçons aux dirigeants africains qui sont aujourd’hui leurs alliés de circonstance. Ils paieraient honteusement leur servilité à l’impérialisme quand ce dernier aurait atteint ses objectifs mercantiles.

L’impérialisme « humanitaire et démocratique » au secours du « peuple libyen en danger de mort » n’est que l’arbre qui cache la forêt, en l’occurrence le projet du pillage du pétrole jamahariyen. La « Communauté internationale » ou plus exactement le « club des puissances impérialistes» n’a jamais daigné déclencher une opération  « d’ingérence humanitaire » dans les pays d’Afrique francophones où les nervis de la France, véritables tyrans massacrent les populations civiles  depuis plusieurs décennies. Ces crimes  n’ont jamais provoqué de la compassion chez ces « humanitaires et défenseurs des révolutions démocratiques ». La bienveillance précipitée des impérialistes  à l’égard  des insurgés de Benghazi  est  par conséquent incontestablement suspecte. L’opération « Aube d’Odyssée » consacrée par la résolution 1973 du Conseil de sécurité devrait  plutôt s » s’appeler l’«Aurore du génocide  du peuple libyen »

Cette croisade impérialiste dirigée par la France contre la Libye et le Colonel Kadhafi, a été par ailleurs confirmée par Claude Guéant, ministre français de l’intérieur et imminence grise du président Sarkozy, dans l’émission Talk Orange / Le Figaro du 21 mars 2011 : «Sans le président Nicolas Sarkozy, sans sa détermination, nous aurions assisté en direct à la télévision à des massacres de populations en Libye. C'est ça qu'il faut retenir, c'est ça qui est important. Heureusement, le président a pris la tête de la croisade pour mobiliser le Conseil de sécurité des Nations unies, et puis la Ligue arabe et l'Union africaine». Le terme « Croisade » a suscité tant de polémiques pour sa gravité et son sens historique. Emanant d’un proche collaborateur du président de la république française, ce mot a alors une signification particulière. La vérité a été dévoilée et les veines tentatives de l’étouffer ou de la minimiser resteraient à jamais inefficaces.

La campagne médiatique et de désinformation, menée tambour battant contre le Colonel Kadhafi a prouvé ses limites. Après plus d’un mois, les insurgés ont étalé  au grand jour à leurs parrains leur faiblesse organique, leur inorganisation et l’absence totale de programme politique crédible. Leur progression militaire sur le terrain  fut stoppée par les troupes légalistes au Guide. Si le CNT avait une assise profonde et populaire dans toute la Jamahiriya, alors comment expliquer son échec patent à étendre l’insurrection ailleurs que dans une portion incongrue de sa zone tribale du cyrénaïque ?  et ce malgré l’appui des bombardements massifs des zones sous contrôle gouvernemental par l’aviation impérialiste? Si le CNT était une véritable émanation de tout un peuple alors comment expliquer l’absence totale des manifestations populaires de soutien ou dirigées par lui dans d’autres villes et régions de la Libye ? Comment défendre un mouvement qui se dit populaire mais qui  lance des appels réitérés aux forces impérialistes de bombarder et détruire le pays, tuer les populations? De quelle légitimité les dirigeants du CNT prétendraient-ils s’ils sont imposés au peuple libyen par les impérialistes à coups de bombardements? Par son comportement abject, les membres du CNT ne seraient-ils pas devenus les « Harkis » du président Sarkozy et de la France coloniale ?

Le Conseil National de Transition (CNT), mouvement des insurgés de Benghazi naquit à la foulée de l’insurrection et à l’initiative de la France, qui la première l’a  soutenu et reconnu diplomatiquement. Cette organisa
tion serait donc le futur interlocuteur de l’occident avec qui il renégocierait le contrat juteux de l’or noir en sa faveur et au détriment du peuple libyen en cas de l’hypothétique victoire.                                          Ne pourrait-on pas craindre la scission du pays entre l’Ouest (la Tripolitaine) sous contrôle du Guide et l’Est (la Cyrénaïque) sous administration occidentale déléguée au CNT ? Dans un des débats de février 2011 sur la chaîne BFM TV, un des invités du plateau, expert en énergie, faisait allusion à cette éventuelle partition et insistait : « La Cyrénaïque possède les réserves de pétrole les plus importantes de Libye » Le but de l’invasion est claire c’est de s’approprier des colossales ressources pétrolières de la Libye. 

Qui sont ceux qui dirigent  le Conseil National de Transition (CNT) de Benghazi ?

Cette organisation aux contours flous fut créée subrepticement après l’insurrection de Benghazi. La France fut la première à la reconnaître officiellement, suivie de l’Italie et du Qatar. L’engagement médiatique de Bernard Henri Levy (BHL) ami du président Sarkozy aux côtés des insurgés a poussé une certaine presse à qualifier ce dernier de « Vice-ministre français des Affaires étrangères ». Le CNT s’est discrédité auprès du peuple libyen victime des bombes à uranium appauvri, larguées par les impérialistes afin de détruire les Bunkers. Ces bombardements auraient fait des centaines de morts et blessés selon les sources gouvernementales à Tripoli.

Le président Sarkozy qui s’est transformé en VRP du CNT, n’a pas réussi à élargir sa reconnaissance aux 190 autres membres de l’Onu. Selon les informations de la presse sur la Libye, le CNT est un conglomérat  de personnalités connues (anciens ministres et hauts cadres de la Jamahiriya) et des figures inconnues de la société civile. [Source : Jeune afrique].

Composé de 31 membres, le CNT est dirigé par Mustapha Abdul Jalil, qui était  il y deux mois encore, ministre de la Justice du Colonel  Kadhafi. II a été reçu en Italie et en France par le Président Sarkozy le 20 avril. Alors que les Forces de résistance nationale tchadienne qui luttent depuis 20 ans contre la dictature du Général Déby ont toujours été ignorées et méprisées par le gouvernement français, allié inconditionnel du tyran tchadien. De quelle défense de « Droits de l’Homme et de démocratie » le président français parle t-il ? Pourquoi le peuple tchadien est-il exclu de ces valeurs universelles ?  

Les mêmes impérialistes qui vilipendaient le régime du Colonel Kadhafi, déroulent le tapis rouge à cet ancien ministre de la justice qui à condamné à mort les infirmières bulgares  impliquées dans le dossier du sang contaminé.

L’avocat Abdul Hafidh Ghoga est vice-président, tandis qu’un autre transfuge de gouvernement libyen le général Abdul Fatah Younis, chef d’une tribu de la Cyrénaïque et qui était, il y a deux mois, ministre de l’Intérieur, est aujourd’hui le responsable militaire des insurgés.

Les Affaires étrangères reviennent à Ali Aïssaoui, ancien ministre de l’Économie, M.Abdelfettah Younes, ex-ministre de l’Intérieur devient le chef militaire des combattants. D’autres inconnus font partie du CNT parmi lesquels Salwa Boughaghis, ancienne étudiante à la Sorbonne et unique femme et un certain Mustapha Gheriani  porte-parole du mouvement. Selon Jeune Afrique, de retour de Benghazi, plusieurs sources relèvent le manque de charisme des membres du CNT et l’absence d’une figure rassembleuse incarnant la révolution. D’autres sources affirment que parmi les dirigeants, on y trouve les anciens d’Al Quaïda et proches de Ben Laden. Nous y reviendrons en détail dans un paragraphe ultérieur.  A ce sujet voici ce que le quotidien britannique écrit :« Darna,  une ville clef de la zone tenue par les rebelles entre Benghazi à l’Ouest et Tobruk à l’Est. Elle est dirigée par un certain al-Hasidi, un conseiller militaire d’Al Qaeda qui a frayé avec Ousama ben Laden au camp d’entrainement terroriste de Khost en Afghanistan.(…)

A ses côtés, le contrôle de la ville est assuré par Sufian bin Kumu, ni plus ni moins le chauffeur d’Ousama ben Laden, autre terroriste notoire qui a été interné dans la base de Guantánamo Bay pendant 6 ans. De même, parmi les édiles de Darna, on compte Al-Barrani, membre actif du groupement de lutte islamique en Libye, qui a fusionné avec al Qaeda en 2007 ».

 

Abattre le Colonel Kadhafi : une obsession des puissances  impérialistes.


Après la prise du pouvoir par les jeunes Officiers progressistes dirigés par le Colonel Kadhafi le 1er septembre 1969, naquit  la révolution du «Fateh». Le jeune Colonel procéda à la nationalisation des compagnies pétrolières britanniques et étatsuniennes. Cet acte révolutionnaire a suscité une rancœur tenace occidentale qui veut aujourd’hui prendre sa revanche  et reconquérir le paradis pétrolier perdu. Tous les moyens sont mis en œuvre afin d’anéantir le Guide et prendre le contrôle du pays.    

La résolution 1973 du Conseil de sécurité était une aubaine pour les puissances occidentales. La zone d’exclusion aérienne située au nord de la Libye, ressemblerait étrangement au plan mis en place au nord de l’Irak dans le Kurdistan riche en pétrole. Ce plan s’était terminé par l’occupation du pays par les USA et l’assassinat du président Saddam Hussein.  La ligue arabe qui a participé au sommet de 22 pays le 19 mars à paris  avait apporté sa  caution « morale » aux bombardements  de la Libye, un pays arabe membre de cette institution. Au lendemain des bombardements sur Tripoli, le Secrétaire Général Amr Moussa les a dénoncés et a demandé un rapport sur les opérations en Libye : « qui ont provoqué la mort et les blessures de nombreux civils libyens. Ce qui se passe en Libye diffère de l'objectif d'imposition d'une zone d'exclusion aérienne, et ce que nous voulons est la protection des civils et non le bombardement de davantage de civils » [L’Express du 20 mars 2011]. Les avions français ont bombardé au delà de la zone d’exclusion aérienne située sur la côte méditerranéenne. Les villes de Sheba et de Koufra  pro Kadhafi au sud du pays ont été bombardées. [Source :Ria-Novesti] .Une autre violation flagrante de la résolution 1973 par la France.        Ceux qui espèrent que les impérialistes s’arrêteraient en si bon chemin se sont réveillés le lendemain, ahuris. La ligue arabe fut ainsi dupée et trahie. Quant à l’Union africaine dont la Libye est l’un des membres fondateurs le plus influent et la plus généreuse, elle fut superbement ignorée, humiliée et méprisée car elle n’a pas été invitée au sommet de Paris. La France et ses alliés impérialiste traient les problèmes africains en excluant les premiers concernés, les africains et l’Union africaine. Ce fait est gravissime, c’est une humiliation et un mépris jamais connus et qui montre que les puissances occidentales ont déjà placé sous leur tutelle l’Afrique.              

Les peuples africains n’accepteront jamais cette capitulation de certains dirigeants nervis de puissances occidentales et qui préparent en douceur la recolonisation du continent.                                                          

 Les dirigeants africains doivent se ressaisir car l’avenir du continent serait compromis  au vu de cette recolonisation rampante affirmée. Ils doivent procéder à un réexamen profond des relations entre notre continent et les puissances impérialistes du nord et notamment avec la France l’initiatrice de cette croisade anti libyenne.

La duplicité, le cynisme et la cruauté de l’impérialisme sont sans limite. Les pays arabes et africains qui ont soutenu cette croisade contre la Libye déchanteront. Quand ces puissances occidentales auraient atteint leurs objectifs inavoués et inavouables, ils subiraient plus tard la même foudre guerrière quand ils oseraient manifester des velléités de nationalisme, susceptibles d’égratigner les intérêts occidentaux. Il sera alors trop tard pour ces dirigeants. Ils récolteraient le fruit de leur trahison à l’égard des peuples africains. Le célèbre rappeur franco-tchadien Mc Solaar ne chantait-il pas déjà « Qui sème le vent récolte le tempo » ? C’est-à-dire « Qui sème le vent récolte la tempête» ?

Ces derniers jours, face au constat d’échec cuisant du CNT sur le terrain militaire, les agresseurs se prépareraient à l’utilisation des armes à sous-munitions contre Tripoli, en représailles à celles qu’auraient utilisées les troupes libyennes contre Mistrata. [New York Times, Washington Post  du 15 avril 2011, l’Express du 16 avril 2011]                                                                                                                                               Ces accusations sans aucune preuve (absence de photos même truquées) des victimes, confirmeraient le début d’une préparation de l’opinion publique aux prochaines actions criminelles impérialistes, qui seraient ainsi couvertes et justifiées. La recherche des hypothétiques ADM  en Irak par l’Us Army a été un prétexte de guerre avec l’utilisation par les forces d’occupation des armes à sous-munitions et des bombes à uranium appauvri. Des milliers d’irakiens ont été tués et les survivantes en sursis pour cause de contaminations. Les conséquences dangereuses de ces bombes à uranium appauvri sur l’environnement s’étaleraient  des très longues années.                                                                                                                            

Rappelons que la Conférence diplomatique de Dublin du 30 mai 2008 a permis la ratification  de la Convention sur les armes à sous-munitions. Sur la liste des pays  signataires, on note l’absence des ces états  impérialistes qui bombardent aujourd’hui la Libye. Ce sont ces mêmes puissances qui fabriquent les armes à sous-munitions, les détiennent et les commercialisent.

Aujourd’hui, elles cherchent à accuser la Jamahiriya. Il est inacceptable que les mensonges et l’imposture intellectuelle permanents des  impérialistes ne soient transformés en normes de relations internationales   Sans discontinuité depuis la révolution du 1er septembre 1969, les puissances impérialistes continuent leurs agressions contre la Jamahiriya. Une brève rétrospective non exhaustive des actions militaires des impérialistes contre la Jamahiriya et le Colonel Kadhafi, montre que leur rancœur reste  encore tenace. Ils crient vengeance à tout prix.

♦ Le 15 mars en 1986, l’armée étatsunienne a bombardé Tripoli et Benghazi (la ville des insurgés). Le bilan fut lourd : 67 personnes furent tuées parmi lesquelles la fille adoptive du Colonel Kadhafi. Ces actes barbares firent plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés, parmi les victimes, de nombreux enfants et vieillards. Ce terrorisme d’état n’a pas été condamnés par les prétendus défenseurs des droits de l’homme et leurs coupables non pas été traduits en justice. Pourquoi la vie des africains ne vaudrait-elle pas celle des occidentaux ?

Selon le journaliste italien Franco Bechis, la France préparait depuis novembre 2010 le renversement de Kadhafi. Les conspirateurs prendraient Benghazi comme QG de l’insurrection. Tout a commencé le 20 octobre 2010 lorsque M. Nouri Mesmari, chef du protocole du Guide Kadhafi débarqua à Tunis. Le 21 octobre, il arrive en France où son travail   de conspiration avec les services secrets français  commença.  À ce sujet, le journaliste Franco Bechis écrit : « On a vu de façon certaine au début du mois de novembre, entrer à l’Hôtel Concorde Lafayette de Paris, où Mesmari réside, d’étroits collaborateurs du président français. Le 16 novembre, une file de voitures bleues est devant l’hôtel. Dense et longue réunion dans la suite de Mesmari. Deux jours plus tard une dense et étrange délégation française part pour Benghazi. Avec des fonctionnaires du ministère de l’Agriculture, des dirigeants de France Export Céréales et de France Agrimer, des managers de Soufflet, de Louis Dreyfus, de Glencore, de Cani Céréales, Cargill et Conagra.        Expédition commerciale, sur le papier, pour essayer d’obtenir à Benghazi justement de riches commandes libyennes. Mais se trouvent aussi dans le groupe des militaires français, déguisés en hommes d’affaire » [Source : Voltaire du 24 mars 2011].

L’argument « humanitaire » invoqué par le président Sarkozy pour bombarder la Libye n’est qu’un tissu de mensonges grossiers afin de justifier aux yeux de l’opinion publique française cet acte de guerre qui a coûté la vie à des centaines de civils selon les autorités de Tripoli. Des interventions « humanitaires » pour sauver les vies humaines, se sont transformées au contraire  en une machine  qui sème la mort et la désolation en terres africaines jamahiriyennes. L’Union africaine se doit de saisir la CPI pour ces crimes contre l’humanité  commis par le président français. Et  pourquoi  l’Afrique devrait accepter que seuls ses dirigeants accusés et désignés par les impérialistes occidentaux  doivent être jugés par  la CPI?  Et pourtant, les  dirigeants occidentaux qui ont commis d’innombrables crimes contre l’humanité en Afrique et sur d’autres continents sont nombreux. Ils doivent aussi répondre de leurs actes. Ce sont  aussi des citoyens du monde !

♦ Dans cette campagne guerrière contre le Colonel Kadhafi, la plupart des medias occidentaux ont battu campagne en faveur des bombardements. Selon Le Figaro du 23 mars 2011, deux tiers des Français (66%) se disent favorables à l'intervention de la coalition internationale en Libye, contre 34% qui la désapprouvent, selon un sondage Ifop paru dans France-Soir. Les morts africains ne susciteraient-ils pas de compassion en France ?

Dans son éditorial du Le 23 février 2011, le Journal Wall Street écrit : « Les Usa et l’Europe devraient aider les Libyens à renverser le régime de Kadhafi ».Sans aucune compassion pour les victimes des bombardements impérialistes sur Tripoli, ces médias taisent ces crimes. Pour eux, il y a des « bons libyens, les insurgés » à préserver et les « mauvais», ceux qui vivent dans les zones contrôlées par le gouvernement légitime du Colonel Kadhafi et qu’il faudrait exterminer.  C’est suivant cette logique anti Kadhafi que ceux qui font l’apologie de ce dernier pour son anti impérialisme et sa grande contribution à l’édification de l’Union Africaine, sont considérés comme des « fous » au même titre que lui, qualifié depuis des décennies de « fou de Syrte ».                       

♦ Cette croisade impérialiste à but « humanitaire » est donc sélective suivant les affinités ou le degré de soumission aux puissances occidentales. En effet, à la tragédie des palestiniens, exécutée par Israël dans la bande de Gaza. N’a jamais incité les puissances occidentales à instaurer une zone d’exclusion aérienne sur Gaza contre les bombardements de  l’aviation israélienne.  Les régimes réactionnaires membres de la Ligue arabe sont opposés aux triomphes des révoltes populaires en Tunisie et en Egypte qui ont coûté respectivement la vie à 35 et 300 personnes tuées selon l’Onu par la police. Afin d’éviter une telle contamination « démocratique », cette institution a soutenu l’envoi des troupes saoudiennes matées dans le sang les insurgés  dans le sultanat de Bahreïn.  (..)

 

 

Suite passionnante :

Rôle criminel de la France, de la GB, des USA.. ici :

 

 

 

 

 

Et mon article à moi ici :

 

Libye: Médias-mensonges. Le rôle criminel de la France, de la GB, des USA

 

 


 

Reçu :

 


 
Le porte avion Charles de Gaulle en "déplacement" en Lybie
coute 50 000 euros de l'heure.
 
C'est à dire 1.2 Millions d'euros par jour, 36 Millions par mois.
 
De l'argent il y en a en France. Ni pour le confort des français, ni pour l'aide au tunisien.
 
Sarko se plaint des milliers de Tunisiens qui viennent en France.
 
Avec 36 millions par mois on pourrait payer un "Rsa" de 100 euros par mois à la jeunesse tunisienne, à 360 000 personnes.
 
Ce n'est pas une erreur d'appréciation de la part des politiques, c'est un choix.
 
Il y aura toujours de l'argent pour la guerre, et jamais pour une vraie aide aux tunisiens, ou financer les retraites,
  donner de l'argent aux écoles ou aux hôpitaux en France.
 
Ces 50 000 euros de l'heure c'est le scandale du moment.

 

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