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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 04:06

Guerre des classes européenne

Saoulés de coups par l’alliance objective et les feux croisés des sociaux-démocrates européens, de la droite néolibérale-sécuritaire (et xénophobe), du haut patronat, des banques, des multinationales, des agences de notation, de l’Union européenne et du Fonds monétaire international du camarade Dominique « Che » Strauss-Kahn, les peuples d’Europe auront-ils la force d’un sursaut coordonné ?  Ça bouge du côté des étudiants italiens, ça swingue chez leurs congénères anglais. Les peuples de Grèce et d’Irlande, frappés de plein fouet par une violente offensive de la guerre menée aux pauvres, sont en colère et organisent leur résistance. Les Portugais se sont mobilisés comme jamais depuis quarante ans avec leur récente grève générale, les Espagnols les avaient devancés et ne se laisseront peut-être plus faire longtemps si de nouveaux coups venaient les atteindre. Tandis que les Français n’ont toujours pas abandonné l’esprit de la lutte né lors du mouvement de défense des retraites, et le feu couve encore sous une braise bien rouge.

 

C’est un combat qu’il faut mener tous ensemble, unis entre europprimés contre les mêmes europpresseurs ! Une date est déjà cochée au calendrier des syndicats européens : le 15 décembre, journée de mobilisation à laquelle appelle la Confédération européenne des syndicats (CES), qui affiche à la Une de son site ce sympathique calendrier de l’Avent version veau d’or : joyeux Noël, Monsieur Capital !

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Mot d’ordre de la grande manif européenne : « Non à l’austérité pour tous et aux bonus pour quelques uns ».

 

La CES regroupe 82 organisations syndicales dans 36 pays du continent : imaginez la tête de nos gouvernants si un front uni s’ouvrait à une telle échelle ! A nos organisations de travailleurs de former une vraie intersyndicale européenne de lutte et de mener le combat avec courage, détermination et sans trahir. Puisque que le néolibéralisme est bien décidé à profiter de « la crise » pour enfoncer définitivement le peuple, écrasé par la véritable guerre sociale que lui mènent ses classes dominantes, il est temps d’organiser la riposte. Y compris au niveau politique, et là encore de façon trans-nationale.

 

Ça tombe bien, le Parti de la gauche européenne, fédérant les organisations rouges et vertes de l’autre gauche (radicale) de 20 pays différents, présidé par le camarade allemand de Die


Linke Lothar Bisky et dont les représentants français sont les eurodéputés du Front de gauche, organise son troisième Congrès à Paris du 3 au 5 décembre. « Des sacrifices de plus en plus insupportables sont imposés aux peuples européens, déplore-t-il dès l’introduction de la Feuille de route sociale du Congrès. En effet, dans la grande majorité des pays européens s’appliquent des programmes de réduction des dépenses publiques, de superaustérité, de libéralisation des services publics et du marché du travail. Pour généraliser ces politiques, les pays, avec la complicité totale des gouvernements, sont placés sous tutelle par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et d’autres institutions comme le FMI. [Non, rien... NdA] Ces politiques sont présentées comme une réponse nécessaire à la crise économique et financière. Mais celle-ci est celle de la toute-puissance des marchés et du grand capital. Elle est la crise du capitalisme actuel, financier et mondialisé. Cette crise s’étend à l’environnement, à l’énergie, à l’alimentation, à la culture et aux valeurs morales. C’est pourquoi elle se manifeste à tous les niveaux politiques et dans toutes les sociétés régies par le mode de production capitaliste et, de ce fait, au sein de la construction européenne avec ses orientations actuelles, ses politiques néolibérales et ses institutions. La crise actuelle de la dette constitue une nouvelle phase de cette crise. Elle a ses racines dans les évolutions économiques et sociales des trente dernières années. Cristallisant l’ensemble des facteurs de crise, elle affecte maintenant de plus en plus la vie quotidienne des populations. Nous, Parti de la gauche européenne, avec les autres partis et organisations socialistes, communistes et rouges-verts qui constituent la Gauche européenne dans sa pluralité, nous nous opposons à ces politiques et à ces structures néolibérales appliquées à l’Union européenne au travers des traités successifs, jusqu’au traité de Lisbonne. » Nous aussi !

Lire la suite du communiqué du PGE en pdf).

http://www.plumedepresse.net/guerre-des-classes-europeenne/

 

 

 

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C'est à l'échelle européenne que doivent se mener
les luttes contre le capitalisme financier assassin !
Eva R-sistons

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