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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 04:03

Hollywood, les Arabes et la propagande sioniste

Article placé le 29 jan 2011, par Mecanopolis

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Le cinéma hollywoodien a souvent eu ses souffre-douleur et ses méchants servant à mettre en valeur les braves héros. Il y a eu les Noirs dans la jungle africaine, les Indiens dans le Far West, les Français, toujours, les Russes, un temps, et aujourd’hui les Arabes, éternelles brutes sanguinaires et terroristes ayant juré la perte de l’Occident.


Depuis ses débuts jusqu’aux récentes superproductions, Hollywood a toujours mis en évidence ce que trop de gens refusent de voir, une dangereuse omniprésence du stéréotype de l’Arabe haineux. On nous a présenté de manière répétitive ces sempiternelles images, de sorte que nous ayons toujours la même représentation des Arabes, que l’on vive à New York ou à Los Angeles. Et cette conception correspond au mythe véhiculé sur les Arabes dans le cinéma hollywoodien.

Dans le cinéma des années 50 et 60, le scénario demeure le même. L’action se situe toujours dans un décor fictif, “au pays des Arabes”. C’est une étrange contrée imaginaire, au cœur du désert, sur laquelle plane une musique inquiétante. Le désert est omniprésent, toujours perçu comme un lieu menaçant, puis on y ajoute une masure, quelques palmiers, un palais avec des salles de torture, un pacha trônant sur de luxueux coussins entouré de son harem. Mais comme aucune de ces jeunes filles ne lui plaît, il enlève la blonde héroïne occidentale qui repousse ses avances. Les accessoiristes d’Hollywood affublent les femmes arabes de robes transparentes et les confinent exclusivement au rôle de danseuses du ventre. Les hommes, eux, sont affublés de sabres, et se déplacent en tapis volant, ou charment des serpents qui ondulent au son de leur flûte.

Les années passent, mais la représentation des Arabes ne change pas. Les cinéastes hollywoodiens modernes les utilisent comme des personnages caricaturaux, des faire-valoir à qui ils attribuent le rôle du méchant ou du comique de service. D’un film à l’autre, les Arabes tiennent le rôle du bouffon destiné à déclencher le rire facile et gras.

Les Arabes méchants, forcément méchants…

La politique américaine et le cinéma d’Hollywood sont intimement liés. Ils ont le même code génétique, le même ADN. La représentation du peuple palestinien dans le cinéma américain fait clairement ressortir le lien entre la politique et le divertissement, entre Washington et Hollywood. En revanche, depuis l’occupation des terres palestiniennes par les Juifs sionistes en 1948, ces derniers jouissent du soutien indéfectible des États-Unis. Chacune des administrations a clairement pris le parti de l’occupant. À l’inverse, les politiciens américains n’ont rien fait pour aider les millions de réfugiés palestiniens plongés dans la misère la plus noire face à l’invasion.

S’il est vrai que la politique influence l’opinion publique, Hollywood a également représenté le conflit d’une manière biaisée.

Les films dépeignent systématiquement les Palestiniens comme des terroristes, des “méchants”, sans exception. Les Juifs y sont au contraire présentés comme d’innocentes victimes des Palestiniens. La totalité des films qui traitent de ce sujet présentent les Arabes comme des maniaques brutaux au regard fou, prêts à tuer n’importe qui, n’importe où, pour n’importe quelle raison. Ces films ont tous été calqués sur la politique de Washington dans le seul but de faire la promotion de la propagande occidentale. Pire encore, si le cinéma ne nous a jamais transmis une image positive des Palestiniens, c’est en grande partie parce que deux producteurs, Menahem Golan et Yoram Globus, fondateurs d’une société du nom de Canon, puis Golan-Globus production, ont produit en vingt ans plus de quarante films diabolisant les Arabes et plus particulièrement la cause palestinienne. Aucune forme de communication n’est aussi efficace que le cinéma pour faire de la propagande, et Golan et Globus en sont les champions. On ne nous a jamais montré des Palestiniens qui souffrent à cause de l’occupation, ni les camps de réfugiés, ni les innocentes victimes palestiniennes qui sont tuées. Ces images sont bannies. Pourquoi ? Existe-t-il une règle tacite, à Hollywood, interdisant de donner aux Palestiniens un visage humain ?

Pourquoi n’est-il pas possible de les montrer sous un jour favorable, au même titre que les Juifs ? Du point de vue médiatique, cinématographique, politique, la vie d’un enfant palestinien n’a-t-elle pas la même valeur que celle d’un enfant israélien ? Pourquoi le cinéma d’Hollywood en fait-il abstraction ?


Clovis CASADUE, pour FLASH


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Publié  sur Mecanopolis avec l’aimable autorisation de Jean-Emile Néaumet, directeur de la rédaction.

Reproduction libre avec indication des sources

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