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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 17:47

La France assouplit l’interdiction de pulvériser des pesticides par voie aérienne..

 

 

C’est un clignotant rouge, pendant qu’on se focalise sur le visible, on nous enfume subrepticement avec des mesures « dérogatoires » qui vont vite devenir la solution de facilité. Respirer va devenir dangereux après le passage de ces avions pulvérisateurs de poisons. On s’américanise de plus en plus, sauf que nous n’avons pas les immenses cultures de milliers d’hectares d’outre Atlantique, et que les habitations sont nombreuses aux abords des champs….Mais qu’est ce qu’ils ont dans la tête?? On va s’en prendre plein la poire, et si alentour il y a des abeilles et du bio…bye bye!!! Really Pissed


Grrr!!

 

En principe, l’épandage aérien de pesticides est interdit en France. En principe seulement, car la circulaire du ministère de l’agriculture, publiée très discrètement le 5 mars, introduit de nombreuses exceptions.Intitulé « Liste des produits phytopharmaceutiques autorisés ou en cours d’évaluation pour les traitements par aéronefs », ce texte, « à diffusion limitée » et que Le Monde s’est procuré, fournit aux directions régionales et départementales de l’agriculture, aux directions des populations, aux services vétérinaires, la possibilité de délivrer des dérogations pour toute une série de fongicides, herbicides, insecticides destinés à traiter le maïs, le riz, la vigne et les bananiers.La circulaire risque de passer pour un feu vert et présagerait alors des conflits probables entre commanditaires de l’épandage, cultivateurs bio, apiculteurs, riverains, comme ce fut le cas dans plusieurs régions en 2011. 

La loi Grenelle II du 13 juillet 2010, qui, dans son article 103, interdit la pulvérisation de ce type de produits depuis un avion, un hélicoptère ou un ULM, comporte elle-même une part d’ambiguïté puisqu’elle prévoit des dérogations. Mais restreintes: lorsque cette pratique « présente des avantages manifestes pour la santé et l’environnement par rapport à une application terrestre », lorsqu’il faut agir en urgence face à un danger qui menace les plantes, les animaux, la santé humaine, ce mode d’intervention peut se justifier « dans des conditions strictement définies par l’autorité administrative pour une durée limitée » et après avis de plusieurs commissions compétentes en matière d’environnement.

« EFFETS GRAVES POUR LA SANTÉ »

La loi stipule en outre que lors des pulvérisations, l’opérateur doit respecter une distance minimale de sécurité de 50 mètres par rapport aux habitations, jardins, parcs, points d’eau, marais… La France avait par ailleurs renforcé son dispositif d’encadrement de l’usage des pesticides par épandage aérien en transposant, en juillet 2011, une directive européenne datant d’octobre 2009. La réglementation approuvée par les Vingt-Sept impose que les pesticides doivent être « expressément approuvés par l’Etat membre à la suite d’une évaluation spécifique des risques » qu’ils comportent.

La circulaire du 5 mars émanant de la direction générale de l’alimentation donne la liste de sept pesticides « autorisés », dans la mesure où ils ont été évalués par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail (Anses) spécifiquement pour être appliqués par voie aérienne. Il s’agit de quatre fongicides, d’un insecticide, un herbicide et un stimulateur de défenses naturelles utilisés dans la culture des bananes et du riz.

Six sont classés officiellement « dangereux pour l’environnement » et « nocif » sur le plan toxicologique. Le site Internet du ministère de l’agriculture recense quelques-unes de leurs caractéristiques: « risque d’effets graves pour la santé en cas d’exposition prolongée par ingestion », « très toxique pour les organismes aquatiques » au sujet du Sico par exemple ; l’inhalation de vapeurs de Tilt – qui s’avère irritant pour les yeux et la peau – « peut provoquer somnolences et vertiges » et son ingestion « une atteinte des poumons »; le Gardian présente « des risques d’effets graves pour la santé en cas d’exposition prolongée par ingestion ». Les autres (Bion 50 WG, Mimic LV, Amistar, Clincher) présentent le même genre de profil.

Le ministère fournit aussi une liste de seize pesticides dont le dossier a été déposé auprès de l’Anses à la fin de l’année 2011 ou qui devrait l’être d’ici au 31 mars et qui « peuvent en conséquence être intégrés dans les demandes de dérogation » formulées par les commanditaires de pulvérisation aérienne.

S’agit-il de les autoriser avant même que l’Agence ne se penche sur leur cas respectif ? Au ministère de l’agriculture, on assure qu’il n’en est pas question. N’empêche, l’administration semble soucieuse de ne pas faire perdre de temps aux agriculteurs convaincus par ce type d’épandage. Le texte prévoit que si l’évaluation des produits n’est pas terminée au 31 mars, date limite pour cette année, une dérogation pourra néanmoins être octroyée ultérieurement.

Il n’est en outre pas sûr que les experts de l’Anses aient eu le temps d’étudier dans le détail les spécificités des sept pesticides accrédités. Certains d’entre eux disposaient d’une autorisation de mise sur le marché ancienne, qui a bien vite été actualisée.

Auteur : Martine Valo

Source : www.lemonde.fr Vu sur Sos-Planète

Voir aussi:

Des produits chimiques favorisent l’obésité et le diabète

 

http://lesmoutonsenrages.fr/2012/03/25/la-france-assouplit-linterdiction-de-pulveriser-des-pesticides-par-voie-aerienne/

 

 

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Chassez les pesticides au jardin….

 

Dans le cadre de la Semaine sans pesticides, un expert livre ses conseils pour faire pousser platebandes et balcons au naturel…


Aux orties les insecticides, désherbants ou engrais chimiques. « Ce sont des poisons en vente libre », assure Jean-Marc Jaegler, formateur chez Botanic, une chaîne de jardinerie qui ne vend plus ces produits depuis 2008. A l’occasion de la Semaine sans pesticides, organisée du 20 au 30 mars, cet expert nous donne ses conseils pour jardiner au naturel. Bonne nouvelle : si certains gestes semblent contraignants, « quand on comprend le système, c’est moins de travail ».


• Soignez la terre
« Pour que la partie visible de la plante soit belle, la partie inférieure doit se développer correctement. » La terre est primordiale, en quantité – même en pot, un plant de tomate doit avoir au minimum 30 cm de profondeur – et en qualité. Investissez dans un terreau haut de gamme contenant de la tourbe ou du compost. Ensuite, aérez avec une fourche écologique, sans retournez la terre, et n’arrosez pas trop, pour éviter les champignons.


• Soyez patients
« Si la terre n’est pas réchauffée, les graines pousseront lentement, seront plus faibles et attireront les pucerons ou les cochenilles. » Renseignez-vous sur les bonnes période pour chaque variété. Pour les radis, persil et carottes, c’est maintenant, mais les tomates ou le basilic attendront mai.


• Oubliez le désherbage
Pour éviter les herbes folles, paillez le sol avec des copeaux de bois, des herbes coupées ou des feuilles mortes (sauf le noyer, stérilisant). Tondre haut la pelouse, entre 6 et 7 cm, débarrasse de 80% des mauvaises herbes. Pour le reste, travaillez à la main ou au désherbeur thermique, mais n’oubliez pas : « Le jardin, ce n’est pas forcément un espace net comme l’intérieur des maisons. »


• Laissez faire les animaux
Contre les pucerons, les limaces ou les insectes indésirables, les meilleurs alliés sont les petits animaux du jardin. « Gardez un coin en fouillis ou un tas de branches qui abritera un hérisson ou des oiseaux. » Pensez à mélanger les types de plantes, pour ne pas attirer les ravageurs au même endroit : du persil au pied des rosiers, des fleurs dans le potager… et en plus, c’est joli.


Pour aller plus loin :
- Les dangers des pesticides ne s’arrêtent pas au jardin. Plus d’informations sur le site de la Semaine pour une alternative aux pesticides.
- Vous voulez partager vos astuces écolos au jardin ? Un concours Jardiner Autrement, ouvert jusqu’au 2 avril, récompense les meilleures pratiques par des week-end au vert et des livres de jardinage.


Auteur rédaction MétroFrance vu sur TerreSacrée

Voir aussi;

 

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