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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 02:11

 

« Ah ça, quand il s’agit de jouer les pleureuses, de tirer la sonnette d’alarme, d’établir le diagnostic, notre classe politique toute entière est unanime : l’Education nationale est sinistrée, le niveau baisse et la violence au sein des établissements monte. Fort bien. Mais que fait-on alors ? La solution miracle de l’actuelle majorité, pour sauver l’Education nationale, est de… lui retirer toujours plus de moyens ! « Nous connaissions, depuis 2002, les suppressions massives d’emplois, la baisse considérable des recrutements, le licenciement des personnels précaires, le non-remplacement de départs en retraite… Cela se faisait sur le dos des élèves et des personnels en alourdissant leur charge et leurs conditions de travail : récupération de moyens en augmentant les effectifs des classes, en supprimant des options, en réduisant l’aide aux collégiens fragiles et l’offre de formation aux lycéens… « Gain » en 4 ans : plus de 25 000 postes d’enseignants » ,  analyse le syndicat UNSEN-CGT » : les lignes qui précèdent datent de décembre 2006, débutant un billet titré Ils assassinent l’Education nationale. Un autre détour par nos archives débusque un article de juin 2007 : « Alors même que les élèves scolarisés seront 20 000 de plus à la rentrée de septembre, le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, a annoncé que le gouvernement allait supprimer, excusez du peu, quelque 17 000 postes, dont 8 000 dans le domaine « des emplois aidés et de tout ce qui concourt à la vie scolaire dans le second degré, en ne remplaçant pas un emploi équivalent temps plein sur deux. » (…) « Comment le gouvernement peut-il, comme il l’a annoncé, lutter contre l’échec scolaire, améliorer la scolarisation des enfants handicapés, organiser les études dirigées le soir, tout en supprimant cette année encore plusieurs milliers de postes ? » , s’interroge justement la Fédération des conseils de parents d’élèves (les syndicats enseignants, unanimes, ne décolèrent pas non plus). (…) Ne les laissons pas assassiner l’Education nationale ! » Puisque tout va toujours de mal en pis en Sarkozie, nous sommes contraint de lancer le même cri d’alarme au lendemain de la rentrée 2010. Pour prendre la mesure de la véritable catastrophe qui frappe l’enseignement public, consultons Affordance.info, « Le blog d’un maître de conférences en sciences de l’information » : « Les inspecteurs d’Académie sont les grands « cadres » de l’éducation nationale. Pas vraiment de dangereux trotskystes appelant à la grève à chaque jet de pierre sur le bouclier fiscal. Ces « cadres » sont, indépendamment de la succession des ministres, la condition sine qua non de toute réforme, précisément parce qu’ils sont, avec les recteurs, les garants de la mise en oeuvre de la réforme. A la différence des enseignants, ressource « si peu flexible et au rendement proche de zéro » (selon la vision éclairée du ministre de l’Education nationale et de l’extinction des psychologues scolaires), à la différence des enseignants disais-je, l’expression « devoir de réserve » n’est, pour ces cadres là, pas un vain mot. C’est pourquoi leur dernier communiqué de presse est un signal très fort dans le bras de fer qui oppose l’ensemble des acteurs du système éducatif à leur ministre l’Oréal. Luc Châtel, ancien DRH de chez l’Oréal, devrait pourtant savoir que quand le mécontentement atteint ce niveau-là de l’exécutif d’une entreprise, il est grand temps de demander conseil à Eric Woerth pour trouver une île  paisible sur laquelle aller se faire oublier quelques temps. » Que dit donc ce communiqué de presse des inspecteurs d’Académie, en date du 16 juin dernier ? « On nous demande de supprimer des postes alors que lutter contre l’échec scolaire et la violence à l’école suppose plus d’adultes et plus d’éducation dans les établissements. On nous demande d’augmenter les effectifs des classes, alors que la difficulté scolaire se traite avant tout par une pédagogie différenciée d’autant plus difficile à mettre en oeuvre que les effectifs sont importants. On nous demande de fermer les petits établissements ruraux alors que la circulaire Balladur de 1993, jamais abrogée, interdit la fermeture de la dernière classe d’une commune. On nous demande de ne plus scolariser les enfants de moins de trois ans alors que toutes les études montrent les effets bénéfiques d’une scolarisation précoce dans les milieux les plus défavorisés. On nous donne en exemple le modèle finlandais dont la formation des enseignants est un élément clé de la réussite tandis qu’on réduit le temps de formation des professeurs français. Comment expliquer cela aux parents d’élèves, aux enseignants ? Quelle en est la logique si ce n’est une logique uniquement budgétaire ? Dés lors, les Inspecteurs d’Académie dont on ne peut douter de la loyauté s’interrogent devant les risques de dégradation du service public d’éducation dont les conséquences, à l’heure de la mondialisation, se mesureront à terme sur les performances et la compétitivité de la France !«


Auteur : Olivier Bonnet - Source : Plume de Presse

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15600

 

 

Commentaire,

 

 

Comment expliquer cela ?

C'est simple, c'est du sabotage délibéré. Le but est de faire une éducation nationale minimale, pour valoriser l'école privée.

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Published by Eva R-sistons - dans Alerte - danger ! - SOS
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