« Fin avril, j’ai bénéficié d’un taux de prêt exceptionnel », lance Laurent, jeune cadre dans un grand groupe automobile. Il a le sourire, et pour cause : « Sans négociation avec mon banquier, j’ai obtenu un prêt de 160 000 euros avec un taux de 3,65 % sur 25 ans. Il est vrai que j’ai apporté 50 000 euros pour compléter cet achat, mais tout de même ! », s’étonne ce tout nouveau propriétaire. Des taux exceptionnellement bas qui ne surprennent pas Loïc Stanislas, un courtier parisien : « Sous la pression indirecte des pouvoirs politiques, la BCE  a, depuis le début de la crise financière, baissé son taux directeur. En quelques mois, il est passé de 4,25 % à 1 %. Résultat : les taux d’intérêt des crédits immobiliers ont baissé de plus d’un point en un an. La situation est donc très favorable pour les emprunteurs. » Une tendance confirmée par un rapport émanant de l’Observatoire du financement des marchés résidentiels (Crédit Logement/CSA), en date du 4 mai, constatant qu’entre novembre 2008 et avril 2010 les taux ont baissé de 167 points de base. Un crédit moins cher qui s’accompagne d’une certaine stabilité des prix de la pierre : « Au plus fort de la crise, c’était le statu quo : des banquiers frileux, des vendeurs patients et des acheteurs craintifs. Cette situation a eu  une incidence directe sur le prix du mètre carré. Après un début difficile en 2009, on constate une hausse raisonnable de la valeur de l’immobilier », analyse un agent immobilier. Une relance des transactions que certains expliquent aussi par la mise en place de mesures gouvernementales : « Le doublement du prêt à taux zéro pour le logement neuf, la maison à 15 euros, le pass foncier, le nouveau système de déduction de l’investissement locatif… Ces dispositifs ont poussé à la relance le marché de la pierre », affirme Yaïs, promoteur immobilier. Une conjoncture positive qui pousse à l’investissement : « Des taux bas, des prix stables, des incitations fiscales. Je me suis donc décidé à investir dans le locatif. De plus, compte tenu de l’instabilité des marchés financiers, la pierre reste une valeur refuge », explique Karima, juriste dans un groupe bancaire. Est-ce à dire que c’est le moment ou jamais d’acheter ?
Avec la fin du prêt à taux zéro doublé au 30 juin 2010, la baisse du plafond de certaines déductions fiscales, une hausse possible des taux directeurs fin 2010, une crise économique qui ne cesse de perdurer avec des situations de quasi-faillite chez nos voisins du Sud, on peut s’attendre à des mois difficiles : « Les vendeurs risquent d’attendre avant de mettre en vente et les acheteurs risquent de prendre peur si la crise chez nos voisins prend des proportions de plus en plus tragiques. D’autant qu’avec la fin de certaines mesures, les Français seront peut-être moins partants pour investir dans la pierre », prédit le promoteur immobilier.
Il n’en reste pas moins que les taux resteront bas au moins jusqu’à la fin de l’année et que le prêt à taux zéro doublé est possible jusqu’à la fin juin 2010. Il est peut-être encore temps de faire de bonnes affaires.

« Fin avril, j’ai bénéficié d’un taux de prêt exceptionnel », lance Laurent, jeune cadre dans un grand groupe automobile. Il a le sourire, et pour cause : « Sans négociation avec mon banquier, j’ai obtenu un prêt de 160 000 euros avec un taux de 3,65 % sur 25 ans. Il est vrai que j’ai apporté 50 000 euros pour compléter cet achat, mais tout de même ! », s’étonne ce tout nouveau propriétaire. Des taux exceptionnellement bas qui ne surprennent pas Loïc Stanislas, un courtier parisien : « Sous la pression indirecte des pouvoirs politiques, la BCE  a, depuis le début de la crise financière, baissé son taux directeur. En quelques mois, il est passé de 4,25 % à 1 %. Résultat : les taux d’intérêt des crédits immobiliers ont baissé de plus d’un point en un an. La situation est donc très favorable pour les emprunteurs. »

Une tendance confirmée par un rapport émanant de l’Observatoire du financement des marchés résidentiels (Crédit Logement/CSA), en date du 4 mai, constatant qu’entre novembre 2008 et avril 2010 les taux ont baissé de 167 points de base. Un crédit moins cher qui s’accompagne d’une certaine stabilité des prix de la pierre : « Au plus fort de la crise, c’était le statu quo : des banquiers frileux, des vendeurs patients et des acheteurs craintifs. Cette situation a eu  une incidence directe sur le prix du mètre carré. Après un début difficile en 2009, on constate une hausse raisonnable de la valeur de l’immobilier », analyse un agent immobilier.

Une relance des transactions que certains expliquent aussi par la mise en place de mesures gouvernementales : « Le doublement du prêt à taux zéro pour le logement neuf, la maison à 15 euros, le pass foncier, le nouveau système de déduction de l’investissement locatif… Ces dispositifs ont poussé à la relance le marché de la pierre », affirme Yaïs, promoteur immobilier. Une conjoncture positive qui pousse à l’investissement : « Des taux bas, des prix stables, des incitations fiscales. Je me suis donc décidé à investir dans le locatif. De plus, compte tenu de l’instabilité des marchés financiers, la pierre reste une valeur refuge », explique Karima, juriste dans un groupe bancaire. Est-ce à dire que c’est le moment ou jamais d’acheter ?

Avec la fin du prêt à taux zéro doublé au 30 juin 2010, la baisse du plafond de certaines déductions fiscales, une hausse possible des taux directeurs fin 2010, une crise économique qui ne cesse de perdurer avec des situations de quasi-faillite chez nos voisins du Sud, on peut s’attendre à des mois difficiles : « Les vendeurs risquent d’attendre avant de mettre en vente et les acheteurs risquent de prendre peur si la crise chez nos voisins prend des proportions de plus en plus tragiques. D’autant qu’avec la fin de certaines mesures, les Français seront peut-être moins partants pour investir dans la pierre », prédit le promoteur immobilier.

Il n’en reste pas moins que les taux resteront bas au moins jusqu’à la fin de l’année et que le prêt à taux zéro doublé est possible jusqu’à la fin juin 2010. Il est peut-être encore temps de faire de bonnes affaires.

Chaker Nouri