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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 23:33

 

Incident  Marcoule augmentation anormale de la radioactivité

http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/index.php?post/2011/09/12/Incident-nucl%C3%A9aire-%C3%A0-Marcoule-%3A-1-mort%2C-des-bless%C3%A9s-et-des-radiations

 

 

 

 

Incident nucléaire à Marcoule : au moins 1 mort, des blessés et des radiations

13/09/2011-13h15. Un incident nucléaire est en cours sur le site nucléaire de Marcoule (Gard) à quelques encablures d’Avignon. Un four de traitement de déchets nucléaires vient d’exploser entraînant la mort d’au moins un salarié tandis que d’autres se trouvent blessés ou dans un état grave. Des rejets radioactifs ont lieu malgré les démentis des autorités. Les mesures indépendants réalisées par le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) indiquent à 15h30 un taux de radioactivité 10 fois supérieur à la mesure quotidienne sur Avignon et 4 fois supérieure au pied du Ventoux. Cette société nucléaire n'en est pas à son coup d'essais et cumule depuis des années les accidents et incidents. Le CAN84 exige la fermeture immédiate des sites nucléaires de la vallée du Rhône et de Provence .

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Nucléaire : Ca suffit ! Il faut fermer immédiatement les sites nucléaires de la région

Ca suffit ! La destruction atomique civile mise en œuvre sur les sites nucléaires génère des atteintes graves et répétées à la santé et à la vie : leucémies, cancers, atteintes neuronales, atteintes cardiaques, atteintes des fœtus, modifications de l’ADN,… et menace la Provence, la France, la terre entière.

Après l'incident nucléaire dans l'unité Melox Areva de Marcoule le mardi 28 juin 2011, c'est ce lundi 12 septembre 2011 un four de traitement de déchets nucléaires (1) de l'installation nucléaire Centraco de la filiale EDF la Socodei qui explose entrainant la mort d'un salarié et des blessures importantes sur 4 autres dont l'un est dans un état grave. Un périmètre de sécurité a été installé en raison des risques de fuites.

Si le gouvernement et le ministère de l'Intérieur affirme que les blessés "n'ont pas été contaminés et qu'aucune mesure de confinement ou d'évacuation" des salariés "n'a été nécessaire" ce n'est pas ce qu'ont vécu les salariés du site, retenus sur place et ne pouvant ni s'éloigner ni rentrer, les uns à la fin de leur journée de travail, les autres à la reprise.

Devant, une nouvelle fois, les mensonges d'Etat et du lobby nucléaire, des membres du Collectif antinucléaire de Vaucluse ont effectué des mesures indépendantes de radioactivité en différents points de Vaucluse, du Gard et de l'Hérault. Le mistral soufflant ce jour c'est en aval de Marcoule que les mesures ont été réalisées dans un périmètres de 120km.

En voici les relevés (achevés à 23h00) qui font apparaître une augmentation anormale de la radioactivité dont la cause pourrait être liée à l'incident de Marcoule, sauf à ce qu'une autre explication crédible soit fournie par les responsables de l'accident nucléaire.

La Provence est la région la plus nucléarisée de France et, comme nous le rappelions encore la semaine passée aux Conseillers Généraux de Vaucluse, les provençaux sont exposés aux radiations et rejets dans l’atmosphère ainsi que dans l’eau des sites nucléaires du Triscastin, de Marcoule et de Cadarache, tous situés sur des failles sismiques qui, comme en juillet dernier, deviennent actives. L’eau du robinet est contaminée (présence de Tritium radioactif) et le Rhône et de ses sédiments aussi (présence de plutonium) jusqu’en Camargue.

La Centraco n'en est pas à son coup d'essai

La Centraco n'en est pas à son coup d'essai en matière d'accidents et d'incidents. L'ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) en donne une liste à la Prévert (2) :

. Perte temporaire de la détection de l’alarme incendie de l’unité d’incinération (mai 2011)

. Perte des deux chaînes de surveillance assurant le contrôle radiologique (aout 2010)

. Non respect de la périodicité de réalisation des essais des détecteurs (novembre 2008)

. Dépassement des limites mensuelles et anuelles de rejets gazeux en tritium (décembre 2007)

. Dépassement d'une des limites radiologiques pour l'acceptation de déchets (juillet 2007)

. Perte de ventilation de locaux de l'unité d'incinération et absence (juillet 2006)

. Non respect d'une prescription technique suite à une opération de maintenance périodique (septembre 2006)

. Anomalie liée au non-respect d'une prescription technique particulière (avril 2006)

. Non respect de la prescription technique limitant l'activité radioactive massique de fûts de déchets liquides (février 2005)

. Départ de feu à l'atelier de reconditionnement automatique de déchets (février2003)

. Dépassement de la limite de radioactivité autorisée pour le reconditionnement manuel des déchets (mars )

. Dépassement des valeurs autorisées en dioxines et furannes dans les rejets (03/2002)

. Dépassements de la concentration en monoxyde de carbonne (CO) maximale ( juillet 2000)

. Manque d'efficacité des filtres THE du dernier niveau de filtration (DNF) (avril 2000)

C'est au quotidien que la contamination radioactive existe.

Les 950 000 victimes à ce jour de Tchernobyl, les centaines de milliers d’habitants expulsés de chez eux, les territoires entiers contaminés pour des milliers d’années, les 4000 salarié-e-s contaminé-e-s de Fukushima, les enfants japonais irradiés au quotidien, les territoires devenus impropres à la vie pour des milliers d’années, les milliers de travailleurs et d’habitants expulsés de chez eux démontrent que le nucléaire porte atteinte au vivant, à la démocratie, aux territoires et à toutes les activités et projets humains. En France aussi.

Le Collectif antinucléaire de Vaucluse, regroupant des citoyen-ne-s, des associations, et des travailleurs du département, rappelle qu’il a alerté à plusieurs reprises les maires des communes vauclusiennes et, encore dernièrement, chaque Conseiller Général du département. Vont-ils enfin assumer leur responsabilités et faire fermer les sites nucléaires de la région? Les élus vont-ils faire preuve enfin de courage en se libérant du joug du lobby nucléaire et des compromissions qui en découlent?

Plus de 3000 vauclusien-ne-s ont signé à ce jour une pétition exigeant l’arrêt immédiat et définitif des réacteurs nucléaires de Tricastin, tous vétustes, et de l’ensemble des sites nucléaires de la région et au-delà.

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1 - L'usine CENTRACO - acronyme pour « centre nucléaire de traitement et de conditionnement » - située sur la commune de CODOLET dans le GARD pratique l'incinération et la fusion de déchets faiblement radioactifs.

En France, à partir des critères internationalement reconnus, différents types de déchets ont été définis par l'Autorité de sûreté nucléaire, chacun nécessitant une gestion différente :

les déchets de haute activité (HAVL) et les déchets de moyenne activité et à vie longue (MAVL) : ce sont principalement les déchets issus du cœur du réacteur, hautement radioactifs ; et dont la radioactivité reste notable pendant des centaines de milliers, voire millions d'années. Ces déchets se transforment en "faible activité vie longue" (FAVL)). 5 000 tonnes sont des déchets ultimes contenant 99 % de la radioactivité totale. Ils sont stockés dans les usines de retraitement de La Hague et de Marcoule.

les déchets de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC) : ce sont principalement les déchets technologiques (gants, combinaisons, outils, etc.) qui ont été contaminés pendant leur utilisation en centrale ou dans une installation du cycle. Leur nocivité va jusqu'à 300 ans.

les déchets de très faible activité (TFA) : ce sont principalement des matériaux contaminés provenant du démantèlement de sites nucléaires : ferraille, gravats, béton... Ils sont peu radioactifs mais les volumes attendus sont plus importants que ceux des autres catégories.

Selon la définition de l'AIEA, est considéré comme déchet radioactif « toute matière pour laquelle aucune utilisation n'est prévue, et qui contient des radionucléides en concentrations supérieures aux valeurs que les autorités compétentes considèrent comme admissibles dans des matériaux propres à une utilisation sans contrôle »1. En France2, un déchet radioactif est une matière radioactive ne pouvant être réutilisée ou retraitée (dans les conditions techniques et économiques du moment). Ne sont considérés, au sens juridique, comme « déchets radioactifs » que les seuls déchets ultimes. De ce fait, des substances radioactives déjà utilisées ne sont pas nécessairement considérées comme des déchets, mais peuvent être comptabilisées comme des matières valorisables, quand elles peuvent faire l'objet d'une utilisation industrielle future (par exemple, l'uranium de traitement, l'uranium appauvri ou le combustible usé). D'autre part, un déchet n'a légalement le caractère « radioactif » que s'il nécessite des dispositions de contrôle de radioprotection : une substance dont la radioactivité est suffisamment faible peut ne pas entrer dans la catégorie de « déchet radioactif » si sa radioactivité est suffisamment faible, ou suffisamment diluée (par rapport aux critères de la CIPR). Ainsi, d'une manière générale, les rejets d'effluents radioactifs liquides ou gazeux (tritium, carbone 14...) ne sont pas considérés comme des déchets radioactifs si leur activité ne dépasse pas les limites autorisées (variables selon les états et les époques), et est considérée comme suffisamment faible pour qu'aucune mesure de radioprotection ne soit nécessaire. De même, en France, un arrêté ministériel daté du 5 mai 2009 précise les conditions de dérogation pour l'utilisation de rebuts faiblement radioactifs dans la fabrication des produits de grande consommation 3, les matériaux de construction inclus (en l'occurrence, contre l'avis de l'Autorité de sûreté nucléaire4).

(2) CENTRACO - Traitement de déchets et effluents radioactifs - Marcoule - SOCODEI

. Le 25 mai 2011 à 17h08 lors du déroulement d’un essai périodique visant à tester le bon fonctionnement de détecteurs incendie de l’installation CENTRACO, un dysfonctionnement technique a entraîné la perte de la détection de l’alarme incendie sur l’unité d’incinération.

. Perte des deux chaînes de surveillance assurant le contrôle radiologique... Dans la nuit du 15 août 2010, lors du fonctionnement de l’incinérateur, une défaillance de l’alimentation électrique a occasionné l’arrêt du dispositif de contrôle des rejets gazeux à la cheminée, pendant une durée de quatre heures et dix minutes.

. Non respect de la périodicité de réalisation des essais des détecteurs. Le 26 novembre 2008, un audit de surveillance interne a révélé le non respect de la périodicité de réalisation des essais des détecteurs incendie sur différents ateliers.

. Dépassement des limites mensuelles et anuelles de rejets gazeux en tritium. Le 17 décembre 2007 dernier à 17h30, l'analyse des rejets en tritium gazeux de l'usine CENTRACO, a permis de détecter un dépassement de la limite annuelle autorisée de l'ordre de 10%.

. Dépassement d'une des limites radiologiques pour l'acceptation de déchets. Le 3 juillet 2007, à la suite de la réception dans l'installation CENTRACO de fûts de déchets liquides destinés à y être incinérés, l'analyse radiologique réalisée par SOCODEI a permis de constater que la radioactivité d'un des fûts était supérieure à une limite fixée par les prescriptions techniques de l'installation.

. Perte de ventilation de locaux de l'unité d'incinération et absence. Le 31 juillet 2006, suite à une opération de maintenance, le système de ventilation de plusieurs locaux de l'unité d'incinération, s'est mis à l'arrêt. L'alarme reportée en salle de conduite n'a pas été détectée par les opérateurs et l'ordre d'évacuation des locaux, tel que prévu par les règles générales d'exploitation de l'installation, n'a pas été donné.

. Non respect d'une prescription technique suite à une opération de maintenance périodique. Le 22 septembre 2006, dans le cadre d'une opération de maintenance périodique, la bonne efficacité d'un filtre qui venait d'être remplacé n'a pas été contrôlée, conformément au référentiel de l'installation.

. Anomalie liée au non-respect d'une prescription technique particulière. Le 26 avril 2006, des fûts de déchets liquides, reçus à Centraco dans le cadre d'une autorisation dérogatoire particulière, n'ont pas été gérés suivant la procédure définie.

. Non respect de la prescription technique limitant l'activité radioactive massique de fûts de déchets liquides. Le 23 février 2005, après un contrôle de la radioactivité massique de fonds de fûts de déchets liquides, il est apparu qu'une limite fixée par les prescriptions techniques de CENTRACO avait été franchie.

. Départ de feu à l'atelier de reconditionnement automatique de déchets. Le 24 février à 20 heures, un départ de feu a été détecté dans l'installation CENTRACO, au niveau de l'atelier de reconditionnement automatique des déchets destinés à être incinérés. L'équipe locale d'intervention sur incendie a rapidement circonscrit le feu. L'atelier de reconditionnement automatique assure notamment le broyage des déchets. C'est là que s'est produit le départ de feu, causé par la présence de solvants dans les déchet de flacons de solvants provenant du centre du CEA de Cadarache. Cette présence de solvants dans les déchets est interdite mais leur détection s'avère très difficile.

. Le 7 mars, un dépassement de la limite de radioactivité autorisée pour le reconditionnement manuel des déchets a été constatée dans sept fûts de déchets à l'installation CENTRACO sur le site de Marcoule.

. Dépassement des valeurs autorisées en dioxines et furannes dans les rejets (03/2002). La concentration en dioxines et en furannes dans les rejets gazeux de l'incinérateur de l'usine CENTRACO a dépassé les valeurs autorisées par arrêté ministériel.

. Dépassements de la concentration en monoxyde de carbonne (CO) maximale (12/2000). Les 27 et 29 juillet, la concentration en monoxyde de carbone (CO) maximale autorisée dans les rejets gazeux de l'incinérateur de CENTRACO a été dépassée.

. Manque d'efficacité des filtres THE du dernier niveau de filtration (DNF) . Le 6 avril, alors que l'unité d'incinération était à l'arrêt, l'exploitant a constaté que l'efficacité des filtres THE du dernier niveau de filtration (DNF) était inférieure aux valeurs prescrites par les règles générales d'exploitation.

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Collectif antinucléaire de Vaucluse / CAN84 - collectifantinucleaire84@hotmail.fr - 06 60 76 04 03 - www.coordination-antinucleaire-sudest.org
Communiqué de Presse du 12 septembre 2011  16h30

 

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« Le CAN84 s’adresse aux élus du département :

 

 

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Article d'Indépendance des Chercheurs :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/09/13/marcoule-et-l-avenir-du-nucleaire-francais.html

 

 

Marcoule et l'avenir du nucléaire français

Le 13 septembre, Sud Ouest emploie le titre « Gard : frayeur nucléaire », à propos de l'explosion d'un four à déchets radioactifs survenue la veille à Codolet, près du site de Marcoule, dans l'installation Centraco (Centre de traitement et de conditionnement de déchets de faible activité) de la filiale d'EDF SOCODEI. L'accident a fait un mort et quatre blessés. Tout Montpellier écrit « Explosion sur le site nucléaire de Marcoule : trois enquêtes sont en cours », se référant aux enquêtes menées actuellement par l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), la gendarmerie et l'inspection du travail. Même s'il est exact que les balises de la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) n'ont pas détecté de contamination suite à cet accident dont les conséquences humaines témoignent de la gravité, peut-on pour autant conclure à l'absence de danger ? Tel n'est certainement pas le cas, si on examine l'affaire sous un angle plus global. Se référant notamment aux déclarations officielles, Le Monde relève cette simple position : « L'accident sur l'installation nucléaire du Gard est "terminé" ». Mais en même temps, Le Monde souligne dans un autre article « Marcoule : les écologistes demandent "la plus grande transparence" » et rappelle aussi « Le site de Marcoule, "berceau de l'industrie nucléaire du retraitement" ». De son côté, RMC fait état d'une « Polémique après l'explosion "sans risque radioactif" à Marcoule ». Non seulement le bien-fondé même de l'énergie nucléaire fait objet de débat, mais se trouve aussi directement mise en cause la stratégie de privatisation de ce secteur. Pour Enviro2B, « L’accident de Marcoule relance le débat de la sûreté nucléaire ». Tel est clairement le fond du débat, y compris en ce qui concerne le traitement des déchets, et peu importe qu'Eric Besson se soit livré à l'exercice sémantique « un accident industriel et non pas un accident nucléaire ». Qui peut sérieusement croire à la viabilité pratique d'une telle différence ? Le 13 septembre également, France Soir diffuse un article intitulé « Marcoule : On y fait quoi sur ce site nucléaire ? », classé dans la rubrique « La question nucléaire en France », estimant d'emblée à juste titre que les conséquences réelles de l'accident restent encore inconnues. Une déclaration de Maryse Arditi (France Nature Environnement, FNE) y précise que le site de Marcoule « regroupe plusieurs activités, sur différentes communes, qui travaillent toutes au traitement et à la réduction des déchets ». A son tour, Europe 1 évoque les « casseroles de Marcoule », se référant à la multiplication des incidents au cours des années récentes, et rapporte que l'enquête en cours « révèle "divers incidents" ».

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/09/13/marcoule-et-l-avenir-du-nucleaire-francais.html ]


Cordialement

Le Collectif Indépendance des Chercheurs
http://science21.blogs.courrierinternational.com/
http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia

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