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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 19:22

Une fois de temps en temps je reprend les infos du blog de Pierre Jovanovic pour le faire connaître car il y en a encore qui ne connaissent pas ce journaliste-écrivain-animateur radio-analyste financier pour ne citer que cela. Les dernières brèves ne sont pas des plus réjouissantes, bien au contraire, le monde devient fou, la situation empire, bref, c’est la cata habituelle en pire! ;)



L’ARGENT PROCHE DES 50 DOLLARS (DINGUE!)
du 26 au 30 avril 2011 : Même si le cours a frôlé les 47 dollars, en réalité, l’argent a déjà dépassé les 50 dollars, témoin ce papier de ZH qui a vu que le « Monex Silver American Eagles Pass $50/Ounce« . En effet, sur plusieurs sites, ramené au poids, le prix de certaines pièces est même à 53 dollars. Donc, vos pièce Hercule et/ou Semeuse ont pris de nouvelles dimensions. Sur la page pièces argent, la 1 FF Semeuse est à 2,19 euros. Comme quoi, les métaux vont prendre leur revanche sur Keynes. La 50 FF Hercules frôle les 30 euros et Blythe a déjà dû abîmer deux Blackberrys dans ce nouvel episode du bunker de la JPM!

Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2011


LA GRECE PROCHE DE LA CRISE DE NERFS: 22% DE TAUX D’INTERET !
du 26 au 30 avril 2011 : C’est clair, la Grèce sera forcée de réaménager sa dette, et cela pas plus tard que cette semaine selon certaines sources, d’où ces taux records: « Greek 2 Year Bonds Now Yielding Record 22% … And far more jarringly, the 10 Year is 59 cents on the euro. A 40% haircut is now effectively priced in by the market« … Sur le 30 ans, Mr Croenne signale ce papier du Wall Street Journal qui développe le sujet de manière désabusée… Mais c’est ZH qui rapporte que le BdT grec sur 30 ans s’échange pour 50 centimes l’euro: « the country’s 30 Year bonds. These are now trading just above 50 cents on the euro« . Donc vous savez ce qui va se passer, un tremblement de terre!!! Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2011
 
EN CAS DE CHUTE DE LA GRECE… LA FRANCE PAYE
du 26 au 30 avril 2011 : Jill Treanor dans le Guardian précise que « la France et la Suisse ont 79 milliards de dollars d’exposés en Grèce, et l’Allemagne 43 » selon le BIS. Autre folie révélée par le journal, « Greece needs to raise about €53bn (Ł47bn) this year, which would take its debts to €290bn, nearly 120% of gross domestic product« . En clair, si vous avez des actions du Crédit Agricole qui possède la Emporiki Bank, eh bien vendez tout… « The collective exposure of the banking systems to the Pigs is $2.9tn. The bulk of that exposure is located in the banks of France, Germany and the UK« … Lire ici le Guardian. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2011


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LES US DEVENUS PARANOIQUES: LES POMPIERS DU 9-11 SONT DES TERRORISTES
du 26 au 30 avril 2011 : Ce pays est parti dans une folie fasciste, comme le révèle le Huff Post avec ce projet soumis au FBI de mettre sur la liste officielle des terroristes (!) tous ceux qui ont nettoyé la scène du World Trade Center: « 9/11 Responders To Be Warned They Will Be Screened By FBI’s Terrorism Watch List« … Ce n’est qu’un pas de plus vers 1984 où même les policiers seront considérés comme des coupables, pardon, terroristes potentiels. « I think Congressman Stearns is stabbing at pettiness. He’s a buffoon » Feal said« . Lire ici pour le croire. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2011

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APPLE A LOBOTOMISE LE MONDE ET LES CHARMEURS DE SERPENTS
du 26 au 30 avril 2011 : Business Insider a titré « Apple Has Brainwashed The Whole Country -How Else To Explain The Lack Of Outrage Over Apple’s Secret Location Tracking?« . Une puce enregistre secrétement tous vos déplacements dans votre IPhone, à la seconde près. Un peu comme si vous sortiez de prison avec un système de géolocalisation au pied. Ceux qui ont lu 777 savent que le côté luciférien d’Apple (666, nom de leur premier ordinateur) colle parfaitement avec le plan de « mise sous surveillance » global. Et cela ne surprendra personne d’apprendre, en plus, que la firme prépare en ce moment sa nouvelle technologie de paiement sans contact reliant votre Iphone directement à Visa. Les Ecritures se réalisent en ce moment même sous vos yeux. Big Brother n’a jamais été IBM dans la vision d’Orwell, contrairement à la pub d’Apple de l’époque, mais bien Apple. Lire l’éditorial scandalisé du Business Insider. Et pour ceux qui veulent rire un peu, cet article de Yahoo signalé par Francky sur l’obligation faite aux charmeurs de serpents indiens de mettre une puce RFID sous la peau de leurs serpents: « Au total 42 puces électroniques ont été injectées dans la peau de serpents différents … dès à présent, les propriétaires n’ayant pas déclaré leur animal seront réprimandés pour leur infraction« . Dingue… lire ici Maxisciences. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2011

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LA CHINE VA SE DEBARASSER DE SES DOLLARS
du 26 au 30 avril 2011 : La Banque Centrale de Chine prépare en ce moment la vidange de ses coffres, en particulier de ses 3 milliards de dollars US. Deux tiers vont être utilisés pour acheter… de l’or et autres matières premières. « Following last week’s announcement by PBoC Governor Zhou Xiaochuan that the country’s excessive stockpile of USD reserves has to be urgently diversified, today we get a sense of just how big the upcoming Chinese defection from the « buy US debt » Nash equilibrium will be. Not surprisingly, China appears to be getting ready to cut its USD reserves by roughly the amount of dollars that was recently printed by the Fed, or $2 trilion or so« . Encore une super nouvelle pour Ben Bernanke. Reste à savoir qui va les accepter… Lire ici ZH. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2011

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TF1 PRIS EN FLAGRANT DELIT DE DESINFORMATION DEUX FOIS DE SUITE
du 26 au 30 avril 2011 : Mr Stauffer nous fait remarquer que Pernod a donné d’excellentes nouvelles de la bourse de Paris vendredi dernier, alors que celle-ci était fermée!!! Surréaliste, cliquez ici pour l’entendre vous même. Ensuite c’est un reportage amené par Laurence Ferrari sur l’or qui s’est terminé sur la phrase menaçante et lourde de sens « attention aux bulles spéculatives »… Oubliant bien sûr de dire que les Américains, Anglais et Japonais ensemble en sont presque à leur 10e planche à billets depuis la crise de septembre 2008, d’où l’explosion de l’or. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2011

Voilà un aperçu des dernières brèves de son blog, le reste étant disponible sur jovanovic.com, sachez qu’il n’y a sur ce blog que du factuel, tout est vérifiable, et qu’à la limite nous pouvons même considérer sa revue de presse comme « parole d’évangile ». Bref, nous sommes mal mais n’oubliez pas, informez-vous et n’hésitez pas à écouter son émission de radio, très instructive et complètement à contre-courant par rapport aux autres médias. 

 

http://lesmoutonsenrages.wordpress.com/2011/04/26/en-direct-de-chez-jovanovic-2/

 

 

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    • « HEURS ET MALHEURS DU CAPITALISME »

      26 avril 2011 par Paul Jorion | Print « HEURS ET MALHEURS DU CAPITALISME »

      Arnaud Diemer avait eu l’amabilité de m’inviter à faire l’exposé introductif du colloque « Heurs et malheurs du capitalisme », le 4 février dernier à Clermont-Ferrand. Voici le petit texte que j’ai rédigé pour les actes du colloque, à paraître bientôt.

      Heurs et malheurs du capitalisme ? Si l’on parle ces jours-ci de ses heurs, c’est que ses malheurs nous sont très – sans doute trop – présents à l’esprit.

      Mais de quoi parle-t-on précisément quand on évoque « le capitalisme » ? Nombreux sont les auteurs qui se contentent de considérer que le capitalisme c’est : « tout aspect quelconque du système économique au sein duquel nous sommes aujourd’hui plongés ». Ils confondent alors, par exemple, capitalisme avec économie de marché, alors que le marché, système de distribution et de circulation des produits opéré par des marchands, et fondé sur le profit mercantile, existe au sein de systèmes économiques qui ne sont pas pour autant capitalistes – la féodalité, par exemple. Ou bien encore, certains auteurs confondent le capitalisme avec le libéralisme, une doctrine politique qui, si l’on en croit ses partisans, cherche à optimiser le rôle joué par l’État dans nos sociétés, mais vise en réalité à instaurer un moins-disant généralisé en matière d’État.

      Bien sûr, le système économique en vigueur chez nous combine aujourd’hui capitalisme, économie de marché et libéralisme, mais ceci n’enlève rien à la spécificité du capitalisme d’être un système économique dominé par la personne du capitaliste, à savoir le détenteur du capital. Le capitaliste est celui qui se sépare provisoirement de son capital pour un prix : le versement à intervalles réguliers d’intérêts, qui prendra place jusqu’à la « maturité » du prêt : le moment contractuellement déterminé de son remboursement.

      Prenons la situation typique de nos jours de la grande entreprise. Dans un premier temps, le capitaliste ou investisseur et le dirigeant d’entreprise se disputent le surplus : la richesse nouvelle qui fut créée par la combinaison de différents facteurs : 1) des matières premières et forces naturelles (le soleil, la pluie, le vent …), 2) une quantité de travail, d’une certaine qualité, 3) le capital, constituant des avances dans le processus de production. Dans un second temps, une fois le capitaliste servi, le dirigeant d’entreprise et ses salariés se disputent la part restante du surplus.

      Dans ces interactions entre trois types d’acteurs, la domination d’un groupe sur un autre se manifeste par le fait que celui qui domine peut présenter sa domination comme une donnée objective, sans se voir contredire : « Il est dans la nature des choses, affirme le capitaliste au patron, que ce soit moi qui détermine, sous la forme d’un taux que j’exige, la part qui me revient, le reste vous étant laissé ». Milton Friedman, grand prêtre des vérités admises en matière économique, affirmait ainsi crûment que le Premier Devoir d’une entreprise est de maximiser la richesse de ses actionnaires. Et il en va de même ensuite pour le dirigeant d’entreprise quand il s’adresse à ses employés : « Il est dans la nature des choses que ce soit moi qui détermine le montant de vos salaires », affirme-t-il de manière péremptoire.

      Les intérêts versés, récompense du prêt, viennent s’ajouter à la richesse dont le capitaliste dispose déjà, et constituent du coup des sommes potentiellement disponibles pour être prêtées à leur tour. En conséquence, le capitalisme se caractérise par une dynamique de concentration inéluctable de la richesse. C’est là aussi le défaut de sa cuirasse : une fois atteint un certain degré de concentration du patrimoine, la machine se grippe, puis s’arrête. Les cent dernières années ont connu de tels moments : en 1929 et en 2008.

      Le capitalisme repart quand la concentration des richesses, à l’origine des crises, a été résolue par une répartition plus homogène. La seule méthode douce connue pour un tel redémarrage est celle d’une fiscalité affectant le capital lui-même, autrement dit, qui l’ampute s’il est trop élevé. Toute fiscalité qui se contente d’imposer les revenus du capital, ne fait elle que retarder le moment où la concentration excessive des richesses provoquera à nouveau un arrêt de l’économie. Comme l’argent offre en démocratie certaines facilités à celui qui en possède pour faire prévaloir son point de vue, le capitaliste dispose de moyens pour empêcher l’application d’une fiscalité redistributrice, et ce sont alors les moyens brutaux d’une nouvelle répartition de la richesse qui se voient appliqués in fine : la guerre sur son propre territoire qui réduit à néant la fortune des plus riches et assure une redistribution du patrimoine par un nivellement par le bas généralisé, ou bien la révolution, qui confisque la richesse des classes possédantes pour la redistribuer aux moins nantis. La machine capitaliste, plus ou moins revue et corrigée, repart alors pour un tour.

      Si l’on espère sortir un jour de cet engrenage infernal, il faudra mieux comprendre la physiologie du capitalisme, et saisir tout d’abord la nature véritable du capital. Dans les conceptions naïves de l’économie, le capital est une substance disposant du pouvoir miraculeux de grossir par sa propre vertu. Chez Marx, le capital est du travail « cristallisé » : une richesse qui s’est constituée par la spoliation des travailleurs. Une telle définition est cependant restrictive : elle exclut du capital, par exemple, le minerai encore inexploité au fond d’une mine, auquel Marx se contente de reconnaître une « valeur d’usage » toute théorique, car en puissance seulement. Ne vaut-il pas mieux définir le capital (comme j’ai eu l’occasion de le recommander)[1] comme « une ressource faisant défaut là où elle est nécessaire, et dont il faudra alors rétribuer la présence – qu’il s’agisse d’un processus de production, ou de satisfaire un désir de consommation » ?

      Défini de cette manière, le capital n’est ni substance miraculeuse, ni travail cristallisé : il se révèle comme ce qui manque à sa place en raison d’une conception bien précise (que l’on qualifiera certainement un jour d’« extrémiste ») de la propriété privée. Dans ce sens, le minerai au fond d’une mine, si quelqu’un s’est vu reconnaître le droit de dire à son propos : « Il est à moi ! », est déjà « capital ». Le capitalisme lui s’avère alors être un vice particulier que présentent certains systèmes économiques : ceux où, en raison d’une définition spécifique de la propriété privée, les ressources manquent artificiellement là où elles seraient en fait utiles et où, du coup, la machine économique tend constamment à gripper, de manière imprévisible peut-être, mais à chaque fois selon la même logique implacable d’une concentration excessive des richesses.

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=23721#more-23721


    • [1] Jorion, Paul, Le capitalisme à l’agonie, Paris : Fayard, 2011, pp. 53-60.

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    • Vidéo à voir :
    • http://www.contre-info.com/pierre-jovanovic-le-systeme-financier-mondial-a-failli-sarreter-3-fois

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