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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 21:21

 

 

http://www.placeaupeuple2012.fr/autremonde/

 

Internationalisme, la "mondialisation" des peuples

par Michel Peyret

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 Je ne partage pas nécessairement toutes les idées et opinions émises par Samir Amin dans le texte ci-dessous présenté par le M'PEP. Ce ne limite pas l'intérêt que j'ai trouvé à sa lecture.

Pour moi, l'Europe est une notion géographique. Elle va de l'Atlantique à l'Oural. Elle induit, entre autres, une partie de la Russie. Rien à voir, en conséquence, avec l'ersatz dont il est question aujourd'hui.

Notion géographique, mais pas notion politique, ni sociale, ni économique, ni culturelle... Car, en fait, il y a ainsi plusieurs Europe, l'Europe méditerranéenne par exemple, mais aussi l'Europe atlantique, l'Europe scandinave, l'Europe slave, l'Europe allemande...

D'autant plus que nous sommes entrés dans l'ère de la mondialisation, laquelle pourrait être autre chose que la mondialisation capitaliste, que la mondialisation de quelques puissances impérialistes, mondialisation de la concurrence, des néo-colonialismes et des guerres...

Je suis pour l'existence, à l'échelle de toute l'humanité, de peuples indépendants, à commencer par leur indépendance à l'égard du capitalisme et des structures diverses qu'il a mis en place.

Et je milite pour que ces peuples indépendants puissent tisser entre eux des rapports induits par les coopérations et les échanges les plus larges et les plus diversifiés possibles, et en tous domaines, et donc sans structures super-étatiques.

C'est ce que j'appelle la mondialisation des peuples, mondialisation des peuples contre la mondialisation capitalisme !

Peut-être est-ce aussi l'internationalisme dont on oublie aujourd'hui de parler !



 

L’IMPLOSION PROGRAMMÉE DU SYSTÈME EUROPÉEN

Par Samir Amin, directeur du Forum du Tiers Monde et président du Forum Mondial des Alternatives.

 

Résumé :


Il montre d’abord que l’Union européenne ne peut pas être comparée aux États-Unis d’Amérique, et qu’elle ne deviendra jamais une puissance égale sur les plans politique et économique. L’Europe manque en effet de ressources naturelles ; elle est composée de nations historiques distinctes qui interdisent de reconnaître l’existante d’un « peuple européen » comme il existe un « peuple étatsuniens » ; le développement capitaliste en Europe est inégal alors qu’il est homogène en Amérique du Nord. Il n’y a pas d’identité européenne. En outre, l’Union européenne est atlantiste et impérialiste. La Grande-Bretagne certes, mais aussi les États de l’Europe continentale acceptent de donner un rôle central à l’OTAN. Pour certains pays de l’Union européenne (Pologne, pays baltes, Hongrie…), la protection de l’OTAN (des États-Unis) face à « l’ennemi russe » est plus importante que leur appartenance à l’Union européenne. Il n’y a donc pas de politique extérieure et il ne peut y en avoir pour l’Union européenne et les pays qui la composent. Pour Samir Amin « un » projet européen est nécessaire. Mais le projet actuel d’Union européenne n’est pas viable, et on ne peut pas le transformer pour qu’il le devienne. Car la « construction » de l’Union européenne et celle de la zone euro ont été conçues pour bâtir la mondialisation néolibérale sur le continent. C’est-à-dire la construction d’un système assurant la domination exclusive du capitalisme des monopoles. La transformation de ce système, pour l’auteur, relève du « miracle » : il faudrait que le système reconnaisse la « réalité des souverainetés nationales » et que le capitalisme soit contraint de changer sa « logique propre ». Il n’existe pas, pour le moment, de forces sociales et politiques capables d’inverser le conservatisme européen en place. La crise de l’euro illustre l’impossible viabilité du projet de l’Union européenne actuelle. L’auteur préconise d’identifier des objectifs stratégiques d’étape et la mise en œuvre de tactiques efficaces. Une première avancée efficace serait la remise en question des politiques d’austérité et des pratiques autoritaires et anti-democratiques qui sont liées. Mais ces luttes se heurteront à la gestion de l’euro. C’est pourquoi il n’est pas possible d’éviter de sortir de l’euro et de restaurer la « souveraineté monétaire » des États européens. Il est évident que les conditions politiques permettant de telles avancées ne seront jamais réunies en même temps dans l’ensemble de l’Union européenne : « ce miracle n’aura pas lieu ». Il faudra donc accepter de commencer là où on le peut, dans un ou plusieurs pays, le processus faisant boule de neige. Enfin, la conclusion de Samir Amin est que le rétablissement des souverainetés nationales est une exigence pour tous les peuples de toutes les régions de la planète. Sans ce respect, ce sera le « droit » à l’intervention des puissances impérialistes dans les affaires des nations, aucune alternative démocratique et progressiste ne sera possible, en Europe et ailleurs. Les dimensions internationaliste et anti-impérialiste des luttes doivent être renforcées.


Voir l'article intégral à  

 

http://www.m-pep.org/spip.php?article3096

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