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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 05:24

Islamisation de la France : « un mythe et une obsession, pas une réalité ! »

 

Des propos de Brice Hortefeux à l’affaire du pain au chocolat de Jean-François Copé en passant par d’autres sorties de route d’élus et célébrités, les musulmans de France sont régulièrement montrés du doigt. Une stigmatisation due à l’idée que notre pays serait en phase d’islamisation. Des musulmans de plus en plus nombreux ? « Archi-faux », dénonce Raphaël Liogier, directeur de l’observatoire du religieux et professeur à Sciences-Politiques Aix-en-Provence qui signe un nouveau livre, « Le mythe de l’islamisation, essai sur une obsession collective. » Interview.


 http://mlactu.fr/article/islamisation-de-la-france-%C2%AB-un-mythe-et-une-obsession-pas-une-r%C3%A9alit%C3%A9-%C2%BB/687

 

 

 
http://oumma.com/15064/mythe-de-lislamisation

 

La chaîne  LCM

 

L'islamophobie croissante est liée aux Médias orchestrés par les Sionistes. Le conditionnement est permanent, c'est un scandale relevant d'ailleurs des lois contre le racisme. Tout est fait par les sionistes pour nous préparer au choc de civilisations contre les Musulmans "coupables" d'être non-alignés, partisans d'une finance SANS usure, et en plus, le sous-sol des pays arabes est riche - donc à voler, à piller. Ne cédons pas à la peur créée artificiellement, faisant le jeu des puissants qui divisent pour régner, eva

Islamisation de la France: un mythe?

http://www.wat.tv/video/islamisation-france-mythe-5dgqz_3ki9n_.html

Islamisation de la France: un mythe?

 

 

mardi 5 février 2013

Islamisation de la France ? Un mythe

« Pour 68 % des Français, dit Raphaël Liogier de l'Observatoire du religieux, les musulmans le font exprès (d'être mal intégrés). C’est cette idée étrange d’une intention cachée derrière l’échec de l’intégration qui me pousse à faire ce travail. Je voulais réfléchir sur les causes de cette paranoïa, sans ­esprit partisan, en respectant la méthodologie du chercheur, point barre. »

Poussons donc avec lui la réflexion.

Michel Peyret



Raphaël Liogier de l’Observatoire du religieux : “L'islamisation" de la France est un mythe


Peut-on encore parler de l’islam sans que les esprits s’échauffent ? Des couvertures d’hebdos aux brèves de comptoirs, l’islam devient la controverse nationale. Avec une ritournelle : la France serait en cours d’« islamisation ». Y a-t-il quelqu’un pour poser le débat dans des termes simples et clairs ? Professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence et directeur de l’Observatoire du religieux,­ Raphaël Liogier s’y est collé. Sa conclusion est sans appel : l’« islamisation » de la France est un mythe. Pas une fiction, un mythe. Rencontre avec un esprit salutaire.


Quel est le point de départ de votre recherche ?
On a beaucoup glosé sur le sondage récent du Figaro – à la méthodologie certes équivoque – qui montrait que pour une majorité de Français les musulmans sont « mal intégrés » ; mais c’est un autre chiffre qui aurait dû nous frapper : pour 68 % des Français, les musulmans le font exprès. C’est cette idée étrange d’une intention cachée derrière l’échec de l’intégration qui me pousse à faire ce travail. Je voulais réfléchir sur les causes de cette paranoïa, sans ­esprit partisan, en respectant la méthodologie du chercheur, point barre.

Pour l’Europe, on estime qu’il y aurait
entre 13 et 16 millions de musulmans.
Environ 4 % de la population.

Quelles sont les grandes lignes de ce « mythe » de l’islamisation ?
On croit qu’en Europe la croissance démographique de la population musulmane serait supérieure à celle des populations « de souche ». Et cette croissance aurait trois causes : la fécondité des femmes musulmanes, l’immigration et les conversions à l’islam. Elle aurait aussi une conséquence immédiate : les Européens subissent un « débordement » intentionnel de la part des musulmans ; si ces derniers font plus d’enfants que nous, s’ils émigrent en masse, s’ils poussent à la conversion, c’est qu’ils veulent nous étouffer.

La communauté musulmane représente quel pourcentage des populations française et européenne ?
L’évaluation certaine est compliquée : d’une part, il n’est pas permis de faire des statistiques ethniques en France, et d’autre part on a spontanément tendance à assimiler toute personne d’origine maghrébine à un musulman, ce qui a pour effet immédiat de surévaluer cette population. Quoi qu’il en soit, l’enquête « Trajectoires et origines », faite conjointement par l’Ined et l’Insee, a remis de l’ordre dans les estimations en recensant uniquement les adultes se disant musulmans. Pour la France, on obtient un chiffre de 2,1 millions de personnes – bien loin des 6 millions répétés en boucle. Pour l’Europe, on estime qu’il y aurait entre 13 et 16 millions de musulmans – c’est-à-dire environ 4 % de la population.

Quid de la fécondité des femmes musulmanes ?
Sur l’ensemble de la planète, la plupart des pays musulmans connaissent une transition démographique radicale : leur taux de fécondité est souvent en dessous du taux de renouvellement des générations. On pourrait citer l’Iran, avec 1,8 enfant par femme. Mais on rencontre la même tendance autour de la Méditerranée. En Algérie, par exemple, le taux de fécondité des femmes est passé en dessous de celui de la Tunisie, avec 1,7 enfant par femme en 2011. Bien en deçà, en tout cas, du taux français, qui est de 2,1. En fait, les dynamiques se sont clairement inversées !

Le nombre de conversions à l’islam est
moins important que celui enregistré
par les mouvements évangéliques.

L’« islamisation » peut cependant se faire par l’immigration...
C’est vrai, le premier pays d’immigration en direction de l’Union européenne est le Maroc, avec 140 000 migrants par an. Mais juste derrière, vous avez presque 100 000 Chinois. Et si vous recensez les dix premiers pays d’immigration extra-européenne en direction de l’Europe, vous observez que trois d’entre eux seulement sont à majorité musulmane. Aujourd’hui, il y a peu de risques que les courbes s’inversent : il n’y a plus de réservoir d’immigration, au Maghreb, où les générations ne parviennent plus à se renouveler.

Restent les conversions...
Leur nombre est faible – sans doute autour de 3 000 ou 4 000 par an –, moins important en tout cas que celui enregistré par les mouvements évangéliques. Y compris dans le 93, le département français qui recense le plus grand nombre de musulmans, où les pentecôtistes sont extrêmement actifs. Alors, pourquoi deux poids deux mesures entre les conversions ? Parce que le mouvement évangélique « ne pose pas de problème » ? Ainsi va le mythe de l’islamisation : il consiste à interpréter tous les signes de l’islam à sens unique – celui d’une volonté globale de nuire.

Que répondre, alors, à ceux qui font observer que la « visibilité » de l’islam est plus importante aujourd’hui qu’hier ?
Qu’ils ont raison : chez les jeunes musulmans qui ont la foi – ce qui n’est pas le cas de tous, loin s’en faut –, le sentiment religieux se vit avec une plus grande intensité. Aujourd’hui, 23 % des musulmans fréquentent un lieu de culte au moins une fois par mois, contre seulement 5 % des catholiques. Reste à savoir comment on interprète ce regain de religiosité. Le sentiment de l’incompatibilité de l’islam avec la République est à ce point ancré dans les esprits qu’un accroissement de la religiosité de ses adeptes ne peut être que le symptôme d’un désastre. Pourtant, ces jeunes ne sont pas, dans leur très grande majorité, politisés. Ils sont dans une foi recomposée, réimaginée, radicale même chez certaines femmes voilées, mais certainement pas dans le sens où ils voudraient transformer la France en société musulmane.

Les mouvements islamistes ont intérêt
à ce que les musulmans
européens se sentent rejetés.

Ne sont-ils pas manipulables par les supporters d’un islamisme politique et radical ?
Si. L’islam peut devenir pour certains jeunes économiquement en déshérence et psychologiquement instables l’emblème de la lutte contre le système. Se met alors en place une espèce d’« islamisme sans islam » : ce n’est pas le corpus de doctrines et de pratiques qui attire, mais le radicalisme en tant que tel, et le fait même que cette religion inspire la crainte. Prenez Mohamed Merah : pendant son adolescence, il s’intéresse très peu à l’islam. Puis il fricote avec les Renseignements généraux, tente d’entrer dans la Légion, est considéré inapte... Que fait-il, lorsqu’il bascule ?
Il commence par tuer des légionnaires – dont certains sont musulmans. Avant de s’attaquer à des juifs, probablement parce qu’ils représentaient à ses yeux les dominants, mêlés de façon irrationnelle à des images et opinions confuses relatives au conflit israélo-palestinien. Les assassinats de Merah sont atroces, mais déduire de mouvements isolés l’existence d’une solidarité générale entre les Européens musulmans, les Etats arabes et les terroristes islamistes est une erreur aux conséquences tragiques.

A qui profite cet amalgame ?
Aux mouvements populistes européens, d’abord, autant à gauche qu’à droite. Mais aussi aux mouvements islamistes : ils ont intérêt à ce que les musulmans européens se sentent rejetés pour reconstituer une solidarité islamiste. Enfin, aux pays arabes : ils veulent préserver la solidarité économique des enfants des enfants de leurs anciens ressortissants, qui envoient de moins en moins d’argent au pays. Ils leur rabâchent : « Vous voyez, vous n’êtes pas si français que ça... »

Selon vous, Mohamed Merah et Anders Breivik sont les deux faces d’une même pièce...
Qu’a trouvé la police sur l’ordinateur d’Anders Breivik ? Des textes de l’essayiste britannique Bat Ye’or expliquant que l’Europe s’est vendue au monde arabe pour des pétrodollars... alors qu’en Norvège il y a peu de musulmans ! Qu’a fait Breivik ? Il n’a pas tué des musulmans. Il est allé tuer les traîtres multiculturalistes, ces « alliés inconscients », ces idiots utiles qui font le lit de l’islam en Europe... Breivik et Mehra sont effectivement les deux faces de la même pièce... de théâtre. Ils sont produits par un même système fantasmatique.

Comment expliquez-vous que ce mythe ait pris une telle ampleur ?
Pendant des siècles, l’Europe, c’était le monde. Cette suprématie, elle l’a perdue. En 2003, quand les Américains ont décidé d’intervenir en Irak sans elle, l’Europe a aussi perdu son statut de conscience morale de l’humanité. Une crise d’identité profonde s’en est suivie, avec l’émergence des grands débats nationaux sur « l’identité nationale » et la montée concomitante d’un populisme antimusulman. Aujourd’hui, les Européens ont le sentiment qu’ils ne sont plus « identiques à eux-mêmes »... et que les musulmans y sont sans doute pour quelque chose ! La réalité importe peu : une bataille peut être menée puisqu’il y a un ennemi. Le mythe de l’islamisation redonne un sens aux choses.

(21 Novembre 2012 - Propos recueillis par Olivier Pascal-Moussellard, Télérama)


À lire : Le Mythe de l’islamisation, essai sur une obsession collective, de Raphaël Liogier, éd. du Seuil, 213 p., 16 €

 

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2013/02/05/26273016.html

 

 

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"Les Etats-Unis veulent les islamistes pour éliminer les jeunes et la gauche"  

- Investig'Action
Un débat organisé par Michel Collon annonçait ce qui arrive avec les islamistes...

 

 

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Pierre Hillard : « L’oligarchie mondialiste veut créer un Vatican II de l’Islam »

pierre hillardPierre Hillard est docteur en sciences politiques et essayiste français. Il a fait des études d’histoire, de sciences politiques et d’études stratégiques. Spécialiste du « mondialisme», il dénonce ce qu’il interprète comme un processus technocratique de décomposition des nations et d’unification du monde. Cette stratégie de domination est orchestrée, selon lui, par une oligarchie financière et militaire mondialiste, agissant dans les coulisses du vrai pouvoir. Son objectif : diriger le monde, en cassant les Etats-Nations, diluant la spiritualité et les traditions et soumettant les peuples à un « nouvel ordre mondial ». Le contrôle du monde musulman est une étape cruciale dans la réalisation de ce projet de domination mondiale.

Interview réalisée par Fayçal Anseur
Fayçal Anseur : Depuis le 11 septembre, l’Islam de manière générale et les pays musulmans en particulier sont dans le collimateur des grandes puissances occidentales,à leur tête les USA. Des pays ont été envahis (Irak, Afghanistan, Libye), d’autres sont sur la liste d’attente (Iran, Syrie, …). Quel bilan tirez-vous de ces bouleversements et à qui profite cette situation ?
Pierre Hillard : Le bilan, qui est provisoire, est celui du commencement d’un désastre. Ces pays sont entrés dans une spirale sans fin de guerres, de répressions, de revendications ethniques, de partitions territoriales, d’oppositions entretenues et de tensions religieuses exacerbées. Nous sommes dans une période de bouleversement, c’est-à-dire une zone de mutation qui permet de passer d’un monde ancien à un monde nouveau. Pour reprendre une expression biologique, nous assistons à un « climax », période cruciale du développement des insectes au cours de leur métamorphose.

Quel est le but inavoué, caché derrière cette « guerre contre le terrorisme » ?
 Pierre Hillard : Derrière la formule « guerre contre le terrorisme », se cache comme enjeu immédiat l’accaparement des richesses variées de pays musulmans (pétrole, gaz, uranium, …) par les grandes multinationales au service du monde oligarchique. Cependant, l’objectif profond est double. Il s’agit d’abord de parcelliser ces pays en fonction de critères ethniques et religieux afin de mieux les contrôler. Le vieil adage « Diviser, pour mieux régner » trouve parfaitement son application. Le deuxième objectif est de procéder à une refonte des mentalités arabes et perses grâce à un changement des fondamentaux de l’Islam.
Dans le cadre du catholicisme, Vatican II (1962-1965) a eu pour objectif de modifier le christianisme afin d’adapter l’Eglise à l’esprit du monde ; sous-entendu à l’esprit du mondialisme œuvrant en faveur du nouvel ordre mondial. Depuis cette époque, tous les papes concourent à cette politique (gouvernance mondiale, promotion des droits de l’homme, …) par exemple par l’intermédiaire de leurs encycliques.
C’est la même politique qui doit s’appliquer aux musulmans dans le cadre d’un « Vatican II de l’Islam ». L’Islam doit devenir soluble à l’esprit du mondialisme. Ce n’est pas l’effet du hasard si l’article de Ralph Peters dans la revue militaire américaine « AFJ » de juin 2006 promeut l’éclatement des pays du Proche-Orient et appelle à la création d’une sorte de « super Vatican musulman » avec la mise à l’honneur d’un « Conseil représentatif tournant issu des principales écoles et mouvements de l’Islam ». Ce « Conseil » aurait pour objectif de modeler et de réformer l’Islam afin de le rendre conforme aux canons de la mystique mondialiste. On retrouve le même genre d’idées chez l’islamologue juif britannique et naturalisé américain Bernard Lewis qui, le premier, a élaboré le concept du « choc des civilisations » en 1957. Rappelons que ce dernier est étroitement lié à Zbigniew Brzezinski lui-même mentor du président Obama.

Alors que l’on continue de stigmatiser l’Islam et les musulmans, cela n’empêche pas les USA, la France, etc, de soutenir des « révolutions islamiques » dans des pays arabes comme en Libye, où Belhadj, un ex-lieutenant de Ben Laden est présenté comme le libérateur de Tripoli, ou en Syrie, pays déstabilisé, notamment par des combattants se revendiquant du Djihad islamique. Quelle est cette nouvelle stratégie occidentale déployée contre certains pays musulmans, s’agit-il d’une nouvelle épopée coloniale ?
PH : Les élites occidentales, c’est-à-dire celles issues des cénacles mondialistes comme le Council on Foreign Relations (CFR), Chatham House et bien d’autres, pratiquent un jeu bien pervers qui consiste à attiser la tension entre l’occident et le monde musulman. Dans la vision mondialiste, il s’agit en particulier de mettre en place les « trois piliers du judaïsme » comme le présente la très mondialiste Fondation Bertelsmann.
Ces trois piliers représentant les communautés juives d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Israël doivent constituer l’armature politique, économique et militaire d’une même architecture. La création en février 2012 d’un Parlement juif européen dans les locaux du Parlement européen est la suite logique de cette politique de très grande envergure. Le problème est que le monde musulman ne présente pas les « qualités » nécessaires pour entrer dans la configuration spirituelle, politique et économique du mondialisme.
Par conséquent, l’encouragement donné par ces élites est de favoriser l’arrivée de mouvements islamistes les plus durs afin de créer le principe des oppositions face à un Occident (en incluant Israël) prétendu démocrate et droit de l’hommiste. Cette gestion des contraires conduisant à la confrontation entre ces deux mondes doit permettre de passer à une étape supérieure autorisant la création d’une gouvernance mondiale après épuisement complet des pays engagés dans des épreuves faites de guerres en tout genre. Derrière cette politique, l’idée d’une religion mondiale doit voir le jour où les lois noachides doivent permettre à l’humanité unifiée d’atteindre un âge d’or précédant le retour du Messie. Ces lois noachides structurent déjà la société américaine comme le stipule la loi 102-14 de mars 1991 lors de la 102è session du Congrès américain appelée « Education Day ». Il est en particulier rendu hommage au mouvement loubavitch et au rabbin Menachem Mendel Schneerson. N’oublions pas que le mondialisme est un messianisme.
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Vous êtes un spécialiste du mondialisme : Quelle place est réservée au monde musulman dans le programme élaboré par les cerveaux de ce projet ?
PH : Comme je l’ai déjà précisé, les travaux de Bernard Lewis ou encore ceux de Ralph Peters annoncent un grand chambardement des pays musulmans. Cependant, on doit réserver une place particulière aux travaux d’un ancien fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères israélien Oded Yinon dans une publication parue en 1982 dans le cadre de « l’organisation sioniste mondial » (World Zionist Organisation). C’est grâce à l’action d’Israël Shahak, Président de la ligue israélienne des droits de l’homme, qu’il a été possible de connaître les buts à long terme élaborés au sein de certaines officines peu philanthropes. Publié dans « La revue d’études palestiniennes » et reproduit dans la revue « Confluences méditerranéennes » (n° 61 printemps 2007) sous le titre « Une stratégie persévérante de dislocation du monde arabe », il est clairement indiqué par son auteur que « Le Moyen-Orient ne pourra pas survivre dans ses structures actuelles sans passer par des transformations révolutionnaires ».
Dans son étude, Oded Yinon décrit minutieusement les composantes ethniques et religieuses propre au monde musulman du Maroc au Pakistan en passant par la Turquie. Il s’agit ni plus ni moins de favoriser la dislocation des pays musulmans. Ainsi, il est déjà prévu en 1982 de partager l’Irak en trois blocs (chiite, sunnite et kurde), de pulvériser l’Etat syrien en plusieurs entités ainsi que l’Etat égyptien. Il est ajouté pêle-mêle que le processus doit toucher aussi la Libye, le Soudan, le Liban … A la lecture de ce texte, on se rend compte que les événements qui balaient les Etats arabes depuis 2011 ne sont pas fortuits. Il faut rappeler aussi que cette politique définie par Oded Yinon accompagne le rapport rédigé en 1996 par le « Prince des ténèbres », Richard Perle, intitulé A clean break : a new strategy for securing the realm. Ce document, véritable catalogue de déstabilisation des pays musulmans fut présenté à Benjamin Netanyahu dans le cadre d’un think tank israélien : The Institute for advanced strategic and political issues. La corruption et le népotisme qui caractérisent les pays musulmans ne suffisent pas à expliquer les bouleversements profonds en cours du Maroc au Pakistan. Les services secrets américains et anglais qui ont une tradition ancienne d’intervention dans les affaires internes des pays musulmans (par exemple : l’affaire Mossadegh en 1953) ou encore israéliens ont dû se montrer particulièrement actifs.

Israël est décidé d’attaquer l’Iran, mais le retour de Poutine sur la scène géopolitique mondiale, semble ralentir ce processus guerrier. Comment la situation va-t-elle évoluer maintenant que la Russie s’en mêle franchement ?
PH : Poutine fait partie de la mouvance mondialiste. La création sous sa direction à la fin de l’année 2011 d’une « Union eurasienne supranationale » selon sa propre expression (terme mondialiste par excellence) faisant le pont entre, d’un côté, l’Union européenne et, de l’autre, le bloc asiatique cadre parfaitement avec la mise en place de blocs continentaux régionaux s’insérant dans une gouvernance mondiale parallèlement à la création d’un Parlement mondial : l’Assemblée parlementaire des Nations Unies (APNU). Cependant, il ne faut pas voir ces agents du mondialisme comme un bloc monolithique. Les élites anglo-saxonnes, russes et israéliennes (mais aussi chinoises) se font une guerre farouche dans la répartition des rôles et des intérêts. Il ne faut pas oublier que les liens entre la diaspora juive russe résidant en Israël et celle s’activant en haut lieu au Kremlin parmi les oligarques passent obligatoirement par des accords dans le partage des richesses et des influences dans les pays musulmans. Il ne faut pas oublier non plus en arrière-fond les ambitions anglo-saxonnes en particulier celles du très puissant lobby juif américain, l’AIPAC. Toute la question est de savoir si ces différents clans sauront s’entendre. Dans le cas contraire, les armes parleront. L’idéal mondialiste consistant à fracasser le monde occidental et le monde musulman l’un contre l’autre entrera en action. Le choc des civilisations chéri par Bernard Lewis trouverait son plein accomplissement.

Après la Libye, le Mali …, est-ce que l’Algérie est à son tour susceptible d’être déstabilisée. Est-elle dans les petits papiers de l’Empire oligarchique. Si oui, que lui réserve-t-on ?
PH : Bien entendu, l’Algérie fait partie des « heureux élus » si on peut dire. L’objectif est de créer des blocs continentaux à l’instar de l’Union européenne bénéficiant des véritables pouvoirs politiques et économiques aux dépens des Etats et au profit de l’ethno-régionalisme. Nous assisterons au même processus dans le cadre de l’Union africaine. Les Etats sont de plus en plus fragilisés par l’octroi de droits politiques et culturels aux groupes ethniques. La reconnaissance de la langue amazighe dans la nouvelle constitution marocaine en juillet 2011 entre dans un processus de reconnaissance de droits politiques à des groupes ethniques (Berbères et autres) en Afrique du Nord et par ricochet dans toute l’Afrique subsaharienne. L’Algérie n’échappera pas à ce phénomène. L’éclatement du Soudan en deux parties, l’autonomie proclamée de la Cyrénaïque, une partition en cours au Mali avec l’émergence de l’Azawad et des droits accordés aux Berbères au Maroc soulignent un mouvement de fond que les oligarques, multinationales et grands financiers du monde entier doivent regarder avec tendresse. Que l’identité propre à chaque groupe soit respectée est indispensable. Cependant, le pas politique ne doit pas être franchi. Dans le cas contraire, le mouvement risque de se muer en revendications ethnicistes et indépendantistes conduisant à des conflits sanglants sur fond d’intérêts économiques téléguidés de l’étranger. Le mondialisme se nourrit de l’éclatement des Etats en une myriade d’entités ethniques rivales entre elles. Au même titre qu’il faut bien mâcher pour bien digérer, la mystique mondialiste s’activera de plus en plus pour « mâcher » ou « concasser » les Etats en de multiples entités afin de mieux les absorber dans les structures d’une gouvernance mondiale.
Dans cette affaire, en dehors d’une élite apatride et perverse grande gagnante de cette babélisation généralisée, ce sont les peuples, leurs identités et leurs traditions si utiles à la variété et à la beauté du monde qui feront les frais de cette politique. Que ces peuples et des hommes politiques véritables réfléchissent un peu afin de ne pas être les idiots utiles du système.

Interview réalisé par Fayçal Anseur
Pierre Hillard,
Auteur notamment de : « La marche irrésistible du nouvel ordre mondial »,
Aux Editions François-Xavier de Guibert.

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http://findestemps.org/2012/06/14/pierre-hillard-loligarchie-mondialiste-veut-creer-un-vatican-ii-de-lislam/

 



“Selon Pierre Hillard, le but de l’Union européenne n’est pas la création d’une Europe unie mais d’un bloc euro-atlantique avec les États-Unis incluant le Canada et le Mexique (Union Nord-américaine). Il cite le cas du récipiendaire en 1950 de la plus haute distinction européiste, le prix Charlemagne d’Aix-la-Chapelle, du fondateur de la Paneurope Richard de Coudenhove-Kalergi, qui affirmait déjà la volonté de créer une “Union atlantique”, l’Angleterre faisant le pont entre l’Europe et l’Amérique. http://www.le-buzz-immobilier.com/2009/11/pierre-hillard-la-marche-irresistible-du-nouvel-ordre-mondial-0025944

 

 

 

Voir mon introduction ici,

sur mon site officiel :

 

Agenda machiavélique des mondialistes. Chaos pays arabes. Vers religion unique

 

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