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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 23:00


 

 

Un toxicomane se confie et lève le voile sur les pratiques professionnelles douteuses et compromettantes de son médecin-généraliste, lesquelles semblent propres à un nombre grandissant de médecins qui traitent le « désespoir du monde » ...

 

D'entrée de jeu, le but de cet article n'est pas de condamner les médecins ou le corps médical, mais de porter un regard vif et lucide sur la réalité qui se tient derrière les portes des généralistes. Une réalité alarmante et des comportements professionnels inquiétants...

 

Il n'est pas non plus question de porter un jugement sur les personnes qui suivent un traitement médical, qui consomment des « psychotropes », puisque la douleur émotionnelle et la maladie mentale sont des affectations extrêmement souffrantes, pouvant rendre le quotidien invivable et insoutenable.

 

Je ne vous apprendrai rien si je vous dis que d'obtenir une prescription d'antidépresseurs (« Paxil, « Effexor »), d'antipsychotiques (« Seroquel », « Risperdal »), de benzodiazépines (« Rivotril », « Xanax »), d'opiacés (« Dilaudid », « Hydromorphone »), d'amphétamines (« Ritalin »), est aussi facile que d'obtenir un sirop contre la toux!

 

Entendons-nous sur la définition du mot "psychotrope", dont font partie la majorité des médicaments ci-haut énumérés, question de bien comprendre l'action de ce type de médicament et pour prendre conscience de l'ampleur des changements exercés sur le fonctionnement autonome du corps:

 

« Un psychotrope est une substance qui agit principalement sur l'état du système nerveux central en y modifiant certains processus biochimiques et physiologiques cérébraux, sans préjuger de sa capacité à induire des phénomènes de dépendance, ni de son éventuelle toxicité[1]. En altérant de la sorte les fonctions du cerveau, un psychotrope induit des modifications de la perception, des sensations, de l'humeur, de la conscience (états modifiés de conscience) ou d'autres fonctions psychologiques et comportementales. » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychotrope)

 

Cette définition montre la portée des modifications exercées sur le système nerveux et la chimie du cerveau. Les psychotropes entraînent des états de conscience modifiés. Ce champ d'action qui influence la conscience même de l'individu rétablit-il vraiment l'équilibre naturel du fonctionnement autonome, ou crée-il une dépendance physiologique et psychique?

 

Est-ce que ce type de traitement peut réellement guérir le mal de vivre?

 

La plupart des généralistes prescrivent des médicaments psychotropes à toute personne qui se plaint d'un ou de plusieurs de ces maux: fatigue chronique, insomnie, anxiété, angoisse, humeur dépressive, cauchemars incessants, difficulté à rester concentré, impulsivité, nervosité, etc. Quelques questions d'usage, posées en rafale en moins de 2 minutes dans le bureau du généraliste, suffisent, la plupart du temps, pour faire tomber un diagnostic qui nécessite un traitement de psychotropes.

 

Ces personnes qui souffraient d'insomnie ou d'humeur dépressive, à cause d'une épreuve émotionnelle intense telle une « peine d'amour » ou un décès, et qui ont accepté un traitement d'antidépresseurs, ont-elles réussi à se sevrer complètement de la substance et ont-elles retrouvé un état naturel de sommeil et une joie de vivre?

 

Vos témoignages recueillis pour cet article pourront en faire la démonstration...

 

De très nombreuses personnes autour de moi, très nombreuses, doivent renouveler leur prescription parce que non seulement elles souffrent encore du trouble pour lequel elles ont consulté, mais elles ont en plus développé une dépendance et des troubles liés à la médication; perte du sommeil, perte de la libido, idées suicidaires, anxiété généralisée, perte de l'appétit, tics nerveux, gain de poids important, perte de poids, cauchemars, obsession comportementale, etc.

 

Bien sûr, dans le jargon médical, on appelle ça des "effets secondaires" et on vous dira que ce sont des réactions généralement mineures et peu fréquentes qui surviennent en réponse à la médication. Pourtant, une large majorité de gens qui ont une prescription d'antidépresseurs ont eu un gain de poids, entre 10 et 60 livres!!!

 

La question que l'on doit se poser: est-ce que les psychotropes sont utilisés de façon temporaire pour permettre à la personne de retrouver un état d'équilibre et de bien-être, ou bien, sont-ils utilisés comme un substitut de la capacité humaine à trouver elle-même la résilience, la force et le courage de faire face aux épreuves normales de la vie?

 

Est-ce que ces « drogues pharmaceutiques » n'altèrent pas les fonctions neurologiques/chimiques du cerveau au point d'en "détruire" les fonctions normales et ce, de façon irréversible? Dans l'affirmative, cela voudrait dire que le traitement médical devra être permanent...

 

Est-ce que les psychotropes rendent les gens accrocs (dépendants) et sont-ils devenus des drogues légales dispensées par l'État?

 

Voici le témoignage d'un toxicomane qui a fait de son médecin généraliste un « pusher de l'État »!

 

J'ai commencé à prendre de la drogue à l'âge de 15 ans. Ma consommation s'est opérée comme plusieurs autres jeunes, soit par des joints de fin de soirée, par des lignes de cocaïne qui donnent une extension aux fêtes nocturnes, et finalement, par des « speed » (amphétamines) qui procurent un sentiment de toute-puissance et d'hyperconscience... Ce que je recherchais au début de ma consommation de drogues, c'est un état de bien-être et de paix d'esprit, lesquels je n'arrivais pas à trouver dans le quotidien monotone de ma vie!

 

N'ayant plus la volonté et l'intérêt de faire comme tous les autres esclaves de ce monde débile, n'ayant plus l'espoir d'un monde meilleur, j'ai choisis délibérément de passer ma vie gelé!!! Toutefois, ce choix impliquait de trouver pas mal d'argent pour assurer ma consommation, une tâche que je n'avais pas envie du tout de faire.

 

Un animateur radio, psychiatre connu et controversé au Québec, m'a présenté une opportunité extraordinaire lors d'une de ses émissions: simuler que j'étais un insomniaque, dépressif et anxieux pour obtenir ainsi quelques puissantes prescriptions!

 

Voici les drogues que j'ai consommées grâce à mon ami le « pusher de l'État »! Auparavant, je dois spécifier que je n'ai aucun diagnostic psychiatrique, aucune maladie mentale, sauf peut-être celle d'être un manipulateur et un désillusionné du système social...

 

Voici les psychotropes que j'ai eu abondamment en ma possession et ceux que j'ai encore en abondance!

 

« Seroquel » (antipsychotique): Dormir profondément pendant des jours et des jours... J'ai actuellement une prescription de 1200mg. par jour: c'est une dose complètement illégale, voire même criminelle, considérant le fait que je ne suis pas psychotique...

 

« Rivotril » (benzodiazépine): Une drogue pharmaceutique qui m'enlève toutes sensations désagréables et qui me plonge dans un état de léthargie et d'euphorie. La drogue de rêve! J'ai actuellement une prescription de 16mg. par jour. Je rappelle ici que je n'ai toujours pas de diagnostic.

 

« Hydromorphone » (opiacé): Prescrite pour mes douleurs à l'épaule, je l'utilise plutôt pour faire la joie des « junkies » (ceux qui s'injectent la drogue), lesquels voient en « l'hydromorphone » l'équivalent de l'héroïne. J'ai une prescription de 24mg. par jour, soit $1.00 le mg. sur le marché noir!

 

« Dilaudid » (opiacé): Prescrit pour calmer mes douleurs à l'épaule, ce médicament est encore une bonne source de revenus sur le marché noir! J'ai une prescription de 8 mg. par jour, soit $1.00 le mg.

 

« Effexor » (antidépresseur): J'ai cessé de prendre cet antidépresseur, prescription obligée à cause des autres médicaments, parce que je n'avais plus de libido et parce que j'ai remarqué une absence émotionnelle inquiétante: je ne ressentais plus la tristesse et je n'avais plus cette empathie qui me caractérise tant. Il y a des limites à ne plus être moi-même!

 

« Ritalin » (amphétamines): Quand j'ai appris que le Ritalin est la drogue des « danseurs techno » (rave), je me suis dit que je pourrais me payer du bon temps! J'ai alors consulté mon généraliste pour lui exposer mon « trouble d'attention », une autre mise en scène bien sûr, et j'ai ramassé une généreuse prescription qui aurait pu alimenter 3 écoles primaires!!!

 

Comme je viens d'en faire la démonstration exhaustive, mon médecin généraliste est devenu mon « dealer » de drogues et je peux donc m'approvisionner au-delà de mes besoins, rendant ainsi la médication comme « ma drogue légale »!

 

D'un point de vue lucide, je considère que ce genre de pratique médicale, celle de prescrire des médicaments à outrance, est un acte criminel. À mon point de vue, le généraliste ne devrait pas prescrire des médicaments psychiatriques puisque ce n'est pas son champ d'expertise: la preuve étant qu'une psychiatre en chef, dans un hôpital, a été outrée par la quantité de psychotropes que mon généraliste m'avait prescrit.

 

Il faut être un toxicomane ou vivre dans l'ombre de notre « bon système » pour voir combien les pharmaceutiques se remplissent les poches sur le dos de la misère du monde. Le corps médical et l'État sont des pourvoyeurs de drogues, rendues légales par l'invention de la psychiatrie, elle-même une pseudo-science, et c'est en rendant le peuple dépendant et drogué qu'ils peuvent continuer à briser le quotidien et la vie de millions de personnes.

 

« Master of puppets »

 

http://consciencedupeuple2007.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=951999

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Published by Eva R-sistons - dans Santé
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commentaires

eva R-sistons 14/08/2010 20:58



Merci Mike pour ce commentaire, équilibré.


Moi je connaissais une dame, dépressive à la mort de son fils, elle a été bourrée de tranquillisants et aujourd'hui elle va très, très mal... Eva



Mike 12/08/2010 14:34



Je ne crois pas qu'un médecin généraliste puisse prescrire les doses citées de tels médicaments, et encore moins sans diagnostique et à la même personne! Je crois que
ce témoignage vient d'un affabulateur, mais si ce n'est pas le cas, ce médecin devrait être radié et inculpé pour vente de stupéfiant, mise en danger etc...  


Pour ce qui est de l'article, il est évident qu'il y a un abus par certains de médicaments psychotropes, il est plus souvent facile à un médecin devant un patient en attente de résultat
rapide de faire une prescription que de le guider vers un psychologue ou un psychiatre...


Mais ces médicaments sont pourtant incontournables pour un certain nombre de patients et on ne peut nier leurs vertus, et ce, malgré de nombreux effets secondaires
et/ou dépendance et accoutumance liés à ceux-ci.


Un généraliste ne devrait pas pouvoir prescrire ce genres de médicaments plus d'un certain nombre de mois et à faible dosage sans que le patient ne consulte un psychiatre, qui sera plus à même de
juger de l'utilité du traitement.



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