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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 02:02

 

L'économie française résiste au 4e trimestre, pause en Allemagne

par Matthias Blamont

http://actualite.portail.free.fr/france/15-02-2012/l-economie-francaise-resiste-au-4e-trimestre-pause-en-allemagne/

 

Avec des entreprises qui peinent à être compétitives

 

La situation de la France est paradoxale. Son économie est de moins en moins compétitive mais cela ne l’empêche pas de bénéficier des conditions les plus favorables quand elle emprunte afin de financer sa dette. Pourvu que ça dure…

Cela tient peut-être au fait que les marchés financiers respectent la position déterminante de la France en Europe. Elle tient l’édifice branlant de la zone euro sur ses frêles épaules. Dans le cadre de la mutualisation des risques, son rôle est irremplaçable au côté de l’Allemagne. Si elle s’effondre, c’est comme une mêlée de rugby, l’Europe prend une pénalité et, si cela se renouvelle, il y a un risque de mettre en cause la monnaie unique européenne.

 

La France emprunte à 1 an à taux négatifs (Les Echos, 10 décembre 2012)

La dette française finit l'année en fanfare. La France a emprunté à taux négatifs à une échéance d'un an (48 semaines) ce lundi, ce qui lui était rarement arrivé. Elle a en effet levé 1,293 milliard d'euros au taux de -0,012%. Autrement dit, les investisseurs perdront de l'argent en prêtant cette somme pendant un an à la France.

Au total, l'Agence France Trésor, chargée de gérer la dette de l'Etat, a levé 5,984 milliards d'euros sur trois lignes. Elle a obtenu des taux de -0,026% à 3 mois, de -0,015% à 6 mois et, donc, de -0,012% à un an. Les taux à long terme restent extrêmement bas puisque, ce lundi matin, de 1,91%.

lire la suite de l'article

 

France : le sandwich (Patrick Artus, 11 décembre 2012)

 

L'économie française est prise en tenaille (en sandwich) :

                        - entre les économies sophistiquées des pays dont les productions sont plus hautes en gamme et qui accaparent la production du haut de gamme (Allemagne) ;

                        - et entre les économies des pays à coûts de production faibles qui prennent à la France les productions de milieu et de bas de gamme (pays émergents, et maintenant Espagne, Etats-Unis).

Puisqu'il est très difficile pour la France :

                        - de réduire ses coûts de production pour redevenir compétitive dans le milieu et le bas de gamme ;

                        - ou de monter en gamme ;

la situation de l'économie française est très compliquée et très inquiétante, avec une perte de substance à tous les niveaux de gammes.

           

Lire Espace Entreprises - Natixis - Flash éco (Recherche économique, Patrick Artus)

 

Si la France est en difficulté, toute la construction de soutien de la zone euro s’effondre

(…) En effet, tous les nouveaux instruments de soutien des pays en difficulté (EFSF-ESM, achats de la BCE…) sont basés sur la mutualisation des risques, ce qui n’est plus possible si la France est en difficulté et si l’Allemagne reste le seul grand pays solide (4 déc. 2012).

 

Le problème dans la zone euro ce ne sont pas les chocs asymétriques, ce sont les structures asymétriques

(…) La question à poser est donc celle de l'hétérogénéité structurelle des pays de la zone euro et de sa compatibilité avec l'Union Monétaire. La flexibilité des prix et des salaires n'aide pas : elle ne corrige pas par exemple le fait que des pays ont des croissances potentielles différentes. Il ne reste en fait que deux possibilités : une forte mobilité du travail entre les pays de la zone euro, ou un degré important de fédéralisme (un budget commun de grande taille), si on veut éviter la divergence des économies des pays de la zone euro (4 déc. 2012).

 

L’économie française posera bien des difficultés à partir de 2012 (février 2011)

Le futur Président de la République française sera confronté à une situation économique très difficile à partir de 2012 :

la désindustrialisation se prolonge et accélère et, en 2012, l’industrie française sera de petite taille, positionnée en milieu de gamme, peu exportatrice, menacée sur ses niches traditionnellement fortes, d’où une croissance potentielle faible, la déqualification des emplois, une perte de croissance, la sensibilité au taux de change de l’euro ;

en conséquence, le déficit extérieur continuera, au-delà des cycles, à augmenter, d’où une menace structurelle sur la solvabilité du pays ;

les coûts salariaux, la pression fiscale, la structure de la fiscalité, le recul de la profitabilité des entreprises depuis la fin des années 1990, les obstacles à la croissance des PME, les problèmes du système éducatif sont défavorables à la compétitivité et à l’emploi, génèrent un chômage structurel élevé ; mais peut-on réduire les salaires et réformer complètement la fiscalité ?

dans cette situation de croissance potentielle faible, d’endettement extérieur croissant signifiant que l’endettement domestique doit aussi être croissant, il sera difficile de réduire le déficit public, et la solvabilité de l’Etat est en danger à terme.

 

Rappel : Rapport Gallois : les 22 propositions pour reconquérir la compétitivité - 6 nov. 2012

Le gouvernement s'engage résolument dans le sillage de Louis Gallois - 6 nov. 2012. 

 

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Published by Eva R-sistons - dans Economie
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