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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 05:48

Kit digital de scrapbooking Ecole La rentrée des classes, tout un poème

http://blog.studio-scrap.com/post/Sur-le-chemin-de-l-%C3%A9cole

À vendre : Éducation nationale, mauvais état, mais fort potentiel

octobre 16th, 2010

  
  
Un peu d’Histoire ne nuit jamais.
  
Au commencement donc étaient Giscard et René Haby, gauchistes bien connus. Ces grands républicains, pris d’un prurit démocrate, inventent le collège unique en 1975. Quelle mouche…
  
D’autant que l’adjectif « unique », nos duettistes de l’anti-élitisme l’empruntaient au plan Langevin-Wallon (1) qui, en 1947, prévoyait un corps unique d’enseignants, de la Maternelle à l’Université (c’est encore l’objectif de syndicats comme le SE-UNSA ou le SGEN-CFDT) et un collège unique, commun à tous les élèves. N’est-il pas émouvant de voir des hommes de droite ramasser dans la poussière de l’Histoire des idées que Ramadier avait soigneusement écartées en 1947, en même temps que les ministres communistes ?
  
Le Système comprit intuitivement que le collège unique était une menace grave pour sa survie, et construisit rapidement des anti-corps. La FEN, qui ne pouvait décemment avaliser un projet gouvernemental dans les années 1970, exprima de fortes réticences. Les conseils de classe prononcèrent des redoublements à la pelle. On inventa les CPPN, voie de garage institutionnalisée. Et dans les établissements, on fabriqua des classes de niveau, puisque le collège en son entier prétendait être unique…
  
Une fois faite la part de l’immobilisme conservateur, qui n’est jamais à négliger en matière d’éducation nationale, que déduire de ces résistances à une si belle volonté de démocratisation ? Un simple fait : le Système (et ses praticiens) avaient compris que l’unicité proclamée produirait à terme une inquiétante disparité.
  
  
Vers le modèle anglo-saxon
  

Le collège unique faisait le lit de cette école à deux (ou trois, ou quinze) vitesses qui sévit aujourd’hui. Et, demain, d’une Éducation nationale en morceaux, éclatée en institutions privées d’un côté, avec un reliquat de service public de l’autre. Voir le modèle anglais, en public schools fort peu publiques, ou, plus récemment, le système américain, que les belles intentions du No child left behind démantèlent à toute allure, en confiant au privé les établissements dont les résultats sont en dessous des standards.
  
Une ancienne secrétaire à l’Éducation de Bush Senior, Diane Ravitch, explique (2) que les écoles qui sont en dessous des quotas de réussite imposés (100 % à l’horizon 2014, mieux que nos ridicules 84 % de réussite au Bac) s’exposent à une privatisation, et à leur transformation en charter schools - voire à leur fermeture.
  
La culture du résultat immédiat engendre de curieux comportements. Doit-on rappeler qu’il est régulièrement question d’indexer une partie du salaire des enseignants, en France, sur leurs résultats ? Et Diane Ravitch de signaler la condition d’exercice desdits enseignants - 60 ou 70 heures par semaine, et portables allumés de jour comme de nuit pour répondre aux angoisses et aux plaisanteries des « apprenants » qui leur sont confiés. Ségolène Royal, qui voulait les contraindre à 35 heures hebdomadaires (3), joue petit. Et Obama, à la grande surprise des naïfs, a confirmé cette politique. Tiens ! Il serait donc un libéral pur jus ?
  
L’obligation de résultats, note Diane Ravitch, a amené la plupart des écoles à descendre leurs standards, afin d’atteindre la statistique espérée. Le niveau réel, donc, a baissé, comme chaque fois que l’on casse le thermomètre pour enrayer la fièvre.
  
Ou, si l’on préfère le dire en termes pédagogiques, l’égalitarisme proclamé a enfanté plus d’inégalités que jamais l’élitisme parfois outrancier des années antérieures n’en produisit.
  
  
La revanche de la Gironde
  

Et en termes politiques, c’est l’éternel débat des Jacobins et des Girondins, des centralisateurs et des « régionaux » (ou, désormais, des « européens »), du plus-d’État contre le moins-d’État. L’autonomie des établissements, qui s’est développée progressivement et a culminé, pour ce qui est des universités, avec la loi LRU (votée dès le 10 août 2007), marque le triomphe des forces centrifuges. Sarkozy peut bien être Napoléon IV, psychologiquement parlant, mais dans les faits, son gouvernement obéit aux recommandations du Traité de Lisbonne.
  
Puis la situation scolaire se délita. Cinq ans après le collège unique, on en tira les conclusions, en décidant de la « seconde indifférenciée ». Vingt ans plus tard, commencent à éclore les premières CPES, ces « prépas à la prépa », et les propédeutiques en université, remises à niveau d’élèves parvenus au Bac avec des manques de plus en plus criants.
  
Ce sont des rustines. Tous les acteurs de ces systèmes palliatifs s’accordent sur le fait qu’il faudrait reprendre en main, et très énergiquement, la formation scolaire depuis la Maternelle.
  
Mais institutionnellement parlant, on en est loin. Le Ministère a accouché, au contraire, d’une réforme des Secondes (et, en perspective, du lycée tout entier) qui allège encore les contenus disciplinaires. Cela fait pendant à la semaine de quatre jours, décrétée dans le Primaire, et fortement envisagée dans les Collèges, et à la suppression des cours le samedi dans les lycées. Moins on en fait, plus on peut supprimer de postes. Cela fait beau temps que la rue de Grenelle commence et finit à Bercy.
  
  
Vers l’analphabétisme
  
Consensus est un mot qui commence mal. Sur le diagnostic, tout le monde s’accorde. Le système éducatif français est à la traîne de tous les pays de l’OCDE. Le niveau en maîtrise de la langue baisse chaque jour : les services d’Hervé Morin comptent 14 % d’illettrés (contre moins de 5 % dans les années 1970) lors de la « journée d’appel », les autorités s’accordent sur 17 % d’analphabètes à l’entrée en Sixième, un chiffre que la plupart des observateurs portent à 40 % si l’on tient réellement compte des difficultés de déchiffrement.
  
Encore faut-il savoir interpréter les statistiques. Une moyenne n’est jamais uniforme. Les élèves en grande difficulté sont peu nombreux au collège Henri IV. Ils sont majoritaires dans la plupart des ZEP, ces Zones d’Éducation Prioritaire, ces ghettos scolaires bâtis en 1981 par Alain Savary au beau milieu des ghettos urbains. Leur lifting en Réseau Ambition Réussite (RAR) ou Réseau de Réussite Scolaire (RRS) n’a eu qu’un seul effet certain : faire fuir les derniers « intellos » (le mot a repris, dans les cours de récréation, le sens violemment - au sens propre - péjoratif que lui avaient conféré Barrès et Brunetière, pour stigmatiser, à l’époque, les écrivains dreyfusards), que leurs parents inscrivent massivement ailleurs. Les Zones d’Exclusion Programmée sont désormais chimiquement pures.
  
Dans le grand accélérateur libéral où est précipitée l’Éducation nationale, le premier élément dissocié est là, dans les ZEP. Ces ghettos resteront publics - qui en voudrait ? Mais le reste…
  
  
Vers la privatisation
  
Le mécanisme de privatisation, qu’il s’agisse d’entreprises ou d’établissements publics, est toujours le même, parce que le souci de l’État, toujours, est de faire gagner de l’argent à l’acquéreur, pas d’en encaisser lui-même. On cherche par tous les moyens à dévaluer ce que l’on veut vendre, de façon à susciter les appels d’offre. On brade. Quand le produit ne vaut plus rien, on ouvre les mains, d’un geste désolé : que faire, sinon vendre à l’encan ce dont on veut se débarrasser… Avec des relais efficaces, on a même l’opinion pour soi.
  
Dévaluation du produit École : tout le monde s’y est mis. Les républicains en se désolant - et leur diagnostic a été aussitôt instrumentalisé par de bonnes consciences pétries de mauvaises intentions. On écrit L’enseignement de l’ignorance ou La Fabrique du crétin, on établit l’Autopsie du mammouth, et quelles que fussent les intentions de Jean-Claude Michéa, les miennes, ou celles de Claire Mazeron, les conclusions sont immédiatement reprises par des officines aux mains pures et aux idées troubles.
  
SOS Éducation, par exemple, qui traîna en justice Reconstruire l’Ecole et Sauver les Lettres, parce que ces deux organisations l’avaient accusé de liens avec l’extrême-droite américaine ou les sectes les plus ultra-catholiques (4) - en vain. Que ces gens puissent revendiquer, après un lobbying intensif, des dizaines de milliers de membres, des centaines de milliers de sympathisants, et plusieurs dizaines de parlementaires est significatif d’une époque où l’on ne sait, effectivement, plus lire.
  
Sur un système pourrissant peut alors germer une alternative crédible. Ça tombe bien : c’était là que l’on voulait en venir - créer les conditions d’émergence d’un vrai enseignement privé, qui ne se contente pas du « crédit limitatif » (20 % au maximum de l’ensemble de l’offre éducative peut aller au privé) qu’octroie la loi depuis Chevènement (5). Ni du crédit d’impôts accordé pour les cours particuliers et le soutien à domicile.
  
Grâce à l’action concertée des pédagogistes et des libéraux propulsés par la Droite, une obscure officine comme Acadomia a fêté récemment son introduction en Bourse. Partant de zéro en 1989 (année fatidique de la loi Jospin, de « l’élève au centre », « constructeur de son propre savoir », et autres billevesées), cette boîte née de la hantise des familles devant une école de plus en plus dégradée en était à 9,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 1999, 15 millions en 2000, 27,5 en 2001. Entre temps était arrivée la grande réforme de l’enseignement du Français. Aucun lien de cause à effet, bien sûr. Résultat ? Le dernier chiffre connu (2008) s’élève à 37 millions. Le marché de l’angoisse a de très beaux jours devant lui.
  
À noter que, comme on peut s’en douter dès qu’il s’agit de faire des bénéfices, le privé ne fait pas mieux que le public, et le plus souvent bien pire. Les salaires versés aux enseignants qui officient dans ces boîtes privées tournent autour de 11 € l’heure, tous frais déduits. Enseigner ou faire des ménages…
  
À ce tarif, seuls des étudiants désargentés osent postuler.
  
  
Vers le prof de 3e classe
  
Cela tombe bien : le ministère, après avoir suscité l’initiative privée, s’aligne sur ses critères. Les rectorats recrutent, depuis plusieurs années, des Licenciés pour remplacer les Certifiés manquants. Cette année - mastérisation et réforme obligent -, ce sont les recalés du CAPES qui sont sollicités pour remplacer les néoprofs qui partiront en formation. Sûr que les élèves y gagneront.
  
Mais comme le remarque Nico Hirtt (6), cela permettra de fabriquer un vivier de main d’œuvre flexible pour répondre aux besoins des entreprises en ouvriers peu qualifiés. Les commissions européennes, après tout,ont calculé que l’Europe n’avait besoin que de 10 % de cadres - pourquoi s’échiner à en former davantage ? Pourquoi, surtout, s’efforcer de faire émerger les talents d’où qu’ils viennent ? Autant institutionnaliser Bourdieu, et nous livrer aux joies de la « reproduction ». Justement, nous y sommes : jamais, par exemple, les élèves des grandes écoles n’ont été à ce point enfants d’élèves des grandes écoles.
  
Cette rencontre entre intérêts privés et nécessités publiques donne une idée précise de ce que seront les enseignants d’une École dont l’État se sera désengagé. L’enseignement à deux vitesses, il est aussi dans le niveau des maîtres.

  
  
Vers l’émiettement
  

Et dans leur recrutement. Régionalisation et autonomie aidant, le réseau CLAIR (Collèges et Lycées pour l’Ambition, l’Innovation et la Réussite) coordonne une centaine d’établissements expérimentaux (comprenons : passerelles public / privé) où des « postes à profil » seront remplis à la demande par le chef d’établissement.
  
Les nominations échappent cette fois au pouvoir central, pour un profit pédagogique peu évident, mais des intentions comptables et politiques certaines. Que pourra bien revendiquer un enseignant recruté localement, soumis aux diktats de son employeur direct ? La privatisation rampante de l’Éducation Nationale est aussi un plan anti-syndical. Rien d’étonnant à ce que la plupart des syndicats, qui n’ont jamais été consultés, soient hostiles à ce dispositif. Hostilité dont le ministre, d’ailleurs, se contrefiche, ce qui donne une assez juste opinion de l’idée que Luc Chatel, son prédécesseur ou son successeur se font des rapports de force - et de l’impuissance de syndicats constamment mis devant le fait accompli, et peinant à mobiliser des troupes tétanisées par les enjeux financiers, et par l’échec de la dernière grande grève, en mai-juin 2003. Dis-moi ce que tu ne peux pas, je te dirai ce que tu es.
  
  
Vers le chèque-éducation
  
J’évoquais plus haut l’attrait fiscal des cours particuliers. De petits malins ont naturellement songé à donner à l’ensemble du système éducatif un intérêt fiscal que tout le monde, cette fois, comprendra. Jusqu’ici, seuls ceux qui ont les moyens de faire donner à leur progéniture des cours supplémentaires (et le facteur économique, comme on sait, est bien déterminant en dernière instance) bénéficiaient de la privatisation rampante. Avec le chèque-éducation, tout le monde - en apparence - profitera d’un système démantelé et livré au privé, de la Maternelle à l’Université.
  
L’idée n’est pas nouvelle, et le système a été mis en place dans quelques pays. On reverserait aux familles la quote-part qui, dans leurs impôts, correspondrait à l’Éducation, somme avec laquelle ils financeraient l’inscription de leurs rejetons dans une institution privée (ou publique, s’il en reste).
  
C’est en toutes lettres dans le programme du Front National (7). « Chaque famille française sera attributaire d’une allocation annuelle, pour chacun de ses enfants soumis à l’obligation d’instruction. Le chèque scolaire, financé par le budget de l’État, éventuellement complété par les collectivités locales, variera en fonction de l’âge de l’enfant. Il permet l’inscription de l’enfant dans l’école choisie par les parents, quel que soit son statut. Endossé par les parents au profit de l’établissement de leur choix, il est payé à celui-ci par le Trésor public. Le chèque scolaire permet le financement des frais d’inscription, de scolarité et de fonctionnement des établissements publics ou privés, choisis par les parents. » Ironie de voir le FN, dans son abomination de la Gueuse, s’adonner aux plaisirs louches des instances européennes, qui depuis Lisbonne prêchent la mise en concurrence de tous les secteurs autrefois dépendants du pouvoir régalien de l’État.
  
Si elle pèse sur le cadre économique, l’Europe s’est immiscée depuis longtemps dans la définition des missions de l’Éducation - parce que les deux sont intimement liées. À un pouvoir républicain qui, depuis Jules Ferry, insistait sur les savoirs disciplinaires, s’oppose désormais une école « démocratique » qui, sous l’impulsion des théories de pédagogues issus souvent des Jeunesses Ouvrières Chrétiennes (c’est le cas de Philippe Meirieu, par exemple) ont dissocié les acquis en savoir, savoir-faire et désormais « savoir-être ». Compétences, et non savoirs.
  
C’est sur cette base que se joue désormais le Brevet des collèges. C’est à partir de cette idée à structure binaire (une compétence est « acquise » ou « non acquise » - ou, pour ne désespérer personne, elle est « en cours d’acquisition ») que l’institution est en train de renoncer à la notation chiffrée, si traumatisante…
  
Évidemment, le retour au réel, dans ces conditions, est bien plus douloureux - mais qui s’en soucie ? Les classes préparatoires ou les grandes écoles disent encore la vérité des prix. Mais d’Alain Minc à Vincent Peillon en passant par les chantres de la discrimination positive selon la méthode des quotas, comme Yazid Sabeg, il se trouve de plus en plus de voix pour demander leur dissolution dans les universités - en attendant sans doute qu’on les privatise aussi : il n’est pas tout à fait innocent, dans les discours, d’entendre proposer Harvard ou Cambridge comme références (8).
  
Le chèque-éducation est donc l’alpha et l’oméga d’associations et d’organismes, tous inféodés à une droite traditionaliste et un catholicisme de combat, qui se multiplient, sont déclarés d’utilité publique, et tissent peu à peu un réseau d’établissements hors contrat, affichant les meilleures intentions du monde et des prix à l’unisson. « Créer son école » ou la « Fondation pour l’école » (9) ont des moyens considérables, un carnet d’adresses imposant, qui leur permet de recruter dans leurs colloques quelques belles têtes de la résistance pédagogique, et s’offrent même le luxe d’avoir leur propre système de formation - des IUFM libres, si l’on peut oser cet oxymore (10).
  
  
Perspectives
  
Les derniers défenseurs de l’école républicaine peuvent bien s’insurger (11), l’ascension de ces officines est aujourd’hui irrésistible. La privatisation de l’Éducation est en ligne depuis le milieu des années 1970 — pas depuis 2007, parce qu’elle est à la confluence du libéralisme, qui ne détesterait pas délester l’État du plus important budget de la nation, et de ce libertarisme éducatif qu’on appelle aujourd’hui pédagogisme.
  
Elle est, de surcroît, plébiscitée par la Droite, qui n’a jamais eu de bons rapports avec le monde enseignant et pense, non sans raison, que le peuple du Fouquet’s trouvera toujours la bonne filière pour scolariser ses enfants. Et par cette gauche qui a perdu le contact avec le monde éducatif, à force de penser que c’était un électorat captif — tout en envoyant ses rejetons dans les mêmes établissements que les caciques de droite. Quant aux Verts, qui s’y fierait - avec Philippe Meirieu en élu d’Europe Écologie ?
  
Alors… Ma foi, il ne reste qu’à se battre. C’est bien plus beau lorsque c’est inutile. Et s’il n’en reste qu’un…
  
  
Jean-Paul Brighelli
Agrégé de Lettres et écrivain. Son dernier ouvrage, Tireurs d’élites, vient de paraître aux éditions Plon

Son blog : http://bonnetdane.midiblogs.com/

 

http://lalettredulundi.fr/2010/10/16/a-vendre-education-nationale-mauvais-etat-mais-fort-potentiel/

 

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commentaires

eva R-sistonsDonner l'e 15/11/2010 00:09



Merci Wendy, eva



wendy 17/10/2010 13:47



oui, Eva, merci pour tes infos !



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  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
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