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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 16:59

 

 

euro fort euro faible avantages inconvénients

http://www.retaill-and-co.fr/leconomie-vulgarisee/item/euro-fort-euro-faible-avantages-inconvenients-dollar-parite-taux.html


 

Sur C dans l'Air, émission de FAUX débats (unissant toujours des invités du MEME bord), on fait la promotion de l'euro fort, à l'unisson. La TV est un instrument de PROPAGANDE contre les intérêts des peuples ! (eva)

 

Posted: 13 Feb 2013 10:55 PM PST

 

En quelques semaines, la montée de l’euro a totalement annulé les effets du plan de compétiitvité du gouvernement, poussant le président de la République à se plaindre de son appréciation pour la forme. Pourtant, quelques huluberlus soutiennent qu’il n’y a pas de problème !
Déni de réalité
Alors que tous les experts sont d’accord pour constater la surévaluation de l’euro, quelques eurobéats contestent ce fait avec une mauvaise foi délirante, qui en dit long sur le déni de réalité des partisans de cette Europe. Le papier de Jean Pisani-Ferry de l’institut Bruegel est stupéfiant. Tout d’abord, il commence par soutenir que l’euro a été plus cher dans le passé et que donc « Berlin a raison : il n’y a pas le feu ». On pourrait objecter que l’euro est tombé à 0,82 dollar…
Ensuite, il soutient que « la sous-évaluation (sic) reflétait des anticipations d’éclatement de l’union monétaire. Ne regrettons pas qu’elle se corrige ». L’auteur affirme aussi que « la BCE mène une politique de liquidité hétérodoxe mais sa politique monétaire reste plutôt orthodoxe ». En clair, la BCE n’aide que les banques et se fiche des conséquences d’un taux de change élevé pour l’emploi. De manière stupéfiante, il soutient que « la zone euro est relativement peu ouverte (elle exporte et importe de l’ordre d’un quart de son PIB) : l’impact des variations du change est donc limité ».
Jean Pisani-Ferry en est donc réduit à espérer que la BCE prenne en compte le change dans ses décisions et appelle à une coordination internationale bien illusoire vues les politiques menées aux Etats-Unis et au Japon. La même soupe est servie par Captaine Economics, qui soutient que l’euro n’est pas si cher, que notre problème est plus un problème de compétitivité, et que les dévaluations, c’est mal… Il s’appuie sur un papier de Patrick Artus, qui a été mieux inspiré, d’autant plus que son graphique montre que les périodes de croissance en Europe correspondent à un euro bon marché.


Une calamité économique

Bien sûr, François Hollande et Pierre Moscovici ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis de l’appréciation de la monnaie unique. Mais ce mécontentement est purement formel. Il ne débouchera sur rien, exactement comme quand Nicolas Sarkozy s’en plaignait en 2007. Car l’ancien président n’a pas utilisé la négociation du traité de Lisbonne pour changer quoique ce soit à la gestion de la monnaie unique et au final, c’est sous son mandat que l’euro a atteint la valeur délirante de 1,6 dollars.

Il faut rappeler ici que les économistes estiment que la juste valeur de l’euro se situe entre 1 et 1,15 dollars, et que la monnaie unique était tombée à 0,82 dollar peu après sa création, ce qui avait permis à l’Europe de connaître sa plus forte période de croissance depuis la fin des années 1980. Plus récemment, The Economist a de nouveau rappelé la surévaluation de la monnaie unique européenne à travers son indice Big Mac. Bref, l’euro est trop cher pour notre économie.
Car le problème est que l’appréciation de l’euro est désastreuse pour nos exportateurs qui perdent d’un coût tous leurs efforts pour contenir leurs prix. The Economist y voit un des deux dangers majeurs pour l’Europe. Jacques Sapir a estimé qu’une appréciation de l’euro coûtait 1 point de croissance. Pire, le problème est aussi que fondamentalement, les différents pays de la zone euro ont besoin de parités différentes, comme l’a souligné une récente étude de la Deutsche Bank.

Comme en 2008, où il a plongé l’Europe dans la récession avant même les Etats-Unis, l’euro cher est un danger mortel pour nos économies. Il est incroyable que certains refusent de l’admettre, d’autant plus que d’autres méthodes d’évaluation concluent à une surévaluation encore plus importante.


site gaullistelibre.com

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