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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 00:03

 

L’Evangélisation du Monde

 


zeinab abdelaziz
Mardi 30 Octobre 2012


L’Evangélisation du Monde

L’Evangélisation du Monde
Zeinab Abdelaziz

Loin du gâchis "Vatileaks", procès expédié à toute allure en une semaine, ou de la pédophilie, ou celui de la IOR, la fameuse Banque du Vatican incriminée dans des blanchiments d’argents, d’armements, de narcotiques, de rapports avec la maffia, et tant d’autres scandales, Benoît XVI a essayé de redonner un nouveau souffle à l'Eglise en inaugurant du 7 au 28 octobre (2012) le Synode pour la nouvelle évangélisation et la transmission de la Foi chrétienne ! Un Synode pour tenter de répondre à une question primordiale pour l'avenir de cette institution : comment, dans les sociétés contemporaines fortement déchristianisées, convaincre de la pertinence du message chrétien ?!

Il est vrai que la question est ancienne, presque autant que l'Eglise elle-même ou naquit et grandit avec elle, mais elle prend une acuité particulière dans un contexte de pluralisme religieux et culturel que l’Eglise refuse et combat désormais avec acharnement, à grande vitesse…

Face à 262 archevêques et 400 surveillants « venus du monde entier pour discuter et trouver les moyens d'annoncer l'Evangile dans les pays anciennement majoritairement chrétiens », où « les fidèles s'éloignent de l’Eglise », ainsi que l'évangélisation plutôt rapide, « parfois chaotique et superficielle dans les pays du Sud », où « les catholiques sont parfois soumis à des persécutions et des menaces, notamment des islamistes, [comme disent ces textes provocateurs], ainsi qu'à la concurrence des groupes pentecôtistes », il est intéressant de voir de plus près le cours de ces dialogues. Car jamais autant d’acteurs de l’Eglise ne s’étaient réunis trois semaines sur un thème aussi largement ouvert à toutes les actualités, jamais pareille armada n’a été enrégimentée pour imposer obstinément sa Foi au monde…

Dans son discours d’inauguration, Benoît XVI a tenu à placer le mariage et la famille au cœur de la nouvelle évangélisation, en affirmant qu' "il y a une correspondance évidente entre crise de la foi et crise du mariage", que "Le mariage est appelé à être non seulement objet, mais sujet de la nouvelle évangélisation". En un mot, il a donné à la France comme à ses collègues le ‘‘LA’’ avant de faire passer le mariage homosexuel comme mode officiellement applicable dans la société française ou européenne. Ensuite il a dénoncé "la tiédeur" comme "le plus grand danger du christianisme", qui "discrédite le christianisme" ; à quoi il ajoute : "Ces dernières années, nous avons vu des discordes dans la vigne du Seigneur" ; « Les dernières décennies ont connu une désertification spirituelle » précise-t-il encore sans jamais se demander, ni lui d’ailleurs ni toute son escadrille, sur la vraie raison de l’éloignement de leurs adeptes…

On évoque pêle-mêle la situation des divorcés remariés, toujours officiellement interdits de communion lors des messes ; la doctrine de l'Eglise sur la contraception ; l'aide à la procréation ; la morale sexuelle en général ; la bureaucratisation ecclésiale ; la distinction difficilement audible entre "l'accueil" réservé aux homosexuels et la condamnation persistance de l'homosexualité ou, dans un autre registre, le refus catégorique de Rome d'entrouvrir le débat sur le célibat des prêtres, vraie cause de toutes ces déviations... Sur nombre de sujets, la parole de l'Eglise est en fait disqualifiée. On le voit avec le débat sur le mariage ouvert aux homosexuels : l'Eglise a beau soulever des points même s’ils méritent réflexion, comme dissent les média, sa parole, assez maladroite, semble inaudible, pour la triste vérité qu’elle ne cesse de faire usage d’une double géométrie, à quoi s’ajoutent : Les dogmes compliqués, voire incompréhensibles, l’impératif de la solidarité, les persécutions croissantes [inventées] des chrétiens surtout au Moyen-Orient, les fondamentalismes qui font recette, l’hostilité des médias, la crise des abus sexuels, le rôle des femmes, les injustices sociales etc…

Quelques citations comme exemples :
Le rapporteur du synode a évoqué « un tsunami d'influence séculière qui s'est abattu sur l'ensemble du paysage culturel emportant avec lui des repères sociaux (...) La sécularisation a engendré deux générations de catholiques qui ne connaissent pas les prières fondamentales. Les péchés de quelques-uns ont encouragé une méfiance à l'égard de certaines structures de l'Eglise », a-t-il aussi reconnu en allusion aux scandales de religieux pédophiles.

D’autres interventions disent : La Bible est « le plus grand espoir et la plus grande aspiration » de l’humanité, qui nécessite pour l’Eglise « une nouvelle audace et une nouvelle écoute », ainsi qu’une évangélisation « accueillant de nouvelles méthodes et de nouveaux moyens » ; « la nouvelle évangélisation, tout comme la première, doit dépendre de l’Esprit Saint, grand protagoniste de la mission de l’Église ad gentes et de toutes les formes actuelles de nouvelle évangélisation » ; « La contemplation, l’oubli de soi pour accueillir Dieu et son prochain, représente l’unique réponse au monde irréel et fou auquel nos systèmes financiers, notre culture publicitaire et nos émotions chaotiques et non contrôlées nous habituent » ; un autre s’est inquiété du fait que « l’augmentation constante du nombre des institutions éducatives de l’Eglise soit accompagnée par une croissante crise de la foi » : « Qu’est-ce qui les rend si peu efficaces dans le réveil de la foi et dans le domaine de l’évangélisation ? », s’est-il demandé ; « La nouvelle évangélisation appelle à une « nouvelle humilité, l’Évangile ne peut prospérer dans l’orgueil. L’évangélisation a été blessée et continue à être ralentie par l’arrogance de ses messagers », dénonce un des pères synodaux, invitant à « fuir l’arrogance, l’hypocrisie et la bigoterie » ; ailleurs : bien que les chrétiens de Turquie représentent « moins de 1 % de la population », et pourtant un de ces Mgr précise : « il faut s’appuyer sur le dialogue qui est aussi un chemin vers le Royaume pour l’évangéliser » !

Ils ont tous pointé tout à la fois « la crédibilité des institutions ecclésiales », « la bureaucratisation excessive des structures institutionnelles », « l'insuffisance numérique du clergé », « des célébrations liturgiques formelles et routinières », ou, plus alarmant encore, l'échec de l'Eglise « à donner une réponse adéquate et convaincante aux défis » du moment, à cette « hémorragie silencieuse » des adeptes qui s’éloignent obstinément. D’autres ont signalé « l'hôpital, espace privilégié d'annonce de la foi » ; « Le dialogue entre foi et culture dans les écoles et universités » ; « Evangéliser tous les peuples afin qu'ils deviennent disciples » ; ou comment les JMJ « font partie de la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi aux nouvelles générations » et invitent à une « grande mobilisation éducative et missionnaire des jeunes » ; « Dans l’enseignement, le dialogue entre la foi et la culture est l’élément spécifique qui caractérise les écoles et les universités catholiques » ; « Mère de l’Église, la Vierge Marie est aussi participante de la nouvelle évangélisation, elle est même la ‘‘première femme laïque missionnaire en tant que Mère de l’Église’’, nous ne pouvons la soustraire à la nouvelle évangélisation, dans son rôle originaire de Porteuse de la Parole et l’Esprit, transmettant la joie ».

Là un arrêt s’impose pour montrer comment se fabriquent les Textes dits sacrés, et souligner un petit embarras qui en découle, pour ne pas dire une situation d’inceste : Jean XXIII, lors de l’ouverture de Vatican II avait désigné l’Eglise comme étant « l’Epouse du Christ ». Dans ce Synode on précise que Marie est « Mère de l’Eglise », qui est déjà épouse du Christ ! Est-il permis que Jésus se marie avec sa sœur ou que Marie soit Mère de Jésus et sa Belle-mère ?! A noter : au début l’Eglise était « le corps du Christ » (Ep. 1 : 23) !

Les pères synodaux soulignent aussi la nécessité de : « l’évangélisation des soldats et des policiers », particulièrement « sensibles à la foi », puis : «invitent à l’action pastorale et à l’évangélisation des soldats et des policiers dans le monde entier » ! ; un autre lance « un appel à tous les frères de l’Église catholique à constituer un front commun pour défendre le christianisme dans tous les pays où il est marginalisé ou persécuté » ; « on désigne la paroisse qui apparaît comme un « géant endormi qui est en train de se réveiller » ; les premiers concernés sont les prêtres : «Le prêtre a perdu confiance dans l’importance de son propre ministère, il a perdu charisme et culture» ; la nouvelle évangélisation doit miser sur la formation de « jeunes missionnaires », car « les jeunes sont trois milliards dans le monde ». En outre, l’évangélisation des laïcs est « l’outil le plus efficace pour l’évangélisation du monde ».

D’autres interventions prêtent à sourire tout simplement : « Si Jésus Christ vivait aujourd’hui parmi nous, il serait favorable à l’application d’un solide savoir scientifique pour le bien à long-terme des hommes et de leur environnement naturel », déclare quelqu’un qui souligne la «cohérence entre foi et science, dans le récit biblique de la Création, du livre de la Genèse, et le dialogue incessant des deux », oubliant les incalculables contradictions qui se trouvent entre ces mêmes récits ou la guerre à la Science et aux savants menée pendant des siècles par l’Eglise !

Des recherches adéquates ?!

Il est étrangement illogique de voir dans tout ce verbiage, qu’aucun de ces vénérables Pères synodaux, aucun, n’a abordé la vraie cause de l’éloignement des adeptes, de l’abandon de l’Église, de ce désert qui va s’agrandissant ou de cette désertification !
Ce qui a été présenté ce sont des développements pêle-mêle de tous les points cités dans la fameuse orientation du lineamenta : « l’éloignement des baptisés de la pratique chrétienne ; l’indifférence religieuse ; la sécularisation ; l’athéisme ; la diffusion de sectes ; une confusion grandissante qui induit les chrétiens à ne pas écouter les prêtres ; la peur, la honte ou le fait de ‘‘rougir de l’évangile’’ comme disait Saint Paul ; les migrations ; la mondialisation ; les communications ; l’affaiblissement de la foi des chrétiens ; le manque de participation ; la diminution du dynamisme des communautés ecclésiales ; la perte de l’enthousiasme et l’affaiblissement de l’élan missionnaire ; une véritable apostasie silencieuse ».

Rien que des conséquences. Absolument rien sur la découverte des manipulations des Textes, de leurs contrefaçons, de la formation de ce christianisme à travers les Conciles le long des siècles, de la fabrication illogique ou incompréhensible des dogmes, du bafouage des dits Textes sacrés par l’Eglise-même, comme la réhabilitation des juifs du meurtre déicide à Vatican II, etc. etc.

Islam et musulmans toujours pointés :

La question de l’islam est l’une de celles qui sont revenues le plus souvent dans les exposés qui ont occupé les deux premières semaines du synode. Alors que ces interventions ont alimenté de vifs débats, plusieurs prélats se sont exprimés en sourdine à propos d’un sujet qui est tabou dans le discours public de l’Église catholique, à savoir : Celui de la conversion des musulmans au christianisme. Quelques phrases démontrent l’obsession de cette évangélisation qui se mène en truquant et en louvoyant :

* « La jeune génération entre en contact avec la foi chrétienne sur internet. N'ayant pratiquement pas accès aux radios et télévisions publiques, nous pouvons cependant recourir aux réseaux privés, beaucoup plus utilisés par les protestants évangéliques que par les catholiques. D'où la nécessité d'avoir des ouvriers bien préparés et qualifiés pour la moisson qui nous attend. Cet apostolat spécifique ne peut se contenter de bonne volonté et d'improvisation » ;

* « Dans les pays arabes, l’évangélisation est pratiquée d’une manière indirecte dans les écoles catholiques, dans les universités, dans les hôpitaux et les institutions sociales appartenant aux diocèses et aux ordres religieux, qui sont ouverts aux musulmans comme aux chrétiens. L’évangélisation indirecte est pratiquée surtout par le biais des moyens de communication sociale, en particulier catholiques, qui transmettent les célébrations liturgiques et divers programmes religieux » ;

* « les musulmans n’arrivent pas à faire la distinction entre chrétiens et occidentaux puisque, pour eux, il n’y a aucune distinction entre ce qui est religieux et ce qui est politique et social, il arrive que le comportement des occidentaux, surtout au niveau culturel et politique, d’une manière générale, porte atteinte à la sensibilité religieuse et nationale, aux valeurs, à l’éthique et à la culture des musulmans et qu’il constitue donc un obstacle à leur ouverture au christianisme et à leur éventuelle évangélisation (...) D’où la question « comment et quoi faire pour éviter que les musulmans ne confondent christianisme et Occident, chrétiens et occidentaux, et ne se sentent bafoués, frustrés ? ». Et la demande adressée au synode explicite : "se pencher sur cette question pour essayer d’éviter, dans la mesure du possible, les tensions et les malentendus et pour faire en sorte que les musulmans soient plus réceptifs à l’égard de l’Église et de l’Évangile".
Message final et propositions du Synode :

Le Synode s’est terminé en publiant deux textes, un Message et des Propositions au nombre de 58, approuvées le 27 octobre. Deux textes faisant une grande part à « la force de l’esprit saint et à la conversion» pour mettre en œuvre la nouvelle évangélisation. Ces « propositions » serviront à « élaborer un document qui vient de la vie et devrait engendrer la vie» ! C’est en ces termes que Benoît XVI les a qualifiées, mais il est édifiant de lire quelques-unes, surtout le message des évêques sur l’Islam qui reste particulièrement lénifiant :

* « Une nouvelle évangélisation : Conduire les hommes et les femmes de notre temps à Jésus, à la rencontre avec lui, est une urgence qui touche toutes les régions du monde, celles de récente tout autant que celles d’ancienne évangélisation » (…) une évangélisation « nouvelle dans son ardeur, dans ses méthodes, dans ses expressions» (§ 2) ;

* « Trouver de nouveaux espaces de rencontre avec lui [Jésus], des modalités vraiment évangéliques, enracinées dans les dimensions fondamentales de la vie humaine : la famille, le travail, l’amitié, la pauvreté, les épreuves de la vie, etc. » (§ 4) ;

* « Nous ne nous sentons pas intimidés par les conditions des temps que nous vivons. C’est un monde plein de contradictions et de défis (…) Il n’y a pas de place pour le pessimisme dans les esprits et dans les cœurs de ceux qui savent que leur Seigneur a vaincu la mort et que son Esprit œuvre avec puissance dans l’histoire » (§ 6) ;

* « On ne peut penser une nouvelle évangélisation sans ressentir une responsabilité spéciale pour l'annonce de l'Évangile aux familles et les soutenir dans leur devoir d'éducation (…). Nous devons avoir un soin particulier pour la famille et pour sa mission dans la société et dans l'Église, en développant des parcours d'accompagnements spécifiques avant et après le mariage » (§ 7)

* « Nous reconnaissons donc aux jeunes une part active dans l’œuvre d’évangélisation, en particulier envers la jeunesse elle-même » (§ 9) ;

* « la nouvelle évangélisation veille avec un soin particulier au dialogue avec les cultures, dans la ferme confiance qu’elle trouvera en chacune d'elles les «semences du Verbe» ; « L’évangélisation exige qu’on prête une attention particulière au monde des communications sociales » ; « Le dialogue de l’Église enfin a un interlocuteur naturel dans les autres religions » ; « L'évangélisation se fait par conviction de la vérité du Christ, et non contre quelqu'un » ; « Le dialogue entre les religions veut être une contribution à la paix, il refuse tout fondamentalisme et dénonce toute violence visant les croyants, en grave violation des droits humains. Les Églises du monde entier (…) demandent à ceux qui ont en leurs mains le sort des peuples de sauvegarder les droits de tous à la liberté de choisir et de professer de leur foi et d’en témoigner » (§ 10) ;

* « La mission, cette fois, ne concerne pas seulement une extension géographique, mais cherche à rejoindre les replis les plus cachés du cœur de nos contemporains, pour les porter à la rencontre avec Jésus (…) C’est une urgence qui touche toutes les régions du monde » ;

* « nous entendons résonner pour nous, dans toute son actualité, le commandement de Jésus à ses apôtres : «Allez et faites des disciples de toutes les nations […] Et voici que je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde» (Mt 28, 19-20) (§ 14).

Il est intéressant de noter que pour la première fois la phrase de Jésus, que l’Eglise prend toujours comme prétexte pour l’évangélisation, a été escamotée de la partie la plus significative, demandant d’évangéliser : [au nom du père et du Fils et du Saint-Esprit], car elle prouve la contrefaçon de ces textes dits sacrés : la Trinité n’a été inventée et imposée qu’au Concile de Constantinople en 381 !! Jésus n’en avait la moindre idée.

Quelques remarques pêle-mêle :

* Dans les 58 propositions, l'accent est fortement mis sur l’enseignement de la catéchèse ; sur la vocation de tous les baptisés ; y compris les jeunes, à être des évangélisateurs ; sur la liberté de changer sa religion ; sur la participation des catholiques à la science, à l'art, à la culture, bref : tous les chrétiens comme toutes les églises locales se voient ordonnés de participer à l’évangélisation du monde par tous les moyens. Les pères synodaux proposent la création d’un observatoire, ou qu'une commission de dirigeants de l'Eglise se charge de traiter des attaques contre la liberté religieuse, et d'obtenir des informations exactes en cas de violations ; et une plus large diffusion des enseignements des textes du Concile Vatican II. C’est-à-dire : christianiser le monde coûte que coûte !

* Malgré l’apostrophe indirecte lancée au président de la République française, concernant sa situation sociale illégale, qui contrarie la conception de l’Eglise sur le mariage, monsieur le Président a officiellement accepté le titre de ‘‘Chanoine de Latran’’, « au nom de la Tradition » !!? Le pape se tait, laisse passer, bien qu’il s’agisse de l’une des quatre Basiliques majeures de Rome, qui est considérée comme la «mère» de toutes les églises de Rome et du monde. Ce n’est pas très «catholique» me semble-t-il qu’elle ait comme chef une violation aussi flagrante.

* Un jeu de mot se trouve dans tous ces textes : on parle de l’Evangile au singulier, alors qu’ils sont quatre officiellement reconnus. Même si certains diraient qu’il s’agit de la Bonne Nouvelle, qui veut dire Jésus ressuscité, il y a comme réponse : c’est un dogme inventé, les femmes qui ont trouvé la tombe vide « s’enfuirent loin du tombeau, car elles étaient toutes tremblantes et bouleversées ; et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur », paroles d’évangile ! (Mc 16 : 8) En fait : personne au monde n’a vu cette Résurrection.

* Réduit à quelques mots, il est étonnant de voir que ce synode révèle et dénonce à la fois : la volonté implacable de la part de l’Eglise, d’une conversion profonde de toute la terre à la « Foi chrétienne » de Jésus, qui était juif, qui n’a point institué d’Eglise, ni de Trinité, ni une Bible à imposer au monde. Ce grand prophète n’est venu, comme il le dit, « que pour les brebis égarées de la maison d’Israël » : Il n’est pas venu évangéliser le monde.

* Dans le discours de clôture du Synode, Benoît XVI cite le cri de Bartimée disant : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi » (Mc 10 : 47). Est-ce que sa sainteté ne se rend pas compte que cette phrase tout particulièrement contredit la déification de Jésus ? On ne peut être Fils de David et Fils de Dieu en même temps !

* Tout le long de ce discours le pape cite et prend en exemple Bartimée, qui a perdu la vue, puis la lumière de la Foi la lui rendit, pour faire allusion à tous ceux qui quittèrent son Institution, avec l’espoir qu’ils retourneraient à la bergerie grâce à la lumière de la nouvelle évangélisation :
N’est-il pas plus logique de comprendre que les adeptes n’ont pas perdu la vue, bien au contraire, qu’ils ont fini par la retrouver, après tant de siècles d’artifices, grâce à la lumière de la Raison, et qu’ils ont vu et constaté la triste réalité d’une fondation qui a perdu toute crédibilité à cause de ses propres subterfuges ?!

* Faire de l’évangélisation une « urgence », évangéliser le monde ou le christianiser, veut dire extirper l’Islam, déraciner le seul Message du monothéisme qui soit resté intacte, sans la moindre manipulation, la seule religion logique qui marque une transcendance absolue entre le Créateur et ses créatures. N’est-il pas plus honnête de cesser de jeter de l’huile sur le feu, de cesser tous ces complots d’éradication, de diabolisation de l’Islam et des musulmans que vous, tenants de l’Eglise, avez tissés le long des siècles et décrétés officiellement depuis Vatican II ?

* Ce n’est pas en anéantissant autrui que l’on peut s’affubler de Vérité ou de Probité, mais en reconnaissant et en s’excusant des fautes commises ou tissées le long de deux-mille ans, en se repentant, en suivant le chemin de rectitude. Ce n’est plus avec les double géométries que vous ramènerez vos brebis égarées à la bergerie, mais en donnant le bon exemple d’une équité sans faille. Jésus n’était point vêtu de soieries et de dentelles, couvert d’or et de bijoux, n’était point chaussé de chez Prada, mais allait pieds-nu ; il ne dormait pas dans des palais, il n’avait où poser la tête ; il ne tenait point au décorum vestimentaire carnavalesque mais prêchait d’aimer son prochain !

Un mot à sa sainteté : Au lieu de « raviver le feu de braise », comme vous le dites à vos pères synodaux pour évangéliser le monde, arrachez cette Haine qui vous ronge depuis quatorze siècles contre l’Islam et les musulmans et laissez le monde vivre en paix !
30 octobre 2012

 

http://www.alterinfo.net/L-Evangelisation-du-Monde_a83023.html

 

Sur ce site,

 

JEAN-PAUL II ET BENOÎT XVI DES ALLIÉS INCONDITIONNELS DE L’EMPIRE

 

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