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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 01:30
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Gaza : un médecin urgentiste français raconte l’horreur
15 janvier 2009

Le docteur Régis Garrigue, urgentiste au CHU de Lille en mission humanitaire à Gaza, raconte l’horreur de la situation dans des hôpitaux submergés de blessés graves, et dans lesquels tout manque pour soulager la douleur des victimes. « C’est une horreur, » dit-il, « il faut que les israéliens arrêtent d’appuyer sur le bouton des avions de chasse pour tuer des gens. » Audio, transcription et reportage photo.

 

Témoignage du docteur Régis Garrigue recueilli par Charlotte Menegaux pour le Figaro, 14 janvier 2009

 

[...] se prendre deux bombes à côté de l’hôpital, je viens de faire un vol plané. Ca va... j’ai un peu mal au crâne, mais...Dans les pièces où on est il n’y a plus de carreaux. On est dans un hôpital. Les hôpitaux ne sont même plus des refuges. [Ce sont] des conditions de guerre, avec des équipes palestiniennes qui sont exceptionnelles de courage, de bravoure. Ce sont eux les vrais sauveteurs. Nous avons des ambulanciers qui partent sous les bombes chercher des gens.

 

Il n’y a rien ! C’est la misère, c’est une catastrophe. Il n’y a pas à manger, pour nous non plus d’ailleurs. Il n’y a pas de matériel médical, très peu de matériel chirurgical, orthopédique, alors qu’il y a énormément de fractures, d’amputations.

 

Sur l’hôpital central il n’y a plus de pansements, à Shifa il n’y a plus de quoi faire les pansements pour les enfants pour les plaies. Il n’y a plus aucun médicament, quasiment, contre la douleur. Rien...

 

 

VIDEO

 

Quand on est médecin et qu’on doit faire un pansement à une petite fille avec la moitié de la jambe arrachée et qu’il n’y a pas de morphine, c’est terrifiant.

 

Il y a deux niveaux. Il y a un niveau d’horreur qui est celui de l’arrivée des urgences. Aujourd’hui on a vu des bébés de trois mois morts, des mecs qui arrivaient sans tête, avec ce cortège de drames. Ce sont des familles entières qui sont décimées, c’est toujours deux, trois personnes en ce moment.. [inaudible] .

 

Et puis il y a ce qui se passe dans les étages, après, quand les gens ont été opérés, ils sont livrés à eux-mêmes. C’est quatre infirmiers pour trente malades qui nécessitent chacun une à deux heures de soins de pansements, sans antibiotiques, dans une putréfaction terrible...

On est en train de les laisser mourir. Ceux qui ne seront pas morts... que l’armée israélienne n’aura pas tués directement, ils vont les tuer à petit feu par.... Ça a encore pété... il vont les tuer à petit feu par l’infection et en les laissant [inaudible].

 

Donc voilà, c’est une horreur. Il faut que les israéliens arrêtent d’appuyer sur le bouton des avions de chasse pour tuer des gens.

 

On a vu avec notre ami chirurgien, on a vu encore des jeunes gens amputés des jambes, pourquoi faire ? Ce ne sont pas des combattants.

Les enfants de trois mois, ceux qu’on a vus, ce ne sont vraiment pas des combattants.

 

On est, je dirais, bloqué dans Gaza. On travaille, on essaye de voir ce que l’on peut faire. On essaye de faire venir d’autres équipes, mais c’est très très dangereux, La violence, pas des combats, la violence de l’attaque israélienne fait que c’est quasiment impossible de travailler en tant qu’humanitaire. On peut le faire, on y arrive. C’est très très difficile.

 

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2496

 

 

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