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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 08:15

 

L'Irak totalement détruit par l'invasion et l'occupation

 

 « C'est avec une grande fierté - et une fierté durable - que vous quitterez ce pays d'entre les fleuves », a déclaré le ministre américain de la Défense, Leon Panetta, à l'adresse de ses soldats lors de la cérémonie d'adieu qui s'est déroulée à Bagdad le 15 décembre 2011. Et Panetta, ancien patron de la CIA, d'ajouter que « la guerre en Irak a bien valu son coût énorme en sang et en argent ». Un récapitulatif s'impose.
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Au moins 31 pour 100 du million cinq cent mille soldats environ qui rentrent de la guerre en Irak souffrent de dépression ou de trouble de stress post-traumatique, lesquels influencent de façon très négative leur travail, leurs relations et leur existence familiale. C'est ce que révèle une étude réalisée par des chercheurs de l'armée américaine. Tant en 2009 qu'en 2010, un plus grand nombre de soldats américains sont morts de suicide que lors des combats. 
Cela en valait-il vraiment la peine ? 

Le déclin de l'empire américain 

Le 18 mars 2003, ECAAR (EConomists Allied for Arms Reduction - Économistes unis pour la limitation des armements) rédigeait un pamphlet contre le déclenchement d'une guerre unilatérale en Irak. Le texte était signé par plus de deux cents économistes américains, dont sept lauréats du prix Nobel et deux anciens présidents du Comité des conseillers économiques de la Maison-Blanche. Ce texte constituait la base d'une annonce publiée dans le Wall Street Journal. En voici quelques extraits :

« En tant qu'économistes américains, nous nous opposons à une guerre unilatérale contre l'Irak que nous considérons comme inutile et néfaste pour la sécurité et l'économie des États-Unis et de l'ensemble de la communauté mondiale. » 
« (...) Nous doutons que la guerre serve la sécurité et qu'elle n'accroisse le risque d'instabilité future et de terrorisme. Nous pressentons clairement l'immédiate tragédie humaine et les destructions de la guerre, ainsi que la potentialité de dégâts économiques graves pour notre nation et le monde entier. » 
« (...) Nous ne croyons pas que cette guerre soit nécessaire pour la sécurité nationale des États-Unis. Une économie saine est nécessaire pour la sécurité des États-Unis et le développement économique pacifique du reste du monde. »

La guerre contre l'Irak est la cause de la crise économique 

Cette explication donne une image douloureusement précise de ce qui allait suivre : Cette guerre a plongé les États-Unis et le reste du monde dans une crise économique et elle a indiqué clairement les limites de la puissance américaine. La résistance irakienne contre l'occupation est coresponsable du déclin de l'Amérique tel qu'il fut prédit en 2004 : « Nous figerons les occupants ici en Irak, épuiserons leurs moyens et effectifs et briserons leur volonté de combattre. Nous les obligerons à investir autant qu'ils pourront voler, si pas plus. Nous perturberons le flux du pétrole volé, puis l'arrêterons de sorte que leurs plans deviendront inutiles. » 

Le lauréat du prix Nobel Joseph Stiglitz a calculé le prix de la guerre 

Joseph E. Stiglitz, lauréat du prix Nobel et l'un des signataires de la déclaration susmentionnée, a calculé les coûts de la guerre en Irak dans son ouvrage paru en 2008, The Three Trillion Dollar War (La guerre à trois mille milliards de dollars). Il conclut : « Il n'existe pas de déjeuner gratuit, pas plus qu'il n'existe de guerre gratuite. L'aventure irakienne a gravement affaibli l'économie américaine et la misère va bien plus loin que la crise des hypothèques. On ne peut dépenser 3.000 milliards de dollars - oui, 3.000 milliards de dollars - dans une guerre ratée à l'étranger sans en ressentir la douleur dans son propre pays. » 

Stiglitz décrit ce qu'on pourrait payer avec ces milliards de dollars : 8 millions d'habitations ou 15 millions d'enseignants, les soins de santé pour 530 millions d'enfants pendant un an, des bourses universitaires pour 43 millions d'étudiants. Ces 3.000 milliards de dollars résoudraient le problème de la sécurité sociale de l'Amérique pour un demi-siècle. 

En ce moment, dit Stiglitz, l'Amérique consacré 5 milliards de dollars par an à l'Afrique et se fait du mouron parce qu'elle est sur le point d'y être supplantée par la Chine : « Cinq milliards de dollars, cela représente en gros 10 jours de guerre. Cela vous donne une idée du gaspillage de moyens ! » 

Cela s'aggrave encore 

« Maintenant que les États-Unis vont mettre un terme à la guerre en Irak, il s'avère que notre estimation de 3.000 milliards de dollars (couvrant aussi bien les dépenses publiques pour la guerre que l'impact plus large sur l'économie américaine) était bien trop basse. Ainsi, les coûts du diagnostic, du traitement et des compensation des vétérans handicapés se sont révélés plus élevés que nous ne nous y étions attendus », écrivait Joseph Stiglitz le 3 septembre 2010 dans The Washington Post. 

Encore plus dramatiques sont les conséquences pour le Moyen-Orient même. Un rapport publié par le Strategic Foresight Group en Inde, dans un ouvrage intitulé Les coûts du conflit au Moyen-Orient, a calculé que, ces vingt dernières années, les conflits dans la région ont coûté aux pays et aux habitants 12.000 milliards de dollars (!). Le rapport indien ajoute que le Moyen-Orient « a consacré un montant record aux dépenses militaires des vingt dernières années et qu'il est considéré comme la région la plus armée du monde ». 

Imaginez que ce montant soit consacré au développement des régions rurales et des infrastructures urbaines, des barrages et des réservoirs, de la désalinisation et de l'irrigation, du reboisement et des pêcheries, de l'industrie et de l'agriculture, de la médecine et de la santé publique, du logement et des technologies de l'information, des emplois, de l'intégration équitable des villes et des villages et aux réparations des dégâts de la guerre au lieu de produire des armes qui ne sèment que la destruction. 

Les conséquences dramatiques de la prétendue « démocratie florissante » pour l'Irak 

L'argent de la guerre du contribuable américain a non seulement ruiné l'économie américaine et plongé le reste du monde dans une crise économique, il a aussi anéanti une nation souveraine qui ne souhaitait aucunement faire partie du « Nouvel Ordre mondial ». La situation dramatique qui règne en Irak dément de façon criarde les échos positifs du « progrès en Irak » tel que le présentent les mass media. 

Pour le contrôle de la perception par l'Américain moyen de la guerre en Irak, le ministère de la Défense a payé à des entrepreneurs privés américains jusqu'à 300 millions de dollars dans les années 2009-2011 pour la production d'informations et de programmes de distraction dans les médias irakiens et ce, dans une tentative de présenter une image sympathique à la population locale afin que celle-ci soutienne les objectifs américains et le gouvernement irakien. 

La désinformation, une arme stratégique de la guerre 

« Cette année, les dépenses en public relations du Pentagone censées 'rallier les cœurs et les esprits' tant au pays qu'à l'extérieur, s'élèveront à 4,7 milliards de dollars au moins », communiquait en 2009 la Fondation Nieman pour le journalisme à l'Université de Harvard, se demandant où se situe exactement la frontière entre information et propagande. 

Le public n'est pas censé être mis au courant de tous les méfaits de la machine de guerre américaine et la désinformation se diffuse à grande échelle pour être avidement reprise par un appareil médiatique ami. 

« Il est essentiel aussi essentiel pour le succès du nouveau gouvernement irakien et pour les troupes américaines de communiquer efficacement avec notre public stratégique (c'est-à-dire le public irakien, panarabe, international et américain) que de recevoir un large soutien dans nos thèmes centraux et nos informations », disait l'annonce de recrutement d'une équipe de 12 entrepreneurs civils en Irak. 

Une catastrophe humanitaire encore jamais vue 

Le haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), António Guterres, a constaté que la guerre de l'Irak est le conflit le plus retentissant au monde, mais également la crise humanitaire la moins connue. Examinons donc quelques-uns des « résultats » destructeurs de cette guerre et de cette occupation de ce même Irak que l'élite américaine qualifie de « démocratie florissante » :

-1,45 million de victimes. Le nombre est choquant et dégrise. Il est au moins dix fois plus élevé que la plupart des estimations citées dans les médias américains, mais il s'appuie sur une étude scientifique portant sur les morts irakiens par violence suite à l'invasion de mars 2003 dirigée par les États-Unis ; 
- la mortalité infantile irakienne a augmenté de 150 pour 100 depuis 1990, lorsque, pour la première fois, les Nations unies ont imposé des sanctions ; 
- en 2008, 50 pour 100 seulement des enfants en âge de fréquenter l'école primaire allaient en classe, contre 80 pour 100 en 2005 ; 
- en 2007, l'Irak comptait 5 millions d'orphelins, selon les statistiques officielles du gouvernement ; 
- l'Irak compte entre 1 et 2 millions de veuves ; 
- d'après des chiffres de l'UNHCR, il y a 2,7 millions d'Irakiens expatriés et 2,2 millions de réfugiés, surtout dans les pays voisins. Un Irakien sur six a quitté son pays. Le Croissant-Rouge irakien estime que plus de 83 pour 100 des expatriés irakiens sont des femmes et des enfants, dont la majorité de moins de 12 ans ; 
-on estime que 8 millions d'Irakiens ont besoin d'aide humanitaire ; 
- 70 pour 100 des Irakiens n'ont pas accès à l'eau potable. Le taux de chômage est officiellement de 50 pour 100 et, officieusement, de 70 pour 100. 43 pour 100 des Irakiens vivent dans une pauvreté profonde. 4 millions de personnes souffrent d'un manque de nourriture. 80 pour 100 des Irakiens n'ont pas accès à des équipements sanitaires décents ; 
- 60 pour 100 seulement des 4 millions de personnes dépendant de l'aide alimentaire ont accès aux rations distribuées par le Système de distribution publique (PDS) contre 96 pour 100 en 2004 ; 
- l'Irak n'a plus d'argent pour le paiement des indemnités aux veuves, les plantes servant dans l'agriculture et autres programmes pour les pauvres, a déclaré le président du Parlement, le 21 novembre 2010, et ce dans une des nations les plus riches en pétrole de la terre ; 
- diverses minorités confessionnelles irakiennes (chaldéens, orthodoxes syriens, chrétiens assyriens et arméniens, communautés yezidi et mandéennes) courent le risque d'être éradiquées parce qu'elles sont confrontées à des niveaux inouïs de violence, d'après un rapport de Minority Rights Group International ; 
- d'après un rapport d'Oxfam, 33 pour 100 des femmes n'ont pas reçu la moindre aide humanitaire depuis 2003 ; 76 pour 100 des veuves n'avaient pas reçu la moindre pension ; 52 pour 100 étaient au chômage ; 55 pour 100 s'étaient expatriées depuis 2003 et 55 pour 100 avaient été victimes de violence(s) ; 
- des années d'instabilité et de guerre ont fait qu'entre un et deux millions de femmes sont chefs de famille (FHoH) en Irak : veuves, divorcées et soignante de leur époux malade. À peine 2 pour 100 de ces femmes chefs de famille travaillent régulièrement, selon l'Organisation internationale de la migration (OIM).

Prendre la vie à des personnes innocentes est devenu une composante de la vie quotidienne. 

Source originale : De wereld morgen 

Traduit du néerlandais par Jean-Marie Flémal pour Investig'Action

 

Source: Investig'action

 

 

Voir aussi :

150 000 collaborateurs irakiens abandonnés par les troupes américaines

 

Remodelage Par La Force Du Moyen Orient Pour Sauver L’Entité Coloniale Sioniste Illégitime

 

 

Remodelage Par La Force Du Moyen Orient Pour Sauver L’Entité Coloniale Sioniste Illégitime

L’analyste égyptien expérimenté, Muhammed Hassanein Heikal, ancien ministre de l’information sous Nasser et directeur d’Al Ahram pendant plusieurs années a fait une analyse très pertinente visionnaire des mouvements de contestation dans certains pays arabes volontairement ignorée ou parfois durement critiquée y compris hélas par des Arabes le qualifiant de «conspirationniste». Il y dénonce ce qu’il appelle le « nouveau Sykes Picot » organisé pour sauver l’entité sioniste illégitimement installée en Palestine

en divisant les Arabes pour leur faire croire que le véritable conflit régional n’est pas arabo israélien mais arabo perse.


Remodelage Par La Force Du Moyen Orient Pour Sauver L’Entité Coloniale Sioniste Illégitime
 

13 Novembre 2011 Muhammed Hassanein Heikal

sur le nouveau Sykes Picot

Extraits traduits en français d’une traduction d’un compte rendu en anglais de l’intervention en arabe de Muhammed Hassanein Heikal sur Al Jazeera.

Mohammed Hassanein Heikal : «Ce qui se passe actuellement ce n’est pas un « printemps » mais un nouveau « Sykes -Picot « pour diviser les Arabes »

Nasrallah : «Ce qui se passe au Yemen en Syrie et dans la région fait partie d’un plan américano sioniste de fragmentation ».

L’écrivain et analyste politique Muhammed Hassanein Heikal a déclaré que les évènements qui secouent actuellement le Monde Arabe ne sont pas un « printemps » mais un nouveau « Sikes Picot » pour diviser la région arabe et s’emparer de ses ressources et territoires selon 3 plans.

Le premier plan est « euro américain « le deuxième est iranien, et le troisième turc en plus d’un ½ plan israélien pour faire enterrer le problème palestinien. Il avance que les révolutions ne sont pas fabriquées en usine et qu’il est impossible qu’elles réussissent de cette façon. Les Révolutions n’ont pas lieu de sorte que des forces externes affamées de pouvoir « remettent les clés » mais en fait elles cherchent plutôt à satisfaire leurs propres intérêts et personne ne doit s’imaginer que la libération des peuples passe avant les propres intérêts des étrangers.

Il a fait remarquer que la reconnaissance américaine et occidentale des Frères Musulmans ne découlait pas de l’acceptation de leurs droits, ou par respect ou par sagesse - mais parce qu’ils ont suivi les conseils de spécialistes du Moyen Orient d’utiliser les évènements pour inciter à la division au sein de l’Islam au bénéfice des autres. Il a ajouté que l’euphorie des Frères Musulmans face à la reconnaissance américaine et occidentale de leur légitimité ne les a pas conduits à examiner les causes derrière cette reconnaissance après l’euphorie initiale….

Il a fait remarquer que le plan occidental, euro américain, avance selon deux axes dans un mouvement en pince et d’encerclement. Le premier axe est visible audible et tangible et vise à plonger la région dans un conflit inter islamique spécifiquement sunnite shi’ite, et la réalisation de ce plan a commencé il y a plusieurs années quand le régime impérial en Iran est tombé et a été remplacé par le régime révolutionnaire islamique. En ce qui concerne le deuxième axe du plan euro américain c’est un axe parallèle à celui qui implique des conflits sectaires et se développe à grande vitesse pour dépasser les autres. Il s’agit de diviser la région selon les lignes de l’accord «Sykes Picot » avec des ajustements nécessaires dus aux circonstances changeantes.

Il a précisé que « les nouvelles cartes ne se basent pas sur l’héritage du califat ottoman mais plutôt sur l’héritage du projet national arabe qui a réussi à chasser le colonialisme occidental au cours de l’étape précédente et qui a essayé de remplir le vide (politique ndlt) mais a échoué « et que «l’état du califat ottoman a été in capable de protéger ses biens et par conséquent a perdu son héritage. Le projet arabe a été incapable de se protéger lui-même et par conséquent son héritage est actuellement en jeu ».

Heikal a développé son analyse disant : « le premier accord « Sykes Picot « c’était une ligne sur la carte allant de K à K - le K d’Akka ( Akko Palestine ndlt) et le K de Kirkuk (Irak du Nord majoritairement kurde) et divisait le Nord. Cette fois il n’y a pas de ligne de partage mais des localisations éparpillées. La première fois la division était une division géographique et en nations, mais cette fois la division est selon les ressources et localisations. Ce qui est divisé actuellement c’est d’abord le pétrole et autres richesses …le pétrole et autres richesses de la Libye après ceux de l’Irak. »

Répondant à une question lui demandant un exemple d’application pratique du nouveau Sykes Picot concernant ce qui est entrain de se passer en Libye, Heikal a répondu : « Nous savons de ce que nous lisons actuellement que les concessions pétrolière de la Libye sont entrain d’être distribuées selon des pourcentages connus publiquement : 30% pour la France (Total) 20% pour la Grande Bretagne (BP). La part britannique est moindre car la Grande Bretagne a obtenu plus de pétrole irakien. Je n’ai pas le reste des pourcentages de distributions devant moi là mais l’Italie affirme avoir obtenu son du (Eni) alors que les compagnies pétrolières américaines insistent pour être mises sur les listes de bénéficiaires. .. Après l’héritage des ressources il y a des distributions de sites pour des bases militaires pour la 6ème flotte à Tripoli pour les US, un centre des services secrets à Benghazi et Tobrouk pour la Grande Bretagne ; l’Italie a protesté disant que la Libye était considérée historiquement comme faisant partie de sa zone d’influence ; la France de l’autre côté de la mer a aussi ses demandes. Tout ceci alors que le bruit de la bataille se fait toujours entendre et que le flot de sang continue de couler »….

… Heikal a ensuite mis l’accent sur le fait que tous les composantes d’une révolution ont besoin de maturité pour qu’une révolution réussisse. Il a dit : « pour être totalement honnête les révolutions ne sont pas fabriquées en usine et c’est impossible qu’elles réussissent de cette façon. Les révolutions ne se passent pas avec une « remise des clés ». Il n’y a pas de révolution où les clés sont remises par des forces extérieures qui cherchent à contrôler. Ces forces extérieures cherchent en fait à satisfaire leurs propres intérêts et personne ne peut imaginer que la libération des peuples passe avant leurs propres intérêts. Nous avons découvert d’après ce que nous avons entendu et vu dans la péninsule arabe que des palaces ont été construits grâce à des contrats « clés en main » comme on dit. Ceci se passe aussi pour des ports et des aéroports : tout est payé d’avance en liquide en échange d’une remise de clés mais les révolutions sont des choses différentes ».

Heikal a dit : « j’ai lu il y a plusieurs semaines que l’OTAN veut ouvrir la voie à la libération de Tripoli mais j’ai des doutes quant à la volonté de l’OTAN de libérer ne serait qu’un cm de terre arabe ».

Il a ajouté : «Les Arabes n’ont pas tiré les leçons du passé ou du présent qu’il n’y a de pacte entre des nations que dans le cadre de ce qu’exige le pouvoir et qu’elles renonceront à tout pacte dés l’instant où leurs intérêts l’exigent. » Au cours de la conversation portant sur la Syrie, Heikal a dit qu’une intervention militaire étrangère en ce moment est une perspective effrayante et que c’est difficile de prévoir les conséquences du choix d’une invasion étrangère spécialement après ce qui est arrivé en Irak au Yemen, au Soudan, et finalement en Libye.

Il a ajouté que : « la région de Bagdad à Benghazi et d’Aleppe à Aden ne peut supporter tous les événements rapides déferlants grâce à des armées étrangères et des flottes même si cela devait clarifier les choses ici »….

…Heikal a mis en garde contre le fait que les Arabes tombent dans le piège des conflits sectaires prédisant que cela « conduirait au désastre dont on a vu les débuts au Yémen et au Bahreïn » Heikal a aussi critiqué les Frères Musulmans pour ne pas avoir compris ce qui se passait l’attribuant à « l’euphorie de la reconnaissance » de leur légitimité, ce qui ne leur a pas permis de réfléchir suffisamment aux motifs cachés derrière cette reconnaissance euphorisante selon Heikal.

Il a dit que la reconnaissance américaine et européenne des Frères Musulmans « ne découlait pas d’une acceptation de leurs droits ou d’un calcul qui brusquement devenait manifeste pour ceux qui les reconnaissaient ou par respect ou par sagesse mais plutôt parce qu’ils ont accepté - même partiellement- l’avis d’orientalistes dont Bernard Lewis d’utiliser les conflits sectaires pour continuer à isoler l’Iran dans le monde arabe et musulman ».

Heikal a ajouté qu’après que l’avis de Bernard Lewis ait été accepté l’Amérique a essayé d’utiliser les dirigeants arabes pour répondre à cette demande et ils ont mis l’accent visiblement sur les efforts des princes et présidents pour essayer de changer la nature principale du conflit dans la région d’un conflit arabo israélien en un conflit arabo perse. Cette tentative n’a pas rencontré le succès que les élites de Washington et ailleurs espéraient donc l’avis de l’Orientaliste a refait surface disant que la manière la plus efficace d’intensifier le conflit serait si d’un conflit de gouvernements contre gouvernements il se transformait en conflit de sociétés conte sociétés et qu’il évolue vers un conflit entre sectes car ce problème implique une hostilité directe avec la répercussion la plus profonde….

… Il a continué en disant « les Frères Musulmans ont le droit d’être reconnus mais après l’euphorie initiale c’était leur devoir de surveiller les motivations derrière cette reconnaissance dans le sens que s’ils ont ce droit l’utilisation de ce dernier pour aviver les tensions au sein de l’Islam au bénéfice des autres est mauvais - spécialement dans ces circonstances. »

Dans un contexte identique le secrétaire général du groupe libanais le Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré que ce que la région arabe vivait fait partie d’un plan Sioniste Américain visant à redessiner la carte de la région.

Lors d’un discours célébrant l’anniversaire de l’Ayatollah Khomeini mardi soir Nasrallah a dit : « ce qui se passe au Yémen en Syrie et dans un certain nombre de pays arabes fait partie d’un plan de fragmentation sioniste américain. »

Dans son discours - diffusé sur un certain nombre de chaînes satellitaires TV - Nasrallah a mis en garde les gens qu’il a décrit comme « ceux qui suivent dans l’orbite du plan américain » contre les résultats désastreux qu’il pourrait avoir pour la Palestine le Liban et la nation arabe….

Traduction de l’article entier d’Arabe en Anglais

Traduction Mireille Delamarre
http://www.planetenonviolence.org

 

http://www.alterinfo.net/Remodelage-Par-La-Force-Du-Moyen-Orient-Pour-Sauver-L-Entite-Coloniale-Sioniste-Illegitime_a68509.html

 

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Les Etats-Unis plus présents que jamais en Irak

 

Traduit par Marie-Ange Patrizio


Les Etats-Unis ont littéralement dévasté et pillé l’Irak et Obama escompte maintenant assurer une fausse transition en s’appuyant sur des structures politiques irakiennes fantoches
Nos troupes sont sorties d'Irak « la tête haute », a annoncé le commandant en chef Barack Obama. Les USA ont de quoi être fiers.

Ils quittent un pays envahi en 2003 au motif qu'il possédait des armes de destruction de masse, motif qui s'est révélé infondé. Mis à feu et à sang par plus d'un million et demi de soldats, que le Pentagone a déployés par rotations, avec aussi des centaines de milliers de contractor militaires (mercenaires), en employant n'importe quel moyen pour écraser la résistance : des bombes au phosphore contre la population de Fallujah aux tortures d'Abu Ghraib.

Provoquant environ un million de victimes civiles, qui s'ajoutent à celles de la première guerre contre l'Irak et de l'embargo. Contraignant plus de 2 millions d'Irakiens à quitter leur maison et autant à se réfugier en Syrie et en Jordanie. Laissant un pays sinistré, avec un chômage à plus de 50%, la moitié des médecins qu'il avait avant l'invasion, un tiers des enfants affectés de malnutrition, à qui s'ajoutent ceux qui ont des malformations génétiques dues aux armes du Pentagone.

Une guerre que les USA ont payée de 4.500 morts et plus de 30mille blessés chez les militaires, dont 30% sont rentrés chez eux avec de graves problèmes psychiques. Guerre qui a coûté 1.000 milliards de dollars, à quoi s'ajoutent environ 4mille milliards de dépenses indirectes, comme celles de l'assistance aux anciens combattants. Elle en a cependant valu la peine : dorénavant « l'avenir de l'Irak sera dans les mains de son peuple », assure le président Obama.

Est-ce ainsi qu'il a gagné le Prix Nobel de la Paix ? On peut en douter en lisant le manuel de la US Army sur « La guerre subrogée pour le 21ème siècle » : une guerre menée en substituant aux forces armées traditionnelles, qui interviennent ouvertement, des forces spéciales et agents secrets qui agissent dans l'ombre, avec le soutien de forces alliées, de fait sous commandement étasunien. Divers faits le confirment.

Le personnel de l'ambassade étasunienne à Bagdad, la plus grande du monde, passera de 8mille à 16mille personnes. Son « bureau de coopération et sécurité », qui entraîne et arme les forces irakiennes sera renforcé.

Depuis 2005, le gouvernement irakien a acheté des armements étasuniens pour une valeur de 5 milliards de dollars et, selon le programme, il en achètera d'autres pour 26 milliards. Parmi lesquels, 36 chasseurs F-6 avec leurs armements (qui pourraient augmenter jusqu'à 96), dont les pilotes seront entraînés aux Etats-Unis et dont les bases seront de fait sous le contrôle du Pentagone.

Des unités de la Cia et des forces spéciales étasuniennes continuent à entraîner (et de fait à diriger) les « forces de sécurité » qui, sur ordre du premier ministre Nouri al-Maliki, ont déjà arrêté des centaines d'ex-baasistes accusés, sur la base de preuves fournies par le Cnt libyen, d'avoir préparé un coup d'état avec l'appui de Kadhafi.

En même temps Washington s'attache le gouvernement régional kurde de Masoud Barzani avec lequel ExxonMobil a conclu un gros contrat d'exploitation pétrolière, en doublant le gouvernement de Bagdad.

Au Kurdistan irakien opèrent depuis 2003 des forces spéciales étasuniennes, sous les ordres du général Charles Cleveland. Celui-là même qui -révèle le journal égyptien al-Arabi- entraîne et dirige aujourd'hui en Turquie les commandos de l' « armée syrienne libre » pour la « guerre subrogée » contre la Syrie.

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