Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 05:45

http://www.lepoint.fr/images/2011/08/08/bce-italie-dette-368123-jpg_239104.JPG

http://www.lepoint.fr/images/2011/08/08/bce-italie-dette-368123-jpg_239104.JPG

L’Italie est occupée par la BCE et des collaborateurs hauts placés

9 septembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Comme Jacques Cheminade a mis en garde dans sa déclaration du 9 août dernier dénonçant le coup d’Etat de la BCE en Italie, si vous laissez votre voisin se faire violer, vous signez votre propre soumission.

Sous la pression de la Banque centrale européenne, le gouvernement italien a dû revoir sa copie à quatre reprises concernant ses mesures d’austérité ; et c’est le président Giorgio Napolitano qui a interféré dans les affaires gouvernementales, au nom de la BCE. Des sources diplomatiques ont affirmé que Napolitano est prêt à déclencher un gouvernement de crise si les « mesures requises » ne sont pas prises. Comme l’a rapporté La Stampa , Napolitano était prêt à faire plusieurs déclarations qui auraient jeté le pays en pâture aux marchés et aux spéculateurs.

Ainsi, le gouvernement italien est placé sous la double tutelle de la BCE et d’un Président dont le rôle constitutionnel est d’inaugurer les chrysanthèmes. Ceci a poussé certains observateurs, tel que le chroniqueur Gianni Gambarotta dans Finanza e Mercati , à demander s’il y avait déjà un «  super-gouvernement » aux commandes de l’Italie.

Selon certains médias, Napolitano a donné un ultimatum au gouvernement, en se basant sur une lettre « semi-secrète » que le président de la BCE Jean-Claude Trichet a envoyée au Premier ministre Silvio Berlusconi en août. Les organisations syndicales ont demandé au gouvernement de leur fournir une copie de la lettre ; ce à quoi le gouvernement a répondu : «  Il s’agit d’un document confidentiel ; adressez-vous directement à la BCE. » Contre la volonté d’une partie de sa coalition au pouvoir et du ministre des Finances Giulio Tremonti, le gouvernement a introduit encore davantage de coupes budgétaires, une augmentation de la TVA passant de 20 à 21%, une élévation anticipée de l’âge de départ à la retraite, ainsi qu’une taxe populiste sur les hauts revenus. Le journal d’opposition Il Riformista écrit qu’il a fallu toute la nuit pour faire « plier la résistance » de Tremonti, qui a été isolé par la faction libérale de son parti (PDL), mené par le chef de cabinet de Berlusconi Gianni Letta. L’attaque en tenaille a été menée contre Tremonti par Napolitano, le vice-Président de la Commission européenne Antonio Tajani, et le ministre des Affaires étrangères Franco Frattini.

Au cours d’une réunion à Rome, Tremonti a déclaré publiquement : « Il y a une conspiration internationale contre l’Italie » , stigmatisant certains cercles politico-financiers qui voudraient renverser le gouvernement et le remplacer par un gouvernement technocratique. Selon Il Riformista , Berlusconi a déclaré : « Ceci est la dernière révision de la loi budgétaire. Si les marchés la rejettent, alors la théorie de Tremonti sur une conspiration sera vérifiée. »

Grève générale en Italie

Le 6 septembre, des millions de travailleurs ont paralysé plus de 100 villes, au cours d’une grève générale organisée par le CGIL, la plus grande fédération syndicale avec 6 millions de membres. La grève était menée pour protester contre les coupes budgétaires de 45 milliards d’euros, qualifiées de « profondément injustes, non-civilisées et inutiles » et « faites contre les travailleurs » . Selon les organisateurs, l’adhésion des travailleurs à la grève a été de 58%, jusqu’à 70% dans les transports et environ 70% dans les usines autour de Milan. Des centaines de vols et de trains ont été annulés dans toute la péninsule, et des bouchons ont paralysé les plus grandes villes. La grève a également perturbé l’administration publique, les hôpitaux, les jardins d’enfants et les services publics en général.

Les deux fédérations conservatrices de syndicats CISL et UIL ne se sont pas joint à la grève, provoquant une scission grandissante dans le mouvement syndical.

A Milan, des groupes de manifestants ont tenté d’aller sur la Piazza Affari, où se trouve la bourse italienne, mais la police les en a empêché. D’autres groupes de grévistes à Milan, Rome, Turin et d’autres villes se sont regroupés devant les sièges et dans les succursales de différentes banques, y compris Unicredit, Fondazione CRT, Popolare di Novara, et la banque centrale, Banca d’Italia. Là, ils ont lancé des oeufs et des fumigènes sur les bâtiments respectifs. Les manifestants ont également mis des affiches sur le mur du siège d’Unicredit, sur lequel on pouvait lire : « Si ce pays est un merdier, on sait à qui on le doit. »

Les médias européens se sont pour la plupart contentés de rapporter une manifestation de quelques milliers de personnes à Rome...

 

http://www.solidariteetprogres.org/L-Italie-est-occupee-par-la-BCE-et-des-collaborateurs-hauts-places_08075

Partager cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche