Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 23:59

 

 

Campagne du NPA "Nos emplois pas leurs profits !"

npa.jeunes.free.fr

 

 

 

LA BATAILLE DE L’EURO

  

robertbibeau@hotmail.com 

 

http://les7duquebec.org/7-au-front/la-bataille-de-leuro/

 

10.10.2012


 

La gabegie des profits 

 

La présente crise de l’Euro et de l’Euroland résulte d’une bataille entre les ploutocrates européens et leurs alliés et concurrents étatsuniens pour le contrôle des marchés internationaux. Quelle sera la devise prochaine du commerce international, le dollar ou l’euro ?

 

Il faut se rappeler que la classe capitaliste monopoliste dirige à la fois l’économie, la politique et qu’elle contrôle aussi l’idéologie, la culture et les mass médias en Europe comme dans tous les pays capitalistes. Le prolétariat n’a pas voix au chapitre dans cette guerre inter-capitaliste, alors de grâce que l’on cesse de blâmer les ouvriers pour cette gabegie des profits en chute libre!

 

La classe ouvrière, faute de son Parti de classe sûr, expérimenté, reconnu et influent, ne contrôle rien et elle agit en observateur circonspect de ces tribulations politiques et de cette saga économique, réagissant instinctivement au gré des événements.

 

L’Euro – la monnaie de l’Euroland – est depuis longtemps un projet financier structurant voulu et imposé par un groupe d’oligarques financiers européens afin de doter l’espace de Schengen d’un instrument économique et commercial puissant leur permettant d’affronter leurs alliés et concurrents, d’abord étatsuniens, ensuite asiatiques. Il importe peu qu’au commencement certains dirigeants américains aient hypocritement soutenu la construction de l’Euroland; le parrain n’embrasse-t-il pas le capot avant de l’assassiner ?

 

Dès l’origine, le plan de la caste des financiers européens était simple : forger l’unité commerciale, industrielle, financière et politique de l’Europe en créant un vaste marché unique (500 millions de citoyens-producteurs-consommateurs) et une vaste zone d’expropriation exclusive de la plus-value ouvrière, avec répartition différentiée des moyens de production et d’échanges (à l’Allemagne sont réservées les machines-outils et la chimie; à la France l’aéronautique et les produits d’opulence; à la Suède la métallurgie; à la Pologne le « cheap labour », et les plombiers, à la Grèce les grands chantiers, à l’Espagne le tourisme et l’immobilier, etc.) (1).

 

La crise des « subprimes » et la rasque de la dette souveraine 

 

La soudaine crise économique et financière de 2008 – qui a fait disparaitre 2000 milliards de dollars de capitaux spéculatifs frauduleux et détruit des millions d’emplois dans le monde – a surpris les mandarins de Bruxelles, les financiers de Paris et les politiciens de Berlin et offert aux américains l’occasion d’attaquer leur allié et concurrent monétaire européen (2).

 

La surprise fut telle que le dollar – dont la valeur reste inférieure à l’Euro – est encore présenté, par les économistes patentés, comme une valeur refuge. Les chinois eux  ne s’y trompent pas, ils sont en voie de liquider leurs derniers billets verts plombés avant la grande dévaluation de ce numéraire par la FED qui imprime 40 milliards de nouveaux billets dévalués chaque mois (3).

 

Le crash boursier de 2008 a donc surpris les oligarques en plein processus de structuration, d’harmonisation, de réglementation et de gestion de l’Euroland en cours d’édification. L’ensemble des diktats politiques, des contraintes budgétaires, des garde-fous administratifs, des mécanismes de contrôle et de validation n’avaient pas eu le temps d’être consolidés en prévision de ce choc boursier.

 

Depuis, le système monétaire « Euro-péen » risque d’être emporté par la tempête du surnuméraire (la dette souveraine et l’argent spéculatif fictif). Nonobstant ce danger les politiciens et les mandarins de Bruxelles, au service des  capitalistes financiers européens, ont d’abord tenté de colmater la brèche athénienne, pompant les crédits par milliards dans les coffres des banques compromises par cette dette souveraine, l’objectif étant de renflouer le rafiot des armateurs et des banquiers. C’est ce que les économistes bourgeois ont appelé la « mutualisation » de la dette souveraine européenne, avec en tête le projet de créer les « eurobonds », ce qui surviendra le jour où les canards boiteux auront été chassés ou mis en coupe serrés. De ce fait même ils ont aggravé la crise de surproduction et de surnuméraire inflationniste dans ce que Richard McGuire, analyste chez Rabobank, appelle « la spirale de la mort » et que l’économiste américain Joseph Stiglitz caractérise comme « l’économie vaudoue (…) Le système fait que le gouvernement (grec, espagnol, irlandais, italien, NDLR) renfloue les banques et que les banques renflouent le gouvernement. » (4).

 

Sur ces entrefaites les agences de notation américaines s’invitèrent dans cette galère et envenimèrent la situation en abaissant la cote de tous les pays du vieux continent, jusqu’à et y compris l’Allemagne pourtant en excédent dans sa balance des paiements. Ce faisant, le renard américain sema la panique dans le poulailler européen. Cependant, la classe ouvrière n’a pas à prendre parti pour l’une ou l’autre des deux parties. Elle serait toutefois bien avisée de prendre acte de cette bisbille dans le camp opposé.

 

Chasser la Grèce de l’Euroland 

 

La première manche de la guerre de l’Euro se termina par un KO. S’apercevant que d’autres pays faillis hantaient les corridors de la Banque Centrale Européenne – des pays désavantagés par la division internationale du travail au sein de l’Union – les bonzes de Bruxelles, de Paris et de Berlin décidèrent d’abandonner l’épave grecque aux flots de la Mer Égée déchaînée. Ils lui posèrent de telles conditions pour demeurer au sein de l’Union qu’ils espéraient que le peuple grec allait répudier l’entente négociée avec les malandrins athéniens.

 

Plus malin qu’eux, le 12 juin 2012, le peuple hellénique décida de donner mandat à quelques malfrats de renégocier le contrat d’austérité préalablement signé. Le peuple grec avisé estima qu’il valait mieux mener sa guerre de classe de l’intérieur de l’Euroland plutôt qu’à l’extérieur (5).

 

Aujourd’hui, les nababs de Paris, Berlin et Bruxelles attendent patiemment que le gouvernement grec remette le rapport sur ses efforts pour briser la résistance des Partisans du Pirée contre la succession de plans d’austérité, tous rejetés par les ouvriers enragés. Alors ils expulseront le larron grec sans pardon comme ils le feront pour toutes les nations qui refuseront les politiques d’austérité drastiques des centurions de l’Élisée. Ces manants espèrent ainsi sauver leur monnaie commune; ce projet de marché d’expansion impérialiste commun, d’abord sur leur propre glacis de pays conquis – ces néo-colonies ex-pays de l’Est – puis d’appropriation des marchés internationaux face à leurs concurrents  étatsuniens, japonais, chinois et indiens (6).  

 

La Grèce s’enlise dans un long calvaire de cinq années de récession dont une contraction du PIB de 6,8% en 2011, et de 6,7% en 2012. Frappé par un taux de  23,1% de chômage officiel, une dette souveraine correspondant à 165,3% du PIB national pour laquelle l’exposition des banques françaises est de 66 milliards d’euros. De son côté la dette souveraine de l’Espagne se monte à 68,5% de son PIB, dette en hausse d’environ 10% annuellement. Le chômage atteint 25% et le PIB recule de 1,5 % en glissement annuel, avec un taux d’emprunt obligataire de 7,5 %. Les banques espagnoles sont plombées par 176 milliards d’euros de mauvaises créances spéculatives. Au printemps 2012, la Bankia, 4e banque du pays, a vu sa dette « nationalisé » pour 23,5 milliards d’euros publics, empruntés par le gouvernement espagnol a un taux usuraire de 6,4%. En riposte ce dernier compte effectué 102 milliards d’économies dans les services publics et réduire l’allocation chômage de 60 à 50% du salaire alors que la TVA sera portée de 18 à 21%. Et ce n’est pas fini, il reste plusieurs  banquiers espagnols à emmitoufler et des millions d’ouvriers à surtaxer. La situation n’est pas meilleure en Italie (7).

 

Pourtant, le Président chinois en visite récemment à Bruxelles, loin de calmer le jeu, a confirmé qu’il endossait et soutiendrait de ses crédits ce projet de redressement de l’Euro et de l’Euroland qui contrevient directement à l’hégémonie du dollar américain en déclin (8).

   

La position politique ouvrière 

 

Quelle doit être la position des ouvriers au regard de cette guerre de l’Euro qui fait rage dans le camp ennemi ?

 

Le problème ce n’est pas la quantité, la qualité ou le coût des services publics offerts à la population. Le problème ce n’est pas le niveau d’impôts payés par les ouvriers ou par les privilégiés. Le problème ce ne sont pas les travailleurs immigrés que les capitalistes ont importés des pays affamés pour accentuer la concurrence sur le « marché» du travail des esclaves salariés. Le problème ce n’est pas la hauteur des barrières douanières et tarifaires visant à protéger les marchés d’exploitation  libéralisés. Le problème ce n’est pas de ployer sous la tyrannie de l’euro, du dollar, du franc ou de la livre sterling. Tout ceci s’avèrent des conséquences et non pas des motifs de la bataille de l’euro. Le problème c’est la politique impérialiste expansionniste européenne et le système capitaliste de reproduction élargie qui ne parvient plus à livrer les fruits promis (9).

 

Le prolétariat (à travers son parti de classe s’il existe) n’a pas à quémander la tenue d’un référendum «citoyen», ni besoin d’appeler à des consultations «populaires» à propos des plans d’austérité. En quoi est-il utile que les ouvriers se brouillent et s’embrouillent sur la réponse à servir à ces projets d’austérité que la bourgeoisie présente chaque fois comme inévitables. La « solution finale » aux maux du capitalisme c’est la fin du capitalisme.

 

Que les capitalistes se débrouillent et se brouillent avec leur guerre monétaire  contre le dollar, contre le yuan et contre le yen et qu’ils sauvent leur peau s’ils y parviennent! Les ouvriers s’objectent à tout programme d’austérité pour faire payer le peuple et les travailleurs pour la crise de surproduction de ce système moribond qui ne parvient plus à assurer sa reproduction, et encore moins son expansion (10). La bourgeoisie ne peut sauver ce système sclérosé, alors qu’ils s’écartent ces ploutocrates, le prolétariat fera mieux que ces scélérats.

 

Les partisans ne doivent pas berner les ouvriers ni les employés avec cette pseudo  « solution » que présentent le Front National et le Parti Communiste Français qui consiste à prêcher la sortie de l’Union européenne et de l’euro pour favoriser le développement d’un capitalisme vernaculaire français (bleu-blanc-rouge et coq gaulois). Le capitalisme primitif – national et concurrentiel – à évolué naturellement vers le capitalisme monopolistique, puis vers l’impérialisme triomphant, puis vers l’impérialisme décadent. Ce n’est pas la mission de la classe ouvrière de revenir futilement en arrière pour sauver le système capitaliste en perdition. La mission historique des ouvriers est plutôt de mettre fin aux souffrances de la bête en l’éradiquant.  

 

La solution ce n’est pas de choisir un modèle quelconque de capitalisme, la solution c’est de renverser le capitalisme.

 

 

_________________________________________________________________________

 

 

Bernard Cassen : la France peut construire un autre modèle européen

Comment la gauche pourrait gouverner à gauche en Europe. Tout a été fait, dans les traités européens, pour qu’il soit impossible à un gouvernement de faire une politique de gauche. C’est ce que pense…

 

Pour lire la suite cliquez ici

 

 

(D'un Lecteur) Voici ci-dessous la transcription de la vidéo que je vous ai proposé de visualiser dans mon dernier message :

Appel du 9 octobre 2012 de Jean-Luc Mélenchon

L'Assemblée Nationale vient d'adopter le traité écrit et signé par Nicolas Sarkozy  et Angela Merkel. C'est une très mauvaise nouvelle pour l'Europe. Car les peuples qui pouvaient compter sur le changement à la tête de l'État et du Gouvernement en France, pour bloquer la politique absurde qui se met en place dans toute l'Europe, savent dorénavant que rien ne changera. C'est une très nouvelle pour la France. Le choix qui vient d'être fait, s'il est confirmé par les votes suivants des assemblées, obligera tous les budgets, contraindra tous les projets, et ceci sans qu'on puisse indiquer quel sera le terme de cette contrainte. Bref, c'est l'austérité à perpétuité.
 
La politique que contient ce traité, non seulement nie la souveraineté de la France, mais elle l'oblige à pratiquer une politique en tous points non conformes à ses intérêts. Cette politique d'ailleurs n'a produit que des désastres partout où elle a été appliquée. Il n'existe pas de pays où l'austérité, la contraction de la dépense publique, la suppression de services publics, aient conduit à quoique ce soit d'autre qu'une explosion du chômage, une aggravation de la dette et une destruction progressive de tous les liens sociaux. Voilà le sens de ce qui vient d'être voté.
 
Les traités sont faits pour être appliqués. Celui ci d'ailleurs prévoit un mécanisme de surveillance et de police pour ceux qui n'en appliqueraient pas toutes les contraintes. La France pourrait être, le cas échéant, punie par des amendes ou bien conduite à accepter des changements dans son budget qui seraient décidés ailleurs. C'est pourquoi je forme le voeu que la suite du débat parlementaire permette de donner une image plus conforme à la réalité du sentiment profond de notre pays, qui est hostile depuis 2005, à ce que se perpétue ce modèle, si particulier et si désastreux, de construction libérale de l'Europe. Plus que jamais, c'est l'heure de l'Europe sociale, de l'harmonisation par le haut, de l'Europe fiscale. Plus que jamais, il faut prendre conscience du fait que la récession qui s'abat à cause de cette politique dans toute l'Europe, conduit le continent au désastre.
 
Les peuples qui vont pâtir, le monde qui paiera d'une façon ou d'une autre la récession qui va avoir lieu dans la première zone économique de la planète. Tout cela doit compter, doit peser, sur la façon avec laquelle les sénateurs bientôt puis les députés de nouveau, auront à se prononcer. En tout cas, le pire pour nous, qui avons toujours, avec constance et tranquillité, combattu ce traité et les précédents, parce que nous savons qu'une autre Europe est possible et nécessaire, nous ne devons pas nous résigner.
 
Il faut partout se préparer à contrer les politiques d'austérité. Dans les villages, dans les entreprises, dans les services publics. Avec les syndicats, bien sûr. Mais aussi avec nos propres assemblées citoyennes. J'y appelle le pays et tous ceux qui peuvent m'entendre. Le pire serait que, quand tant de malheurs s'avancent vers nous, nous soyons incapables de garder notre dignité de citoyens qui exige de nous que nous nous mêlions des affaires publiques, que nous évaluions, ville par ville, les dégâts potentiels de cette politique.
 

A tous, je lance un appel solennel. Ne laissez pas faire. Il y va de l'avenir de notre pays et de l'idée que nous nous faisons de l'Europe.
Source : http://decinqasix.blogspot.fr/2012/10/appel-du-9-octobre-2012-dejean-luc.html

.

 

 

Actualité alternative :

 

 

A quand des chars dans Barcelone ? par Esther VIVAS
www.legrandsoir.info
« La Catalogne indépendante ? Il faudra passer sur mon cadavre et sur celui de beaucoup d'autres militaires ». C'est avec
Les USA veulent moderniser leurs accords de défense en Amérique latine
www.romandie.com
Les USA veulent moderniser leurs accords de défense en Amérique latine
Washington déploit des militaires en Jordanie
www.lemonde.fr
Quelques 150 militaires américains sont déployés pour aider à contrôler le flux des réfugiés syriens et être prêts à agir si Damas perdait le contrôle de ses armes chimiques, l'un des plus importants stocks du Moyen-Orient.
Austérité : les populations paient à la place des spéculateurs.
www.youtube.com
Zone euro : le vrai problème, ce n'est pas l'austérité. Mais qui paie la facture de cette austérité. Les sacrifiés, ce sont la masse des petits et moyens sal...
Europe : la démocratie c'est fini !
www.youtube.com
... Facebook l http://www.facebook.com/News360x Twitter l https://twitter.com/News360x Abonnez vous a ma chaîne YouTube http://www.youtube.com
USA - Vote électronique & Dictature
www.dailymotion.com
Le vote électronique aux USA est presque généralisé à tous les états.Les gents n'ont plus confiance et ils ont raison.Démocratie avec un grand D
9 octobre 2012 " Honneur aux soixante-dix ! "

".. Il y a soixante-douze ans de cela, le 10 juillet 1940,
quatre-vingts parlementaires, députés et sénateurs (57 députés et 23 sénateurs) refusèrent d’accorder les pleins pouvoirs constituants à Philippe Pétain." - Jacques SAPIR -

http:// russeurope.hypotheses.org/266
.

Partager cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche