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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 23:05
Hugo Chávez - Wikipedia
Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /2010 14:02
  Ignacio RAMONET Président de l’Association Mémoires des Luttes
  

Dans la dispute pour l’hégémonie idéologique en Amérique latine, deux épreuves décisives se déroulent les prochaines semaines : élections législatives au Venezuela, le 26 septembre, et scrutin présidentiel au Brésil, le 3 octobre. Si la gauche démocratique ne venait pas à l’emporter dans ce pays-géant, le pendule politique s’inclinerait, à l’échelle continentale, vers la droite qui gouverne déjà dans sept pays : Chili, Colombie, Costa Rica, Honduras, Mexique, Panama et Pérou. Mais une telle éventualité semble peu probable ; José Serra, candidat du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB), pourra difficilement s’imposer face à Dilma Rousseff, du Parti des travailleurs (PT), candidate soutenue par le très populaire président sortant Luiz Ignacio Lula da Silva, qui, si la Constitution l’avait permis, eût été facilement réélu pour un troisième mandat.

 L’affaire étant pour ainsi dire réglée au Brésil, les forces conservatrices internationales concentrent leurs attaques sur l’autre front, le Venezuela, dans l’espoir d’affaiblir le président Hugo Chavez et la Révolution bolivarienne. Ce qui s’y joue, c’est la désignation des 165 députés à l’Assemblée nationale (il n’y a pas de Sénat). Avec une particularité : les élus sortants sont presque tous « chavistes », l’opposition ayant refusé de participer au précédent scrutin de 2005. Cette fois, elle n’a pas commis la même erreur ; un assemblage hétéroclite de partis et d’organisations [ ], agrégés par la haine anti-Chavez, se présente sous le sigle commun du MUD (Mesa de la Unidad Democrática, Table de l’unité démocratique) contre le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) [ ] du président.

Inévitablement, la majorité bolivarienne verra ses rangs diminuer dans la nouvelle Assemblée. De combien de députés ? Le gouvernement pourra-t-il poursuivre son programme de grandes réformes ? L’opposition aura-t-elle les moyens de freiner la révolution ?

Tels sont les enjeux. En sachant que 60 % des parlementaires (soit 99 sièges) sont élus au scrutin uninominal, et les autres 40 % (soit 66 sièges) à la proportionnelle. La liste qui dépasse les 50 % des suffrages obtient automatiquement 75 % des sièges réservés au scrutin proportionnel. Ceci est fort important, car la Constitution prévoit que les lois organiques [ ] doivent être votées par les deux tiers des députés, et que les grandes lois qui habilitent le président à légiférer par décret, doivent l’être par les trois cinquièmes des députés.

Cela signifie que si l’opposition obtenait 56 sièges (sur 165), elle pourrait empêcher l’adoption de toute loi organique ; avec 67 sièges, elle rendrait impossible le vote de lois habilitantes. Or, jusqu’à présent, ce sont précisément les lois habilitantes qui ont permis la réalisation des principales réformes.

Voilà pourquoi la bataille Venezuela mobilise tant d’énergies et de ressources au sein des droites internationales. Cela explique aussi la hargne et l’agressivité des nouvelles campagnes de diffamation lancées, à l’échelle mondiale, contre le président Hugo Chavez. Ces derniers mois, les accusations les plus malveillantes se sont succédé. Les médias de haine ont d’abord fait grand bruit autour des problèmes de restrictions d’eau et de coupures d’électricité (aujourd’hui résolus) dont ils rendaient coupable le gouvernement, sans mentionner la seule et vraie cause : le changement climatique responsable de la sécheresse du siècle qui a frappé l’hiver dernier le pays.

Ils ont ensuite répété à satiété les accusations sans preuve avancées par l’ancien président de Colombie, Alvaro Uribe, à propos d’un supposé "Venezuela, sanctuaire des terroristes". Dénonciations aujourd’hui abandonnées par le nouveau président Juan Manuel Santos après sa rencontre du 10 août avec Hugo Chavez. Celui-ci avait, une fois encore, redit que les guérillas doivent abandonner la lutte armée : "Le monde actuel n’est pas celui des années 1960. Les conditions ne se prêtent plus, en Colombie, à une prise du pouvoir. En revanche, la lutte armée est devenue le prétexte principal de l’Empire pour pénétrer à fond en Colombie et, à partir de là, agresser le Venezuela, l’Equateur, le Nicaragua et Cuba  [ ]."

Puis il y a eu les affolantes campagnes sur l’insécurité. Comme si le problème - auquel les autorités s’attaquent avec des moyens redoublés [ ] - était nouveau. Voici, par exemple, ce qu’on pouvait lire - déjà en juillet 1995 ! - dans un reportage sur la saga de l’insécurité dans capitale vénézuélienne : "Une véritable psychose de peur hante Caracas.(...) La violence a atteint un tel degré de folie que les délinquants ne se contentent plus de voler.(...) On frappe pour le plaisir de frapper, on tue pour le plaisir de tuer. On s’acharne, on se saoule de cruauté. En une semaine, plusieurs personnalités - dont un célèbre joueur de base-ball (Gustavo Polidor), un chirurgien et un avocat - ont été assassinées sous les yeux de leur famille. L’insécurité est partout. Une cinquantaine de chauffeurs d’autobus de la capitale ont été tués depuis le début de l’année... [6]"

Contre toute évidence, les médias de haine répètent également que les libertés politiques seraient amputées et que la censure empêcherait toute liberté d’expression. Ils oublient de signaler que 80 % des stations de radio et des chaînes de télévision appartiennent au secteur privé, alors qu’à peine 9% sont publiques [7]. Ou que, depuis 1999, quinze élections démocratiques se sont tenues, et qui n’ont jamais été contestées par aucun organisme international de supervision. Comme le souligne le journaliste José Vicente Rangel : "Chaque citoyen peut adhérer à n’importe lequel des milliers de partis politiques, syndicats, organisations sociales ou associations, et se déplacer sur l’ensemble du territoire national pour débattre de ses idées et opinions sans limitation d’aucune sorte  [8]."

Depuis la première élection d’Hugo Chavez, en 1999, l’investissement social a quintuplé par rapport à la moyenne de celui réalisé entre 1988 et 1998. Cela a permis d’atteindre, avec cinq ans d’avance, presque tous les Objectifs du millénaire fixés par l’ONU pour 2015 [9]. Le taux de pauvreté a chuté de 49,4 % en 1999 à 30,2 % en 2006, et celui de misère de 21,7 % à 7,2% [10].
De résultats aussi prometteurs, méritent-ils vraiment tant de haine ?

 [1]  Acción Democrática (social-démocrate), Alianza Bravo Pueblo (droite), Copei (démocrate-chrétien), Fuerza Liberal (ultralibéral), La Causa R (ex-communistes), MAS (Mouvement au socialisme, gauche conservatrice), Movimiento Republicano (néolibéral), PPT (Patrie pour tous, droite), Podemos (Pour la démocratie sociale, gauche conservatrice), Primero Justicia (ultralibéral) et Un Nuevo Tiempo (social-libéral).                                                                                                                                                     [2]  Fondé en 2007, le PSUV réunit presque toutes les forces politiques qui soutiennent la Révolution bolivarienne : Movimiento Quinta República, Movimiento Electoral del Pueblo, Movimiento Independiente Ganamos Todos, Liga Socialista, Unidad Popular Venezolana, etc. Le Parti communiste du Venezuela (PCV) n’a pas intégré le PSUV, mais il soutient la plupart de ses options et a signé avec lui un accord électoral.                                                                                                                                                     [3]  Une loi organique complète la Constitution et précise l’organisation des pouvoirs publics. Dans la hiérarchie des lois, elle se situe au-dessous de la Constitution, mais au-dessus des lois ordinaires.       [4]  Clarín, Buenos Aires, 25 juillet 2010.                                                                                                  [5]  Cf. Maurice Lemoine, "En proie à l’insécurité, Caracas brûle-t-elle ?", Le Monde diplomatique, Paris, août 2010.                                                                                                                                               6]  Ignacio Ramonet, "Le Venezuela, vers la guerre sociale ?", Le Monde diplomatique, juillet 1995.                                                                                                                                                            7]  Ils "oublient" également de signaler que, au Honduras, par exemple, pendant le premier semestre de cette année, neuf journalistes ont été assassinés...   [8]  www.abn.info.ve/node/12781   

[9]  http://news.bbc.co.uk/hi/spanish/specials/2009/chavez_10/newsid_7837000/7837964.stm                    

[10]  www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php ?45387   

 

http://cbparis.over-blog.com/article-la-bataille-venezuela-57641328.html

                                                                        

http://www.medelu.org/spip.php?page=imprimir_articulo&id_article=536

 

http://cbparis.over-blog.com/article-la-bataille-venezuela-57641328.html

 

 

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Hugo Chavez à l’épreuve des urnes

 

Ce 26 septembre, plus de 17 millions de Vénézuéliens vont élire leurs députés. Les partisans de la «révolution bolivarienne» entendent conserver une majorité confortable, essentielle pour les réformes à venir. Mais l’opposition de droite signe son grand retour sur la scène législative.

Les drapeaux s’agitent depuis les terrasses des foyers de briques multicolores qui grimpent sur les hauteurs du quartier populaire de San Agustín, dans le centre de Caracas. Passage de la longue caravane de véhicules aux couleurs du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) qui, dimanche 26 septembre, joue, dans les urnes, sa majorité absolue au sein de l’Assemblée nationale. Hymne officiel de la campagne des législatives aux rythmes enfiévrés, concours de Klaxon, la marée humaine rouge arbore ses slogans sur les   tee-shirts : «La terre appartient à tous et non à celui qui en possède le plus», ou encore «La révolution des droits, c’est le peuple législateur ».

Des milliers de militants socialistes s’étaient donné rendez-vous, dimanche dernier, au pied des barres insalubres de Parque central. Une démonstration de force à la veille des élections législatives, aux côtés d’Andreina Tarazon, la plus jeune candidate présentée par la formation du président Hugo Chavez, au terme de primaires internes où seuls 22 députés sur les 165 sortants ont été reconduits.

Occupation de l’espace public donc, dans un pays où la polarisation entre les forces soutenant le processus de la révolution bolivarienne – PSUV, Parti communiste (PCV), Tupamaro, entre autres – et l’opposition hétéroclite de droite et d’extrême droite rassemblée au sein de la Table d’unité démocratique (MUD) atteint des extrêmes. Occupation de l’espace public également dans une circonscription, la troisième de la capitale, où les deux camps se livrent une bataille acharnée. «Ce quartier englobe des couches populaires très pauvres mais également moyennes et hautes, explique Carlos Rodriguez, responsable du commando de campagne socialiste de Parque central. Nous partions avec une différence de plus 30 points que nous avons réussi à résorber. La motivation est là.» Et elle est d’autant plus nécessaire, assure le militant, que «le 26 septembre, on joue un pas important de la révolution. Il s’agit de construire des avancées qualitatives».

Sur l’avenue Bolivar, toute proche, les activités sportives côtoient les services d’aides à la population. «Faits sous le socialisme», proclament les banderoles de PDVAL, filiale publique de distribution de l’entreprise pétrolière PDVSA. Les étals proposent des produits de première nécessité, ou des fournitures scolaires à des prix défiant toute concurrence. «L’objectif est d’éviter la chaîne spéculative, en contournant les intermédiaires, et d’avancer vers la sécurité et la souveraineté alimentaire», affirme un employé de PDVAL.

Descendue de la colline de San Agustín, Rosa vient s’approvisionner à bon marché car sans cette aide, dit-elle, et «avec les prix qui ne cessent d’augmenter», elle ne pourrait pas faire face. Plus loin, un poste médical fait la promotion d’une campagne de vaccination. Les programmes sociaux – plus connus au Venezuela sous le nom de missions – ont constitué l’épine dorsale du projet développé cette dernière décennie. Le bilan de ces politiques permet d’ailleurs de comprendre la popularité dont jouit encore Hugo Chavez, notamment auprès de cette population paupérisée et tenue jusqu’alors en marge de la société.

La démocratisation de la santé, du logement, de l’éducation ont contribué à éradiquer l’analphabétisme, ou encore à réduire la pauvreté de 55% à 23%. Le taux de chômage est passé de 10,2% en 1995 à 7,5% en 2009. Ces avancées substantielles ont offert jusqu’à présent une confortable assise électorale au chavisme. Dimanche, l’Alliance révolutionnaire ne devrait d’ailleurs pas être inquiétée dans sa majorité. En revanche, l’enjeu du scrutin est de savoir si elle obtiendra les 2/3 des 165 sièges à pouvoir, seuil incontournable pour promulguer les grandes réformes ou modifier la Constitution.

« Cette majorité absolue est fondamentale pour le développement de cette révolution et son approfondissement», soutient Andreina Tarazon, la candidate du PSUV de la 3e circonscription. À l’inverse, «ce n’est pas seulement la révolution tournée vers tous les Vénézuéliens qui sera freinée mais également la solidarité internationale et les accords alternatifs», qui sont eux aussi votés au sein de l’Assemblée. La candidate de vingt-deux ans a axé sa campagne sur «la matérialisation des propositions émanant d’un peuple qui légifère», dans le cadre des conseils communaux, lieux d’élaboration politique et de contrôle social.

« Cette nouvelle assemblée implique de nouveaux objectifs», soutient Carolus Wimmer, responsable du Parti communiste vénézuélien, et candidat au Parlement latino-américain (Parlatino) dont le renouvellement a lieu également dimanche. «S’il convient de relever les avancées de transformation de cette révolution atypique, il faut également souligner qu’elle est d’abord une révolution de libération nationale avec une vision socialiste, poursuit-il. Pour sortir de l’actuelle domination et avancer vers une économie et une organisation sociale et populaire alternative, la lutte prend désormais un caractère de classe.» En ce sens, insiste le député sortant, les conseils communaux, comme les conseils socialistes des travailleurs, chers à la formation communiste, «doivent déboucher sur des nouvelles conceptions et consciences de la propriété sociale».

C’est là l’autre enjeu de l’élection. Le camp présidentiel mettra-t-il le coup de collier à même de changer la nature même de l’État? Les transformations ont certes été importantes ces dix dernières années. Ce pays, doté d’immenses ressources pétrolières, reste pauvre, et peine à se défaire d’une culture rentière. Les intrusions, à commencer par celles des États-Unis, les coups d’État, qu’ils soient institutionnels ou économiques, de la part d’une opposition ouvertement financée par la première puissance mondiale, ont pesé dans le développement des desseins nationaux. Mais ces tentatives de déstabilisation n’expliquent pas les écueils. «Il nous faut regarder les expériences qui ont échoué, comme les coopératives, estime Carolus Wimmer. Des changements sont nécessaires dans l’appareil d’État, car des failles se répercutent négativement sur le peuple.» Selon le responsable communiste, «la corruption, la bureaucratie et l’inefficacité sont les trois ennemis visibles et invisibles, même s’ils sont d’abord l’héritage du système dominant vieux de deux siècles». À ces points noirs s’ajoute une inquiétante inflation (en moyenne de 22,2%). Bien que nettement inférieure aux précédents gouvernements de Carlos Andres Pérez ou de Caldera (respectivement 45,3% et 59,6%), elle n’en annule pas moins les politiques d’augmentations salariales (20%). Autre fléau préoccupant: l’insécurité. En 2009, le taux d’homicides a dépassé le nombre de 19000 morts, dont près d’un quart sont imputables à la garde nationale et à la police malgré les efforts tardifs pour créer une nouvelle force de sécurité en vue d’éradiquer ce problème. Problème que l’opposition exploite pour rassembler son électorat mais également les couches populaires, premières victimes de cette violence, même si le discours accusateur, selon lequel Chavez conduirait le pays au chaos, ne semble pas prendre.

« Ici, on construit la Caracas socialiste. Communauté de Santa Rosa.» Aux abords de l’immense chantier de futurs logements sociaux, la caravane de l’opposant Richard Blanco, de l’Unité démocratique, pousse les amplis, en attendant l’arrivée triomphale du candidat de la droite. Arrêté et emprisonné pour avoir frappé un policier, le président de l’Alliance, Bravo Pueblo, se présente volontiers comme un «prisonnier politique». Aux côtés de Stalin Rodriguez, leader du mouvement étudiant Les mains blanches et prétendument apolitique, Richard Blanco affiche sa confiance pour ce dimanche. «Nous voulons un meilleur pays, déclare-t-il. Un pays où la tolérance et la réconciliation existent, particulièrement au sein de l’Assemblée nationale.»

Divisée et atomisée par les succès électoraux du président Chavez, l’opposition avait boycotté le précédent scrutin législatif dans une vaine tentative de discréditer la majorité issue des urnes. Changement de stratégie donc, dans l’espoir de mettre un terme au «communisme» qui serait à l’œuvre au Venezuela. «Ce régime qui ne tolère pas, qui emprisonne, et qui divise», jure Richard Blanco. Son programme? «Ce que veut le peuple, le sauvetage des valeurs», assure-t-il, avant d’étayer: «Nous allons faire en sorte que la Constitution soit respectée. Il ne s’agit pas de faire plus de réformes mais de créer plus de services pour les citoyens, le plein-emploi et ouvrir la porte aux investissements étrangers. Nous allons faire une loi de sécurité sociale où la mère au foyer, qui fait le ménage et s’occupe de ses enfants, puisse recevoir une allocation permanente.»

Le discours, rodé, n’est pas à une contradiction près. Ces onze dernières années, l’opposition n’a eu de cesse de démolir la Constitution, en la présentant comme le jouet de Chavez. Les investissements privés ont considérablement augmenté, au point de peser pour 65% du PIB. Quant aux aides aux mères au foyer, elles existent au travers de la mission Madres del barrio…

À quatre jours du scrutin, la droite, qui va pourtant refaire son entrée dans le Parlement, crie déjà à la fraude. Des accusations dont elle use systématiquement à chaque élection, en dépit de la présence massive d’observateurs et d’organismes internationaux, telle la fondation de l’ex-président états-unien Jimmy Carter, qu’on ne saurait accuser de complaisance à l’égard de la révolution bolivarienne. Ainsi va la démocratie versus communisme, selon l’opposition. Les drapeaux, eux, continueront de flotter lors des dernières caravanes prévues aujourd’hui dans la capitale. Rideau de fin de campagne mais pas de l’affrontement…

Caracas (Venezuela),envoyée spéciale. Cathy Ceïbe


http://www.humanite.fr/node/454063

 

http://cbparis.over-blog.com/article-hugo-chavez-a-l-epreuve-des-urnes-57667696.html

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