Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 21:28

CAC40: une démission à la BCE sème la panique.

Jürgen Stark,
CAC40: une démission à la BCE sème la panique.
membre du directoire et chef économiste de la Banque centrale européenne, a démissionné «pour des raisons personnelles», a officiellement annoncé la BCE
 dans un communiqué.
 
Cette démission fait suite à un conflit à propos de la politique de rachat d'obligations publiques de l'institution, selon plusieurs sources.
 
Depuis plusieurs semaines, Jürgen Stark exprimait son opposition à cette stratégie, qui a soutenu l'Italie et l'Espagne pendant la crise de l'été.
 
L'information de sa démission a fait de nouveau basculer les Bourses en Europe. 

Le départ du chef économiste est un coup dur pour la BCE, dont le président, Jean-Claude Trichet, doit quitter ses fonctions à la fin du mois d'octobre. Ce dernier sera remplacé par Mario Draghi. «Jürgen Stark partageait le point de vue d'Axel Weber et du président actuel de la Bundesbank concernant ce programme de rachat des obligations d'État. C'est une position que partagent tous les Allemands. Cela montre les gros problèmes que la Banque centrale européenne doit affronter en interne», commente Manfred Neumann, professeur d'économie à l'Université de Bonn.

«Les gouvernements n'ont pas agi comme il fallait»


«Si nous nous sommes embarqués dans ce programme de rachat d'obligations publiques, c'est parce que les gouvernements concernés n'ont pas agi comme il fallait», a déclaré Jean-Claude Trichet lors de son dernier point de presse mensuel

Agé de 63 ans, Jürgen Stark était membre de la direction de la BCE depuis juin 2006. Son mandat devait s'achever le 31 mai 2014. Selon des sources proches du dossier, Jörg Asmussen, secrétaire d'Etat allemand aux Finances, va remplacer Jürgen Stark au directoire de la BCE.
 
Les propositions de Jürgen Stark méritent attention 


La Grèce se saigne pour rembourser sa dette. Un rééchelonnement lui aurait pourtant donné un répit et aussi des ressources pour relancer son économie.
Le pays aurait pu aussi exiger que les créanciers, des banques allemandes et françaises notamment, assument leur part de responsabilité pour avoir allongé des crédits à un débiteur surendetté.

Non,
 
coûte que coûte, Athènes tient à écouter Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE),
qui craint que tout défaut ne déclenche une tempête sur l'euro.
 

Et pourtant.
Jürgen Stark, économiste en chef de la même BCE, vient de balayer cette peur.
 
Selon lui,
le destin de la monnaie unique ne dépend pas de la Grèce, du Portugal et de l'Irlande.
 
Ces trois pays ne représentent que 6% de la création de valeur dans toute la zone euro.
 
Un défaut de leur part n'ébranlerait donc pas le destin européen.

Une autre idée intéressante émise par le même Jürgen Stark 
est passée sous silence: repousser la date de la maturité des créances.
 
En 1982,
l'Amérique du Sud l'avait fait en émettant de nouvelles obligations garanties alors par le Trésor américain, les fameux Brady Bonds.
 
Cette solution avait sorti les pays du gouffre.
 
A méditer.

CAC40: une démission à la BCE sème la panique.

l'économiste Nouriel Roubini estime qu'un nouveau cataclysme financier est proche, conséquence du ralentissement de la croissance mondiale.

 
«Dr. Catastrophe» a encore frappé. Surnommé ainsi pour avoir prédit dès 2006 l'explosion de la bulle immobilière américaine et ses conséquences sur la sphère financière mondiale, Nouriel Roubini tire la sonnette d'alarme concernant l'actuelle crise économique. Le président et co-fondateur de Roubini Global Economic LLC juge, dans un entretien à l'agence Bloomberg , que l'actuel ralentissement de l'économie mondiale accélère le risque d'une nouvelle crise financière. Il y a quelques mois, l'économiste (qui a notamment prévu une explosion de l'eurozone d'ici à cinq ans) s'attendait à une «tempête» pour 2013. Mais la conjonction de «la faiblesse de l'économie américaine, celle de zone euro et de la Grande Bretagne» risque de «nous faire plonger plus tôt», affirme-t-il, n'hésitant pas à évoquer le spectre d'une «nouvelle Grande dépression».
Pointant coup sur coup le vent de panique sur les marchés d'actions européens, le «coût record» de l'assurance des dettes des banques, la morosité de la reprise de l'économie mondiale et le poids des dettes de la zone euro, il y aurait d'après lui «une probabilité de 60%» que les économies avancées sombrent dans la récession. Nouriel Roubini pointe ainsi l'urgence «de restaurer la croissance, pas pour les cinq ans à venir, mais aujourd'hui». «Nous avons besoin d'un stimulus d'ampleur à court terme, poursuit l'économiste, sous peine de nous retrouver à court de cartouches.»
Privilégier les dollars
Pour la zone euro, le «Conseil pour le futur de l'Europe» (créé par le milliardaire Nicolas Berggruen et dont Nouriel Roubini est membre), a préconisé ce lundi un renforcement du fédéralisme pour sortir de l'impasse. En clair, il s'agit de renforcer le FESF, le fonds de secours européen (dont Berlin vient de refuser toute augmentation ce mercredi), de créer des euro-obligations, et de s'assurer que les banques sont suffisamment capitalisées pour résister à un choc.
Pour se couvrir en cas de crise majeure, l'économiste n'est pas non plus en reste côté «recommandations». Ainsi, il précise que s'il disposait de beaucoup d'argent à investir, il conserverait ses bas de laine «essentiellement en cash», privilégiant les dollars, la devise américaine se renforçant en période de crise. Les obligations des États aux budgets peu déficitaires et peu endettés, comme l'Australie et le Canada, auraient également ses faveurs. Tout en boudant les actifs risqués, comme les actions et les matières premières jugés trop volatiles.Ce départ constitue un coup dur pour la BCE, dont le président Jean-Claude Trichet doit lui-même céder son poste fin octobre à Mario Draghi.CAC40: une démission à la BCE sème la panique.
 
"C'est révélateur", a réagi Manfred Neumann, professeur d'Economie émérite de l'Université de Bonn et ex-maître de thèse de l'actuel président de la Bundesbank Jens Weidmann.
 
"LES ALLEMANDS ONT UN PROBLEME"
 
"Stark avait la même opinion sur les rachats d'obligations qu'Axel Weber et l'actuel président de la Bundesbank. C'est une position partagée par tous les Allemands et c'est le signe d'un problème énorme au sein même de la banque centrale. Il est évident que les Allemands ont un problème avec la direction de la BCE".
 
"L'impact réel (de cette démission) est mineur mais les marchés vont en déduire que la BCE devient plus souple et a perdu une partie de sa sensibilité à la stabilité à l'allemande".
 
Jürgen Stark et Jens Weidmann, CAC40: une démission à la BCE sème la panique.ainsi que deux autres membres du Conseil des gouverneurs de la BCE, s'étaient opposés à la relance du programme de rachat d'obligations de la BCE le mois dernier.
 
Ce programme avait été mis en sommeil 19 semaines durant mais a été remis en marché pour faire baisser les coûts d'emprunt de l'Italie et de l'Espagne.
 
Jürgen Stark, 63 ans, était l'un des six membres du directoire depuis juin 2006 et était titulaire des dossiers économiques.
 
Son mandat au sein du directoire, dont les membres forment le Conseil des gouverneurs avec les 17 dirigeants de banques centrales de la zone euro, devait durer jusqu'au 31 mai 2014.
 
Jean-Claude Trichet, lors de sa conférence de jeudi faisant suite au statu quo monétaire observé par la BCE, a mis en cause la France, l'Allemagne et l'Italie pour avoir édulcoré les dispositions budgétaires du Pacte de stabilité et de croissance.
 
Il a déclaré que si la BCE s'était engagée dans des achats de dette souveraine, c'était parce que certains Etats n'avaient pas eu un comportement adéquat.
Ce qui s'est passé hier, n'est pas un événement éphémère. Il s'inscrit dans le prolongement de l'épisode de février 2011, quand un autre Allemand, l'ex-président de la Bundesbank Axel Weber (pourtant pressenti pour diriger la BCE après Trichet), avait décidé de claquer la porte de la BCE en raison de son opposition à ce programme de rachats d'obligations. A l'époque, l'ancien patron qui a présidé le Crédit Lyonnais jusqu'à sa faillite, avait défendu son bilan bec et ongles. Il lui faudra recommencer son cinéma avec des Allemands, de plus en plus irrités... même si le gouvernement d'A. Merkel remplacera très probablement Jürgen Stark par un autre Allemand. L'heure n'est pas encore à la rupture définitive. Comme nous confiait un initié : « Tout est affaire de timing, mais pour nous les jeux sont faits ».

On appréciera le commentaire de Holger Schmieding, de Berenberg Bank : « La deuxième démission d'un Allemand de la BCE en six mois va alimenter le soupçon injustifié des marchés mondiaux que l'Allemagne pourrait finalement quitter l'union monétaire. Cela renforcera probablement les tensions sur ces marchés pendant quelque temps ».

Jean-Claude Trichet, qui sent de plus en plus la rancœur germanique à son encontre, a répondu après la démission de Jürgen Stark : « J'aimerais bien entendre des félicitations pour une institution qui a apporté pendant 13 ans la stabilité des prix à l'Allemagne », a-t-il ajouté à l'adresse de ses détracteurs germaniques ». « Nous prenons toutes nos décisions dans une indépendance absolue ». Pour « l'indépendance », on nous permettra d'en douter, surtout après les confidences que nous avions personnellement obtenues d'Alan Greenspan, en 2004, lorsqu'il confiait en privé de dégager du papier, de se placer en métaux précieux, puis de quitter les Etats-Unis qui allaient sombrer dans « un immense chaos ». Alan Greenspan a reconnu appliquer une politique monétaire car il était l'employé du cartel bancaire. Monsieur Trichet nous assure de son indépendance. Voici ce que l'on écrivait à propos de sa nomination à la BCE :

La mise en examen de Jean-Claude Trichet (il sera relaxé Ndlr) pour « diffusion de fausses informations au marché, présentation et publication de comptes sociaux inexacts » est symptomatique de la « corruption » du secteur bancaire français par les hommes de l'Etat. Il doit être clair qu'au-delà du rôle de quelques hauts fonctionnaires dans les artifices comptables pour cacher les pertes de la « plus grande banque européenne », c'est l'Etat-actionnaire et gestionnaire et le système d'entreprises publiques qui devraient se retrouver au « banc des accusés ». Les faits reprochés dans le cadre de l'enquête sur les comptes du Crédit Lyonnais en 1992 et 1993 à Jean-Claude Trichet, actuel gouverneur de la Banque de France, remontent à l'époque où il était directeur du Trésor. Après les plaintes en 1996 du Ministre des finances Jean Arthuis et d'Alain Géniteau (actionnaire minoritaire du Lyonnais) et les perquisitions à la Banque de France et au Trésor, le haut fonctionnaire est soupçonné d'avoir participé au « maquillage » du bilan du Crédit Lyonnais. (...) En effet, la mise en examen de Trichet, qui a été désigné comme le successeur de Wim Duisenberg à la tête de la Banque Centrale Européenne à la mi-2002, ne fait que rendre plus incertaine la gestion future de la monnaie uniqueet renforce la méfiance des opérateurs sur le marché des changes vis-à-vis de l'euro. L'affaire du Crédit Lyonnais n'aura contribué qu'un peu plus à sa chute spectaculaire. (Source)

Ces lignes sont prophétiques...
 
Rappelons ce mot bien connu des dirigeants de sociétés secrètes : L'Ordre à partir du Chaos.
 
On verra que le chaos qui se profile sera suivi d'un débat sur la justification d'une REFORME MONETAIRE MONDIALE,
une OPERATION MAIN PROPRE sur le secteur bancaire.
 
Il n'y a pas hasard dans tout cela.
 
C'est un drame qui se solde par de plus en plus de misère humaine.
 
 

Partager cet article

Published by Eva R-sistons - dans La crise
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche