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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 12:39

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Désindustrialisation en France : l'Oise le département le plus touché

Voici une carte publiée sur « LeMonde.fr » qui fait l'état de la désindustrialisation en France depuis 2009. L'Oise est le département le plus touché par la destruction de l'emploi ! Voilà le résultat des politiques libérales et on veut encore nous imposer plus d'austérité ? Ne nous laissons pas enfumer par les prochains traités européens qui s'annoncent. Résistons !

Anthony Auger


Pour plus de détails, cliquez ici.


 

Désindustrialisation en France : l'Oise le département le plus touché

http://oise.pcf.fr/18822

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Industrie française : une politique de désintégration menée par les UMP/PS en quelques décennies

De la lecture du rapport Gallois, il ressort que l’industrie ne représente plus que 12,5 % du PIB, par rapport à 18% en 2000. En outre, la France figure à la 15ème place parmi les 17 pays de la zone euro, loin derrière l’Italie, la Suède et l’Allemagne !

L-industrie-francaise-a-l-automne-2012-conjoncture-et-performances-comparees_visual_article« Les marges de l’industrie se sont effondrées, tout comme son autofinancement. Et si sa productivité horaire reste parmi les plus fortes, elle a cessé de croître dans la dernière décennie, pour cause de retards importants dans les machines outils, le numérique et la robotique. L’Italie et l’Allemagne comptent respectivement deux et cinq fois plus de robots industriels que la France. Dans le secteur de la santé, la France compte moins d’IRM (imagerie et résonance médicale) que l’Espagne. Sauf industrie du luxe, aéronautique, nucléaire, pharmacie, agroalimentaire, l’industrie française n’arrive pas à monter en gamme.

Entre-temps, les services commerciaux et bancaires ont pris la part du lion dans l’économie. Les sociétés d’assurance ont constitué fin 2010 un pool de 1680 milliards d’euros, mais seuls 110 milliards, soit moins de 8%, ont été investis dans les sociétés françaises non financières. Les grandes  banques françaises sont parmi les plus vulnérables » (Source Strategic Alert).

Le 19 décembre 2012, on peut s’attendre à ce que le gouvernement socialiste traduise concrètement sa soumission au cartel des banques. Attendons cependant la lecture de cette « grande réforme bancaire » promise par le gouvernement Ayrault.

 
60 commentaires

Publié par le 12 décembre 2012 dans Non classé

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Et sur le Liesi, encore :

Le scandale Dexia et la déconfiture des municipalités françaises – Partie II

dexiacdclaposte« Dexia est devenu synonyme d’emprunts toxiques en France. Entre 5000 et 15 000 collectivités territoriales (régions, départements, municipalités, hôpitaux, syndicats intercommunaux, etc.) ont contracté des emprunts structurés auprès de Dexia au cours des dernières décennies, lesquels sont devenus toxiques du fait que les taux d’intérêt initialement faibles, autour de 3,5%, ont explosé pour atteindre 15 %, voire 24%. Déjà 57 autorités locales ont intenté des poursuites contre Dexia, et ce nombre va croissant notamment suite à la victoire remportée par la ville de Sassenage, près de Grenoble » (Source).

Le problème est que Dexia est très probablement une banque comme beaucoup d’autres qui manipulent leurs bilans avec des actifs tout autant pourris. Plusieurs analystes chevronnés de la finance le déclarent avec fracas, mais rien ne change… à part la spoliation des citoyens lambdas qui paient pour les pertes.

Quid des pratiques de Dexia et, incidemment, de quelques banques amies… ?

Dans une interview exclusive à Nouvelle Solidarité, Maître Hélène Féron-Poloni, le conseil juridique de Sassenage, décrit certaines des méthodes utilisées par Dexia, qui seront peut-être qualifiées un jour de délinquance financière. Par exemple, pour un prêt « bonifié » (c’est-à-dire avec un taux d’intérêt inférieur à celui du marché), Dexia élabore un plan par lequel le client, en l’espèce une commune, vend à Dexia une option de change sur devises, par exemple sur la valeur de 1 euro égale moins de 1,44 % franc suisse. Cela revient à parier sur un franc suisse faible (ou sur un euro élevé). Dexia a alors encaissé de gros profits, et même la plupart de ses profits, en vendant ces mêmes options de change sur devises à de grandes banques  d’investissement internationales (Goldman Sachs, JP Morgan, Deutsche Bank, etc.), tout en pariant en même temps dans le sens inverse, à savoir que la valeur du franc suisse montera en tant que valeur de refuge. Dexia a même convaincu ses clients que le change franc suisse/euro resterait aussi stable qu’il l’avait été au cours de la décennie précédant l’explosion de 2008.

Dexia n’a jamais révélé les détails à ses clients, et en particulier les risques énormes que comportaient ces paris. Le plus grand scandale, c’est que par ce mécanisme pervers, les maires et les municipalités sont devenus à leur insu des acteurs de l’économie du casino international ! Et désormais, ces communes sont censées payer les risques sur devises pris par les banques d’investissement internationales.

Mais le combat est engagé.

Devant le  tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre, la ville de Sassenage, qui a cessé de payer les intérêts sur ces prêts, poursuit Dexia en nullité de prêt estimant qu’ils sont dépourvus d’existence juridique valide. Saisi par le préfet, qui a tenté sans succès de forcer la commune à payer les intérêts, la CRC estimait le 31 mai 2012 que tant que le procès de Sassenage se poursuit au TGI, la commune est en droit de pas payer les intérêts. C’est la première fois qu’une CRC rend un tel avis défavorable aux banques.

Verra t-on un juge devenir un Robin des Bois et imposer une jurisprudence en faveur de la justice contre la mafia bancaire ?

 
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Publié par le 14 décembre 2012 dans Non classé

 

Le scandale Dexia et la déconfiture des municipalités françaises – Partie I

Depuis plusieurs trimestres, le feuilleton Dexia devient exaspérant. Des milliards sont injectés (en partie par le gouvernement français) dans cette banque tandis que les mesures d’austérité pleuvent sur les contribuables, sans oublier les contributions à verser à M. le Marché, de plus en plus gourmand selon son appétit gargantuesque, traduit par l’évolution des taux d’intérêt.

perequation-horizontale-projet-de-decret

Entre les 7-8 novembre 2012, on a de nouveau injecté 5,5 milliards d’euros dans la banque Dexia grâce aux décisions prises principalement par les ministres des Finances de la France et de la Belgique.

« Officiellement, la banque est en cours de démantèlement, mais les Etats belge, français et luxembourgeois garantissent encore (jusqu’à fin 2099) les 90 milliards d’euros d’actifs toxiques invendables qui sont nichés dans la legacy division de la banque. Pour se maintenir à flot, Dexia SA a vendu sa banque de dépôts belge, renommée Belfius, à l’Etat belge, sa banque de dépôts luxembourgeoise au Qatar et sa banque de dépôts turque à la Sberbank russe. Dépourvue d’actifs sains, mais bourrée de produits toxiques, Dexia ne survit que sous perfusion d’argent public ». (Source)

Comment peut-on mettre au pouvoir des personnalités politiques qui s’avèrent incapables de gérer une simple banque ?

Comment peut-on rançonner les contribuables pour satisfaire des banquiers spéculateurs ?

robindesboiswdisneyQuand surviendra un Robin des Bois dans cette forêt de voyous où politiques et banquiers se remplissent grassement les poches via des comptes numérotés bien planqués pour certains, ou prébendes en œuvres d’art, afin de mieux maquiller les services rendus ?

« Si la banque devait déposer son bilan, ses principaux actionnaires – la Caisse des dépôts et consignations (CDC) française et le Crédit Communal belge dont les villes belges sont actionnaires – essuieraient des pertes d’au moins 50 milliards d’euros ». (Source)

Nous serions donc bien loin de la fin de l’épisode.

Citoyens belges et français, priez pour obtenir de la Providence un Robin des Bois qui nous sauve de cette situation inique où la veuve et l’orphelin sont pris en otages par des hommes sans foi ni loi, mais qui utilisent le verbe sans vergogne pour… rançonner et illusionner.

 
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Publié par le 13 décembre 2012 dans Non classé

 

L’économie n’est pas le marché actions

Menthalo – Un très bon article que je partage avec vous….  comme quoi, il ne faut jamais se laisser abuser par le jargon des spécialistes, encore moins quand ils sont économistes.

vil-coyote

L’économie n’est pas le marché actions

Addison Wiggin  de la Chronique Agora

▪ « Répétez ce mantra sans cesse », suggère Chris Mayer : « l’économie n’est pas le marché. L’économie n’est pas le marché. L’économie n’est pas le marché ».

Ça y est, vous vous sentez calme et concentré ? Alors allons-y…

« Jeremy Grantham est un investisseur très en vue », commence Mayer. « Il a bâti sa réputation sur la finesse de ses prévisions sur les rendements de diverses classes d’actifs pour la première décennie du 21ème siècle ; aujourd’hui sa société gère des milliards de dollars pour le compte d’investisseurs ».

« Peut-être est-ce pour cela que tant de gens mettent leur cerveau en mode pause lorsqu’ils lisent ses écrits »…

Hum.

Barron’s, BusinessWeek et Forbes ont respectueusement publié la lettre trimestrielle de Grantham de ce mois, intitulée « Vers une croissance nulle ».

Grantham écrit : « selon nos prévisions, la croissance réelle américaine sera de 0,9% par an jusqu’en 2030, et seulement de 0,4% à partir de 2030 jusqu’en 2050″. Pour ses prévisions, Grantham s’appuie sur l’obscure notion de « produit intérieur brut » (PIB), notion que nous n’hésitons pas à malmener dans Le déclin du dollar. Au mieux, le PIB est une formule mathématique :

121210_formule

Au pire, cela entretient l’illusion que les économistes pratiquent une science.

« Le concept de PIB est si profondément défectueux », explique Chris Mayer, « qu’il devrait être entièrement abandonné, comme une relique d’un autre âge ».

« Prenons cet exemple que donne Bill Bonner : si vous tondez votre gazon et que votre voisin tond le sien, rien ne s’ajoute au PIB. Mais si vous embauchez votre voisin pour tondre votre gazon et qu’il vous embauche pour tondre le sien, le PIB augmente ! »

« Le produit intérieur brut intègre également les dépenses publiques comme une composante positive. Donc, si l’Etat dépense beaucoup d’argent, le PIB augmente. Si le gouvernement embauchait beaucoup de monde pour creuser des trous puis les remplir, le PIB augmenterait et les économistes se réjouiraient ».

« Le problème fondamental avec le PIB, c’est qu’il s’agit d’une abstraction. Il ne veut rien dire. Le PIB ne se mange pas, ne se porte pas, ne se dépense pas. Il ne change pas votre vie ni votre emploi. Un PIB qui augmente ne signifie pas que vous vous enrichissez. C’est juste un chiffre avec lequel les économistes peuvent jouer ».

Le fait est que « Grantham ne sait pas ce qui va arriver l’année prochaine », explique Mayer. « Oubliez 2030. Il ne fait que conjecturer, comme tout le monde. J’adore la fausse précision du 0,9% et du 0,4% ».

Hum !

« Même si le PIB était une mesure précise de quelque chose de significatif », observe Mayer, « devrions-nous l’utiliser pour décider comment et quand investir ? »

« Un jour Buffett a fait remarquer qu’entre 1964 et 1982, le marché boursier avait stagné alors que le PIB, lui, avait quintuplé. Mais de 1982 à 1998, le marché a augmenté d’un facteur vingt, alors que le PIB a à peine triplé. Beaucoup de raisons expliquent les mouvements du marché. Le PIB n’en fait pas partie ».

[Répétez : "l'économie n'est pas le marché".]

« Selon moi, la croissance est ce qu’elle est », conclut Chris. « Certains pans de l’économie connaîtront la croissance. D’autres la récession. Je ne m’intéresse pas aux prévisions du PIB — ni à aucune prévision de ce type d’ailleurs. J’essaie plutôt d’étudier en détail les opportunités qui se présentent ».

Chris aime citer John Train, le conseiller en investissement octogénaire : « ne vous inquiétez pas de l’économie ni de la direction du marché. Achetez plutôt les actions d’une entreprise comme vous achèteriez une maison c’est-à-dire parce que vous savez tout sur elle »…

 
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Publié par le 13 décembre 2012 dans Non classé

 

 

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