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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 07:33

La fin des USA ?

 

Gilles Bonafi

 

extraits

 

Comme vous le savez tous, la crise est terminée. Voici une succession d'analyses sur la situation chaotique des USA basée sur les données de l'Office of the Comptroller of the Currency (OCC, trésor US) ainsi que ceux du centre de recherche de la fed de St Louis. Du très fiable donc.

Explosion des saisies immobilières aux USA en 2011

Le moratoire sur les saisies immobilières touchant à sa fin les saisies réelles vont donc à nouveau exploser. Les dossiers d'instruction de saisies immobilières sont ainsi passés de 1 201 622 à 1 290 253 soit une augmentation de 7,4 % ce qui représente 14 024 saisies par jour !

Explosion du chômage de longue durée

Inflation ou l'hyperinflation ?

Effondrement du dollar et North American Union

http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24191

 

Lire aussi :

 

http://www.express.be/business/fr/economy/7aa6cff1221e92c44750e1ebcd508927-71/143841.htm

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http://storage.canoe.ca/v1/blogs-prod-static/mediam/amrica.jpg

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La Chine va-t-elle lâcher l'Amérique finie ?

 

 

▪ Vous ne connaissez sans doute pas Zhang Yuyan ? Moi non plus... jusqu'à ce mercredi matin. Ce Chinois est le "directeur de l'institut de politique et d'économie mondiale à l'académie des sciences sociales chinoises". Pour avoir un titre pareil, il est sans doute un bon petit soldat du régime...

Eh bien figurez-vous que ce M. Zhang a déclaré lors de sa dernière conférence de presse : "la dépréciation du dollar est la tendance prévue à long terme". C'est une des premières fois qu'un économiste chinois fait une sortie aussi nette sur la tendance de la devise américaine et surtout sur l'inquiétude que cela génère en Chine.

▪ Pas de doute, la Chine est inquiète pour son trésor de guerre...
La politique de dévaluation compétitive menée par le Trésor US et la Fed pour doper l'économie américaine, n'est pas du goût de la Chine qui voit ses montagnes de dollars de réserves fondre comme neige au soleil.

 

La Chine veut bien financer le déficit de la cigale américaine, mais sûrement pas si le pays tire à boulets rouges sur ses économies. L'avertissement est net : Pékin est prêt à lâcher Washington si ces derniers n'envoient pas de signes clairs de préservation de la valeur du billet vert.

▪ ... Et menace la dette américaine
La Chine, premier créancier des Etats-Unis, met ainsi sous pression les décideurs américains, et en premier lieu Ben Bernanke. Or ce dernier est pris en étau, avec deux camps qui s'affrontent au sein même du comité monétaire.

- D'un côté, les partisans d'une hausse de taux visant à envoyer un signal rassurant aux créanciers et aux agences de notations.
- De l'autre, ceux qui veulent abreuver les marchés de liquidités pour préserver les résultats en trompe-l'oeil d'une croissance poussive.

Une chose est sûre : les Etats-Unis ont besoin de financer leur dette astronomique et ne peuvent se permettre d'inquiéter davantage encore leurs prêteurs. Une hausse de taux sera inévitable, surtout qu'un invité surprise arrive dans le débat : l'inflation !

▪ L'inflation va sonner la fin de la récréation
L'inflation, encore ignorée et minorée par les chiffres américains, est de retour et se moque bien de savoir si l'emploi s'améliore ou si la confiance des consommateurs est au beau fixe. Le seul remède pour lutter contre l'inflation : une hausse des taux. Voilà qui va sonner la fin de l'argent facile aux Etats-Unis.

Les marchés vont pouvoir reprendre leurs droits après une période d'intenses manipulations et de sauvetages artificiels en tout genre. Je traduis : les spéculateurs vont massivement se dégager de leurs positions. Je m'explique...

▪ La fin du dollar carry trade
Grâce à des taux historiquement bas, le dollar, à l'instar du yen, est devenu un vecteur du carry trade. On emprunte des dollars à bas coût, puis on les vend pour les placer dans des devises rémunératrices comme le dollar australien. Objectif : encaisser le différentiel de taux.

Que va-t-il se passer si la Fed remonte ses taux ?  Les spéculateurs pris en étau vont devoir vendre leurs positions en catastrophe et racheter du dollar pour rembourser leurs emprunts. Ce dégagement massif provoquera alors une forte poussée du billet vert.

C'est la clé des marchés des changes dans les prochains temps : la réduction naturelle des écarts de taux au nom de la maîtrise de l'inflation.

▪ Euro : en attendant la chute...
Nous voici donc aujourd'hui avec un dollar condamné par tous, et qui a de très bonnes raisons de rebondir demain. En face, l'euro est à des plus hauts de 15 mois face au billet vert. Et poursuit sa hausse en attendant l'implosion d'une Zone euro sans gouvernance ni sans conviction. Pourquoi monte-t-il ?

Tout simplement parce que tout le monde est focalisé sur la hausse des taux de Jean-Claude Trichet, en s'imaginant que les mauvaises nouvelles sont déjà intégrées dans les cours.

Erreur ! Croyez-moi, les mauvaises nouvelles ne sont pas encore arrivées. La Grèce, le Portugal, L'Espagne, l'Italie et la France (oui, vous avez bien lu) ne pourront supporter un resserrement monétaire sans voir leur croissance retomber comme un soufflé.

▪ Euro/dollar : retour vers les 1,2850 ?

(Chronique Agora)

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Le modèle américain n'a plus de sens

Bill Bonner

 

▪ "La hausse des prix du pétrole commence à freiner les conducteurs [américains]", titrait hier le Financial Times.

Comme prévu, les politiques d'argent facile des autorités se transforment en difficultés pour la classe moyenne. Les prix du pétrole ont grimpé en même temps que le bilan de la Fed. Pour chaque dollar ajouté par la Fed, le prix du pétrole a grimpé aussi. Pour lire la suite...

 

Et si le genre de séïsme que redoute Wall-Street était d'abord politique ? Pour lire la suite...

 

Retrouvez-nous en ligne sur :
http://www.publications-agora.fr
http://www.la-chronique-agora.com

 

 

Le 16 mai, le gouvernement américain

devra fermer ses portes

Gilles Bonner

 

(..) Où est-ce que tout ça nous mènera ? A nouveau, si l'on regarde l'ensemble du tableau, les autorités continueront à injecter de l'argent et du crédit faciles... et puis l'inflation finira par arriver.

 

Le gouvernement va devoir fermer le 16 mai, selon le Secrétaire au Trésor US, Tim Geithner. Selon lui, c'est à ce moment-là qu'on atteindra le plafond d'endettement pour l'Etat américain. Et dans la mesure où le gouvernement fonctionne avec de l'argent emprunté, s'il ne peut plus emprunter, il devra éteindre les lumières et fermer la porte derrière lui.

Nous avons vu passer un rapport selon lequel, durant le mois de mars, les autorités américaines ont dépensé huit fois plus qu'elles n'ont récolté en taxes. Un mois atypique, certes... mais peut-être de mauvais augure.

La rumeur veut que pas mal de gens aimeraient voir le gouvernement en cessation d'activité -- au moins temporairement. Les adeptes du Tea Party pensent que ça enverra un message à la nation... et facilitera les coupes budgétaires. Les démocrates veulent que le gouvernement ferme parce qu'ils pensent que les électeurs seront consternés, ce qui saperait le soutien aux républicains.

En ce qui nous concerne, nous voulons juste voir ce qu'il se passerait.

Rien, probablement. Mais pour ceux qui meurent d'envie de mettre le feu à une forêt nationale... de dévaliser une réserve fédérale... ou de faire exploser un bureau de poste...

... C'est un jour à marquer d'une croix rouge sur le calendrier !

 

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http://www.la-chronique-agora.com

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Après le printemps arabe,

bientôt une grève générale aux États-Unis ? 

http://www.bastamag.net/article1494.htm

 

Après le printemps arabe,

bientôt une grève générale aux États-Unis ?


Par Sophie Chapelle (7 avril 2011)


Non à l’anéantissement des droits sociaux ! Partie du Wisconsin, la contestation américaine prend de l’ampleur. Les manifestants dénoncent les projets de loi des élus républicains. Ces derniers, sous couvert de déficit budgétaire, tentent d’affaiblir les syndicats du secteur public trop enclins à soutenir le président Obama. Une mobilisation sociale qui s’inspire du printemps arabe.

Ils ont convergé sur Madison, la capitale du Wisconsin (États-unis), le 12 mars dernier. Au moins 70.000 personnes, enseignants, jeunes, employés des services sociaux syndiqués, étudiants, retraités, sont venus manifester devant le Parlement, siège du gouvernement local. Comme sur la Place Tahir au Caire, les liens entre militants de différents mouvements et toutes générations confondues, se sont noués spontanément.

Dans la foule, on murmure que le chef de la police de Madison aurait refusé d’exécuter l’ordre du Gouverneur d’évacuer les occupants. Intervenir dans une manifestation publique pacifique, cela « prête nécessairement à des violences qui pourraient mettre inutilement en danger les agents », aurait-il avancé. Le soutien officiel à cette manifestation est aussi venu des syndicats de policiers, pompiers et ambulanciers. Même si leur statut n’est pas remis en question par le projet de loi extrêmement controversé du gouverneur républicain, Scott Walker, ils veulent rester solidaires face à ce qu’ils qualifient de « véritable attaque en règle contre la "middle class" américaine ».

Un véritable plan d’austérité

Tout est parti de la ratification par le gouverneur, la veille, le 11 mars, d’une loi ressemblant à s’y méprendre aux plans d’austérité européens. Cette loi permet d’opérer des coupes drastiques dans la couverture santé pour les familles à faible revenu, sans avoir à passer par le processus législatif normal. La santé n’est pas le seul secteur touché : les employés du secteur public seront obligés de dépenser davantage pour leur régime de retraite, en prenant en charge des cotisations assurées jusque-là par l’État. Un transfert représentant une diminution moyenne des salaires de 8% environ.

Mais le plan d’austérité ne prévoit pas seulement une baisse des salaires. D’après le gouverneur Scott Walker, les syndicats des fonctionnaires sont responsables de coûts excessifs, à un moment où la rigueur est de mise. Résultat ? Le projet de loi limite les négociations collectives aux salaires, interdisant aux syndicats d’évoquer des questions liées aux congés ou aux pensions-retraite. Derrière ce projet de loi, c’est donc l’essentiel des droits syndicaux qui est réduit à néant.

100 millions de dollars pour les entreprises

Pour Scott Walker, entré en fonction début janvier, il s’agit officiellement de faire face à la crise budgétaire que traverse son État. Il assure que ces dispositions permettront au Wisconsin d’épargner 30 millions de dollars sur un déficit de 137 millions pour 2011, et 300 millions sur les deux ans à venir. Étrangement, Walker n’évoque pas le cadeau fiscal de 100 millions de dollars (70 millions d’euros) accordé par les républicains aux grandes entreprises, au motif de relancer l’emploi.

La dette de l’État justifie-t-elle le recours à ces mesures extrêmes ? Ces dernières pourraient aussi être la conséquence de la nouvelle donne politique, et du raz-de-marée républicain de novembre 2010. Si les républicains ont remporté la Chambre des représentants au niveau national, ils ont également obtenu 29 postes de gouverneurs et décroché des majorités dans 26 législatures étatiques. Au total, les instances élues – le gouverneur et les deux Chambres de la législature – de 21 États sont entièrement dominées par les républicains.

Affaiblir des syndicats trop proches des démocrates ?

Dès lors, l’offensive contre les syndicats du public pourrait bien dépasser la seule dimension fiscale. Les syndicats constituent un fervent soutien au Parti démocrate lors des élections. Ils auraient dépensé environ 200 millions de dollars au cours de la campagne électorale de 2010. Si le taux de syndicalisation moyen est assez faible – 11,9% tous secteurs confondus [1] –, le taux de syndicalisation dans le secteur public reste élevé, avoisinant les 36%. Pour les républicains, les syndicats du secteur public continuent de représenter une menace. Plus encore, ils demeurent emblématiques d’une bataille idéologique. Quoi de mieux dès lors qu’un plan d’austérité pour tailler très sévèrement dans les droits sociaux des salariés de l’État ?

À Madison, on n’avait pas vu une telle fronde depuis des décennies. Une fronde d’autant plus visible et marquante qu’elle a lieu au cœur d’un État industriel longtemps surnommé « le laboratoire de la démocratie ». Le Wisconsin a été à l’origine de nombreuses réformes sociales : premier État à introduire l’indemnisation des travailleurs en 1911, il a aussi mis en place l’assurance-chômage en 1932 et la négociation des salariés du public en 1959. À l’Université du Wisconsin, les professeurs ont également contribué à l’élaboration d’un système de sécurité sociale. Aux sources de ce mouvement de réformes progressiste, des démocrates travaillant de pair avec des républicains. La charge actuelle menée par Walker va à l’encontre de la tradition de transparence et d’ouverture gouvernementale du Wisconsin, provoquant une division partisane extrêmement forte.

Vers la grève générale ?

La riposte populaire a été immédiate, soutenue par 14 sénateurs démocrates. Ces derniers, pour empêcher que les réformes soient imposées au Sénat, ont quitté le Wisconsin afin de bloquer le vote par défaut de quorum. Les dirigeants syndicaux américains promettent d’utiliser l’affront de Scott Walker pour lancer une intense contre-attaque. Après la mobilisation du 12 mars qui a rassemblé des dizaines de milliers de manifestants devant le Parlement du Wisconsin, le mouvement de contestation se répand dans les États de l’Ohio, de l’Illinois, de l’Iowa, de l’Indiana, et jusqu’au Tennessee. Là-bas aussi, le nouveau régime instauré par les républicains depuis janvier dernier se traduit par des attaques contre les services sociaux et contre les droits syndicaux des travailleurs du secteur public. Jusque-là, l’administration Obama n’a pas voulu s’impliquer dans le débat, mais ce dernier pourrait avoir d’intenses retentissements lors de la campagne présidentielle en 2012.

Dans le Wisconsin, pour s’opposer au projet de loi de Walker, on évoque déjà la possibilité d’une grève générale, pourtant interdite aux États-Unis. Les prémices d’un renouveau syndical et militant aux États-Unis ? À l’image des révoltes arabes, il se dit qu’après la rébellion partie de Madison, les choses ne pourront plus jamais être les mêmes.

Sophie Chapelle

Photos : DR

 

http://www.bastamag.net/article1494.html

Notes

[1] d’après l’agence américaine des statistiques relatives au travail

 

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Published by Eva R-sistons - dans Les pays en crise
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